La démographie baisse puisque les gens n’ont plus de rapport, les sextoys cartonnent pour se coordonner au monde narcissique qui est le nôtre, les transgressions se compliquent ou s’effacent et je m’emmerde. Le vocabulaire covidien qu’on nous a (...)
Je suis maladroite. Je m’emmêle toujours les pinceaux. Mais, bizarrement, jamais dans ces moments-là… Gestes précis, rapides. Je suis prête en un clin d’oeil. Je devance ton désir. Je te surprends. Tu ne t’y attendais pas et je suis déjà à te claquer (...)
J’habite un immeuble ancien joliment restauré dans le cinquième. Ce n’est pas haussmannien. C’est élégant cependant. Adresse provisoire. Je sous-loue à ma cousine qui fait des études d’architecture et qui, pour compléter sa formation, est partie au Canada (...)
Mathilde finit tranquillement son petit déjeuner, parcours les grands titres de la presse et reste un moment rêveuse devant la danse des flocons de neige qui finissent par fondre sur la fenêtre. Elle se lève et se tourne vers Aspen. Suis-moi dans (...)
Au volant de ta voiture, tu as été surpris, excité même, de me savoir occupée dans cette cuisine où je n’ai jamais le temps ni l’envie de mettre les pieds et tu m’as demandé si, comme Jessica Lange dans Le facteur sonne toujours deux fois, je n’étais pas (...)
Cet homme-là elle l’avait rencontré dans le hall d’un hôtel. Elle était là, en rendez-vous d’affaire et il l’avait regardée, scrutée, déshabillée, durant toute la durée de son entretien. Elle n’avait pas vraiment fait d’effort vestimentaire ce jour-là. Elle (...)
Au petit matin de printemps, Marie-Christine s’habilla d’un assortiment joliment chic, jupe et bas jarretellés, petit haut col bénitier, et coffra ses seins sous un vaporeux soutif mordoré, fagota rasibus, d’une culotte d’une facture identique, à (...)