Sous le voile de coton : comment la culotte a volé aux femmes leur liberté

Seconde peau

Sous le voile de coton : comment la culotte a volé aux femmes leur liberté

Jusqu’à la fin du XIXᵉ siècle, les femmes vivaient sans culotte. Le sexe libre, ventilé, vivant — comme depuis des millénaires. La culotte, contrairement à ce que l’on croit, n’a rien d’un attribut féminin ancestral. Elle est une invention tardive, imposée (...)


Beducation ou les joies du bon sexe

Enquêtes

Beducation ou les joies du bon sexe

Le premier mot qui me vient à l’esprit, c’est "Bravooooo", avec beaucoup de O, parce que c’est vraiment bien. Depuis dix-sept ans que SecondSexe.com est en ligne, il nous est peu souvent arrivé de nous dire qu’un nouveau site pouvait apporter quelque (...)


Et les fesses, alors ?

Cinq sens & sexe

Et les fesses, alors ?

On ne parle pas assez des fesses, ces joues magnifiquement érogènes qui, lorsque massées, laissent mieux circuler le sang dans le bassin, augmentant en retour l’excitation sexuelle. Ainsi caressées, pétries, pincées, fessées, ou autres, se déclenche (...)


La Rome Antique et la magie du silphium

Avant & ailleurs

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La folie humaine face aux ressources de la planète remonte à loin et ainsi a disparu une herbe aux qualités folles, servant de Viagra aux uns, comme contraceptif ou pilule abortive pour d’autres. Le silphium, également appelé silphion, laser ou (...)

Mais encore...

Les 7 clichés capitaux

Après le désormais culte « On ne naît pas femme, on le devient » de Simone de Beauvoir, figure de proue du féminisme, ou encore la provocation délibérée du « les lesbiennes ne sont pas des femmes » de Monique Wittig (théoricienne féministe et lesbienne radicale), on est en droit de se demander quels sont les clichés sur la Femme encore véhiculés actuellement. En affirmant cela, Monique Wittig se dégage des idées préconçues déterminant ce qu’est ou doit être une femme dans une société hétéro-centrée. La progression des mentalités ne semble donc pas si effective en réalité. Nous proposons en réponse de faire se rencontrer sept figures féminines de l’art contemporain et sept clichés sur la femme ayant la peau dure : Les femmes réussissent moins bien que les hommes, Femme : un rôle secondaire, Sois belle et tais toi !, Toutes des salopes !, Ne confiez pas votre carte bleue à une femme !, Dînette pour les filles et bricolage pour les garçons, et Les filles sont fragiles. Ou comment démanteler les idées reçues par l’action artistique.

Dian Hanson

Dian Hanson est la preuve vivante qu’il n’existe aucune sexualité « normale » ni « majoritaire », mais au contraire une incroyable diversité de comportements. Les « perversions » sexuelles n’existent pas pour elle. A 55 ans, cette femme accomplie, grande et sexy, connaît à ce point les fantasmes des hommes que certains lui auraient même proposé leur vie : Un jour, un homme a voulu me léguer son corps. Il m’a dit : « Vous ferez de ma peau vos chaussures, et vous marcherez sur mon corps… » Dian sourit. Dans les fantasmes les plus aberrants, elle ne voit que du plaisir… Rien ne lui paraît plus triste que l’idée de la norme. Dans notre culture, la sexualité se ramène aux dehors, aux apparences, déplore-t-elle. Les femmes, par exemple, se traumatisent pour leurs poitrines et pour leurs fesses… « Pour elles, le sex-appeal n’est qu’une question de courbes qui dépassent plus ou moins ».

Elle a passé sa vie à satisfaire les désirs les plus secrets des hommes. Elle a lancé le plus important des magazines érotiques au monde, Leg Show. Depuis maintenant 6 ans, directrice de la collection la plus convoitée au monde, elle publie chez Taschen, éditeur artistique international, des livres pornographiques « pour le cerveau ». Dian Hanson continue d’explorer l’univers de la sexualité avec un succès tel que les livres qu’elle publie s’arrachent à travers le monde entier. Parce qu’ils donnent envie de jouir librement sans entraves. Sans tabous. Interview d’une reine de l’empire du sexe.

De la volonté de savoir à l’envie de s’en foutre

Il n’y a pas mieux que le plaisir féminin pour faire parler la presse. On ne compte plus les intitulés enveloppant son mystère : « la grande énigme du plaisir féminin », « les secrets du clitoris »… La sexualité des femmes fait beaucoup parler les « experts » à propos de comment et pourquoi elles prennent leur pied ou pas. Médecins, gynécologues, psychologues, sociologues, sexologues, relayés par la presse, poussent toujours plus loin l’investigation du plaisir féminin, systématiquement présenté comme un « secret », une « énigme », un « mystère » à percer. Tout se passe comme s’il s’agissait de « craquer le code » de l’orgasme féminin, de lui trouver une clé qui marche à tous les coups, parce que -la marchandisation n’est jamais très loin- « nous le valons bien ». La sexualité masculine n’attire apparemment pas autant de bavardages renseignés. Un tour sur le moteur de recherche Google est assez révélateur : Les termes « plaisir féminin » obtiennent 1 280 000 résultats, contre 708 000 pour le « plaisir masculin »… L’orgasme mâle tend d’ailleurs à être présenté à l’inverse plutôt comme affaire de tuyauterie et de mécanique (vraiment ?). Eux possèdent d’ailleurs déjà leur Viagra. Reste à mettre au point la molécule magique pour les femmes, mais bigre, sommes-nous compliquées ?!! Orgasmes clitoridiens, vaginaux, mixtes, multiples, éjaculations insondables, frigidités impalpables, psychologie puissante… C’est sûr, à force de disséquer la sexualité féminine, on lui fabrique du détail… et des complications, C.Q.F.D ??