Sous le voile de coton : comment la culotte a volé aux femmes leur liberté

Seconde peau

Sous le voile de coton : comment la culotte a volé aux femmes leur liberté

Jusqu’à la fin du XIXᵉ siècle, les femmes vivaient sans culotte. Le sexe libre, ventilé, vivant — comme depuis des millénaires. La culotte, contrairement à ce que l’on croit, n’a rien d’un attribut féminin ancestral. Elle est une invention tardive, imposée (...)


Beducation ou les joies du bon sexe

Enquêtes

Beducation ou les joies du bon sexe

Le premier mot qui me vient à l’esprit, c’est "Bravooooo", avec beaucoup de O, parce que c’est vraiment bien. Depuis dix-sept ans que SecondSexe.com est en ligne, il nous est peu souvent arrivé de nous dire qu’un nouveau site pouvait apporter quelque (...)


Et les fesses, alors ?

Cinq sens & sexe

Et les fesses, alors ?

On ne parle pas assez des fesses, ces joues magnifiquement érogènes qui, lorsque massées, laissent mieux circuler le sang dans le bassin, augmentant en retour l’excitation sexuelle. Ainsi caressées, pétries, pincées, fessées, ou autres, se déclenche (...)


La Rome Antique et la magie du silphium

Avant & ailleurs

La Rome Antique et la magie du silphium

La folie humaine face aux ressources de la planète remonte à loin et ainsi a disparu une herbe aux qualités folles, servant de Viagra aux uns, comme contraceptif ou pilule abortive pour d’autres. Le silphium, également appelé silphion, laser ou (...)

Mais encore...

Désir et mensonge

Si la mention « Tu ne mentiras point » fait bien partie des 10 commandements, il faut cependant admettre qu’aujourd’hui mentir c’est produire de la fiction, et produire de la fiction c’est faire fonctionner la machine à fantasmes. Désir et mensonge entretiennent ainsi un rapport plus qu’étroit. Que l’on mente à son partenaire, que l’on se mente à soi-même ou encore que l’on utilise le mensonge comme atout social, les facéties mensongères ont leur place dans notre quotidien affectif, c’est indéniable. Le dictionnaire en donne la définition suivante : « Le mensonge est l’énoncé délibéré d’un fait contraire à la vérité, ou encore la dissimulation de la vérité, le mensonge par omission ». Le mensonge est une forme de manipulation, il fabrique du désir aussi. Le philosophe Bernard Stiegler, dans Aimer, s’aimer, nous aimer, considère que le mensonge est la pierre fondatrice des sociétés. Ne serait-il pas la pierre fondatrice du couple ?

Tana Kaleya : Photographe mixte

1974. Octobre 1974 pour être précis… Les librairies parisiennes présentaient sur leurs tables Hommes, un livre qui fera scandale, avant de rentrer dans les mœurs. Hommes, un ouvrage qui présente des images d’hommes… Nus ! Cette année-là, Yasser Arafat triomphe à l’ONU. Mise en service de l’aéroport Charles de Gaulle. Mort de Gorges Pompidou, de Marcel Pagnol et du couturier Jacques Esterel. Valéry Giscard d’Estaing est élu président de la République. Jean-Paul Sartre visite Andréas Baader dans sa prison. Bertrand Blier sort les Valseuses. Bjön Borg remporte son premier Roland Garros. Le féminisme est en pleine gloire. Une jeune femme, Tana Kaleya, va créer l’événement avec ce livre d’hommes nus…

De la volonté de savoir à l’envie de s’en foutre

Il n’y a pas mieux que le plaisir féminin pour faire parler la presse. On ne compte plus les intitulés enveloppant son mystère : « la grande énigme du plaisir féminin », « les secrets du clitoris »… La sexualité des femmes fait beaucoup parler les « experts » à propos de comment et pourquoi elles prennent leur pied ou pas. Médecins, gynécologues, psychologues, sociologues, sexologues, relayés par la presse, poussent toujours plus loin l’investigation du plaisir féminin, systématiquement présenté comme un « secret », une « énigme », un « mystère » à percer. Tout se passe comme s’il s’agissait de « craquer le code » de l’orgasme féminin, de lui trouver une clé qui marche à tous les coups, parce que -la marchandisation n’est jamais très loin- « nous le valons bien ». La sexualité masculine n’attire apparemment pas autant de bavardages renseignés. Un tour sur le moteur de recherche Google est assez révélateur : Les termes « plaisir féminin » obtiennent 1 280 000 résultats, contre 708 000 pour le « plaisir masculin »… L’orgasme mâle tend d’ailleurs à être présenté à l’inverse plutôt comme affaire de tuyauterie et de mécanique (vraiment ?). Eux possèdent d’ailleurs déjà leur Viagra. Reste à mettre au point la molécule magique pour les femmes, mais bigre, sommes-nous compliquées ?!! Orgasmes clitoridiens, vaginaux, mixtes, multiples, éjaculations insondables, frigidités impalpables, psychologie puissante… C’est sûr, à force de disséquer la sexualité féminine, on lui fabrique du détail… et des complications, C.Q.F.D ??