La Rome Antique et la magie du silphium

Avant & ailleurs

La Rome Antique et la magie du silphium

La folie humaine face aux ressources de la planète remonte à loin et ainsi a disparu une herbe aux qualités folles, servant de Viagra aux uns, comme contraceptif ou pilule abortive pour d’autres. Le silphium, également appelé silphion, laser ou (...)


Wonder Woman

Avant & ailleurs

Wonder Woman

Les femmes n’ont pas plus de super-héroïnes sur lesquelles se construire et se projeter, que de pornographie pour veiller sur leur libido. Il y en a une, à laquelle de nombreuses féministes actuelles se raccrochent lorsqu’il faut trouver des (...)


Il y a 100 ans, quand Berlin multipliait les genres

Avant & ailleurs

Il y a 100 ans, quand Berlin multipliait les genres

De 1919 à 1933, il existait à Berlin* un Institut de Sexologie très en avance sur son temps et peut-être même sur le nôtre, puisqu’il s’intéressait avec une très grande bienveillance aux sexualités dites "intermédiaires", aux droits des femmes, ainsi qu’à (...)


Connaissez-vous les Sheela Na Gigs ?

Sexe & art

Connaissez-vous les Sheela Na Gigs ?

Certaines façades d’églises et monuments méritent que l’on lève la tête : sculptées dans la pierre, des femmes nues, accroupies, les jambes écartées ouvrent leurs lèvres hypertrophiées. On trouve ces Sheela Na Gigs en France et en Espagne où elles auraient (...)

Mais encore...

Erika Lust

Erika Lust, née en Suède mais espagnole d’adoption, est à 31 ans l’une des pionnières en matière de pornographie féminine. Diplômée de sciences politiques, spécialisée en féminisme, elle a étudié l’impact du sexe et du féminisme sur les médias et la culture populaire. En 2004, elle réalise et produit The Good Girl, un court-métrage explicite pour les femmes (maintenant inséré dans le DVD Five Hot Stories for her, sorti en avril 2007 et régulièrement primé dans les festivals à travers le monde). Cette année, elle finalise son dernier film, Barcelona Sex Project, un documentaire pour adultes, dressant le portrait de trois hommes et trois femmes, jusque dans leur intimité la plus totale. Frimousse d’adolescente et énergie de femme d’affaires, Erika Lust nous a séduites avec ses films pour femmes et pour couples. Laissons-lui la parole sur ce dont elle connaît le mieux : les femmes, le sexe, les films.

Karelle Prugnaud

Elle a le regard bordé de khôl noir, pas la paupière ourlée et langoureusement féline, plutôt un trait expert et décidé, une hyperféminité qui assoit sa présence. Une chevelure qui tombe en vagues enténébrées. Une femme de ring, faite pour le combat, mais qui aurait gardé toute sa charge érotique. On la sait metteur en scène, comédienne, performeuse. Cela ne suffit pas pour cerner son art, comme fait pour excéder. Son rêve au théâtre serait « de voir un cœur qui bat, un corps qui sue, des mains qui tremblent, des culottes qui se mouillent, des cerveaux qui travaillent, des poumons qui crachent, des regards qui violent, des oreilles qui jouissent ». Son univers décortique et dissèque, met à nu l’obscénité. Entretien avec une femme qui ne cesse de scruter le corps et le désir, avec un sens inouï de l’intime. Spéléologue de l’âme humaine, cette femme n’a peur ni du noir des souterrains, ni de celui de sa robe fourreau.

La transgression

Œdipe nous a ouvert la voie. Tuer son père et, de surcroît, coucher avec sa mère, n’étant pas donné à tout le monde, que nous reste t-il aujourd’hui à transgresser ? Quelles valeurs sacrées viole t-on encore ? L’impératif de transgression de ces dernières années semble avoir dépossédé le terme de son sens premier. Pourtant, les affaires Polanski et Mitterrand, que l’opinion publique a violemment réprouvées, signalent l’actualité de ce questionnement. L’homo sexus des années 2000 reste en effet prisonnier de ces contradictions : à l’heure où l’on peut, a priori, tout oser, les conduites sexuelles restent encore très codifiées. Quelle place tient la transgression dans l’économie du plaisir, sachant que le désir apparaît, bien souvent, blasphématoire ? Petit tour dans l’extase du sacrilège.