Soirée de filles, la suite !

Le 04/05/2012

Tu sursautes. Des rires fusent, on se regarde et explosons de rire à notre tour, on se sent comme deux gamines prises en flagrant délit ! Nos corps sont toujours l’un contre l’autre, encore essoufflés, ta poitrine glisse contre la mienne ... Douce sensation qui ravive mon ardeur … Un baiser dans le cou, j’égare une main sur ta cuisse et lance ironiquement en souriant :

— Plutôt docile l’hétéro … j’en connais un qui serait content …

Tu me repousses gentiment, un sourire au bord des lèvres.

— Tu parles ... c’est un mec, il adorerait ça !

— Pas sûr s’il peut ni regarder, ni toucher, je suis pas partageuse moi …

— Oui j’avais remarqué !

Tu te réajustes en tu pestant contre ton string tout mouillé. "Enlève-le". Ma proposition t’étonne mais tu t’exécutes avec un brin de curiosité. Tes yeux ont retrouvé leur vert piquant dans lequel je lis du défi, tu fourres le bout de tissu dans uns des poches de mon jean et ta bouche, délicieusement charnue dépourvue de toute trace de rouge à lèvres, me susurre "j’ai hâte de voir de ce que tu me proposes ensuite ...". Que j’aime ton air malicieux plein de promesse …
Tu ouvres la porte de la cabine en me tirant par la main à ta suite. Des filles attendent leur tour en ligne, elles nous mitraillent du regard, d’autres nous regardent avec un sourire entendu ou te dévisagent avec envie en arborant un sourire gourmand.

Nous retournons dans le tumulte. La piste est encore plus noire de monde que tout à l’heure. L’ambiance est chaude, l’air saturé par les odeurs de sueur, d’alcool et de sexe. Difficile de se frayer un chemin parmi tous ces corps qui déambulent et que tu bouscules sans ménagement. Tu marches en dansant quand la musique de "Avalon" de Juliet retentit, la foule est hystérique, en délire, les filles qui étaient assises se lèvent pour venir danser. Le monde sur la piste nous oblige à plus de proximité mais ça ne t’empêche pas de bouger sur le rythme de la basse, tes cheveux se balancent et des mèches viennent caresser ton visage, tes mains se promènent sur ton corps, elles froissent le tissu de ta robe, caressent ta gorge, tes doigts effleurent tes lèvres, ton regard émeraude intensifié par l’effet du eye-liner est plongé dans le mien, tu m’hypnotises ... Mes pulsations cardiaques sont clairement au-delà de la limite autorisée, mes mains, mes doigts me démangent de nouveau. Je fais comme si de rien n’était malgré la difficulté à me concentrer sur autre chose que sur toi. Je détourne le regard de peur que tu y lises l’envie de te baiser de nouveau à t’en faire perdre la raison, là, sur la piste … Tu te colles contre moi en continuant ton spectacle incendiaire, tu es sensuelle, charnelle, sexuelle ... Je me dérobe, je n’en peux plus, je dois absolument me calmer mais ta main me retient, ta bouche se colle à mon oreille "pas si vite !", je n’ai pas le temps de contester, tu m’embrasses goulument, gobe ma langue comme si c’était un sucre d’orge en faisant de longs va-et-vient très appliqués. Je reste là … je subis ton assaut, complètement tétanisée par le plaisir inouï que ton geste me procure, ma langue n’est plus qu’un membre en érection, les battements de mon cœur tapent dans mes tempes et dans mon entre-jambe qui enfle à vue d’oeil.
Tes yeux sont plantés dans les miens, ils se réjouissent de me voir succomber, encore une fois ... Soudain, l’humidité et la chaleur sur ma cuisse me font réaliser que tu te frottes impunément. Tu dépasses les bornes. Mes mains passent sous ta robe et attrapent tes fesses, te plaquent davantage. Quel délice de sentir ton clitoris gonflé et tes lèvres se mouiller d’autant plus. Nous entamons un corps à corps lascif, ma jambe entre les tiennes, qui ne fait qu’accroître ce désir qui nous tient de nouveau en otages. Baiser fougueux, les souffles et les gémissements se mélangent, ton frottement discret est de plus en plus appuyé, je glisse une main entre tes cuisses, l’autre te tient les fesses, les doigts se faufilent jusqu’à l’entrée de ta vulve déjà dilatée, je veux te sentir vibrer, frémir de plaisir. Le contact te fait gémir aussitôt, mes doigts titillent, massent, pénètrent légèrement, ton bassin va et vient sans cesse. J’entends ton souffle fort près de mon oreille et un murmure haletant "j’aime tes doigts bordel …", ton corps n’est plus qu’une onde de plaisir pendant quelques minutes puis tu trembles, tes doigts se crispent, tu t’agrippes, me serres contre toi et lâches un soupir qui se termine en cri aigu … Tu tangues …

La soirée se termine tard dans la nuit. Je te propose de partager un taxi mais tu préfères aller directement chez moi, soit disant pour ne pas réveiller Benoît.

Au petit matin, je te retrouve endormie près de moi, nue, sur le ventre, tes cheveux ébènes étalés sur le coussin et ton visage, les bras relevés, tu es sublime, presque insolente même dans ton sommeil ... La couette te couvre pudiquement les hanches, ta jambe légèrement relevée me donne une vue imprenable sur ton sexe qui me rappelle notre folle soirée et fait resurgir mon ardeur ... J’embrasse ton cou, caresse, frôle ton dos parsemé de quelques grains de beauté avec ma bouche et m’échoue sur la chute de tes reins. Je crois entendre un grognement sans en être vraiment sûre. Mes lèvres flânent sur tes fesses rebondies tandis que mes mains s’aventurent sur le dos et l’intérieur de tes cuisses, un "huumm" vient ponctuer mon geste et ton bassin remue presque imperceptiblement pour m’encourager à continuer. Je glisse sur toi, le contact de nos deux corps, de tes fesses contre mon pubis est électrique, nous en gémissons toutes les deux, tes reins se creusent instinctivement, ton cul vient à ma rencontre une nouvelle fois, je te rends la pareille en t’arrachant un nouveau soupir. Je respire fort, tu souris et passes ta main dans mes cheveux que tu serres dans ton poing, je te glisse à l’oreille "arrête … tu m’excites ...", d’une voix douce encore endormie tu glousses naïvement "ah bon ... ?!" en écartant davantage tes jambes comme un appel. Je t’embrasse dans le cou, ma langue part à la conquête de tes flans et de tes fesses, une main glisse sous ton pubis, te soulèves, d’autres doigts écartent tes fesses, ma langue se glisse le long de la fente et autour de l’anus qui se présente à moi, tu te mets sur tes avant-bras, tes lèvres déjà rosées par le plaisir qui s’en vient apparaissent, je titille, tu souffles, ton bassin a des mouvements de plus en plus prononcés. Pour plus de latitude je me retourne et glisse sous toi alors que tu te repositionnes à quatre pattes. Je me régale, je suce, lèche, lape et caresse sans répit ton clitoris de plus en plus turgescent et écarlate, tes lèvres suintantes de plaisir tandis que tes gémissements de plaisir retentissent dans la chambre. J’aime ton goût, ton odeur, tu m’enivres ... Tes reins dansent, tes doigts s’agrippent au coussin, tu y plonges ton visage pour étouffer tes complaintes.
Soudain, premier orgasme, fort, intense, tu cries et t’affales. Je te retourne face à moi et te pénètre, tu te laisses aller à cette nouvelle vague de plaisir, ta tête bascule en arrière, ta bouche entrouverte souffle des gémissements contre la mienne, je m’enfonce, mes doigts s’agitent, tournent, cherchent la faille, ton bassin suit le rythme, tu te cambres, tu t’agrippes. Je t’attrape par la taille pour t’asseoir sur moi, tu entrouvres les yeux, tu prends mon visage dans tes mains pour m’embrasser, je te caresse le dos, tes reins remuent de plus en plus fort "je vais jouir … - je sais …", l’orage gronde quelques secondes plus tard et te terrasse. On retombe sur le drap froissé, encore enlacées et à bout de souffle. Je te couvre de caresses et de baisers, tu souris et ouvres enfin les yeux, "bonjour … ! ".

[gris]Cameron[/gris]

Commentaires (10)

  • lise

    Le plus joli texte de la catégorie, brava !

  • Cameron

    Merci Lise !

  • ray

    Wouahhh !!!! quel délice !!! Cameron

  • Adrien

    Il parait que très souvent des femmes se réunissent en petits groupes (3 ou 4 personnes) et s’offrent un homme comme objet sexuel pendant une soirée. Pas de bondage ou de bdsm, plutôt des jeux joyeux, histoire de se défouler. Vous connaissez les filles et vous y participez ?

  • Cameron

    Ni l’un ni l’autre Adrien.

  • L’indomptable

    J’adore ce texte :) Beaucoup de talent ! Il m’arrive également d’écrire des histoires pour chauffer les filles, mais là chapeau !

  • eGiZMCPjAJeJ

    dit :Bonjour, ceci est un commentaire. Pour sumerippr un commentaire, connectez-vous, et affichez les commentaires de cet article. Vous pourrez alors les modifier ou les sumerippr.

  • brubru

    t’bien en mettre plus ! inutile

  • ôde

    Trop beau, trop bon, délicieux, envoûtant...
    Quelle chance de le vivre et merci de nous le faire partager ainsi.

  • Max-Eric

    Quel sens de l’écriture !!! Je ne sais pas si c’est ton métier, mais bravo ! Belle histoire de femmes.
    Il est clair que les fantasmes féminins sont d’un autre niveau que les éternels basiques masculins.
    Mesdames j’aime votre subtilité, votre finesse d’esprit.