Entre fétichisation assumée et érotisation consumée, le travail de Marilyn Minter se distingue parce qu’il ne choisit pas clairement son camp. Elle navigue entre art et mode, peinture réaliste et photographie. Une œuvre suggestive et digestive, overdose de chair et d’accessoires de mode, totalement inféodée à la société de consommation et à ses codes mais y échappant simultanément, se refusant à une catégorisation trop rapide.