Sous le voile de coton : comment la culotte a volé aux femmes leur liberté

Seconde peau

Sous le voile de coton : comment la culotte a volé aux femmes leur liberté

Jusqu’à la fin du XIXᵉ siècle, les femmes vivaient sans culotte. Le sexe libre, ventilé, vivant — comme depuis des millénaires. La culotte, contrairement à ce que l’on croit, n’a rien d’un attribut féminin ancestral. Elle est une invention tardive, imposée (...)


Beducation ou les joies du bon sexe

Enquêtes

Beducation ou les joies du bon sexe

Le premier mot qui me vient à l’esprit, c’est "Bravooooo", avec beaucoup de O, parce que c’est vraiment bien. Depuis dix-sept ans que SecondSexe.com est en ligne, il nous est peu souvent arrivé de nous dire qu’un nouveau site pouvait apporter quelque (...)


Et les fesses, alors ?

Cinq sens & sexe

Et les fesses, alors ?

On ne parle pas assez des fesses, ces joues magnifiquement érogènes qui, lorsque massées, laissent mieux circuler le sang dans le bassin, augmentant en retour l’excitation sexuelle. Ainsi caressées, pétries, pincées, fessées, ou autres, se déclenche (...)


La Rome Antique et la magie du silphium

Avant & ailleurs

La Rome Antique et la magie du silphium

La folie humaine face aux ressources de la planète remonte à loin et ainsi a disparu une herbe aux qualités folles, servant de Viagra aux uns, comme contraceptif ou pilule abortive pour d’autres. Le silphium, également appelé silphion, laser ou (...)

Mais encore...

Les 200 clitoris de Marie Bonaparte

En 1924, une certaine Marie Bonaparte publie - sous pseudo - un article « scientifique » dans lequel elle dit avoir constitué un échantillon de 200 clitoris (!) pour valider une thèse sur la frigidité féminine. L’écrivain Alix Lemel raconte magnifiquement comment celle qui deviendra la première femme française psychanalyste, s’oppose alors à Freud et à sa théorie sur la sexualité. Et comment s’engage une cure pas comme les autres…
Dans cet entretien Alix Lemel nous confie les clés de lecture de son ouvrage Les 200 clitoris de Marie Bonaparte, à paraître le 22 septembre.

Eliette Abécassis

Peu d’intellectuelles se penchent aujourd’hui sur la place des femmes dans la société. Aussi, quand un essai paraît sur le sujet, il est de notre devoir de nous y arrêter. Les mentalités ont évolué, des mutations personnelles, familiales et professionnelles se sont produites, et de nouveaux problèmes ont surgi. Sans avancer de réelles solutions, Eliette Abécassis et Caroline Bongrand, dans leur Corset Invisible, font un état des lieux de la condition féminine aujourd’hui et tentent de comprendre ce qui ne va pas : « La femme moderne se voulait libérée, elle se retrouve « esclavagisée », prise dans un corset, mais un corset invisible ». Eliette Abécassis s’explique sur ce corset invisible et ses contraintes ainsi que sur cette envie de créer « un manifeste pour une nouvelle femme française ».

Le baiser est sur toutes les lèvres

Fruits sucrés, cocktails glacés, peaux salées, l’heure estivale est aux plaisirs des papilles. La chaleur et l’insouciance aidant, nous voilà bouches accortes et lèvres offertes, prêtes à donner et recevoir une pluie de baisers. Le baiser serait né de la becquée, pratique ancestrale des mères mastiquant la nourriture, la glissant ensuite dans la bouche de leur petit. Chimpanzés et bonobos ont toujours été également adeptes du baiser, surtout pour faire la paix. Les hommes prodiguent à leur tour d’heureuses vertus à cette pression sonore des lèvres (bruit qui expliquerait peut-être l’étymologie latine, basium) : baiser magique de la maîtresse sur un bobo enfantin, baiser pieux sur une icône, baiser guérisseur du roi aux lépreux, ou encore baiser source de vie, du prince à la belle endormie. Démonstration éminemment culturelle en tous cas, que l’on pratique autant avec des intimes que des inconnus que l’on salue. Pourtant le français moderne ne rend pas compte de toutes ces nuances, proposant les pâles bises, bisous et bécots assortis d’un seul verbe, embrasser, qui désigne le geste d’entourer du bras accompagnant presque toujours le dit baiser. Impropriété qui ménage la pudeur depuis le XVIè siècle, lorsque le verbe baiser (celui du baisemain) a pris un second sens, faire l’amour, concurrençant l’embrassade. Cette dérive du bisou vers l’acte sexuel, en français, témoigne de l’érotisme de ce geste buccal et de notre identité nationale portée sur ce french kiss qui délie cette fois notre langue, rouleuse argotique de patins, de palots, de gommes, de galoches, de gamelles et autres pelles.