Les archives "Plaisirs pour soi"

Chiottes

Il faisait chaud (la boite est assez écolo pour ne pas avoir d’air conditionné ?) et je m’ennuyais au bureau. Les open-spaces étaient vides ou presque, étage après étage. Mon regard allait de la fenêtre à l’écran de mon ordinateur sans s’arrêter nulle (...)


Secrètement moi (deuxième épisode)

Vendredi soir, tout est calme au bureau. Tout le monde est parti, ou du moins je le pense. Ils sont pressés de prendre la route, de connaître la joie des embouteillages. Moi, j’aime être seule. Je me suis connectée à un site dédié à la sexualité (...)


Disjoncter

En attendant qu’on s’occupe de moi, je regarde à ma gauche la nuque de cet homme qui est en train de se faire tondre les cheveux. Absorbée par des pensées lointaines, je me laisse happer par le geste du coiffeur qui, inlassablement, fait remonter sa (...)


Les petits poissons

Je suis assise au bord de l’eau, les jambes écartées, mes pieds s’enfonçant doucement dans le sable. La Méditerranée est chaude, les vagues viennent clapoter tout contre moi, saler ma peau, faire descendre - un peu - la température de mon corps. Je (...)


Un merveilleux coaching

Je me nomme Jessica Andrew, on m’appelle Jessy. J’ai aujourd’hui 26 ans. Je suis née dans la charmante petite ville d’Aberdeen, au nord de l’Ecosse. Après mes études de droit à l’Université d’Edimbourg, j’ai poursuivi des études de philosophie à Londres où (...)


Brève de comptoir

Je déjeunais avec Cyrille dans le bistrot Auvergnat en face du bureau, qui proposait d’excellentes saucisses de Morteaux, avec de la purée maison et un verre de Sancerre. La bouche pleine, il parlait avec excitation. L’idée que je fasse l’amour (...)


À la sortie de l’hiver

Nous voilà début mars. Bientôt le printemps, sa lumière et sa douceur. Mais il fait encore gris et l’hiver me semble long. À la fin du mois, nous partons en vacances au soleil, en Martinique. La perspective me réjouit. Et pour préparer ma peau, j’ai (...)


Le miroir sans tain

Je jouis seule, toujours, devant une glace sans tain. Qui dit que c’est mal de jouir ? De quel droit une société, quel que soit son degré de malaise, d’anéantissement, d’avancée libertaire, voire de démocratie, juge-t-elle du plaisir que peuvent (...)


Au pays de l’aigle audacieux

A coups de battements amples, profonds et puissants, l’aigle s’élance et s’élève dans le ciel en décrivant des orbes. En longue glissade il évolue, rasant les dômes rocheux, longeant les falaises à pic, surgissant de derrière un canyon. Il jouit de sa (...)


De l’impétuosité du désir

Minuit cinquante-cinq. Dans le bus qui m’emmène à Berlin, le corps recouvert d’une mince couverture, je défais lentement ma ceinture et ouvre, le plus discrètement possible, la fermeture éclair de mon jean. Trente minutes auparavant, après s’être (...)