Un beau soir d’été

Le 01/11/2012

C’était un samedi soir, je revenais d’une énième soirée dans un bar parisien, où je n’avais comme d’habitude rencontré que des garçons plus ou moins lourds, plus ou moins machos, et plus ou moins bourrés. Je commençais à désespérer, moi qui étais en quête d’un garçon intéressant avec lequel, éventuellement, je pourrais m’amuser !
Dans le RER, échange de regards avec un bel inconnu qui finalement m’aborde, de manière très charmante. S’ensuit un échange de numéros, et la promesse de se revoir bientôt...

Dès le lendemain soir, nous nous retrouvons sur les quais de Seine, en face de la tour Eiffel, avec une bouteille de vin. Nous parlons, nous buvons … L’alcool aidant, à la tombée de la nuit, il me fixe, et me dit qu’il aimerait m’embrasser. Me laissant porter par l’instant, je m’approche… et nous nous retrouvons vite collés, à nous embrasser comme s’il s’agissait d’une question de vie ou de mort. Il m’embrasse avec tant de fougue, de passion ! Sa bouche est chaude, sa langue écarte mes lèvres, et bientôt nos deux langues se rejoignent. Ma bouche ne suffit pas à sa langue : il se met à descendre le long de mon cou, et me fait frissonner de plaisir en me léchant le creux du cou, puis l’oreille … Je laisse échapper de petits gémissements, malgré le groupe de jeunes assis non loin de nous. J’écarte les jambes presque instinctivement, sans même m’en rendre compte. Pendant ce temps sa langue s’aventure de plus en plus, et il finit par plonger sa tête dans mon décolleté, faisant sortir mes seins de mon soutien-gorge, pour pouvoir en profiter davantage. Je ne pense plus aux gens assis près de nous, je ne pense qu’au plaisir que je ressens quand il commence à me lécher les tétons, qui sous la pression de tant de plaisir commencent à se durcir. Je n’y tiens plus, je me mets à balader mes mains et soulève son pull pour avoir plus d’emprise sur son corps... Ma bouche s’aventure dans son cou, sur ses épaules, et je lèche et mordille chaque parcelle de peau qui passe à ma portée. Je sens sa respiration qui s’accélère, et je devine son membre grandissant dans son pantalon. Ses caresses se font de plus en plus pressantes, ses mains s’aventurent le long de mes cuisses et remontent sous ma jupe. Je sens ma culotte qui devient de plus en plus mouillée... Mes mains s’aventurent vers le bas de son dos, et se frayent un chemin sous sa ceinture, le tout sous une avalanche de baisers et de morsures plus ou moins passionnées et incontrôlables. Je ne contrôle plus mes gémissements, qui s’accentuent à mesure qu’il glisse ses mains vers mon entrejambe. N’en pouvant plus, nous nous allongeons, lui au-dessus de moi, et l’on accède chacun à l’intimité de l’autre. Si mon sexe est trempé, son membre sous mes doigts est brûlant. Nous nous abandonnons, et alors qu’il se met à pleuvoir, nous nous débarassons des couches de tissu qui nous gènent pour pouvoir laisser libre cours à nos caresses intimes. En plein abandon au plaisir, je retrouve néanmoins une once de bon sens, et lui fais remarquer que nous ne pouvons décemment aller plus loin sous l’oeil lubrique des jeunes gens près de nous. Qu’à cela ne tienne, il connait un petit parc tranquille, ouvert la nuit. Nous nous rhabillons donc hâtivement, puis nous dirigeons vers la bouche de métro la plus proche.
Le trajet en métro nous semble une éternité, et alors que nous nous embrassons de plus en plus passionnément, oubliant presque le monde dans la rame, je sens des vagues de chaleur successives, de plus en plus insoutenables, qui inondent mon vagin. A la sortie du métro, nous courons presque vers ce parc, le lieu de notre libération après cette longue attente qui relève de la torture. Enfin arrivés, nous nous précipitons. L’herbe semble nous appeler, nous enjoindre à nous allonger, nus, et à nous abandonner au plaisir.
Je ne peux plus me retenir : en plein milieu de la pelouse, je m’allonge et retire fébrilement, presque violemment, ma jupe et ma culotte. Dans un sursaut de passion, mon bel inconnu se précipite sur moi pour m’enlever mon chemisier, et m’arracher mon soutien-gorge. Je suis désormais à sa merci. Je le dévore du regard pendant qu’il se déshabille à son tour, dévoilant son membre maintenant parfaitement tendu. Je n’ai plus qu’une envie : qu’il me pénètre, enfin. Il ne se fait pas attendre. Il s’allonge sur moi, et m’enfonce son sexe d’un coup, sans prévenir. Que c’est bon ! Je me retiens de hurler, consciente des habitations toutes proches. Ses allers retour se font de plus en plus pressants, aidés par les sécretions qui, dans mon excitation, continuent de s’échapper de mon vagin. Je suis complètement mouillée. Il ne ralentit pas, au contraire, il semble aller toujours plus loin, toujours plus vite, pour mon plus grand plaisir …
Bientôt je ne me contrôle plus, et mes petits gémissements laissent place à de véritables cris extatiques. Il plaque sa main sur ma bouche, pour me forcer à faire moins de bruit. Son cou, offert à ma vue pendant qu’il me pénètre, me rend folle. Je commence à le mordiller, puis le mordre, lui laissant de petites traces violacées. Je désire ne plus faire qu’un avec lui, je veux qu’il me pénètre plus profondément que personne ne l’a jamais fait, qu’il s’immisce au fond de mes entrailles... Au moment où je m’apprête à crier grâce, il se retire subitement, et dirige lentement sa bouche vers mon entrejambe, en parcourant mon corps de baisers. Ses doigts explorent l’intérieur de mes cuisse, s’arrêtant ça et là, et provoquant de longs gémissements de ma part. Puis c’est au tour de sa langue : il lèche avec perfection mon clitoris, et s’y attarde tellement que je suis sur le point de jouir. Mes mains agrippent malgré moi ses cheveux, et je l’enlace dans un sursaut de plaisir. Il manie tellement bien sa langue que bientôt j’explose, cambrant mes reins dans un ultime effort. Je pense n’avoir jamais joui comme ça...
Ne me laissant pas le temps de reprendre mon souffle, il me rejoint et me pénètre profondément, avant de jouir à son tour. Je sens son sexe battre en moi, son sperme qui s’écoule et qui s’insinue en moi... Nous nous effondrons l’un à côté de l’autre, vidés de nos forces. Une fois que nous avons repris nos esprits, et que la chaleur de nos corps comblés laisse place à la fraicheur de l’air ambiant, nous sentons qu’il est temps de nous séparer. Nous nous rhabillons et marchons jusqu’à l’entrée du parc. Nous prenons deux directions opposées, et tandis que l’on s’éloigne on se jette un dernier regard par-dessus nos épaules. Sans avoir parlé, nous nous sommes compris. Cet instant, aussi magique qu’un rêve, doit rester unique pour garder toute sa puissance. Nous ne nous reverrons donc jamais.

Je n’ai effectivement jamais revu ce bel inconnu, mais je repasse souvent devant ce fameux petit parc, et ne peux réprimer quelques frissons quand je repense à cette torride nuit d’été...

[gris]Flora[/gris]

Commentaires (2)

  • Estelle

    Et maintenant, il ne reste plus qu’à espérer le vivre :D Pas mal du tout !

  • minty

    Bon moment ! et la capote ?