Ocytocine

Le 24/04/2010

C’est l’hormone de l’amour, celle qui nous lie à l’autre.
C’est un neuropeptide qui a longtemps été associé au comportement maternel (il provoque les contractions de l’utérus lors de l’accouchement, qui provoque l’éjection du lait et assure l’attachement de la mère à l’enfant en se libérant massivement dans le cerveau à cet instant là).
Cependant, des recherches plus récentes ont révélé que l’ocytocine joue un rôle bien plus large dans la physiologie et le comportement. Libérée dans le sang, elle agit chez les femmes sur les seins et l’utérus, ainsi que dans certains endroits du cerveau pour agir sur les émotions. Son interaction chez les hommes comme chez les femmes avec les hormones sexuelles (œstrogènes, progestérone, testostérone) permet à la fois la régulation de toute une série de fonctions somatiques non reproductives, telles que le métabolisme, la santé mentale et bien d’autres... Elle est également associée à des comportements sexuels et à des réponses physiologiques tels que l’excitation et l’orgasme.
Il est vraisemblable qu’elle soit à l’origine du besoin que nous avons d’embrasser l’être aimé : la sécrétion d’ocytocine provoque un effet anti-stress immédiat.
Lucy Vincent, docteur en neurosciences, résume ainsi certains pouvoirs de l’ocytocine : elle est chez la femme hormone de "l’accouchement et donc de la contraction des organes de reproduction, sert aussi au moment de l’orgasme. Un coït abouti entraîne une libération d’ocytocine dans le cerveau, et c’est cette hormone qui lie le couple et rend la présence de l’autre si acceptable. il est très possible que la libération de l’ocytocine sous l’effet de rapports sexuels répétés soit responsable de la force du lien dans un jeune couple : la copulation fréquente est une meilleure garantie de durée".