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	<title>Le magazine SecondSexe - La culture du plaisir f&#233;minin</title>
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	<description>Second Sexe vous propose un magazine &#233;rotique, artistique et culturel d&#233;di&#233; au plaisir f&#233;minin sous toutes ses formes. Vous y trouverez les conseils sexo du Docteur O, les actualit&#233;s les plus br&#251;lantes, des papiers complets sur tous les sujets sexe, des nouvelles orgasmiques &#224; d&#233;guster ou &#224; &#233;crire soi-m&#234;me.</description>
	<language>fr</language>
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		<title>Strap on</title>
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		<dc:date>2023-07-07T05:40:44Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Sophie Bramly</dc:creator>


		<dc:subject>Orgasme</dc:subject>
		<dc:subject>Fesse </dc:subject>
		<dc:subject>Fess&#233;e</dc:subject>

		<description>Je suis maladroite. Je m'emm&#234;le toujours les pinceaux. Mais, bizarrement, jamais dans ces moments-l&#224;&#8230; Gestes pr&#233;cis, rapides. Je suis pr&#234;te en un clin d'oeil. Je devance ton d&#233;sir. Je te surprends. Tu ne t'y attendais pas et je suis d&#233;j&#224; &#224; te claquer tes bonnes grosses fesses en disant que j'aime ton cul ! Salve de protestations. Juste pour la forme. Car tu sais ton arri&#232;re-train massif. Et que je l'aime tel. Parmi les choses que j'adore chez toi, il y a, chaque matin, ces contorsions que tu r&#233;alises (...)

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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;https://secondsexe.com/magazine/local/cache-vignettes/L150xH108/arton3360-adb73.png&quot; width='150' height='108' style='height:108px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Je suis maladroite. Je m'emm&#234;le toujours les pinceaux. Mais, bizarrement, jamais dans ces moments-l&#224;&#8230; &lt;br/&gt;
Gestes pr&#233;cis, rapides. Je suis pr&#234;te en un clin d'oeil. Je devance ton d&#233;sir. Je te surprends. Tu ne t'y attendais pas et je suis d&#233;j&#224; &#224; te claquer tes bonnes grosses fesses en disant que j'aime ton cul !&lt;br/&gt;
Salve de protestations. Juste pour la forme. Car tu sais ton arri&#232;re-train massif. Et que je l'aime tel. Parmi les choses que j'adore chez toi, il y a, chaque matin, ces contorsions que tu r&#233;alises pour caser ce mirifique p&#233;tard dans ton jeans ! Adoration. Oui, c'est le mot juste pour qualifier l'effet qu'exerce ton cul sur moi. Acception sacr&#233;e, acception sexuelle. Tes deux h&#233;misph&#232;res de chair, jamais je ne les contemple sans &#233;prouver la plus cruelle des tentations ! &lt;br/&gt;
Les p&#233;trir, les pin&#231;oter, les tapoter&#8230; R&#233;primer la pulsion de les saisir &#224; pleines paluches. Dans la rue, dans le m&#233;tro, dans un magasin. Dans tous endroits, &#224; tout moment. Ton popotin met mes hormones sur le gril. Sauf &#224; m'arracher les yeux comme sainte Lucie, souffrir de frustration constitue mon lot quotidien, ma croix. &lt;br/&gt;
Bien s&#251;r, quand tu enfiles ton jeans, dans la chambre, c'est plus commode. Je me glisse derri&#232;re toi. Je te pince. Je te lutine en embrassant ton cou. Si nous avons le temps, nous allons plus loin. &lt;br/&gt;
J'avoue : j'y vais parfois un peu fort&#8230; Mais &#231;a me pla&#238;t tellement de malmener ces rondeurs ! De te faire un tout petit peu mal. Pour nous faire beaucoup de bien&#8230; &lt;br/&gt;
Tu piailles, &#233;videmment. Tu me dis d'arr&#234;ter, m'objurgues&#8230; Mais de quel noir regard suis-je fusill&#233;e si, par malheur, j'obtemp&#232;re ? Ne dis pas le contraire ! De toute fa&#231;on, tu sais tr&#232;s mal mentir. A chaque fois, tes r&#233;criminations sont des pousse-au-crime ; tes rebuffades, des injonctions. Tu joues la com&#233;die de l'indignation &#224; plaisir. Tu mimes la farce de l'effarouchement &#224; merveille. Du th&#233;&#226;tre tout &#231;a ! Hop, tu t'attribues le r&#244;le de la vex&#233;e, j'incarne la vilaine, et nous voil&#224; parties, comme &#224; la Com&#233;die fran&#231;aise ! La sc&#232;ne d&#233;bouche sur ce paradoxal et invariable d&#233;nouement. Pour accepter de pardonner, l'outrag&#233;e supplie qu'on la punisse ! &lt;br/&gt;
A quatre pattes sur le lit, tu remues ta croupe, f&#233;line. Cambr&#233;e et totalement &#224; poil. Tu m'exposes ton post&#233;rieur avec une ind&#233;cence qui me scandaliserait&#8230; si c'&#233;tait &#224; une autre que tu offrais ce privil&#232;ge : te mater ainsi. Oeillet pro&#233;minent et vulve dilat&#233;e. &lt;br/&gt;
Ok, je suis jalouse. Oui, jalouse. R&#233;trospectivement, m'horripile l'id&#233;e que tu aies pu montrer &#231;a &#224; une autre, nagu&#232;re. Je veux dire tel quel, avec cette m&#234;me candeur obsc&#232;ne&#8230; &lt;br/&gt;
En pensant que tu pourrais r&#233;it&#233;rer cette trahison, je le suis plus encore. Que l'amour ne dure pas toujours, cela m'indigne, me r&#233;volte, me terrifie. Tu ne comprends pas &#231;a, toi, vu la &#171; plasticit&#233; &#187; de tes sentiments&#8230;&lt;br/&gt;
La jalousie me rend vacharde. J'ai envie de te faire payer tes liaisons pass&#233;es. Et, surtout - par anticipation du pire - tes liaisons futures. Je donne des ordres :&lt;br/&gt; - Mets tout tes doigts !&lt;br/&gt;
Tu sais ce que &#231;a signifie&#8230; Tu connais la r&#232;gle&#8230; A la fin les cinq doivent y &#234;tre&#8230; Je t'observe proc&#233;der &#224; ce fisting en me tripotant les t&#233;tons. Oh, tu es rompue &#224; l'exercice. Poss&#232;de l'art et la mani&#232;re. Les cinq, au bout de quelques minutes d'effort, sont dedans. &lt;br/&gt;
Main enfonc&#233;e in extenso. Tu te p&#233;n&#232;tres. Poignet inclin&#233; &#224; 90&#176;. Tu te baises bien. Comme j'aime. Avec la ferveur d'une pr&#234;tresse vaudou en d&#233;lire. La fougue furieuse d'une femme folle de ses fesses. &lt;br/&gt;
Cette fois-ci, je t'ai laiss&#233;e tout faire. Tout. Enlever tes bagues. T'enduire toi m&#234;me de lubrifiant en faisant jaillir le gel du tube. Je raffole de te regarder faire &#231;a. Entendre le giclement du produit qui fuse de l'embout&#8230;&lt;br/&gt;
Je me tiens &#224; l'autre extr&#233;mit&#233; du lit, le dos coll&#233; au mur, nue, avec le gode-ceinture. Si bien fix&#233; qu'il est devenu partie int&#233;grante de mon sexe. Je masturbe ce faux phallus. Le frotte sur mon clitoris. Grands dieux, quels frissons ! Je les cache tant bien que mal&#8230; Je prends une voix autoritaire. Te fixe des directives en me pressant les seins. &lt;br/&gt;
Tu es tout ou&#239;e, ma ch&#233;rie. Ob&#233;issante afin d'&#234;tre mieux ob&#233;ie. En r&#233;alit&#233;, c'est ton d&#233;sir que je contente. Le mien consistant &#224; te satisfaire. Il me pla&#238;t d'assouvir ta fringale de sensations fortes. De jouer les novices pour enflammer tes fantasmes. Ton excitation m'excite. Ta perversion me pervertit. Si j'avais eu une compagne plus sage, jamais, non jamais je ne me serais livr&#233;e &#224; de tels jeux. Et &#231;a te pla&#238;t de le savoir. &lt;br/&gt;
Tu as le don d'entra&#238;ner ton monde sans avoir l'air d'y toucher. Du jour o&#249; tu m'as encourag&#233;e &#224; compl&#233;ter ma collection de dildos, que tu as commenc&#233; &#224; m'offrir des engins s'adaptant &#224; des harnais, scell&#233; &#233;tait mon sort. En effet, ces &#171; cadeaux &#187; il me fallait bien les essayer avec celle qui me les avait si innocemment offerts&#8230; &lt;br/&gt;
Et la cravache, achet&#233;e avec des bottes, dans un magasin de sport, au pr&#233;texte que tu voulais te remettre - apr&#232;s quinze ans ! - &#224; l'&#233;quitation ! &lt;br/&gt;
Le soir m&#234;me, tu m'incitais &#224; m'amuser avec. A te faire aller, bott&#233;e, &#224; la badine. Tu t'&#233;tais mise &#224; quatre pattes et tu me tirais la langue, hennissante, en me traitant de m&#233;chante fille ! &lt;br/&gt;
Maintenant, regardant ta main qui va et vient dans ton vagin, je mesure &#224; quel point tu as su me circonvenir. Une vraie rou&#233;e. Tu voulais me transformer. Utiliser mes d&#233;sirs de p&#226;te &#224; modeler, m'assujettir &#224; ta volont&#233;. Tu as r&#233;ussi. Telle tu voulais que je fusses, telle je suis devenue. Ali&#233;n&#233;e &#224; ta lubricit&#233;. Tu te dandines, animale. Tu me jettes des oeillades de folie. Tu g&#233;mis, retires ta main gluante, qui m'appelle du doigt. Je suis hypnotis&#233;e. Aussit&#244;t, je viens &#224; toi, nantie de ma grosse bite en vinyle et &#233;lasthanne&#8230; &lt;br/&gt;
Je me positionne. Frotte mon jouet sur ton clitoris. L'enduit de lubrifiant. Puis doucement, lentement, patiemment, j'enfonce les vingt centim&#232;tres dans ton bel orifice b&#233;ant. Tu kiffes les grands formats, n'est-ce pas ? &lt;br/&gt;
Clac ! Pour commencer, une premi&#232;re gifle. Une deuxi&#232;me, plus forte, ensuite. CLAC !&lt;br/&gt;
Tu oscilles des hanches. En m&#234;me temps, je bascule d'avant en arri&#232;re. Le rythme s'acc&#233;l&#232;re&#8230; &lt;br/&gt;
Tu te masturbes les yeux ferm&#233;s, concentr&#233;e. Je te connais. &#171; L'&#233;go&#239;sme est la base du plaisir &#187;, r&#233;p&#232;tes-tu &#224; l'envi. Il faut d'abord penser &#224; soi pour contenter l'autre. C'est ton credo. Raison pour laquelle tu jettes des jurons, d&#233;clares &#234;tre &#171; ma grosse salope &#187; etc. &lt;br/&gt;
Tu le fais d'abord pour toi. Parce que &#231;a te met en transe. Et parce que &#231;a m'&#233;peronne. Tu veux que j'accomplisse ma rude besogne en ouvri&#232;re s&#233;v&#232;re. Soit. Je t'injuries. Je te fous des fess&#233;es monstres. Ta peau blanche bleuit. Te voil&#224; &#224; point. &lt;br/&gt;
&#171; &#199;a vient, &#231;a vient ! &#187; souffles-tu. Double fess&#233;e. J'&#233;carte ton s&#233;ant. Il est tatou&#233; en rouge par mes dix doigts. Voici ton anus dans toute sa splendeur ! J'enfonce une phalange. Tu serres, tu serres&#8230; &lt;br/&gt;
Soudain, ton souffle se coupe. Tu te figes. Puis ce sont des fr&#233;tillements furieux, des tressaillements terribles. Des cris rageurs, &#233;ruptifs, diaboliques&#8230;&lt;br/&gt;
Les &#233;pilogues provocateurs, c'est ta sp&#233;cialit&#233;. Tu es encore essouffl&#233;e par l'orgasme mais tu entends me prouver que tu restes fid&#232;le &#224; toi-m&#234;me. Et que ta mauvaise foi est bel et bien sans limites. &lt;br/&gt;
&#171; Eh bien, ricanes-tu, tu es contente, tu m'as encore bais&#233;e comme un mec ! &#187;.
J'en reste bouche b&#233;e, estomaqu&#233;e. &lt;br/&gt;
Je n'ai jamais eu de rapport avec un homme, et tu le sais. Tu en as eu des dizaines, et je n'en ignore rien. Et c'est moi qui serais ambigu&#235; !&lt;br/&gt;
J'ai retir&#233; mon harnachement. Je te prends par les cheveux. Te ram&#232;ne &#224; la r&#233;alit&#233; de mon sexe. Et entre mes cuisses, lib&#233;r&#233;es de tout artifice, ta langue reconnaissante rend l'hommage d&#251; par ton vice &#224; ma vertu. Ce qui est bien la moindre des choses. &lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Laure de B.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>La soumise</title>
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		<dc:date>2013-05-05T03:05:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>Sophie Bramly</dc:creator>



		<description>Une seule fois, des circonstances singuli&#232;res m'ont contrainte &#224; sortir de ma r&#233;serve. J'ai un couple d'amis, St&#233;phanie et Lorent, qui sont des habitu&#233;s de tous les clubs &#233;changistes de Paris. Apr&#232;s d&#238;ner, ils ne rentrent jamais chez eux sans aller y boire un verre et je suis incapable de savoir ce qu'ils y font vraiment lorsqu'ils y vont sans amis. Comme il y a eu des circonstances o&#249; ils ont fait l'amour &#224; c&#244;t&#233; de moi, dans leur salon, comme si l'urgence soudaine imposait la situation au m&#234;me titre (...)

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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Une seule fois, des circonstances singuli&#232;res m'ont contrainte &#224; sortir de ma r&#233;serve. J'ai un couple d'amis, St&#233;phanie et Lorent, qui sont des habitu&#233;s de tous les clubs &#233;changistes de Paris. Apr&#232;s d&#238;ner, ils ne rentrent jamais chez eux sans aller y boire un verre et je suis incapable de savoir ce qu'ils y font vraiment lorsqu'ils y vont sans amis. Comme il y a eu des circonstances o&#249; ils ont fait l'amour &#224; c&#244;t&#233; de moi, dans leur salon, comme si l'urgence soudaine imposait la situation au m&#234;me titre qu'une grande soif, je ne pense pas qu'ils se limitent &#224; y boire un verre, justement.&lt;br&gt;
Ils m'ont propos&#233; de les accompagner dans un club &#224; quelques m&#232;tres des Champs-Elys&#233;es. Je ne connaissais pas le lieu, m&#234;me de nom, et craignais d'y voir des gens trop laids, trop gras, trop lourds, comme &#231;a m'&#233;tait d&#233;j&#224; arriv&#233; ailleurs, mais j'avais accept&#233; la proposition. Nous nous sommes assis sur la banquette en ska&#239; rouge la plus proche du bar, qui offre la meilleure vue sur la piste de danse. Je buvais le plus lentement possible mon verre de vodka en scrutant avec une intense curiosit&#233; ce que faisaient les autres. Quelques hommes &#233;taient au bar, &#224; parler entre eux. Une femme &#233;tait assise seule, pas tr&#232;s loin de nous. Fine, triste, les yeux dans le vide, elle ressemblait &#224; quelqu'un qui cherche &#224; &#233;chapper au temps dans une immense m&#233;lancolie. Quelques couples ici et l&#224;, rien qui ne retienne mon attention jusqu'&#224; ce que je rep&#232;re une femme qui dansait devant son partenaire de la fa&#231;on la plus explicite possible. Les cuisses &#233;cart&#233;es, elle &#233;tait juste au-dessus de lui et caressait son visage de ses deux seins. Il la repoussait avec une forme de d&#233;go&#251;t, ne voulait rien d'elle. Il &#233;tait l&#224; comme il aurait pu &#234;tre ailleurs, ne cherchant rien d'autre que le doux r&#233;confort de la musique ou de son whisky. Elle &#233;tait un peu vulgaire, mais bien plus attirante que lui, faraud qui avait tout de celui qui conduit des affaires en affichant pour les autres le m&#233;pris des nantis. J'avais une certaine peine pour cette femme sans cesse repouss&#233;e, dont les d&#233;sirs &#233;taient ni&#233;s, mais n'&#233;tant pas capable de savoir s'il s'agissait d'un v&#233;ritable m&#233;pris ou d'une parade amoureuse je me suis abstenue d'y penser plus longtemps. &lt;br&gt;
J'attendais surtout le moment o&#249; l'on entrerait dans le vif du sujet : les backrooms. Eux aussi probablement. Nous nous sommes lev&#233;s, Lorent a ouvert la porte &#224; double battants au fond de la salle et nous avons long&#233; un couloir &#233;troit, avec une succession de ce qui aurait pu &#234;tre des cabines de sauna en bois brut, avec d'immenses hublots permettant de voir les corps dans leur int&#233;gralit&#233;. D'une cabine &#224; l'autre, &#224; peu pr&#232;s la m&#234;me chose : une femme allong&#233;e sur la banquette coll&#233;e sous le hublot, puis un, deux ou trois hommes qui l'enfilent ou se masturbent en regardant.&lt;br&gt;
Au bout du couloir, la salle commune. Sur un immense matelas en plastique d'environ 40m2, une succession de couples, comme dans un dortoir, qui font l'amour sans s'&#233;changer, mais dont la libido a besoin d'&#234;tre aliment&#233;e par le regard des autres.
Seule, n'ayant pas tr&#232;s envie qu'on me mette la main aux fesses et n'ayant aucun int&#233;r&#234;t &#224; &#234;tre l&#224; autre que celui de voir, je me suis assise sur un petit banc de bois blanc. Il &#233;tait envelopp&#233; d'une moustiquaire qui faisait l'effet d'un voile de mari&#233;e et permettait de se tenir &#224; distance des autres. Tr&#232;s incongru ici. Le couple d&#233;phas&#233; que j'avais observ&#233; plus t&#244;t &#233;tait l&#224;, nu cette fois-ci, lui allong&#233; sur le dos, les mains derri&#232;re la t&#234;te pour que son refus de lui faire l'amour soit ostensible ; elle &#224; califourchon, s'empalant sans succ&#232;s sur sa verge un peu molle, tout en masturbant son clitoris pour ne compter que sur elle. Peine perdue. Il a fini par la repousser avec un geste de d&#233;go&#251;t et la pauvre a d&#251; se tourner vers le couple voisin, leur demander s'ils auraient la gentillesse de l'accepter dans leurs jeux. Mon excitation s'est envol&#233;e devant la d&#233;tresse de cette femme rejet&#233;e. Ca devenait sordide.&lt;br&gt;
Je partais, mais dans le couloir qui me ramenait vers la sortie, je me suis arr&#234;t&#233;e net. Je ne pense pas qu'il soit courant de voir des sc&#232;nes aussi magn&#233;tiques, ni l&#224;, ni ailleurs. Un homme tenait en laisse la jeune femme m&#233;lancolique que j'avais vu seule un peu plus t&#244;t. Cette fois-ci elle &#233;tait nue, en dehors d'un serre - taille de cuir noir, lac&#233; dans le dos, et de chaussures &#224; talons hauts. Ses yeux &#233;taient band&#233;s par un masque, de cuir &#233;galement. On n'&#233;tait pas du tout dans l'univers agressif du sado-masochisme, la sc&#232;ne &#233;tait au contraire tr&#232;s tendre parce qu'elle avait la d&#233;licatesse et la m&#233;lancolie d'un mod&#232;le de Modigliani : le visage gracile, allong&#233;, la chair presque ocre (sans doute &#233;tait-ce la lumi&#232;re), les cheveux longs dans les m&#234;mes tons, le corps tr&#232;s mince, fr&#234;le, &#224; l'exception de ses seins, 95C je dirais, lourds, &#233;cart&#233;s, caressant presque le bas de ses c&#244;tes, avec des ar&#233;oles larges et brunes. Il la promenait avec un regard brillant, si r&#233;joui de poss&#233;der un tel troph&#233;e qu'il encourageait les autres &#224; la toucher &#224; loisir. Elle, comme un animal traqu&#233; qui ne sait pas d'o&#249; va venir l'ennemi, fr&#233;missait : seins, fesses, pubis, bouche, des mains &#233;taient partout sur son corps. Je n'ai pas os&#233; la toucher dans le couloir, mais me suis enhardie &#224; les suivre dans une cabine. La conjugaison de son atrabile avec la lourdeur de ses seins m'a app&#226;t&#233;e, bien que je trouvais d&#233;solant la boite de Kleenex, les pr&#233;servatifs et les dosettes de lubrifiant qui appuyaient l'aspect industriel de la rencontre au lieu d'en souligner la po&#233;sie. J'ai commenc&#233; par observer les hommes qui s'approchaient avec concupiscence. Aucun d'eux n'&#233;tait particuli&#232;rement attractif et la malheureuse n'en savait rien, les yeux clos par son masque. L'id&#233;e m'est apparue r&#233;pugnante, assez pour que d'un geste brusque et irr&#233;fl&#233;chi je les pousse et m'impose. Je me suis pench&#233;e sur sa bouche, ai l&#233;ch&#233; ses l&#232;vres, forc&#233; l'ouverture de mon index pour le couvrir de sa salive, le descendre vers ses autres l&#232;vres et en mesurer l'humidit&#233;. Mon pouce titillait son clitoris. De mon autre main, je p&#233;trissais ses seins, pin&#231;ais entre le pouce et l'index son mamelon g&#233;n&#233;reux pour sentir la cyprine couler plus abondamment dans sa vulve. Lentement j'ai laiss&#233; gliss&#233; mon visage, l&#233;chant d'abord son cou, longeant une clavicule, retournant vers le sternum avant de gober un sein. Je crois que je l'ai mordill&#233; aussi. Ma langue a continu&#233; de descendre vers son ventre, j'ai titill&#233; le creux de son nombril, puis ai frott&#233; mon nez dans sa toison &#233;paisse de longs poils roux avant d'agacer son clitoris de la pointe de ma langue, longuement, minutieusement. J'ai attendu de voir son corps onduler, essayant de retenir son plaisir, se contractant pour &#233;viter la mont&#233;e trop rapide de spasmes ; puis, pour contrer sa r&#233;sistance j'ai introduit deux doigts dans son sexe et initi&#233; un va-et-vient qui accompagnait les mouvements de ma langue. J'entendais sa respiration s'acc&#233;l&#233;rer, elle atteignait ce moment presque thaumaturgique o&#249; l'esprit s'envole et se lib&#232;re de toutes les retenues sociales, de tous les codes de bonne conduite. Elle allait en demander plus, mes doigts ne suffiraient plus. &lt;br&gt;
Je jetai un regard autoritaire sur les trois hommes, en rang d'oignons aux c&#244;t&#233;s de celui qui la tenait en laisse. Ils avaient les yeux riv&#233;s sur mes doigts toujours occup&#233;s &#224; trifouiller son corps, tandis que d'une main ils masturbaient, leurs verges luisantes d'avoir tant lubrifi&#233;s leurs capotes, se tenant pr&#234;ts &#224; me supplanter, &#224; la p&#233;n&#233;trer. C'&#233;tait ne pas me conna&#238;tre. Je chuchotais &#224; l'oreille de son partenaire. Il tendit la laisse (qu'il tenait toujours en main) &#224; son voisin, lequel se retrouva avec l'air niais de celui qui, pendant un instant, ne sait plus quelle est sa priorit&#233;. La porte de la pi&#232;ce &#233;tait dans mon dos. Lorsqu'il revint, je vis d'abord les t&#234;tes d&#233;confites des trois hommes en rut. Puis, l'objet de ma demande pressante : un harnais de cuir noir et son godemich&#233; en latex. Il d&#233;passait largement mes esp&#233;rances. Tr&#232;s doux, il &#233;tait &#233;galement double, ce qui me permettait de me p&#233;n&#233;trer en la prenant et de partager toutes ses sensations. Je m'harnachais promptement comme un cow-boy qui enfile sa ceinture, glissais l'un des deux godemich&#233;s &#224; peine huil&#233; dans mon sexe, puis je recouvrais abondamment ma verge saillante et synth&#233;tique de lubrifiant et, les jambes &#224; peine &#233;cart&#233;es et le dos en arri&#232;re, je me masturbais comme un homme, en regardant les autres droit dans les yeux, l'oeil p&#233;tillant de ma fanfaronnade. De plus en plus d&#233;contenanc&#233;s, je sentais leurs masturbations devenir plus fi&#233;vreuses. &lt;br&gt;
Pas un mot n'avait &#233;t&#233; prononc&#233;, elle n'avait aucun moyen de savoir qu'une femme s'appr&#234;tait &#224; la p&#233;n&#233;trer. &lt;br&gt;
J'&#233;cartais ses l&#232;vres, caressais l'entr&#233;e de son sexe de mon gland de synth&#232;se, en prenant tout mon temps. La femme et les voyeurs s'impatientaient, l'urgence du d&#233;sir &#233;tait irritante. Et puis voil&#224;, les mains tenant fermement ses cuisses, je m'offris le luxe de la p&#233;n&#233;trer enfin, tout doucement. Puis, bien cal&#233;e sur mes deux pieds, j'oscillais d'avant en arri&#232;re. Mes mouvements &#233;taient prudents, comme ceux du conducteur d'une nouvelle voiture, qui cherche d'abord ses marques. Puis, une fois l'&#233;quilibre trouv&#233;, il acc&#233;l&#232;re. Lorsqu'on a la certitude de ma&#238;triser ce que l'on fait, l'aisance permet de fluctuer le rythme. C'est ce que je fis. Elle se cabrait de plus en plus, avec la prudence et l'excitation de celle qui risque la strangulation, tant son partenaire tenait sa laisse courte. J'aurais voulu mettre &#224; nouveau mes doigts pleins de cyprine dans sa bouche, qu'elle s'excite plus encore de son odeur, mais la longueur de mes bras emp&#234;chant le geste, je me contentais d'attraper &#224; nouveau ses seins et de les serrer si fort que j'eus la sensation d'avoir d&#233;clench&#233; moi-m&#234;me son orgasme.&lt;br&gt; Je me retirai d'elle en regardant le demi-sourire sur son visage, ses traits lisses aussi. J'affichais s&#251;rement le m&#234;me plaisir. Voulant le conserver intact, je retirai au plus vite le harnais pour le rendre &#224; son propri&#233;taire et quittai la pi&#232;ce en ayant soin de ne pas croiser de regards. St&#233;phanie et Lorent &#233;taient sans doute depuis longtemps occup&#233;s &#224; d'autres affaires et je quittai les lieux au plus vite, pour garder intact le souvenir de cette femme. J'eu plus tard Lorent au t&#233;l&#233;phone. Le couple avait regard&#233; la sc&#232;ne avec une extr&#234;me attention, semblait-il, et me proposait un rapport &#224; trois. Je lui r&#233;pondis vertement que je n'avais pas tent&#233; une exp&#233;rience homosexuelle, mais m'&#233;tais offerte le plaisir d'&#234;tre dans la peau d'un homme, rien de plus.&lt;br&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[gris]S. du Marais[/gris]&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Gestion de crise (suite du &quot;Malentendu&quot;)</title>
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		<dc:creator>Sophie Bramly</dc:creator>



		<description>Quelques heures plus tard, une nu&#233;e de journalistes tri&#233;s sur le volet attendaient dans la salle que la conf&#233;rence de presse commence. Ceux de la presse &#233;crite avaient pris place sur les chaises install&#233;es au milieu devant l'estrade, les autres avec cam&#233;ras et appareils photos attendaient tout autour, certains agglutin&#233;s au pied de tribune en bois. Katherine et moi &#233;tions debout sur le c&#244;t&#233; dans le dos des journalistes, c&#244;te &#224; c&#244;te, les bras crois&#233;s &#224; attendre. &#192; un moment, je sentis son bras se coller (...)

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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;https://secondsexe.com/magazine/local/cache-vignettes/L150xH100/arton3041-2705e.jpg&quot; width='150' height='100' style='height:100px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Quelques heures plus tard, une nu&#233;e de journalistes tri&#233;s sur le volet attendaient dans la salle que la conf&#233;rence de presse commence. Ceux de la presse &#233;crite avaient pris place sur les chaises install&#233;es au milieu devant l'estrade, les autres avec cam&#233;ras et appareils photos attendaient tout autour, certains agglutin&#233;s au pied de tribune en bois. Katherine et moi &#233;tions debout sur le c&#244;t&#233; dans le dos des journalistes, c&#244;te &#224; c&#244;te, les bras crois&#233;s &#224; attendre. &#192; un moment, je sentis son bras se coller au mien, on se regarda dans les yeux, elle me dit &#224; voix basse &#171; Tu es libre ce soir ? &#187;, je souris &#171; Tu n'es pas tr&#232;s concentr&#233;e dis-moi &#8230; &#187; &#171; &#192; qui la faute &#8230; ? &#187; r&#233;pondit-elle avec un sourire coquin.&lt;br/&gt;
David, le responsable des relations publiques, nous interrompit en arrivant sur l'estrade. Le beau t&#233;n&#233;breux au physique de Don Juan donna quelques directives aux journalistes : une seule question par personne et la conf&#233;rence ne durerait pas plus de quinze minutes. Pendant la r&#233;union strat&#233;gique de la veille, nous avions aussi convenu de couper court &#224; toute question embarrassante : moins on en dit moins on a &#224; se justifier par la suite et si les choses se g&#226;tent, on arr&#234;te tout. C'est alors que Judith, notre cliente, entra en sc&#232;ne et alla se poster devant le pupitre en acajou muni d'une panoplie de micros de t&#233;l&#233; et radios qui l'attendaient. Sa robe chasuble noire faisait &#224; la fois ressortir ses beaux yeux bleus illumin&#233;s par les flashs et contrastait avec sa chevelure blonde attach&#233;e en chignon haut. Toutes les cam&#233;ras braqu&#233;es sur elle. De nombreux doigts &#233;taient d&#233;j&#224; lev&#233;s et les pointes de stylos pr&#234;tes &#224; &#233;crire. David d&#233;signa un homme barbu, un peu grassouillet dans la trentaine.&lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;David &#8211; Oui, Patrick.&lt;br/&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://secondsexe.com/magazine/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &#8211; Patrick Tremblay du Devoir. Madame Montgomery, des bruits courent depuis hier que vous avez d&#233;j&#224; vendu plusieurs actions de Media Corp. Vous confirmez ?&lt;br/&gt;
Judith &#8211; Vous &#234;tes mal renseign&#233; monsieur ... Les n&#233;gociations sont toujours en cours.&lt;br/&gt;
Patrick &#8211; Pourtant &#8230;&lt;br/&gt;
David &#8211; Ce sera tout Patrick, merci. Oui, Megan.&lt;br/&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://secondsexe.com/magazine/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &#8211; Megan Lortie pour La Presse. Pouvez-vous affirmer que les emplois seront prot&#233;g&#233;s notamment au Qu&#233;bec ? Et le cas &#233;ch&#233;ant &#8230;&lt;br/&gt;
David &#8211; Megan, une seule question, s'il vous pla&#238;t ...&lt;br/&gt;
Judith &#8211; Je sais ce qui est en jeu Megan et je peux vous assurer que nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour maintenir le maximum d'emplois ...&lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La question et la r&#233;ponse relanc&#232;rent une s&#233;rie de flashs &#233;tourdissants. Judith garda un visage impassible mais je pouvais voir sa main se crisper sur le bord du pupitre. Soudain, mon portable vibra. Je le sortis de la poche de mon veston. &#192; l'&#233;cran, le cours de la bourse et la chute vertigineuse des actions Media Corp. Je tendis le t&#233;l&#233;phone &#224; Katherine qui ne bougea pas sinon le regard pour observer l'&#233;cran sans broncher. Elle restait sto&#239;que en apparence mais je vis aussit&#244;t sa m&#226;choire inf&#233;rieure se contracter nerveusement. L'&#233;change de questions-r&#233;ponses continuait, Judith s'effor&#231;ait d'y r&#233;pondre sans trop s'&#233;taler.&lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;David &#8211; Oui, Jeff.&lt;br/&gt;
&#8211; Jeff Talbot du Toronto Sun. Madame Montgomery, les actions Media Corp viennent de chuter de plus de 3%, comment comptez-vous rassurer les investisseurs ?&lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'annonce fit mouche. Judith fut d&#233;contenanc&#233;e quelques secondes. Elle nous lan&#231;a un regard bleu glacial et interrogateur. Katherine lui confirma la nouvelle par un discret mouvement de t&#234;te en lui indiquant d'un geste de rester calme malgr&#233; tout.&lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Judith &#8211; Et bien &#8230; Je comprends leurs craintes qui sont tout &#224; fait l&#233;gitimes mais ils doivent garder confiance. C'est une nouvelle page d'histoire qui s'&#233;crit pour Media Corp et je veux qu'elle s'&#233;crive avec eux &#8230;&lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On entendait les d&#233;clenchements non-stop des appareils photos, les questions commen&#231;aient &#224; fuser de tous bords malgr&#233; les consignes strictes de David en d&#233;but de s&#233;ance &#171; Comment pouvez-vous rester aussi sereine ?! &#187; &#171; Avez-vous des garanties concernant les emplois ? &#187; &#171; Et si &#8230; ? &#187;. Le ton montait, les questions devenaient de plus en plus insistantes et d&#233;rangeantes. Katherine fit signe &#224; David qu'il &#233;tait temps d'arr&#234;ter avant de rejoindre nous-m&#234;mes la sortie.&lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;J'arrivai chez moi vers 21h compl&#232;tement &#233;puis&#233;e. Mes &#233;paules me faisaient mal et je n'avais aucune nouvelle de Katherine qui avait fil&#233; &#224; New York pour rencontrer un nouveau client apr&#232;s la conf&#233;rence de presse. J'allumai mon support MP3, le piano de Mozart retentit, je me glissai dans une eau chaude presque br&#251;lante. Je fermai les yeux et ne pus m'emp&#234;cher de repenser &#224; Katherine et &#224; ce d&#233;but de matin&#233;e qui me paraissait d&#233;j&#224; si loin &#8230; nos corps l'un contre l'autre &#8230; sa peau &#8230; sa bouche contre la mienne &#8230; ses soupirs &#8230; l'envie grandissait entre mes cuisses &#8230; mes mains caress&#232;rent la peau ambr&#233;e de mon ventre &#224; travers l'eau comme un voile d&#233;licat puis mes doigts remont&#232;rent titiller mes t&#233;tons mouill&#233;s d&#233;j&#224; tendus comme des arbal&#232;tes, le geste me fit presque mal &#8230; une main retourna sous l'eau et redescendit le long de mon ventre pour glisser entre mes cuisses qui s'&#233;cart&#232;rent instinctivement, le clapotis de l'eau aiguisa mon excitation &#8230; Je sentis alors mon c&#339;ur acc&#233;l&#233;rer ses battements et mon clitoris grossir &#8230; Soudain, la sonnerie de la porte me fit sursauter et coupa mon &#233;lan. Mon peignoir sur le dos et les cheveux humides j'ouvris la porte &#224; Katherine qui me tendait une bouteille de vin l'air d&#233;sol&#233; &#171; I'm sorry babe &#8230; J'arrive de l'a&#233;roport &#8230; &#187;. Surprise par ma tenue, elle regarda par-dessus mon &#233;paule &#171; Je te d&#233;range ?! &#187;, &#171; Mais non &#8230; Je prenais un bain &#8230; Je ne t'attendais plus &#8230; &#187; r&#233;pondis-je en prenant la bouteille et lui faisant signe d'entrer.&lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#8212; Je sais &#8230; le client m'a coll&#233;e toute de la journ&#233;e, je n'ai pas eu une minute &#224; moi &#8230;&lt;br/&gt;
&lt;br /&gt;&#8212; Je me demande bien pourquoi !&lt;br/&gt;
Katherine me suivit dans la cuisine en d&#233;faisant d&#233;licatement la ceinture de son manteau qu'elle jeta nonchalamment sur le dossier du canap&#233; en cuir au passage. Elle balaya du regard la grande pi&#232;ce plong&#233;e dans une semi-obscurit&#233;.&lt;br/&gt;
&lt;br /&gt;&#8212; Are you jealous &#8230; ? demanda-t-elle avec un demi-sourire en s'accoudant &#224; l'&#238;lot central de la cuisine.&lt;br/&gt;
&lt;br /&gt;&#8212; Should I &#8230; ? r&#233;pliquai-je en versant le vin dans deux verres &#224; pied.&lt;br/&gt;
&lt;br /&gt;&#8212; &#199;a d&#233;pend &#8230;&lt;br/&gt;
&lt;br /&gt;&#8212; De &#8230; ?&lt;br/&gt;
&lt;br/&gt;-What are you goin' to give me tonight &#8230; dit-elle un ton plus bas.&lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ses mains avaient d&#233;tourn&#233; mon visage des verres remplis du liquide pourpre. Ses magnifiques yeux noirs brillants avaient capt&#233; mon regard tandis que son nez s'amusait &#224; caresser le mien, et sa bouche, v&#233;ritable appel &#224; la d&#233;bauche, flirtait avec mes l&#232;vres sans jamais s'y attarder &#8230; Mon c&#339;ur battait &#224; tout rompre et l'envie mise en veilleuse quelques minutes plus t&#244;t revint subitement au creux de mes jambes et plus violemment encore &#8230; Je la serrais contre moi, la respiration d&#233;j&#224; courte, tentant en vain de go&#251;ter &#224; ses l&#232;vres charnues &#8230; Mes mains palpaient le tissu de sa jupe &#233;troite effleurant la chute de ses reins et la rondeur de ses fesses fermes ...&lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#8212; Alors &#8230; ? demanda-t-elle en essayant de cacher son trouble &#233;vident en repoussant ma bouche de son index vernis.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Elle passa une main dans mes boucles &#233;b&#232;nes encore humides, l'autre sous mon peignoir &#224; la hauteur de mon sexe puis esquissa un sourire entendu quand elle sentit la moiteur entre mes cuisses. Elle voulut s'aventurer plus loin sous le tissu &#233;pais, je retins brusquement sa main &#171; Non. &#187; imposai-je. Nos regards se d&#233;fi&#232;rent quelques secondes puis elle m'attrapa d&#233;licatement par la nuque et susurra &#224; mon oreille &#171; Parce que tu crois que tu es en position de d&#233;cider quoique ce soit dans ton &#233;tat &#8230; ??! I want you&#8230; to come&#8230; into my mouth&#8230; and you will&#8230; &#187;. J'&#233;tais pantelante &#8230; La douceur, le timbre de sa voix, ses mots, son souffle chaud me firent presque g&#233;mir ... Elle en profita pour me tirer &#224; sa suite par la ceinture du peignoir jusqu'au canap&#233;, m'y poussa puis s'agenouilla entre mes jambes. Elle me prodigua des caresses et des baisers d'une rare volupt&#233;, mon corps lui r&#233;pondait malgr&#233; moi, je savais que je ne lutterai pas longtemps. On s'embrassa goul&#251;ment &#8230; Nos langues et nos bouches se cherchaient, voraces, mes mains essayaient de la d&#233;stabiliser sans y arriver. De temps en temps, ses dents mordillaient gentiment mes l&#232;vres. Puis sa main caressa mon cou alors que l'autre d&#233;faisait sans mal le n&#339;ud du peignoir qui s'ouvrit sur mon corps nu qu'elle regarda avec envie en faisant couler son regard &#8230; Elle attrapa un sein qu'elle engloutit, la sensation me fit g&#233;mir et cambrer les reins. Les caresses continuaient de plus belle, tant&#244;t avec la pulpe de ses doigts tant&#244;t &#224; pleine main en restant toujours au-dessus du nombril alors que je me noyais litt&#233;ralement en dessous. Sa bouche continua quelques instants &#224; sucer mes t&#233;tons raidis quand ses mains commenc&#232;rent &#224; s'aventurer sur mes cuisses &#8230; En fond, la musique jouait toujours, le Mozart avait laisser place au morceau &#233;lectro Down slow de Moby. Avec sa langue, elle go&#251;ta mon torse et mon ventre puis glissa jusqu'&#224; mes cuisses avec ses cheveux. Elle leva les yeux vers moi, j'&#233;tais &#224; bout de souffle, j'essayais de l'attirer de nouveau vers ma bouche mais elle ne se laissa pas faire &#171; Relax &#8230; &#187; murmura-t-elle en me repoussant contre le dossier moelleux du canap&#233;. Sa langue repartit &#224; l'assaut de mes cuisses, sa bouche remonta sur mes flancs, j'en tremblais &#8230; Du bout des doigts, elle caressait mon entrejambe et se r&#233;jouit de me voir perdre le contr&#244;le petit &#224; petit. Ses baisers caress&#232;rent mon pubis, mon bassin bougea instinctivement vers sa bouche, suppliant presque. Ses l&#232;vres se rapproch&#232;rent dangereusement du point de non-retour. Elle me toucha &#224; peine mais juste assez pour que je laisse &#233;chapper un g&#233;missement. J'&#233;tais &#224; fleur de peau, elle le savait et en jouait. Elle recommen&#231;a en appuyant davantage sa langue contre mon clitoris boursouffl&#233; que je sentais d&#233;j&#224; dur et gorg&#233; de sang &#8230; Comme un r&#233;flexe, je saisis une poign&#233;e de ses cheveux roux entre mes doigts nerveux et tremblants &#171; Kate... Non &#8230; &#187; murmurai-je sans grande conviction en la regardant de haut. Je parlais dans le vide, elle plongea sa t&#234;te et se mit &#224; me laper doucement. &lt;br/&gt;
J'&#233;cartais de plus en plus les jambes sous les vagues de plaisir qui s'immis&#231;aient entre mes reins. Elle m&#234;lait ses doigts &#224; sa langue, d&#233;gageant d&#233;licatement mon organe rougeoyant avec les uns qu'elle faisait glisser de temps en temps et le lapant avec gourmandise pour raviver encore et encore l'excitation de l'autre. Sa bouche pulpeuse et gourmande &#233;tait une arme de destruction lascive. Je m'accrochai au canap&#233;, mon corps vacillait, bougeait, il n'&#233;tait plus qu'une houle de plaisir qui se transformait peu &#224; peu en une vague qui allait m'engloutir toute enti&#232;re &#8230; Katherine s'appliquait &#224; me sucer, me l&#233;cher, me t&#233;ter en s'attardant parfois sur les l&#232;vres ou me caressant l'int&#233;rieur des cuisses avec la pulpe de ses doigts. Voir sa t&#234;te aller et venir de haut en bas attisait consid&#233;rablement mon plaisir, mon poing tenait toujours fermement sa t&#234;te qu'il guidait au rythme de mes coups de reins. Elle continua &#224; me manger comme une affam&#233;e, ma t&#234;te bascula en arri&#232;re &#171; Fuck &#8230; Kat&#8230; &#187; ... Le plaisir &#233;tait tellement &#233;norme que je n'arrivai plus &#224; penser sinon &#224; cette boule que je sentais grossir entre mes cuisses et dans mon bas-ventre. Le plaisir arriva &#224; son paroxysme et la vague qui d&#233;ferla me fit cambrer les reins alors que je poussai un cri rauque de d&#233;livrance. &lt;br/&gt;
L'orgasme fut incroyablement fort, long, intense si bien que je le ressentis jusque dans mes jambes et qu'il secoua mon corps quelques instants ...&lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Katherine ne remonta pas tout de suite, elle d&#233;posa d'abord quelques baisers tendres l&#224; o&#249; mon c&#339;ur battait encore &#224; tout rompre puis caressa mes poils noirs coup&#233;s ras. Quand elle revint &#224; la hauteur de ma bouche, la sienne &#233;tait &#233;carlate et brillait de cyprine &#8230; Elle m'embrassa tendrement dans le cou alors que je gisais, affal&#233;e sur le canap&#233;, la t&#234;te en arri&#232;re&#8230; Ses baisers remont&#232;rent sur mes joues, mon front, mon nez puis ma bouche &#8230; Nos langues raviv&#232;rent l'envie &#8230; Elle s'assit sur moi &#224; califourchon en remontant sa jupe &#233;troite. Elle se collait d&#233;j&#224; comme une chatte en chaleur, remuant son bassin le souffle court &#8230; Une nouvelle vague de d&#233;sir remplit mon ventre &#8230; Dieu que je la voulais &#8230; C'en &#233;tait presque douloureux &#8230; Cette femme n'&#233;tait que pur d&#233;sir &#8230; Elle me rendait folle. Je d&#233;boutonnais &#224; la h&#226;te son chemisier satin&#233; et plongeai mon visage dans son d&#233;collet&#233; parfum&#233; pendant qu'elle d&#233;grafait son soutien-gorge. Ses seins, pas plus gros qu'un bonnet B, &#233;taient insolents, ses t&#233;tons ressemblaient &#224; des petites framboises ferment et go&#251;teuses qui me narguaient &#8230; J'en gobais un pendant que mon autre main caressait le sein esseul&#233;. Katherine g&#233;mit puis elle prit ma main, en su&#231;a deux doigts qu'elle enfon&#231;a en elle en articulant &#171; Baise-moi&#8230; &#187; entre deux coups de langues. Alors ses yeux se ferm&#232;rent se mordant la l&#232;vre sous la vague de plaisir qui la saisissait &#171; Huuumm &#8230; &#187;. Elle bascula en avant, le bras tendu, et s'appuya fermement au dossier du canap&#233; d'une main, de l'autre, elle maintenait mon poignet sur lequel elle s'empalait avec d&#233;licatesse comme s'il s'agissait d'un objet fragile et pr&#233;cieux. Son bassin entama un va-et-vient lent et f&#233;brile tandis que je sentais son vagin se dilater de plus en plus et sa cyprine d&#233;gouliner sur ma main ... La sensation &#233;tait au-del&#224; de ce que j'avais pu imaginer, j'aurais pu jouir juste &#224; la sentir bouger &#8230; Ma main qui entourait sa taille glissa sur ses fesses et longea sa fente pour rejoindre le petit anneau humide et contract&#233;. Un doigt le caressa jusqu'&#224; ce qu'il se d&#233;tende acc&#233;l&#233;rant le mouvement de reins de Katherine qui &#233;tait au bord de l'explosion &#171; God ! This is fucking good &#8230; &#187; s'exclama-t-elle alors que j'allais et venais d&#233;licatement dans cet antre &#233;troit tout en bougeant mes doigts de l'autre c&#244;t&#233; de la fine paroi. Le rythme s'acc&#233;l&#233;ra et les g&#233;missements de Katherine all&#232;rent crescendo. Elle s'accrocha &#224; moi collant sa bouche contre la mienne, donnant des coups de reins de plus en plus forts et prononc&#233;s qui s'arr&#234;t&#232;rent quand elle poussa un cri &#233;touff&#233; contre mes l&#232;vres ...&lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Au petit matin, la place &#224; c&#244;t&#233; de moi &#233;tait vide et froide. Pas un mot, pas de message et je tombais sur son r&#233;pondeur directement &#224; chaque appel sur son portable. &#192; l'agence, Julia, la r&#233;ceptionniste, m'informa que Katherine s'&#233;tait port&#233;e p&#226;le. Ce silence n'&#233;tait pas dans ses habitudes. Inqui&#232;te, je d&#233;cidai d'aller chez elle. &lt;br/&gt;
Vingt minutes plus tard, j'&#233;tais au bas d'un gros immeuble en verre dans le quartier des affaires. Je profitai de la porte qui s'ouvrait pour entrer. Je me retrouvais dans un grand hall en marbre illumin&#233; par un &#233;norme lustre qui me fit penser &#224; ceux dans les h&#244;tels de luxe. L'ascenseur me monta au 10&#232;me &#233;tage et s'ouvrit sur un couloir &#224; la lumi&#232;re tamis&#233;e dont le sol &#233;tait couvert d'une lourde moquette &#233;paisse. De part et d'autre, une s&#233;rie de porte en quinconce avec des num&#233;ros d'appartements. Je sonnai au 1020. Une fois, sans r&#233;ponse, deux fois, toujours rien. Je m'appr&#234;tais &#224; sonner une troisi&#232;me fois lorsque la porte s'ouvrit sur un homme noir au physique d'athl&#232;te et au faux air de l'acteur am&#233;ricain Shemar Moore. Le regard s&#233;v&#232;re, il se tenait devant moi le torse nu et portait une serviette de bain autour de la taille.&lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#8212; Je peux vous aider ? demanda-t-il avec un fort accent anglais.&lt;br/&gt;
&lt;br /&gt;&#8212; Je &#8230; J'ai d&#251; me tromper &#8230; Excusez-moi &#8230; &#187; r&#233;pondis-je confuse en regardant de nouveau le num&#233;ro d'appartement, c'&#233;tait bien lui.&lt;br/&gt;
&lt;br /&gt;&#8212; Vous cherchez qui ? insista-t-il.&lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Puis elle apparut derri&#232;re lui dans l'encadrement d'une porte. Mon c&#339;ur sauta un battement ... Les cheveux d&#233;coiff&#233;s, elle nouait sa sortie de lit en satin noir qui lui arrivait au-dessus du genou, ses yeux &#233;taient cern&#233;s de noir de mascara. &#171; Sean what's go&#8230; ? &#187;. Elle s'arr&#234;ta net d&#232;s qu'elle me vit et resta sans voix. Je balayais du regard les v&#234;tements qui gisaient un peu partout &#224; travers la pi&#232;ce, sur le parquet et le canap&#233; en coin : un soutien-gorge, une chemise, une cravate &#8230; Mon c&#339;ur se serra &#171; tu pensais quoi ?! &#187; pensais-je. On se regarda pendant quelques secondes, moi les yeux remplis de larmes, elle le visage ferm&#233; et livide. Lui ne comprenait rien &#171; Kate, who is she ? &#187; r&#233;p&#233;tait-il sans cesse. Au bout d'un moment, sa voix grave me fit sortir de ma torpeur. Je le regardais remplie d'amertume et finis par tourner les talons. Des flashs se succ&#233;d&#232;rent dans ma t&#234;te : son corps contre le sien, ses mains agrippant ses &#233;paules larges et muscl&#233;es, ses jambes &#233;cart&#233;es accueillant les coups de reins de sa queue large et dure &#8230;&lt;br/&gt;
Arriv&#233;e chez moi, mon porta bipa &#171; Faut qu'on se parle. K. &#187;, j'effa&#231;ais le message. Deux verres de Vodka plus tard, elle toqua &#224; ma porte. Ses yeux &#233;taient rougis et son visage d&#233;fait, ses cheveux roux d&#233;tach&#233;s &#233;taient humides. Elle portait un jean et un pull en col V qui dessinaient ses formes &#224; la perfection. Je la fis rentrer &#224; contre c&#339;ur mais j'avais besoin d'explications. On s'assit sur le canap&#233;, elle contre le dossier les jambes crois&#233;es, moi sur le bord, les coudes sur les cuisses.&lt;br/&gt;
&lt;br /&gt;&#8212; Alex &#8230;&lt;br/&gt;
&lt;br /&gt;&#8212; Tu pensais m'en parler quand ? la coupai-je.&lt;br/&gt;
&lt;br /&gt;&#8212; Je &#8230; Il est &#224; l'autre bout du monde les &#190; du temps &#8230; Il ne l'aurait jamais su &#8230;&lt;br/&gt;
&lt;br /&gt;&#8212; &#199;a fait longtemps ?&lt;br/&gt;
&lt;br /&gt;&#8212; 4 ans ...&lt;br/&gt;
&lt;br /&gt;&#8212; Vous &#234;tes mari&#233;s ?&lt;br/&gt;
&lt;br /&gt;&#8212; Bien s&#251;r que non ! dit-elle agac&#233;e. C'est une relation ... ouverte ... on a jamais parl&#233; d'exclusivit&#233;.&lt;br/&gt;
&lt;br /&gt;&#8212; Je vois ... donc &#231;a t'autorise &#224; jouer avec les sentiments des autres ...&lt;br/&gt;
&lt;br /&gt;&#8212; Je ne joue pas.&lt;br/&gt;
&lt;br /&gt;&#8212; Putain ... quand je pense que tu m'as fait une crise de jalousie &#224; cause de Judith ce matin !&lt;br/&gt;
&lt;br /&gt;&#8212; &#199;a c'est parce que je suis amoureuse, lan&#231;a-t-elle.&lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je me retournai pour la regarder, incr&#233;dule, pour la premi&#232;re fois depuis le d&#233;but de la conversation. Je n'en croyais pas mes oreilles. Elle souriait timidement.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#8212; Tu as des dr&#244;les de fa&#231;ons de le montrer ... Katherine ... je n'arriverai pas &#224; partager c'est impossible ... dis-je comme r&#233;solue.&lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Elle caressa mon dos doucement. &#171; Je sais et je ne te le demande pas &#187;. Elle me rejoignit sur le bord du canap&#233;, son bras sur mon &#233;paule, le revers de sa main caressa ma joue. Un frisson que je ne connaissais que trop bien parcourut mon corps. Elle le sentit, s'avan&#231;a davantage. Je r&#233;sistais, ce n'&#233;tait ni le moment ni la bonne personne. Elle d&#233;posa doucement un baiser sur ma joue, son odeur me fit fermer les yeux. Elle continua ses baisers jusqu'&#224; ma bouche et torpilla mon bas ventre au passage.&lt;br/&gt;
Nous f&#238;mes l'amour encore et encore, toujours avec ce m&#234;me besoin presque vital. Sa peau &#233;tait devenue une drogue dure, son corps un oc&#233;an dans lequel je voulais me noyer ...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[gris]Cameron[/gris]&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Quand elle m'a dirig&#233;e</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Sophie Bramly</dc:creator>


		<dc:subject>Clitoris</dc:subject>
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		<description>L'orchestre &#233;tait somnolant. Il faisait terriblement chaud et nous &#233;tions depuis si longtemps dans la salle de r&#233;p&#233;tition. Ce matin l&#224;, on vint nous voir, pour nous annoncer une nouvelle cession avec une cheffe d'orchestre femme. Une nouvelle cession, ca veut dire, jouer un nouveau programme dans une nouvelle salle. L'orchestre &#233;tant compos&#233; majoritairement d'hommes, cette annonce en fit ricaner plus d'un. Une cheffe, &#171; une femme qui se prend pour un homme, une femme qui a des couilles &#187;, c'&#233;tait rare (...)

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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;https://secondsexe.com/magazine/local/cache-vignettes/L150xH118/arton3036-d1cc6.png&quot; width='150' height='118' style='height:118px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'orchestre &#233;tait somnolant. Il faisait terriblement chaud et nous &#233;tions depuis si longtemps dans la salle de r&#233;p&#233;tition. Ce matin l&#224;, on vint nous voir, pour nous annoncer une nouvelle cession avec une cheffe d'orchestre femme. Une nouvelle cession, ca veut dire, jouer un nouveau programme dans une nouvelle salle. &lt;br/&gt;
L'orchestre &#233;tant compos&#233; majoritairement d'hommes, cette annonce en fit ricaner plus d'un. Une cheffe, &#171; &lt;i&gt;une femme qui se prend pour un homme, une femme qui a des couilles&lt;/i&gt; &#187;, c'&#233;tait rare en effet : contr&#244;ler, mater tous ces instrumentistes m&#226;les n'&#233;tait pas chose facile. Elle &#233;tait espagnole, peu connue, mais avait enregistr&#233; quelques disques qui faisaient d&#233;j&#224; du bruit. On nous fit savoir qu'elle arriverait &#224; la maison de la radio le lendemain dans l'apr&#232;s-midi. &lt;br/&gt;
Le lendemain, vers deux heures, alors que nous &#233;tions d&#233;j&#224; assis, nous v&#238;mes arriver cette femme, de 35 ou 40 ans, brune, les cheveux longs noirs, de taille moyenne. Ce qui frappait tout d'abord &#233;tait son regard noir de jais. Enfin d'apr&#232;s moi &#171; &lt;i&gt;T'as vu ses seins ?&lt;/i&gt; &#187; me chuchota Alban, mon coll&#232;gue flutiste. Ah non, je ne les avais pas vus... Et, elle savait parler fran&#231;ais aussi. &#171; &lt;i&gt;Comme une vache espagnole &lt;/i&gt; &#187; ricana de nouveau Alban. &#171; &lt;i&gt;Cr&#233;tin&lt;/i&gt; &#187; l&#226;chais-je. &lt;br/&gt;
Un orchestre et un chef, c'est d'abord un combat : qui dominera l'autre, qui dirigera finalement les pi&#232;ces. Elle se pr&#233;senta &#171; &lt;i&gt; bonjour, je m'appelle Maria Bauer, nous nous regroupons ici pour jouer la Symphonie Fantastique de Berlioz, et la Valse de Ravel, nous avons un mois de r&#233;p&#233;tition. Sachez que je suis heureuse de jouer avec vous&lt;/i&gt; &#187;. &lt;br/&gt;
Les r&#233;p&#233;titions commenc&#232;rent donc. Il faisait chaud, ca transpirait, et elle avait une fa&#231;on de diriger, nerveuse, exalt&#233;e. Cependant l'orchestre restait souvent apathique devant ses propositions. &#171; &lt;i&gt;Mesure 46, les violons, plus &#233;nergiques, ta-ta-ta-ta-ta &lt;/i&gt; &#187;. Les violons jouaient toujours aussi mou, par provocation. Je la voyais alors arr&#234;ter l'orchestre, froncer les sourcils et rester muette quelques instants. Je sentais alors tout son pouvoir de femme de t&#234;te, elle ne l&#226;cherait pas l'affaire &#171; &lt;i&gt;On recommence, s'il vous plait, mesure 46&lt;/i&gt; &#187;. Et eux, continuaient &#224; se foutre de son autorit&#233;. &lt;br/&gt;
Quelque chose en elle &#233;tait absolument fascinant. Elle ne perdait pas contenance, le regard per&#231;ant, le visage ferme, elle r&#233;p&#233;tait les m&#234;mes mesures, encore et toujours.&lt;br/&gt;
&#171; &lt;i&gt;Mesure 46, la Valse de Ravel est une sorte de songe onirique, un tourbillon, nous devons la jouer comme un tourbillon, on recommence&lt;/i&gt; &#187;. M&#234;me si cette remarque &#233;tait clairement destin&#233;e aux violons, elle arrivait &#224; parler &#224; tout le monde, sans les attaquer frontalement, avec une sorte de flegme. Et au bout d'un moment, ils se sont rendus. Pourquoi r&#233;sister apr&#232;s tout. Elle ne l&#226;cherait pas l'affaire, et r&#233;p&#233;tait toujours les m&#234;mes mesures, nous mettant tous sur les nerfs.&lt;br/&gt; &#171; &lt;i&gt;Vous devons jouer cette pi&#232;ce comme &#231;a, c'est trop lourd encore, plus l&#233;ger, de la vapeur !&lt;/i&gt; &#187;. &lt;br/&gt;
Au fur et &#224; mesure que le mois de juillet se d&#233;roulait, nous jouions en tee-shirt, et elle retirait ses l&#233;gers pulls, au grand plaisir des musiciens. J'avoue avoir &#233;t&#233; un peu &#233;mue moi aussi : des seins larges et lourds, et ses cheveux qui tombaient lourdement sur ses &#233;paules, et ses doigts vifs voltigeant dans les airs, et ce sourire qui parfois traversait son expression s&#233;rieuse.&lt;br/&gt;
Quand je la croisais dans les couloirs, je rasais les murs, j'&#233;tais incapable de lui parler. En passant pr&#232;s de moi, elle affichait un sourire fig&#233; qui ne portait pas au dialogue. Pourtant, un jour, je fis le premier pas. &lt;br/&gt;
Je discutais avec deux musiciens, quand elle vint nous voir. De mani&#232;re d&#233;bonnaire, d&#233;contract&#233;e, sans nous regarder dans les yeux, pourtant. Mes deux coll&#232;gues se sont empress&#233;s de lui parler, de rire. Et moi, soudainement, je lui demandais si elle voulait un caf&#233;. Quand je lui tendis le gobelet, elle &#233;tait silencieuse et je m'approchais d'elle lentement. &lt;br/&gt;
&lt;br /&gt;&#8212; Connaissez vous &#224; l'orchestre de Madrid une amie clarinettiste Florence Morzi ? &lt;br/&gt;
&lt;br /&gt;&#8212; Oui, je la connais, me dit-elle en levant le regard vers moi. &lt;br/&gt;
C'est ainsi que nous avons eu notre premi&#232;re conversation. Sa fa&#231;on de parler, lente &#233;tait extr&#234;mement sp&#233;ciale. Elle regardait plus qu'elle ne parlait, elle regardait la bouche, le contour du visage, les yeux. &#171; &lt;i&gt;Sait-elle qu'elle m'allume ?&lt;/i&gt; &#187; J'&#233;tais troubl&#233;e : de pr&#232;s, je la trouvais belle, ses grands yeux noirs avaient quelque chose de tendre, et son regard balayait mon visage comme du velours. J'&#233;tais caress&#233;e par sa voix, si chantante et intime. &lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Un jour, lors d'une pause, j'errai dans les couloirs quand je la vis seule, assise sur une chaise, le visage dans les mains. Elle n'avait pas l'air bien. J'allais la voir. Elle leva le visage, pour me regarder, son visage &#233;tait extr&#234;mement angoiss&#233;. Je m'agenouillais instinctivement, et inqui&#232;te lui demandais si elle avait besoin de quelque chose, d'un verre d'eau. &#171; &lt;i&gt;Merci, tout va bien je vous remercie&lt;/i&gt; &#187;. &lt;br/&gt;
Ce jour l&#224;, comme si de rien n'&#233;tait, elle revenait &#224; son pupitre, et recommen&#231;ait d'une voix claire &#224; nous malmener, nous pousser dans nos retranchements, r&#233;p&#233;tait ind&#233;finiment les m&#234;mes mesures, jusqu'&#224; ce que &#231;a lui plaise. &lt;br/&gt;
Un autre jour, lors d'une pose, le bruit circula que Julien un corniste l'avait invit&#233;e &#224; diner et qu'elle avait refus&#233;. Ca me fit rire, et, entour&#233;e de tous ces hommes, je lan&#231;ai &#171; &lt;i&gt;bien fait, ca lui apprendra &#224; penser que toutes les femmes sont folles de lui &lt;/i&gt; &#187;. Aur&#233;lien, un ami de Julien, l&#226;cha &#171; &lt;i&gt;hum, elle doit &#234;tre lesbienne, elle est pas tr&#232;s f&#233;minine, pas coquette &lt;/i&gt; &#187;. Cette r&#233;flexion me laissa songeuse. Je la trouvais f&#233;minine moi, et quant &#224; &#234;tre lesbienne, j'en &#233;prouvais un secret contentement.&lt;br/&gt;
Plus le concert approchait, plus elle &#233;tait anxieuse, ses doutes l'assaillaient chaque jour un peu plus. Je l'observais de loin, assise &#224; l'&#233;cart en cachette, la t&#234;te prise dans les mains. J'allais la voir parfois et m'accroupissais face &#224; elle. &#171; &lt;i&gt;Avez-vous besoin de quelque chose&lt;/i&gt; &#187; m'aventurais-je. Mais elle me r&#233;p&#233;tait que non. &lt;br/&gt;
Mes coll&#232;gues avaient observ&#233; aussi ses moments d'angoisse, et devenaient angoiss&#233;s &#224; leur tour &#171; &lt;i&gt;et si elle nous l&#226;chait ? Ah les femmes cheffes, elles n'ont pas les &#233;paules pour toute cette pression &lt;/i&gt; &#187;. &lt;br/&gt;
Le concert arriva. La salle Pleyel se remplissait : les messieurs gras des premiers rangs, les femmes en robe de soir&#233;e et fourrure, les &#233;tudiants au balcon. &lt;br/&gt;
Des chuchotements dans le couloir m'apprirent que Maria &#233;tait enferm&#233;e dans sa loge, et qu'elle vivait un enfer. Je fus prise de piti&#233; et allais toquer. &#171; &lt;i&gt;C'est Cl&#233;mence, je peux vous &#234;tre utile ?&lt;/i&gt; &#187; Elle ouvrit la porte et je rentrais. Elle n'&#233;tait pas habill&#233;e, ni coiff&#233;e, et ses yeux &#233;taient creus&#233;s d'angoisse. &lt;br/&gt;
Lentement, elle s'assit de nouveau sur sa chaise. &#171; &lt;i&gt; Cl&#233;mence &#8230; je ne peux pas &lt;/i&gt; &#187; Si, elle le pouvait, il le fallait, annuler un concert en d&#233;but de parcours pouvait ruiner sa carri&#232;re. Je m'accroupis et la regardai dans les yeux &#171; &lt;i&gt;Mais si vous pouvez, vous le devez, Maria&lt;/i&gt; &#187; .
&#171; &lt;i&gt;Non, je ne peux pas, vous ne comprenez pas&lt;/i&gt; &#187;. Comment lui faire comprendre qu'il fallait qu'elle sorte de cette loge. Je la regardais toujours plus profond&#233;ment dans les yeux &#171; &lt;i&gt;Maria, murmurais-je, Maria, s'il vous plait, fa&#238;tes-le &lt;/i&gt; &#187;. Silencieusement, une perle de larme coula sur sa joue. J'&#233;tais tellement &#233;mue, j'avan&#231;ais ma main et retirais la larme.&lt;br/&gt;
Elle pronon&#231;a mon nom &#171; &lt;i&gt;Cl&#233;mence&lt;/i&gt; &#187;.
&lt;br /&gt;&#8212; Oui ?&lt;br/&gt;
Son regard changea imperceptiblement :&lt;br/&gt;
&lt;br /&gt;&#8212; Embrassez moi, me dit-elle en regardant la bouche.&lt;br/&gt;
&lt;br /&gt;&#8212; Je m'approchais d'elle, et posais mes l&#232;vres sur les siennes, en murmurant, &#171; &lt;i&gt;tout va bien se passer, vous &#234;tes merveilleuse, vous avez du charisme, vous avez fait un travail formidable&lt;/i&gt; &#187;. Ses l&#232;vres immobiles se laissaient embrasser par saccade. Je r&#233;fl&#233;chissais deux secondes, et apr&#232;s une h&#233;sitation, l&#226;chais : &#171; &lt;i&gt;Maria, pensez que quelqu'un dans l'orchestre est amoureux de vous &lt;/i&gt; &#187;.&lt;br/&gt;
Ses bras m'envelopp&#232;rent, et mon c&#339;ur se crispa d'&#233;motion. Je crus m'&#233;vanouir. Ses mains press&#232;rent mon dos. &#171; &lt;i&gt;Oui, je suis &#233;mue par vous, murmurais-je encore, d&#232;s le d&#233;but je crois, j'ai voulu &#8230; vous toucher, vous caresser &lt;/i&gt; &#187;. Mes mains passaient sur ses seins, et les pressaient l&#233;g&#232;rement. Un soupir s'&#233;chappa de ses l&#232;vres. Nos bouches s'unirent plus s&#251;rement, ma langue rencontrait la sienne.&lt;br/&gt;
Je soulevais son tee-shirt qui passait au dessus de sa t&#234;te, et observais ses seins volumineux comprim&#233;s dans un soutien-gorge strict. &#171; &lt;i&gt;Que vous &#234;tes belle&lt;/i&gt; &#187; fis-je en d&#233;grafant lentement le soutien-gorge. Les seins tomb&#232;rent dans mes mains, et instinctivement, en perdant le contr&#244;le, je massais sa poitrine plus vigoureusement. Je me penchais et embrassais les t&#233;tons durcis. Les l&#233;cher me fit mouiller m&#233;chamment, mon sexe me faisait terriblement mal. Mes doigts fins et longs agrippaient les deux mamelons et les pressaient l'un contre l'autre. La t&#234;te pench&#233;e en arri&#232;re, elle &#233;carta instinctivement les jambes, et je baissai son pantalon noir de concert. &lt;br/&gt;
&#171; &lt;i&gt;Laissez-vous faire &lt;/i&gt; &#187; soufflais-je en m'agenouillant face &#224; elle. Les &#233;paules sous ses cuisses, je m'approchais de son sexe au poil noir et court. Un l&#233;ger coup de langue fit d&#233;gager le clitoris, et je pus coulisser ma langue juste en dessous. Un l&#233;ger souffle rapide sortit de sa bouche. Reposant ses jambes, j'&#233;cartais ses l&#232;vres de mes doigts, et me mis &#224; glisser ma langue entre son vagin et son bouton durci. &#171; La d&#233;contracter &#187; me dis-je dans un moment d'&#233;trange lucidit&#233;. &lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je vagabondais autour de son bouton, faisais gonfler l'arr&#234;te et le clitoris sous mes coups de langue, tandis que son vagin s'ouvrait, s'humidifiait. Sa cyprine mouillait ma bouche, et son gout rentrait en moi comme un nouveau parfum. Tout devenait onctueux. J'avalais son suc, la langue alors s'engouffra dans son int&#233;rieur, et alla le plus profond&#233;ment possible. Une longue plainte sortit de sa bouche. Sa poitrine se gonflait par saccade, toute concentr&#233;e qu'elle &#233;tait par la mont&#233;e du d&#233;sir. &lt;br/&gt;
Avec ma t&#234;te, je faisais des allers retour, la langue tendue &#224; l'int&#233;rieur de son vagin, puis remontais vers le clitoris, et le lapais maintenant avidement, en approchant ma main de son sexe. Mes deux doigts s'enfon&#231;aient l&#233;g&#232;rement, mais pas tout &#224; fait. Je me reculais, et la regardais &#171; &lt;i&gt;qu'est ce que vous voulez ? Dites-le&lt;/i&gt; &#187;. Son corps parlait pour elle, son bassin s'avan&#231;ait vers mes doigts dans un mouvement proche de la souffrance. Elle se leva presque, et s'enfon&#231;a dans mes doigts&#8230; tr&#232;s profond&#233;ment. J'enfon&#231;ais de nouveau ma t&#234;te et ma langue dans son sexe. Un nouveau g&#233;missement. Et dans des mouvements amples et profonds je l'empalais avec ma main. Je l'aurais bais&#233;e une &#233;ternit&#233;, baiser une force de la nature pareille, une cheffe qui matait les plus durs &#224; cuire, une beaut&#233; andalouse, femme sensuelle, &#233;rotique... Elle haletait, &#171; &lt;i&gt;oui, oui, oui &lt;/i&gt; &#187;, et je sentais sa main m'agripper les cheveux.
J'arquais encore plus mon bras pour donner &#224; mes allers venus plus de vigueur. &lt;br/&gt;
Sa respiration s'acc&#233;l&#233;rait, et d'un coup, son corps se contracta, et un cri tout de suite &#233;touff&#233; dans sa main s'&#233;chappa de sa poitrine. Des contractions agit&#232;rent son corps&#8230; Je voyais ses seins lourds et remplis se figer, ses hanches se cambrer, ses yeux ferm&#233;s et son poing contre sa bouche. Et puis le repos. Mon visage toujours dans son sexe, je reprenais ma respiration. &lt;br/&gt;
Je me relevais lentement, et l'observais gentiment. Un sourire planait sur son visage, et doucement elle articula &#171; &lt;i&gt;gracias amor&lt;/i&gt; &#187;.&lt;br/&gt;
La sonnerie avait d&#233;j&#224; retenti une fois. Je courais dans les couloirs et quand j'arrivais dans les coulisses, je vis que tout le monde &#233;tait d&#233;j&#224; rentr&#233; sur sc&#232;ne. Je me faufilais dans les rangs et m'assis. A mon arriv&#233;e, je vis Alban se contracter et il se pencha vers moi &#171; &lt;i&gt;tu sens le sexe&lt;/i&gt; &#187;. Je chuchotais immobile &#171; &lt;i&gt;chut&lt;/i&gt; &#187;. Maria arriva 5 minutes plus tard, sous une vol&#233;e d'applaudissements. Mon ami se retourna vers moi, les yeux vifs et per&#231;ant &#171; &lt;i&gt;non&#8230; tu&#8230;&lt;/i&gt; &#187; &#171; &lt;i&gt;Chut !&lt;/i&gt; &#187; r&#233;p&#233;tais-je.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[gris]Lise[/gris]&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Rousse flamboyante</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Sophie Bramly</dc:creator>


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		<description>Assise &#224; mon bureau, je plaisante avec mon coll&#232;gue lorsque je la vois passer devant moi. Je ne la connais pas, elle doit &#234;tre une free lance qui vient pour la journ&#233;e comme c'est souvent le cas dans ma boite. Imm&#233;diatement, je me dis &#171; wow, elle est canon ! &#187;. Sexy, de magnifiques cheveux roux flamboyants l&#233;g&#232;rement ondul&#233;s, f&#233;minine et tr&#232;s classe dans son tailleur pantalon noir. Nos regards se croisent et je sens passer une petite d&#233;charge d'&#233;lectricit&#233; dans mon corps. Je d&#233;cide de ne pas y penser, (...)

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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;https://secondsexe.com/magazine/local/cache-vignettes/L150xH150/arton3026-7092e.jpg&quot; width='150' height='150' style='height:150px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Assise &#224; mon bureau, je plaisante avec mon coll&#232;gue lorsque je la vois passer devant moi.&lt;br/&gt;
Je ne la connais pas, elle doit &#234;tre une free lance qui vient pour la journ&#233;e comme c'est souvent le cas dans ma boite.&lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Imm&#233;diatement, je me dis &#171; wow, elle est canon ! &#187;. Sexy, de magnifiques cheveux roux flamboyants l&#233;g&#232;rement ondul&#233;s, f&#233;minine et tr&#232;s classe dans son tailleur pantalon noir. Nos regards se croisent et je sens passer une petite d&#233;charge d'&#233;lectricit&#233; dans mon corps.&lt;br/&gt;
Je d&#233;cide de ne pas y penser, trop souvent je m'emballe et syst&#233;matiquement je me fais des id&#233;es. &lt;br/&gt;
Pourtant tout au long de la journ&#233;e j'ai l'impression de sentir son regard dans mon dos&#8230; La journ&#233;e se passe sans que vraiment je n'arrive &#224; me concentrer sur quoi que ce soit. &lt;br/&gt;
Vers 19h, je l'entends se lever et dire au revoir aux personnes autour d'elle. &lt;br/&gt;
J'apprends son pr&#233;nom quand Jean lui dit &#171; salut L&#233;a ! &#187;&lt;br/&gt;
En partant, elle repasse devant moi, se retourne, me fixe de son regard azur et me dit : &#171; au revoir, bonne soir&#233;e, &#224; bient&#244;t j'esp&#232;re &#187;. Pendant un instant je suis prise de panique, je sens qu'il se passe quelque chose et sans que je m'en rende compte, je me vois lui r&#233;pondre &#171; attends moi si tu veux, j'allais justement partir aussi &#187;. &lt;br/&gt;
Sur le chemin qui nous m&#232;ne aux ascenseurs la tension est lourde entre nous et j'essaye de me cacher derri&#232;re mes habitudes de bout en train et plaisantant sur tout et rien. Mais je sens que &#231;a ne prend pas, pas cette fois-ci. &lt;br/&gt;
Une fois dans l'ascenseur l'atmosph&#232;re bascule et se tend imm&#233;diatement. Elle pose son regard transper&#231;ant sur moi, se rapproche et me susurre &#224; l'oreille qu'elle a pens&#233; &#224; moi toute la journ&#233;e. &lt;br/&gt;
Je suis p&#233;trifi&#233;e. Une pr&#233;datrice, elle va me poss&#233;der et je vais aimer &#231;a. Voila ce que je pense &#224; ce moment l&#224;.&lt;br/&gt;
Je sens sa main qui se glisse sous ma veste et se pose sur ma taille. Elle se colle &#224; moi, me presse, passe son nez dans mon cou, mes cheveux revient vers ma bouche ses yeux m'&#233;lectrisent jusqu'au plus profond de mon &#234;tre. &lt;br/&gt;
&#171; Je sais que toi aussi tu as pens&#233; &#224; moi, je l'ai senti &#187; me dit-elle. Elle m'embrasse. Un baiser profond, langoureux, sexuel. J'ai conscience qu'elle va &#234;tre ma premi&#232;re fois et que son pouvoir sur moi est implacable.&lt;br/&gt;
Notre baiser semble durer des heures, nos corps ondulent l'un contre l'autre. J'ai envie d'elle l&#224;, maintenant. &lt;br/&gt;
L'ascenseur arrive au rez-de-chauss&#233;e. Je la repousse gentiment, lui dis que je connais un endroit dans l'immeuble o&#249; on pourrait &#234;tre tranquilles. &lt;br/&gt;
Nous prenons les escaliers de service et descendons dans les sous-sols. Nous passons des &#233;tages luxueux, avec marbre et luminaires design d'une tour d'affaires typique de la D&#233;fense aux tr&#233;fonds glauques du b&#226;timent. Nous descendons vers notre d&#233;sir.&lt;br/&gt;
Au -2, il y a un local technique avec petit vestiaire, salle de bain et wc sont est l&#224; pour le gardien &#224; la fin de son service. De longs couloirs &#233;troits, des compteurs &#233;lectriques un peu partout, des ampoules qui gr&#233;sillent au plafond, des murs humides en brique, le d&#233;cor ne semble pas tr&#232;s romantique mais nous ne sommes pas l&#224; pour &#231;a. &lt;br/&gt;
Je l'entraine dans les wc ferme la porte &#224; cl&#233; et me colle contre le mur. Elle sourit, son regard me sonde toujours avec autant d'intensit&#233;.&lt;br/&gt;
Elle s'approche et nous nous embrassons &#224; nouveau. Je laisse transparaitre mon excitation de fa&#231;on plus &#233;vidente en laissant &#233;chapper de longs soupirs.
Elle ouvre ma chemise, me caresse, masse mes seins qui sont au garde a vous depuis longtemps. Sans m&#233;nagement, elle m'enl&#232;ve mon soutien gorge et me suce les seins. Je m'abandonne.&lt;br/&gt;
Elle remonte vers ma bouche, pendant que ses mains courent le long de mon corps vibrant. Elle d&#233;boutonne mon pantalon glisse sa main sous ma culotte et me masse avec conviction le sexe.&lt;br/&gt;
Je suis tremp&#233;e. Mon d&#233;sir pour elle me submerge. Je retire avec empressement mes v&#234;tements.&lt;br/&gt;
Nue, expos&#233;e devant elle, elle prend quelques instants pour me contempler. Je devine son envie de me poss&#233;der, de faire de moi sa chose. &lt;br/&gt;
Elle &#233;carte largement mes jambes, fait glisser ses doigts dans mon sexe et me baise violemment. Mon bassin ondule en rythme et je me laisse aller &#224; quelques &#171; oui &#187; &#233;touff&#233;s.&lt;br/&gt;
Sa bouche descend le long de mon corps me couvrant de baisers. Accroupie, sa bouche rejoint mon sexe pour ne faire plus qu'un. Elle me d&#233;vore. Sa langue me fouille sans rel&#226;che. J'attrape ses cheveux lui tire pour enfoncer encore plus son visage dans mon sexe. &#171; Oui mange moi ! &#187; lui dis-je. &lt;br/&gt;
Elle remonte vers moi me dit &#171; j'ai une surprise pour toi &#187;&#8230; puis elle prend ma main et la colle sur son entrejambe. L&#224; je sens une bosse dure sous son pantalon. Je la regarde avec surprise. &lt;br/&gt;
Elle ouvre sa braguette et sort un gros gode ceinture noir. &#171; Tu vas voir tu vas aimer &#231;a ! &#187; me dit elle.&lt;br/&gt;
Spontan&#233;ment je me baisse et commence &#224; la sucer. D'abord doucement, j'acc&#233;l&#232;re progressivement pour la sucer avidement en plongeant mes yeux dans les siens. Son bassin ondule pour faire aller et venir le gode dans ma bouche.
Brusquement elle m'attrape les cheveux me rel&#232;ve et me met en position de levrette en prenant appui sur les wc. &lt;br/&gt;
L&#224;, il y a comme un flottement dans l'air avant qu'elle me p&#233;n&#232;tre. Je sens mon sexe battre en attendant de se faire prendre. Puis, le bout du gode commence &#224; se frotter &#224; mon sexe humide.&lt;br/&gt;
Je lui crie &#171; oui, vas y prend moi ! &#187;. Je sens alors qu'elle enfile le tout d'un coup. Imm&#233;diatement elle enchaine par des coups r&#233;guliers et puissants qui me font g&#233;mir de plus en plus fort. &lt;br/&gt;
Ses mains saisissent mes seins qui ballotent au rythme des coups de butoir et les malaxent vigoureusement. Mon corps est en &#233;bullition, le plaisir monte par vagues intenses et d'ici peu de temps de vais exploser.&lt;br/&gt;
Les coups de gode s'acc&#233;l&#232;rent encore et vont au plus profond de mon sexe. &#171; Voila comme &#231;a, bien profond, t'aimes &#231;a hein ? &#187; me demande-t-elle.
&#171; Oui, oui, continue je vais jouir &#187;. Elle s'ex&#233;cute, saisit mes cheveux les tire en arri&#232;re et m'ach&#232;ve par quelques coups violents. &lt;br/&gt;
Une jouissance lib&#233;ratrice &#233;treint tout mon corps qui se contracte. Je sens mon vagin prit de spasmes. Une onde de plaisir me traverse de toute part. Elle se retire me retourne et m'embrasse profond&#233;ment. Je me sens bien et la trouve encore plus belle que lorsque je l'ai vu pour la premi&#232;re fois ce matin.&lt;br/&gt;
Je lui susurre : &#171; c'&#233;tait incroyable, mais maintenant &#224; mon tour de te faire jouir ! &#187;.&lt;br/&gt;
Elle sourit et me dit &#171; tu ne devrais pas avoir beaucoup de mal j'ai jamais &#233;t&#233; autant excit&#233;e ! &#187;.&lt;br/&gt;
Je la d&#233;shabille, contemple son corps parfait, ses seins lourds, magnifiques. Ses courbes f&#233;minines divines. Je retire son gode ceinture, lui fait sucer quelques instants avant de le mettre. &lt;br/&gt;
Maintenant, c'est moi qui vais la poss&#233;der. Je l'embrasse, caresse son corps de part en part. Ses seins g&#233;n&#233;reux me fascinent, je les d&#233;vore goulument.
Elle g&#233;mit, me presse contre elle de plus en plus. Ca m'excite au plus au point et je sens une vague de chaleur me parcourir.&lt;br/&gt;
Je descends vers son sexe int&#233;gralement &#233;pil&#233; et tremp&#233; ! Mon doigt s'engouffre &#224; l'int&#233;rieur et je commence &#224; la baiser. Un deuxi&#232;me doigt rejoint le premier. En parall&#232;le j'embrasse et je suce son clito d&#233;j&#224; gorg&#233; de d&#233;sir. Mes doigts acc&#233;l&#233;r&#232;rent et c'est sans m&#233;nagement que je la baise. &lt;br/&gt;
Elle me crie un grand &#171; oui, comme ca ! &#187;. &lt;br/&gt;
Je me rel&#232;ve l'embrasse, et la retourne. &#171; Attends, j'ai envi de t'enculer &#187; lui dis-je. Sans un mot, elle se penche alors et &#233;carte ses fesses avec ses mains. Je prends un peu de sa mouille et l'&#233;tale sur le gode avant de m'approcher doucement de son cul.&lt;br/&gt;
Elle me glisse alors &#171; vas y prend moi ! J'en ai trop envie &#187;. &lt;br/&gt;
Je m'enfonce et commence des petits va-et-vient. Elle se masturbe pendant que je l'encule. J'acc&#233;l&#232;re le mouvement et elle crie de plus en plus. Elle ne va pas tenir longtemps comme &#231;a c'est certain. Son cul et mon bassin s'&#233;pousent parfaitement en rythme, je malaxe ses seins et sa main continue de branler son sexe. &lt;br/&gt;
Quelques instants passent o&#249; nos r&#226;les s'unissent sentant que la fin est proche. Elle jouit d'un seul coup. Son cri d&#233;chire le calme ambiant du sous sol. Dans un dernier coup de butoir, je m'enfonce au plus profond de son cul.
Nous retrouvons lentement nos esprits, coll&#233;es nues l'une contre l'autre. Quelques minutes passent, puis je lui dis &#171; Au fait, moi c'est H&#233;l&#232;ne &#187; .&lt;br/&gt;
Elle sourit, me tend sa main et me lance un &#171; Enchant&#233;e ! &#187;.&lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[gris]Dita[/gris]&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Le malentendu</title>
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		<dc:creator>Sophie Bramly</dc:creator>



		<description>Katherine rentre dans mon bureau sans m&#234;me frapper et avance vers moi d'un pas calme en croisant les bras. La t&#234;te plong&#233;e dans mes dossiers, je l&#232;ve &#224; peine les yeux reconnaissant &#224; la fois le cliquetis de ses talons sur le parquet et l'odeur suave de son parfum. Je note juste qu'elle porte un tailleur-jupe qui lui va divinement bien. &quot;Alors &#8230; c'&#233;tait comment ?&quot; demande-t-elle d'un air faussement d&#233;tach&#233; en se plantant devant mon bureau. &quot;Quoi donc ?&quot; r&#233;pondis-je absorb&#233;e par ma (...)

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&lt;a href="https://secondsexe.com/magazine/-Histoires-entre-femmes-.html" rel="directory"&gt;Histoires entre femmes&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;https://secondsexe.com/magazine/local/cache-vignettes/L150xH89/arton3010-680e3.png&quot; width='150' height='89' style='height:89px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Katherine rentre dans mon bureau sans m&#234;me frapper et avance vers moi d'un pas calme en croisant les bras. La t&#234;te plong&#233;e dans mes dossiers, je l&#232;ve &#224; peine les yeux reconnaissant &#224; la fois le cliquetis de ses talons sur le parquet et l'odeur suave de son parfum. Je note juste qu'elle porte un tailleur-jupe qui lui va divinement bien.&lt;/p&gt; &lt;p&gt; &quot;Alors &#8230; c'&#233;tait comment ?&quot; demande-t-elle d'un air faussement d&#233;tach&#233; en se plantant devant mon bureau.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;	&quot;Quoi donc ?&quot; r&#233;pondis-je absorb&#233;e par ma t&#226;che.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;	&quot;Alex ... I don't have time for this, don't waste my time ...&quot; dit-elle agac&#233;e.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;	&quot;Je ne vois pas de quoi tu parles &#8230;&quot;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En fait si, je savais exactement de quoi il &#233;tait question, mais je voulais l'entendre de sa bouche. La mettre en face de ses contradictions qui duraient depuis trop longtemps. J'avais int&#233;gr&#233; quelques mois auparavant l'&#233;quipe de l'agence Get ready Inc sp&#233;cialis&#233;e en gestion de crise et relations publiques. J'&#233;tais responsable des communications.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je l'ai voulu d&#232;s les premiers instants et j'ai tout de suite su que c'&#233;tait r&#233;ciproque mais Katherine a toujours farouchement lutt&#233; contre ses sentiments. Probablement par peur de l'inconnu, et moi, par strict respect de la hi&#233;rarchie, je ne voulais pas la mettre mal &#224; l'aise, la situation aurait &#233;t&#233; bien trop compliqu&#233;e. Malgr&#233; tout, au fil du temps, une affinit&#233; &#233;vidente s'est cr&#233;&#233;e, ce qui devenait de plus en plus difficile. Quand nous nous croisions dans les couloirs de l'agence, nos regards s'attiraient comme des aimants &#8230; c'&#233;tait intense &#8230; avec, &#224; chaque fois, cette envie d&#233;raisonn&#233;e de go&#251;ter ses l&#232;vres gourmandes ... ou dans l'ascenseur, aux heures d'affluence, nos doigts se fr&#244;laient in&#233;vitablement et mon c&#339;ur manquait de sortir de ma poitrine quand je l'imaginais fr&#233;missante sous mes doigts taquins. De son c&#244;t&#233;, Katherine mimait l'indiff&#233;rence en fixant nerveusement les &#233;tages qui d&#233;filaient trop lentement &#224; son go&#251;t et n'esp&#233;rant qu'une seule chose : sortir de la cabine au plus vite.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'&#233;tait une d&#233;licieuse rousse, p&#233;tillante, dans la quarantaine, d'origine am&#233;ricaine parfaitement bilingue dont les yeux noirs per&#231;ants me terrassaient &#224; chaque regard. Son corps, un havre de promesses, &#233;tait sans aucun doute sculpt&#233; &#224; coup d'intensives s&#233;ances de gym, qui lui donnaient bien dix ans de moins.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La veille de son intrusion dans mon bureau, nous attendions un client important &#224; qui nous devions pr&#233;senter une strat&#233;gie face &#224; une crise sans pr&#233;c&#233;dent. L'ambiance &#233;tait &#233;lectrique, tout le monde &#233;tait sur le qui-vive surtout Katherine qui voyait l&#224; une opportunit&#233; en or d'imposer encore davantage la compagnie comme chef de file dans le domaine. Cela dit, elle savait qu'il fallait garder la t&#234;te froide sinon autant changer de m&#233;tier tout de suite.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le client arriva en d&#233;but de matin&#233;e. La cliente pour &#234;tre exacte ... &lt;br/&gt;
L'h&#233;riti&#232;re d'un empire m&#233;diatique qu'on ne pr&#233;sentait plus. &lt;br/&gt;
&quot;Alexandra Duval, en charge de votre dossier&quot; lui dit Katherine en guise de pr&#233;sentations. Tr&#232;s attirante et s&#251;re d'elle, elle me tendit sa main tout en me d&#233;shabillant du regard sans aucune discr&#233;tion et haussa les sourcils de satisfaction avec un l&#233;ger sourire. Je compris alors que mon allure androgyne totalement assum&#233;e ne lui d&#233;plaisait pas, tout comme Katherine la premi&#232;re fois que nous nous sommes rencontr&#233;es. J'interceptai d'ailleurs son regard m&#233;fiant qui surveillait ma r&#233;action.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pendant pr&#232;s d'une heure, j'exposais ma strat&#233;gie. Quelques questions plus tard, l'&#233;quipe &#233;tait convaincue, il ne restait plus qu'&#224; esp&#233;rer qu'il en serait de m&#234;me pour le grand public. Katherine se leva la premi&#232;re et vint se placer &#224; c&#244;t&#233; de moi, en bout de table, en fixant la cliente qui m'avait d&#233;vor&#233;e des yeux pendant toute la s&#233;ance. Moi, je souriais int&#233;rieurement du comique de la situation. La cliente, elle, n'avait que faire de ce regard agressif qui la mitraillait et continua &#224; me scruter de ses yeux d'un bleu intense presque transparent.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#192; la fin de la r&#233;union, elle me prit d&#233;licatement &#224; part par le bras qu'elle ne l&#226;cha plus. Elle m'invita &#224; boire un verre &#8230; et plus si affinit&#233;s ... du moins c'est ce que je lus entre les lignes ... Elle me parlait &#224; voix basse tout en me caressant discr&#232;tement le bras avec son index. D'un &#339;il distrait, je voyais Katherine affair&#233;e ailleurs qui me regardait du coin de l'&#339;il. La cliente partit satisfaite avant la pause-d&#233;jeuner. Elle repassa me prendre le soir, &#224; la fermeture des bureaux pour aller directement chez elle ...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je souris en repensant &#224; cet &#233;pisode tandis que Katherine, elle, est toujours plant&#233;e devant moi. Cette fois, elle a ses mains &#224; plat sur mon bureau &quot;did you FUCK her ? C'est pr&#233;cis l&#224; ?!&quot;. Sa position m'oblige &#224; relever la t&#234;te et &#224; la regarder &quot;la vulgarit&#233; ne te va pas &#8230; Arr&#234;te &#231;a &#8230;&quot; r&#233;pondis-je d'un ton pos&#233; en constatant son &#233;nervement grandissant. La tension est palpable et ses yeux noirs qui me fusillent se remplissent de larmes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Elle se redresse en voyant qu'elle n'obtiendra pas de r&#233;ponse et se pr&#233;cipite vers la porte. Je me l&#232;ve pour l'arr&#234;ter et l'enlace par derri&#232;re &quot;Don't touch me !&quot; crie-elle en se d&#233;battant. Nos mains se disputent, se m&#234;lent dans un flux de gestes incompr&#233;hensibles. Je finis par la plaquer face contre le mur et bloque ses gestes &quot;Calme-toi !&quot; dis-je &#224; voix basse. Je pousse ses cheveux sur le c&#244;t&#233; alors qu'elle essaie de se d&#233;faire de mon &#233;treinte &quot;Chuuut &#8230; doucement ...&quot; elle sanglote. Mon corps est coll&#233; au sien, une de mes mains glisse le long de sa hanche pour s'&#233;chouer sur sa fesse et remonte sa jupe d'un mouvement empress&#233; qui la fait geindre. Son corps finit par se d&#233;tendre, elle ferme les yeux, bascule sa t&#234;te en arri&#232;re sur mon &#233;paule et se cambre. Une de ses mains caressent mes cheveux tandis que mes doigts poursuivent leur incursion avec h&#226;te, caressent la douceur du bas noir qui recouvre sa cuisse et passent enfin la barri&#232;re de son string. Le soupir se transforme en g&#233;missement &#224; mesure que je caresse ses poils finement coup&#233;s et sa vulve d&#233;j&#224; inond&#233;e &quot;T'es tremp&#233;e &#8230;&quot; dis-je dans un souffle rempli de d&#233;sir en lui caressant l'oreille avec mes l&#232;vres ... Son corps se tend &#8230; Avant d'aller plus loin, je la retourne face &#224; moi. Son regard est troubl&#233;, flou, elle prend mon visage entre ses mains et colle sa bouche contre la mienne comme si c'&#233;tait son dernier geste. Nous nous embrassons fougueusement, nos langues dansent dans un flot de salive, des soupirs et des g&#233;missements de plaisir jaillissent. Je l&#232;che son cou qui sent bon le parfum fort tandis qu'une de mes mains plaque les siennes contre le mur au-dessus de sa t&#234;te. Son corps est offert, &#224; ma merci, il ondule d&#233;j&#224;. D'un geste pr&#233;cipit&#233;, je d&#233;boutonne son chemisier qui s'ouvre sur un dessous noir satin&#233; contrastant avec la p&#226;leur de sa peau, elle remonte une jambe contre moi, mon autre main glisse de nouveau entre ses cuisses o&#249; mes doigts se faufilent jusqu'&#224; la source d&#233;bordante mais sans y rentrer. Lubrifi&#233;s, ils se contentent de faire des va-et-vient entre son clitoris &#224; sa vulve. Chaque doigt go&#251;te &#224; chaque parcelle de fine peau gonfl&#233;e par le plaisir. Il la tapote, la caresse, la titille, la tourmente, se r&#233;gale ... Nos bouches d&#233;vorantes sont toujours coll&#233;es, nos langues assoiff&#233;es, entrem&#234;l&#233;es. Ses g&#233;missements se font bient&#244;t cris de supplice alors que mes doigts s'agitent de plus en plus &#8230; Je c&#232;de &#8230; Un &#171; Oh God !! &#187; brutal retentit alors qu'elle s'agrippe &#224; moi &#8230; Le plaisir est tenace, quelle intense sensation de sentir son bassin qui se cogne contre mes doigts ... elle me rappelle &#224; quel point j'aime faire l'amour &#224; une femme ... Je lui susurre &quot;Il n'y a que toi tu entends ... Seulement toi &#8230;&quot; en m'enfon&#231;ant encore davantage. Katherine ne tient plus, mon bras la saisit &#224; la taille alors qu'elle s'accroche &#224; mon cou. Le va-et-vient se fait de plus en plus rapide, la vague de plaisir est &#233;norme et nous submerge, nos respirations haletantes se confondent en g&#233;missements assourdissants qui remplissent la pi&#232;ce au plafond haut sans nous pr&#233;occuper de qui pourrait nous entendre de l'autre c&#244;t&#233;, nous sommes dans le moment pr&#233;sent et pr&#233;cieux. Mes doigts s'&#233;lectrisent au contact de ses parois qui n'attendaient qu'eux, elles se contractent, ils se frottent &#224; elles, se contorsionnent. Katherine m'enserre nerveusement les hanches avec ses jambes tout en bougeant son bassin avec de plus en plus de fr&#233;n&#233;sie jusqu'&#224; ce qu'un orgasme violent l'envahisse et la fasse hurler ... Nos corps essouffl&#233;s restent enlac&#233;s quelques minutes, j'en profite pour d&#233;poser quelques baisers sur ses joues &#233;carlates et ses l&#232;vres entrouvertes. Elle finit par ouvrir les yeux et me sourit. Puis, la sonnerie du t&#233;l&#233;phone retentit ... Je jure &quot;Merde !&quot; oblig&#233;e de s&#233;parer nos corps pour rejoindre mon bureau. Je d&#233;croche &quot;Oui ? Oui &#8230; OK, elle arrive ... &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[gris]Cameron[/gris]&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>L'avenir incertain</title>
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		<dc:creator>Sophie Bramly</dc:creator>



		<description>Margareth, belle dans son tailleur bleu sombre, une chemise de soie blanche entrouverte marche dans les couloirs de l'Assembl&#233; Nationale. Elle a les yeux bleus, le visage ferm&#233;, et des cheveux ch&#226;tains sombres accroch&#233;s derri&#232;re sa nuque. Enfilant son manteau, elle pousse la lourde porte d'entr&#233;e, o&#249; des journalistes attendent en haut des marches, le micro &#224; la main. &#171; Madame la d&#233;put&#233;e, un commentaire ? &#187;. Elle regarde le micro qu'on lui tend, regarde frontalement la cam&#233;ra et dit une phrase (...)

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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;https://secondsexe.com/magazine/local/cache-vignettes/L150xH94/arton2998-180d7.jpg&quot; width='150' height='94' style='height:94px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Margareth, belle dans son tailleur bleu sombre, une chemise de soie blanche entrouverte marche dans les couloirs de l'Assembl&#233; Nationale. Elle a les yeux bleus, le visage ferm&#233;, et des cheveux ch&#226;tains sombres accroch&#233;s derri&#232;re sa nuque. Enfilant son manteau, elle pousse la lourde porte d'entr&#233;e, o&#249; des journalistes attendent en haut des marches, le micro &#224; la main. &lt;br/&gt;
&#171; Madame la d&#233;put&#233;e, un commentaire ? &#187;. &lt;br/&gt;
Elle regarde le micro qu'on lui tend, regarde frontalement la cam&#233;ra et dit une phrase laconique, concluant par un &#171; si vous voulez bien m'excuser &#187;. Il est 20h, son mari ne l'attend pas encore, il ne sera l&#224; qu'&#224; 23h et les enfants sont gard&#233;s par la voisine. Elle sort son portable de la poche et &#233;crit : &#171; tu es libre ce soir ? J'ai deux heures&#8230; &#187;. Quelques minutes plus tard, son portable vibre &#171; viens &#224; mon h&#244;tel si tu veux, nous dinerons &#187;. &lt;br/&gt;
Instinctivement, sa marche s'acc&#233;l&#232;re, elle h&#232;le un taxi, et dit &#171; &#224; l'H&#244;tel europ&#233;en, rue des Archives &#187;. Sa main serrant dans son manteau son portable, elle reste silencieuse tandis que la radio diffuse faiblement une musique. &lt;br/&gt;
L'h&#244;tel europ&#233;en est un h&#244;tel pour businessman, un bel h&#244;tel, large et confortable, avec des canap&#233;s, des fauteuils en cuir, et une grande salle &#224; manger feutr&#233;e. Elle a &#224; peine le temps d'aller au bar de la salle de r&#233;ception que l'ascenseur s'ouvre sur une femme &#224; l'allure souple. &lt;br/&gt;
La d&#233;put&#233;e regarde marcher cette femme un moment et lui sourit. Sophia s'est avanc&#233;e silencieusement, comme une chatte d&#233;licate, son visage est si avenant, qu'elle para&#238;t encore adolescente alors qu'elle fr&#244;le la quarantaine. Elles se rapprochent et se font la bise, et Margareth est frapp&#233;e par l'odeur de cette peau si imm&#233;diatement reconnaissable. &lt;br/&gt;
Margareth est heureuse, presque soulag&#233;e d'&#234;tre l&#224;, et demande dans un murmure ce que Sophia veut boire. &#171; Un bourbon &#187; dit-elle en souriant, avec un regard net et d&#233;cid&#233;. Margareth ressent le timbre de la voix comme une vague de chaleur se r&#233;pandant dans son corps. Le bourbon est servi, Sophia le porte &#224; ses l&#232;vres et lui dit &#224; quel point &#231;a lui fait plaisir de la voir. Elles discutent un peu, beaucoup, le regard pos&#233; sur les l&#232;vres de l'autre, les joues, le contour des yeux. Comme elles se trouvent belles alors&#8230; &#171; Tu as faim ? &#187; demande Sophia &#224; Margareth, et l'entraine dans la salle &#224; manger &#224; peine remplie. Les tables sont tellement &#233;loign&#233;es les unes des autres, que Margareth ne per&#231;oit rien ni personne, et elles s'assoient dans un coin, &#224; une table ronde. Les plats arrivent, le vin coule goulument dans les verres que les serveurs s'empressent de remplir. &lt;br/&gt;
Sophia qui n'est &#224; Paris que pour quelques jours regarde son amie et amante depuis peu, cette femme mari&#233;e qu'elle n'aurait jamais crue avoir, et pourtant&#8230; Quelle tentation ! Comme il est difficile de r&#233;sister, or en r&#233;alit&#233;, il n'est plus question de r&#233;sister, puisque son corps entier est au service de cet amour. De temps en temps, elle croise le mari de sa ma&#238;tresse, dans des congr&#232;s, &#224; Bruxelles ou Londres, et ne peut s'emp&#234;cher d'avoir honte, surtout quand il vient la saluer amicalement. Oui, elle a honte, mais elle est d&#233;j&#224; &#8230; d&#233;pendante du corps de sa femme. Saura-t-il un jour qu'elle est d&#233;pendante de ce corps ? Elle se perd dans ses consid&#233;rations, tandis que Margareth raconte sa vie et ses vicissitudes, la difficult&#233; d'&#234;tre une femme au parlement, comment les hommes oscillent entre s&#233;duction et misogynie, comment elle doit para&#238;tre homme, hausser la voix, asseoir ses arguments avec autorit&#233;. &lt;br/&gt;
Margareth a besoin de parler. Elle ne se confie pas dans la vie, entretient des relations cordiales avec ses coll&#232;gues, amis, mais en g&#233;n&#233;ral ne s'&#233;panche pas. Et n'a jamais dit &#224; personne qu'elle &#233;tait amoureuse d'une femme. Et quelle femme : tout en parlant, elle regarde encore Sophia, fine et grande, au visage de Tartare, aux yeux bleus fendus en amande, et au sourire ambigu. Elle ressemble &#224; un renard ou &#224; un chat, et a l'instinct d'un f&#233;lin. &lt;br/&gt;
Le destin s'est v&#233;ritablement abattu sur elle. Ce n'est que quelques heures &#224; chaque fois, deux ou trois heures tout au plus, dans des chambres d'h&#244;tel. La premi&#232;re fois qu'elles se sont allong&#233;es sur un lit, Sophia lui a fait d&#233;licatement l'amour, en experte, les yeux riv&#233;s sur ses paupi&#232;res closes. Sophia se l&#232;ve et demande &#224; Margareth de l'accompagner, un cadeau l'attend dans sa chambre. Dans l'ascenseur, l'une en face de l'autre, elles restent silencieuses, le souffle court, les joues empourpr&#233;es. &lt;br/&gt;
Une fois arriv&#233;es dans la chambre, Sophia fouille dans sa valise et lui sort un livre, qu'elle avait achet&#233; en pensant &#224; elle. Margareth prend le livre et dit merci, merci, le pose sur la chaise et lui prend les mains, et la taille, et dit &#224; nouveau &#171; merci, ma ch&#233;rie &#187;, et l'embrasse. Leurs l&#232;vres se touchent, leurs l&#232;vres humides et souples se touchent et se fondent l'unes dans l'autres, pour laisser la place aux langues, et &#224; la moiteur de leur salive. Sophia tremble, c'est incroyable, une crampe lancinante r&#233;veille son sexe, et les pulsations de son sang irradient son ventre et ses cuisses. &lt;br/&gt;
Sur le lit o&#249; Margareth a entra&#238;n&#233; son amie, Sophia &#224; moiti&#233; nue, ferme les yeux et sent des caresses sur ses seins, et le contact mouill&#233; de la langue sur ses t&#233;tons. Elle sent son jean se d&#233;boutonner et descendre &#224; ses chevilles. Elle ouvre les yeux, voit le visage de son amante la regarder avec convoitise, ses yeux bleus et brillants. Une main est rentr&#233;e dans sa culotte et s'engouffre dans son humidit&#233;, tout est coulant et onctueux. &#171; Tu vois l'effet que tu me fais &#187; r&#233;ussit-elle &#224; articuler. Et elle sent des doigts agiles et souples lui toucher son clitoris, des doigts qui rechignent &#224; s'enfoncer, pas encore. Sa respiration s'acc&#233;l&#232;re, elle pense fort &#171; baise moi, baise moi &#187;, mais ne dit rien, et laisse faire&#8230; &lt;br/&gt;
Margareth se baisse et rel&#232;ve avec ses deux bras les cuisses de son amie et enfonce sa langue dans son sexe, et boit, s'abreuve de cette eau chaude et &#233;paisse. Elle pourrait la l&#233;cher une &#233;ternit&#233;, &#224; grands coups de langue. Sophia g&#233;mit, hal&#232;te, explose, son corps entier se crispe, non pas tout de suite, attend, non, &#8230; Ma drogue, se dit-elle, alors que Margareth s'est relev&#233;e et qu'elle l'embrasse dans le cou, qu'elle la mord et la suce. &#171; Ma drogue &#187;. &lt;br/&gt;
Sophia se rel&#232;ve et c'est elle maintenant qui prend les commandes, retire la jupe si sobre de la d&#233;put&#233;e et enfonce tout de suite sa t&#234;te entre ses cuisses, creux d&#233;j&#224; bien humide, et gonfl&#233;, et s'abreuve &#224; son tour, boit, et lape, les doigts jouant &#224; l'entr&#233;e du sexe, et enfon&#231;ant doucement, deux doigts tout de suite, et lape encore. Elle bouge les deux doigts &#224; l'int&#233;rieur &#224; l'endroit o&#249; sa langue se r&#233;pand &#224; l'ext&#233;rieur. L'onde de choc arrive bient&#244;t dans ce corps vibrant, le corps se contracte, et un cri &#224; peine retenu s'&#233;chappe de ses l&#232;vres entrouvertes. C'est toujours si rapide avec elle, elle jouit si vite, comme si elle se d&#233;livrait enfin.&lt;br/&gt;
Un peu plus tard, nues, l'une et l'autre, l'une contre l'autre : encore un quart d'heure, car il est bient&#244;t minuit, encore un quart d'heure pense fortement Sophia, mais Margareth s'est d&#233;j&#224; relev&#233;e, reboutonne son soutien-gorge, et c'est bient&#244;t la fin. Sophia essaye de la retenir par des caresses, mais Margareth regarde amoureusement Sophia, et lui dit &#171; mon amour, je d&#233;teste partir comme &#231;a&#8230; &#187;, Sophia la t&#234;te reposant sur l'oreiller, l'&#233;coute silencieusement, c&#233;r&#233;monieusement, comme si elle pronon&#231;ait quelques formules magiques. &#171; Je dois y aller, &#187; murmure-t-elle encore puis apr&#232;s une constatation qui lui fait presque mal, dit &#171; que tu es belle &#187;. Sophia sourit avec fatalit&#233;. Margareth a des scrupules et reste assise sur le lit. Sophia se l&#232;ve et &#224; contre c&#339;ur pour encourager son amie lui tend la main &#171; Viens &#187;, l'entra&#238;nant &#224; l'entr&#233;e. Elle entrouvre la porte et lui murmure &#171; au revoir ma ch&#233;rie &#187;. Son amie lui d&#233;pose un baiser et part. &lt;br/&gt;
Refermant la porte derri&#232;re elle, Sophia sent d&#233;j&#224; le cruel manque de son corps. &lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[gris]Lise[/gris]&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Soir&#233;e de filles, la suite !</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Sophie Bramly</dc:creator>


		<dc:subject>Orgasme</dc:subject>
		<dc:subject>Lesbienne</dc:subject>
		<dc:subject>Bisexualit&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>Danse </dc:subject>
		<dc:subject>France </dc:subject>

		<description>Tu sursautes. Des rires fusent, on se regarde et explosons de rire &#224; notre tour, on se sent comme deux gamines prises en flagrant d&#233;lit ! Nos corps sont toujours l'un contre l'autre, encore essouffl&#233;s, ta poitrine glisse contre la mienne ... Douce sensation qui ravive mon ardeur &#8230; Un baiser dans le cou, j'&#233;gare une main sur ta cuisse et lance ironiquement en souriant : Plut&#244;t docile l'h&#233;t&#233;ro &#8230; j'en connais un qui serait content &#8230; Tu me repousses gentiment, un sourire au bord des l&#232;vres. Tu parles (...)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;https://secondsexe.com/magazine/local/cache-vignettes/L150xH98/arton2882-44bdf.jpg&quot; width='150' height='98' style='height:98px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Tu sursautes. Des rires fusent, on se regarde et explosons de rire &#224; notre tour, on se sent comme deux gamines prises en flagrant d&#233;lit !
Nos corps sont toujours l'un contre l'autre, encore essouffl&#233;s, ta poitrine glisse contre la mienne ... Douce sensation qui ravive mon ardeur &#8230; Un baiser dans le cou, j'&#233;gare une main sur ta cuisse et lance ironiquement en souriant : &lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#8212; Plut&#244;t docile l'h&#233;t&#233;ro &#8230; j'en connais un qui serait content &#8230;&lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Tu me repousses gentiment, un sourire au bord des l&#232;vres.&lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#8212; Tu parles ... c'est un mec, il adorerait &#231;a !&lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#8212; Pas s&#251;r s'il peut ni regarder, ni toucher, je suis pas partageuse moi &#8230;&lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#8212; Oui j'avais remarqu&#233; !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Tu te r&#233;ajustes en pestant contre ton string tout mouill&#233;. &quot;Enl&#232;ve-le&quot;. Ma proposition t'&#233;tonne mais tu t'ex&#233;cutes avec un brin de curiosit&#233;. Tes yeux ont retrouv&#233; leur vert piquant dans lequel je lis du d&#233;fi, tu fourres le bout de tissu dans uns des poches de mon jean et ta bouche, d&#233;licieusement charnue d&#233;pourvue de toute trace de rouge &#224; l&#232;vres, me susurre &quot;j'ai h&#226;te de voir de ce que tu me proposes ensuite ...&quot;. Que j'aime ton air malicieux plein de promesse &#8230;&lt;br/&gt;
Tu ouvres la porte de la cabine en me tirant par la main &#224; ta suite. Des filles attendent leur tour en ligne, elles nous mitraillent du regard, d'autres nous regardent avec un sourire entendu ou te d&#233;visagent avec envie en arborant un sourire gourmand.&lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Nous retournons dans le tumulte. La piste est encore plus noire de monde que tout &#224; l'heure. L'ambiance est chaude, l'air satur&#233; par les odeurs de sueur, d'alcool et de sexe. Difficile de se frayer un chemin parmi tous ces corps qui d&#233;ambulent et que tu bouscules sans m&#233;nagement. Tu marches en dansant quand la musique de &quot;Avalon&quot; de Juliet retentit, la foule est hyst&#233;rique, en d&#233;lire, les filles qui &#233;taient assises se l&#232;vent pour venir danser. Le monde sur la piste nous oblige &#224; plus de proximit&#233; mais &#231;a ne t'emp&#234;che pas de bouger sur le rythme de la basse, tes cheveux se balancent et des m&#232;ches viennent caresser ton visage, tes mains se prom&#232;nent sur ton corps, elles froissent le tissu de ta robe, caressent ta gorge, tes doigts effleurent tes l&#232;vres, ton regard &#233;meraude intensifi&#233; par l'effet du eye-liner est plong&#233; dans le mien, tu m'hypnotises ... Mes pulsations cardiaques sont clairement au-del&#224; de la limite autoris&#233;e, mes mains, mes doigts me d&#233;mangent de nouveau. Je fais comme si de rien n'&#233;tait malgr&#233; la difficult&#233; &#224; me concentrer sur autre chose que sur toi. Je d&#233;tourne le regard de peur que tu y lises l'envie de te baiser de nouveau &#224; t'en faire perdre la raison, l&#224;, sur la piste &#8230; Tu te colles contre moi en continuant ton spectacle incendiaire, tu es sensuelle, charnelle, sexuelle ... Je me d&#233;robe, je n'en peux plus, je dois absolument me calmer mais ta main me retient, ta bouche se colle &#224; mon oreille &quot;pas si vite !&quot;, je n'ai pas le temps de contester, tu m'embrasses goulument, gobe ma langue comme si c'&#233;tait un sucre d'orge en faisant de longs va-et-vient tr&#232;s appliqu&#233;s. Je reste l&#224; &#8230; je subis ton assaut, compl&#232;tement t&#233;tanis&#233;e par le plaisir inou&#239; que ton geste me procure, ma langue n'est plus qu'un membre en &#233;rection, les battements de mon c&#339;ur tapent dans mes tempes et dans mon entre-jambe qui enfle &#224; vue d'oeil. &lt;br/&gt;
Tes yeux sont plant&#233;s dans les miens, ils se r&#233;jouissent de me voir succomber, encore une fois ... Soudain, l'humidit&#233; et la chaleur sur ma cuisse me font r&#233;aliser que tu te frottes impun&#233;ment. Tu d&#233;passes les bornes. Mes mains passent sous ta robe et attrapent tes fesses, te plaquent davantage. Quel d&#233;lice de sentir ton clitoris gonfl&#233; et tes l&#232;vres se mouiller d'autant plus. Nous entamons un corps &#224; corps lascif, ma jambe entre les tiennes, qui ne fait qu'accro&#238;tre ce d&#233;sir qui nous tient de nouveau en otages. Baiser fougueux, les souffles et les g&#233;missements se m&#233;langent, ton frottement discret est de plus en plus appuy&#233;, je glisse une main entre tes cuisses, l'autre te tient les fesses, les doigts se faufilent jusqu'&#224; l'entr&#233;e de ta vulve d&#233;j&#224; dilat&#233;e, je veux te sentir vibrer, fr&#233;mir de plaisir. Le contact te fait g&#233;mir aussit&#244;t, mes doigts titillent, massent, p&#233;n&#232;trent l&#233;g&#232;rement, ton bassin va et vient sans cesse. J'entends ton souffle fort pr&#232;s de mon oreille et un murmure haletant &quot;j'aime tes doigts bordel &#8230;&quot;, ton corps n'est plus qu'une onde de plaisir pendant quelques minutes puis tu trembles, tes doigts se crispent, tu t'agrippes, me serres contre toi et l&#226;ches un soupir qui se termine en cri aigu &#8230; Tu tangues &#8230;&lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La soir&#233;e se termine tard dans la nuit. Je te propose de partager un taxi mais tu pr&#233;f&#232;res aller directement chez moi, soit disant pour ne pas r&#233;veiller Beno&#238;t.&lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Au petit matin, je te retrouve endormie pr&#232;s de moi, nue, sur le ventre, tes cheveux &#233;b&#232;nes &#233;tal&#233;s sur le coussin et ton visage, les bras relev&#233;s, tu es sublime, presque insolente m&#234;me dans ton sommeil ... La couette te couvre pudiquement les hanches, ta jambe l&#233;g&#232;rement relev&#233;e me donne une vue imprenable sur ton sexe qui me rappelle notre folle soir&#233;e et fait resurgir mon ardeur ... J'embrasse ton cou, caresse, fr&#244;le ton dos parsem&#233; de quelques grains de beaut&#233; avec ma bouche et m'&#233;choue sur la chute de tes reins. Je crois entendre un grognement sans en &#234;tre vraiment s&#251;re. Mes l&#232;vres fl&#226;nent sur tes fesses rebondies tandis que mes mains s'aventurent sur le dos et l'int&#233;rieur de tes cuisses, un &quot;huumm&quot; vient ponctuer mon geste et ton bassin remue presque imperceptiblement pour m'encourager &#224; continuer. Je glisse sur toi, le contact de nos deux corps, de tes fesses contre mon pubis est &#233;lectrique, nous en g&#233;missons toutes les deux, tes reins se creusent instinctivement, ton cul vient &#224; ma rencontre une nouvelle fois, je te rends la pareille en t'arrachant un nouveau soupir. Je respire fort, tu souris et passes ta main dans mes cheveux que tu serres dans ton poing, je te glisse &#224; l'oreille &quot;arr&#234;te &#8230; tu m'excites ...&quot;, d'une voix douce encore endormie tu glousses na&#239;vement &quot;ah bon ... ?!&quot; en &#233;cartant davantage tes jambes comme un appel. Je t'embrasse dans le cou, ma langue part &#224; la conqu&#234;te de tes flans et de tes fesses, une main glisse sous ton pubis, te soul&#232;ves, d'autres doigts &#233;cartent tes fesses, ma langue se glisse le long de la fente et autour de l'anus qui se pr&#233;sente &#224; moi, tu te mets sur tes avant-bras, tes l&#232;vres d&#233;j&#224; ros&#233;es par le plaisir qui s'en vient apparaissent, je titille, tu souffles, ton bassin a des mouvements de plus en plus prononc&#233;s. Pour plus de latitude je me retourne et glisse sous toi alors que tu te repositionnes &#224; quatre pattes. Je me r&#233;gale, je suce, l&#232;che, lape et caresse sans r&#233;pit ton clitoris de plus en plus turgescent et &#233;carlate, tes l&#232;vres suintantes de plaisir tandis que tes g&#233;missements de plaisir retentissent dans la chambre. J'aime ton go&#251;t, ton odeur, tu m'enivres ... Tes reins dansent, tes doigts s'agrippent au coussin, tu y plonges ton visage pour &#233;touffer tes complaintes.&lt;br/&gt;
Soudain, premier orgasme, fort, intense, tu cries et t'affales. Je te retourne face &#224; moi et te p&#233;n&#232;tre, tu te laisses aller &#224; cette nouvelle vague de plaisir, ta t&#234;te bascule en arri&#232;re, ta bouche entrouverte souffle des g&#233;missements contre la mienne, je m'enfonce, mes doigts s'agitent, tournent, cherchent la faille, ton bassin suit le rythme, tu te cambres, tu t'agrippes. Je t'attrape par la taille pour t'asseoir sur moi, tu entrouvres les yeux, tu prends mon visage dans tes mains pour m'embrasser, je te caresse le dos, tes reins remuent de plus en plus fort &quot;je vais jouir &#8230; - je sais &#8230;&quot;, l'orage gronde quelques secondes plus tard et te terrasse. On retombe sur le drap froiss&#233;, encore enlac&#233;es et &#224; bout de souffle. Je te couvre de caresses et de baisers, tu souris et ouvres enfin les yeux, &quot;bonjour &#8230; ! &quot;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[gris]Cameron[/gris]&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Soir&#233;e de filles</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Sophie Bramly</dc:creator>


		<dc:subject>Clitoris</dc:subject>
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		<description>Je t'avais pr&#233;venue &quot;Tu risques de te faire draguer... - Et alors ?!&quot; m'avais-tu r&#233;pondu d&#233;tendue et l'air presque d&#233;tach&#233;, toi h&#233;t&#233;ro jusqu'au bout des ongles qui s'amuse parfois &#224; m'allumer tant en acte qu'en parole. Un jour, je t'ai propos&#233;e d'aller &#224; une de ces soir&#233;es priv&#233;es 100% filles &#8230; On est arriv&#233;es vers minuit. La musique est assourdissante, la basse fait vibrer le sol sous nos pieds. Tu as tr&#232;s vite perdu ta pudeur et ton corps est devenu ton unique moyen de communication. Le voil&#224; qui se (...)

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		</description>


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Je t'avais pr&#233;venue &quot;Tu risques de te faire draguer... - Et alors ?!&quot; m'avais-tu r&#233;pondu d&#233;tendue et l'air presque d&#233;tach&#233;, toi h&#233;t&#233;ro jusqu'au bout des ongles qui s'amuse parfois &#224; m'allumer tant en acte qu'en parole. Un jour, je t'ai propos&#233;e d'aller &#224; une de ces soir&#233;es priv&#233;es 100% filles &#8230;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On est arriv&#233;es vers minuit. La musique est assourdissante, la basse fait vibrer le sol sous nos pieds. Tu as tr&#232;s vite perdu ta pudeur et ton corps est devenu ton unique moyen de communication. Le voil&#224; qui se d&#233;hanche et se laisse p&#233;n&#233;trer par la musique. Tu joues avec tes cheveux, ton regard &#233;meraude se trouble, tu me regardes en coin d'un l'&#339;il lubrique et le d&#233;sir surgit en deux secondes au creux de mon ventre comme trop souvent quand je te regarde ...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ton allure &quot;lipstick&quot; attire et attise les regards. Une fille aventureuse pr&#232;s de toi se rapproche et te colle par derri&#232;re, tu te laisses faire tout en me regardant alors que je lutte pour ne rien montrer de la jalousie qui m'assaille. Le jeu &#224; l'air de t'amuser, tu es bien la seule. Elle t'enserre par la taille et plonge son visage dans tes cheveux noirs d&#233;faits, toi tu continues &#224; me rire au nez sans me quitter des yeux et lui offres ton cou d&#233;licat. L'air est &#233;lectrique, je ne sais pas combien de temps encore je pourrai rester sto&#239;que face &#224; ton attitude aguichante qui m'emp&#234;che soudain de penser clairement. Tu finis par poser tes mains sur les siennes, les caresser et placer tes bras autour de son cou. Les mains de l'&#233;trang&#232;re deviennent vagabondes, elles escaladent et redescendent lentement le long de ton corps, effleurent ton ventre, caressent tes cuisses &#224; travers le tissu de ta robe puis remontent vers tes seins. C'est le geste de trop, je me pr&#233;cipite, saisis ton visage et t'embrasse. Ton sourire me dit &quot;t'en as mis du temps !&quot; et ta bouche s'ouvre en laissant passer ma langue sans la moindre objection. Notre baiser est affam&#233;, nos langues avides, elles r&#233;pondent sans aucun doute &#224; une trop longue attente et rapidement ce contact n'est plus assez, nos corps se collent d&#233;j&#224; avec la soif d'autre chose. Je t'arrache &#224; la fille qui ne comprend toujours pas ce qui se passe. Je l'ai d&#233;j&#224; oubli&#233;e.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Arriv&#233;es aux toilettes, je nous enferme dans une cabine sans m'inqui&#233;ter du monde alentour, s'il y en a. Je te plaque contre le mur, nos l&#232;vres se rejoignent, comme aimant&#233;es, les mains se cherchent, les salives se m&#233;langent. Je m'aventure sur ta gorge offerte, tes seins, tes t&#233;tons que je sens tendus &#224; travers la dentelle, tu g&#233;mis, je glisse sous le tissu, palpe tes fesses fermes et rondes comme je les imaginais puis la chair douce et chaude de tes cuisses, un d&#233;lice. Ma main polissonne passe sans difficult&#233; la barri&#232;re de ton string tremp&#233; et rejoint tr&#232;s vite ton clitoris gonfl&#233; qui demande gr&#226;ce, elle le caresse &quot;pas l&#224; ...&quot; contestes-tu en la guidant d'un geste pr&#233;cipit&#233; un peu plus loin, l&#224; o&#249; ta cyprine coule &#224; flot ... Je ne me fais pas prier, je fouille entre tes l&#232;vres grossies par ce d&#233;sir enfoui auquel tu te donnes enfin et m'engouffre avec vigueur dans cet antre dilat&#233; qui m'accueille avec bonheur. &lt;br/&gt;
Dieu que c'est bon, que j'aime &#234;tre l&#224; ... tu murmures un &#171; oh oui ... &#187; et tu t'agrippes &#224; moi comme &#224; une bou&#233;e de sauvetage, ton visage enfoui dans mon cou pour &#233;touffer des g&#233;missements qui n'en sont plus, tes doigts s'accrochent alors que les miens se d&#233;lectent du velours chaud et mouill&#233; de ton vagin qui s'ouvre de plus en plus pour me laisser aller et venir au plus profond de toi. Ton bassin a d&#233;j&#224; pris une cadence fr&#233;n&#233;tique qui suit le rythme de mes doigts, tes reins se cambrent sous le plaisir &#171; T'arr&#234;te pas ... &#187; dis-tu dans comme un supplice, n'aies crainte ce n'est pas mon intention, tellement longtemps que j'attends &#231;a, te faire fr&#233;mir sous mes doigts insatiables &#8230; Encore quelques minutes et je sens des contractions de ton vagin alors que ta bouche pousse des cris de la d&#233;livrance. Nous restons quelques instants serr&#233;es l'une contre l'autre, nos coeurs battent la chamade, j'ouvre les yeux, les tiens sont toujours ferm&#233;s, tu d&#233;gustes les vestiges de ce terrassement qui te laisse le sourire aux l&#232;vres et le rouge aux joues. Soudain, le bruit d'une porte nous ram&#232;ne &#224; la r&#233;alit&#233; ...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[gris]Cameron[/gris]&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Ma prof et moi (suite et fin)</title>
		<link>https://secondsexe.com/magazine/Ma-prof-et-moi-suite-et-fin.html</link>
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		<dc:date>2012-02-21T14:54:14Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Sophie Bramly</dc:creator>


		<dc:subject>Libido</dc:subject>
		<dc:subject>Lesbienne</dc:subject>
		<dc:subject>Bisexualit&#233;</dc:subject>

		<description>Nous nous sommes r&#233;veill&#233;es le matin vers 9h. Moi allong&#233;e pr&#232;s d'elle, vaguement mal &#224; l'aise, comme sortie d'un long r&#234;ve &#233;rotique et confus. &#171; Je viens de coucher avec ma prof, Sarah, encore nue &#224; c&#244;t&#233; de moi, ses cheveux noirs entrem&#234;l&#233;s r&#233;pandus sur l'oreiller. &#187; Je retirais un peu la couverture, et l'observais : elle dormait sur le ventre, une jambe relev&#233;e. Ses fesses, l&#233;g&#232;rement &#233;cart&#233;es, laissaient entrevoir les poils &#233;pais et noirs de son sexe. Je caressais l&#233;g&#232;rement cette peau blanche et &#233;cartais de (...)

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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;https://secondsexe.com/magazine/local/cache-vignettes/L150xH96/arton2838-cea91.jpg&quot; width='150' height='96' style='height:96px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Nous nous sommes r&#233;veill&#233;es le matin vers 9h. &lt;br/&gt;
Moi allong&#233;e pr&#232;s d'elle, vaguement mal &#224; l'aise, comme sortie d'un long r&#234;ve &#233;rotique et confus. &#171; Je viens de coucher avec ma prof, Sarah, encore nue &#224; c&#244;t&#233; de moi, ses cheveux noirs entrem&#234;l&#233;s r&#233;pandus sur l'oreiller. &#187; Je retirais un peu la couverture, et l'observais : elle dormait sur le ventre, une jambe relev&#233;e. Ses fesses, l&#233;g&#232;rement &#233;cart&#233;es, laissaient entrevoir les poils &#233;pais et noirs de son sexe. Je caressais l&#233;g&#232;rement cette peau blanche et &#233;cartais de mes doigts ses demi lunes p&#226;les, m'infiltrant entre ses l&#232;vres encore moites. Elle se r&#233;veilla en g&#233;missant et en ondulant langoureusement ses reins, m'offrant une vue des plus all&#233;chantes. Enivr&#233;e, j'allais enfoncer mes doigts dans cette chaleur d&#233;lectable quand elle se figea, brusquement parfaitement &#233;veill&#233;e. Elle me regarda avec inqui&#233;tude, et s'assit sur le lit. Elle dit : &#171; On ne peut pas continuer, ce que nous avons fait n'est pas correct. &#187; Je restais sans voix, &#171; Mais on ne fait rien de mal &#187;, r&#233;ussis-je &#224; articuler.
&lt;br /&gt;&#8212; Je sais mais je ne peux plus faire cours si je sors avec toi, tout va s'embrouiller si je fais &#231;a.&lt;br/&gt;
&lt;br /&gt;&#8212; Ah bon ? dis-je r&#233;ellement surprise. &lt;br/&gt;
Elle commen&#231;ait &#224; se lever et &#224; chercher sa culotte, se cachant les seins avec son bras. Je la regardais d&#233;pit&#233;e, le r&#233;veil &#233;tait abrupt. Elle se rhabillait en silence, comme press&#233;e d'&#234;tre ailleurs. Avec amertume, l'id&#233;e me vint que je ne devais &#234;tre un coup d'un soir.&lt;br/&gt;
&lt;br /&gt;&#8212; Tu fais &#231;a souvent, emmener tes &#233;tudiants ici ?
Toute occup&#233;e &#224; chercher ses affaires, elle releva sa t&#234;te rapidement et me regarda avec duret&#233;.&lt;br/&gt; &lt;br /&gt;&#8212; Non, bien s&#251;r que non.&lt;br/&gt;
Je lisais dans son regard le mensonge, et incr&#233;dule je la laissais de nouveau chercher ses fringues. Elle &#233;tait maintenant tout &#224; fait habill&#233;e, et avait pris son sac. Je suffoquais presque, et le souffle court, je l&#226;chais :&lt;br/&gt;
&lt;br /&gt;&#8212; Bah salut alors.&lt;br/&gt;
Elle resta un moment surprise par le ton sombre de ma voix, s'attendant sans doute &#224; plus de v&#233;h&#233;mence. Elle me sourit comme par politesse, et me dit &#171; &#224; la semaine prochaine, Lise. &#187;&lt;br/&gt;
Je restais l&#224; seule, dans cette putain de chambre, le c&#339;ur meurtri. Non, je n'allais pas pleurer : j'&#233;tais bien trop offens&#233;e pour &#231;a. Je sortais de l'h&#244;tel un peu plus tard, perdue, sous le choc, sans savoir o&#249; aller. Malgr&#233; l'heure matinale, les putes de la rue Saint Denis faisaient d&#233;j&#224; le trottoir, et je les d&#233;passais, d'un pas rapide, pour arriver aux Halles. Apr&#232;s quelques minutes d'ind&#233;cision, je sautais dans le m&#233;tro et rentrais chez moi. L'int&#233;rieur de ma chambre de bonne semblait triste sous la teinte grise du crachin parisien, et toute habill&#233;e, je me laissais tomb&#233;e sur mon lit, prise d'une sorte de sanglot contenu. Mais mon esprit se rebellait : je peux me serrer d'autres personnes, et s'il s'agit de souffrir et de faire souffrir, je peux aussi faire souffrir !! L&#224; ou le suivant allait prendre cher ! &lt;br/&gt;
Le cours suivant avait d&#233;j&#224; commenc&#233; depuis une demie heure quand j'&#233;tais encore au jardin de La Villette, allong&#233;e sur l'herbe avec Fanny. Il faisait beau et doux pour la saison. Enivr&#233;es, nous sifflions la derni&#232;re bi&#232;re du pack de douze. &#171; Merde, c'est la derni&#232;re &#187; dit Fanny. Je me levais lourdement essayant de d&#233;froisser mes v&#234;tements avec le plat de mes mains. &#171; Je dois y aller&#8230; suis bourr&#233;e &#187; et je tanguais exag&#233;r&#233;ment pour faire rire mon amie. Je m'avan&#231;ai d'un pas hardi vers la fac, je fon&#231;ais dans les couloirs, &#224; moiti&#233; consciente, les paupi&#232;res mi-closes. L'alcool m'avait fortifi&#233;. J'entrais dans la classe, sans frapper et vit Sarah plant&#233;e devant moi. &#171; Excusez-vous &#187; dis-je avant de m'asseoir sans plus de mani&#232;re. L'heure qui suivit fut brumeuse, que se passait-il, de quoi parlions nous, mon cerveau n'avait qu'une maigre compr&#233;hension du contenu du cours, mes yeux regardaient dans le vague, et les bribes de phrases professorales me parvenaient sans aucune logique. &lt;br/&gt;
A la fin du cours, le soleil avait d&#233;finitivement quitt&#233; les lieux et je me levais lourdement prenant au passage mon sac que je n'avais pas ouvert.&lt;br/&gt;
Le samedi qui suivit, je le passais dans les bars lesbiens du Marais. Vers 4h du matin, un petit groupe de fille et moi nous sommes retrouv&#233;es dans le dernier bar ouvert, en sous sol. Sous les voutes en pierre &#224; peine &#233;clair&#233;es, les corps transpirants et chauds miroitaient comme des lampes vacillantes. J'&#233;tais enivr&#233;e par toutes sortes de substances. Affal&#233;e sur un canap&#233;. Je plissais les yeux, que faisaient-ils, qui baisait avec qui ? Un visage vint se cadrer dans mon champ de vision, le visage d'une fille souriante, qu&#233;mandeuse, pourquoi tu ne t'amuses pas, me dit-elle. Elle m'embrassa pour voir, je ne ressentais absolument rien, terrible. Par politesse, je bougeais un peu la bouche, puis r&#233;sign&#233;e tournais la t&#234;te, &#231;a suffisait&#8230; Une ombre un peu plus loin passait, et je croyais voir dans un sursaut d'esp&#233;rance la d&#233;marche souple, et les cheveux noirs de Sarah&#8230; Ce n'&#233;tait pas elle, mais&#8230; presque ! je lui faisais signe de me rejoindre mais la silhouette m'observait de loin et rigolait. &#171; Je dois ressembler &#224; un pacha alcoolique qui appelle l'un de ses sujets. &#187; pensais-je. Constern&#233;e par l'&#233;chec de cette tentative de divertissement, je me levais pour partir.&lt;br/&gt;
Le cours d'apr&#232;s, j'arrivais &#224; l'heure, fatigu&#233;e de me rebeller, lasse, abdiquant devant les exigences de la fac. L'heure termin&#233;e, je passais aux toilettes. Je me mis &#224; pisser l&#233;g&#232;rement, sans grande conviction, en &#233;quilibre pour ne pas toucher la cuvette. Quand j'ouvris la porte, Sarah me fit face. &#171; Comme c'est pr&#233;visible &#187; pensais-je.&lt;br/&gt;
&#171; Lise &#187; dit-elle. Je me lavais les mains &#171; Lise&#8230; , pardon d'avoir agi comme &#231;a &#187;. Les mains dans l'eau chaude, je me retournais, elle &#233;tait dans un piteux &#233;tat : ses grands yeux noirs &#233;carquill&#233;s par l'anxi&#233;t&#233;, montraient qu'elle avait souffert. &lt;br/&gt;
Elle ne disait plus rien, puis prit son &#233;lan : &#171; J'ai un mari &#187;. Je m'arr&#234;tais nette. &#171; Tu as un mari ? &#187;, elle si exp&#233;riment&#233;e avec les femmes, elle dort avec un homme. Je restais saisie par la complexit&#233; humaine, mais reprenant mon attitude aigrie, dis laconiquement : &#171; et alors c'est comment avec lui, tu t'amuses bien ? &#187;. Je lui fis mal, son ventre se creusa comme si le coup avait &#233;t&#233; physique. Elle me regarda silencieuse, durcie. Sa r&#233;action me toucha. Plant&#233;e en face de moi, elle rompit le silence &#171; Je regrette Lise, je regrette &#187; comme pour conclure la discussion. &lt;br/&gt;
Cette douceur dans la prononciation de mon nom, le suintement du S final me firent perdre un peu contenance. &#171; Lise &#187; r&#233;p&#233;ta-elle&#8230; cette bouche chuchotait mon pr&#233;nom et laissait appara&#238;tre le blanc nacr&#233; de ses dents. Mon esprit essayait coute que coute de contrer la torpeur qui m'envahissait. Mais j'&#233;tais fascin&#233;e, la chaleur se r&#233;pandait en moi faisant sauter les barri&#232;res de ma col&#232;re. &#171; Quoi &#187; lui dis-je, &#171; Qu'est ce qu'il y a ? &#187;, elle sourit &#171; viens &#187; dit-elle dans un murmure presque silencieux. Je m'avan&#231;ais, le corps moite, &#171; pourquoi &#187; dis-je, &#171; pourquoi crois-tu que je me laisserais faire &#224; nouveau ? Tu te crois surpuissante peut-&#234;tre ? &#187; &lt;br/&gt;
Elle tendait la main. Je m'avan&#231;ais assez pour &#234;tre touch&#233;e. Mais elle m'enla&#231;a par la taille avec une telle tendresse que je fondais sous ses caresses. Elle me teint pr&#232;s d'elle, son corps contre le mien, si fort, ses mains courant partout le long de mon corps. &#171; Lise &#187; r&#233;p&#233;tait-elle comme pour s'assurer que j'&#233;tais toujours l&#224;. Sa bouche rencontra la mienne une fois, comme pour voir, un l&#233;ger coup sec et rapide, et, le verdict rendu, elle plongea dans la mienne avec le rel&#226;chement du plaisir retrouv&#233;. Sa langue me mouillait au hasard&#8230; Je me laissais faire, saisie par ce changement, n'y croyant pas, fermant les yeux. Sa soif de rentrer encore plus en moi, de me poss&#233;der lui fit m'agripper les fesses, rentrant ses mains dans mon jean. Ma respiration s'acc&#233;l&#233;rait, j'&#233;cartais les jambes. Prise d'une envie soudaine, elle d&#233;boutonna f&#233;brilement les boutons de mon jean, le baissa assez pour d&#233;gager ma culotte et y placer sa main. Elle palpa mon sexe enfl&#233; &#224; travers le tissu, et avec la pr&#233;cipitation de l'envie sexuelle y engouffra sa main. Ses doigts rentr&#232;rent en moi avec la brusquerie d'un sexe en &#233;rection. Et d'un coup, son visage exprima le v&#233;ritable plaisir du soulagement. Elle se baissait pour mieux se caler, et en m&#234;me temps que ses doigts disparaissaient dans mon sexe, elle remontait pr&#232;s de mon visage, pour m'embrasser avec effusion. Je me laissais faire, de plus en plus dilat&#233;e, &#224; sa merci. Je me mis &#224; crier fort, si fort qu'elle mit sa main sur ma bouche. Comme poss&#233;d&#233;e, je fis rentrer ses doigts dans ma bouche, je les mouillais, les l&#233;chais goulument. &#171; Baise moi de tous les c&#244;t&#233;s &#187; je su&#231;ais ses doigts en agrippant sa main, et elle accroupie, et les doigts log&#233;s en moi, engouffra sa langue dans mon sexe, et lapa mon clitoris. &lt;br/&gt;
D'un coup les cliquetis d'un trousseau de cl&#233;s se firent entendre. Avant que nous ayons eu le temps de nous redresser, la porte s'ouvrit, laissant place au gardien. Debout face &#224; nous, fig&#233; comme un pilier de sel, il &#233;carquilla les yeux comme frapp&#233;s par la foudre. Le feu aux joues, je remontais maladroitement mon jean. Sarah se redressa, se cala en face de moi pour me cacher, et apr&#232;s un moment de silence dit d'une voix claire &#171; Nous allions justement partir. &#187;&lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[gris]
Lise[/gris]&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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