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	<title>Le magazine SecondSexe - La culture du plaisir f&#233;minin</title>
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	<description>Second Sexe vous propose un magazine &#233;rotique, artistique et culturel d&#233;di&#233; au plaisir f&#233;minin sous toutes ses formes. Vous y trouverez les conseils sexo du Docteur O, les actualit&#233;s les plus br&#251;lantes, des papiers complets sur tous les sujets sexe, des nouvelles orgasmiques &#224; d&#233;guster ou &#224; &#233;crire soi-m&#234;me.</description>
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		<title>Homme &#224; louer : &#233;pisode 25</title>
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		<dc:creator>Nathalie Olivier</dc:creator>


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		<description>Il est bien ! Il est tr&#232;s bien ! Il est extraordinairement bien ! Il est foutrement bien. C'est notre homme, reconnurent H&#233;l&#233;na et Anita. Les deux femmes se tenaient debout, nues de pied en cap, dans l'embrasure de la fen&#234;tre du bureau d'H&#233;l&#233;na. Leurs regards &#233;toil&#233;s suivaient l'homme qui s'&#233;loignait dodelinant imperceptiblement du cul dans la rue. &#171; Nous avons, ch&#232;res lectrices, le plaisir et l'honneur de vous pr&#233;senter Vladimir-C&#233;sar, un m&#226;le des steppes, par sa maman, et de la pampa par son papa, (...)

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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;https://secondsexe.com/magazine/local/cache-vignettes/L100xH150/arton2467-5c354.jpg&quot; width='100' height='150' style='height:150px;width:100px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#8212; Il est bien !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#8212; Il est tr&#232;s bien !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#8212; Il est extraordinairement bien !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#8212; Il est foutrement bien. C'est notre homme, reconnurent H&#233;l&#233;na et Anita. Les deux femmes se tenaient debout, nues de pied en cap, dans l'embrasure de la fen&#234;tre du bureau d'H&#233;l&#233;na. Leurs regards &#233;toil&#233;s suivaient l'homme qui s'&#233;loignait dodelinant imperceptiblement du cul dans la rue. &#171; Nous avons, ch&#232;res lectrices, le plaisir et l'honneur de vous pr&#233;senter Vladimir-C&#233;sar, un m&#226;le des steppes, par sa maman, et de la pampa par son papa, le tout nouvel &#233;talon de l'&#233;curie. &#187; dirent-elles. Comme s'il per&#231;ut qu'on parlait de lui en termes fort &#233;logieux, Vladimir-C&#233;sar, gaillard de 25 ans, se retourna, salua d'un baiser de la main les deux femmes qui, en retour, se pourl&#233;ch&#232;rent les babines et se prirent la taille en signe de victoire.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cet ultime entretien d'embauche leur avait ouvert grand app&#233;tit. &#171; Allons d&#233;jeuner et f&#234;ter l'&#233;v&#233;nement &#224; une grande table gastronomique &#187; proposa H&#233;l&#233;na tout en glanant &#224; terre jupe et tricot abandonn&#233;s en boule. Quand elle eut pass&#233; son pull, elle se souvint - oh zut ! chuinta-t-elle - de la nouvelle destination &#8211; entre bonnes mains se ravit-elle sit&#244;t - de sa fr&#234;le culotte. Pour la remplacer, H&#233;l&#233;na tira un tiroir de bureau duquel elle sortit le petit bas de bikini encore tout gorg&#233; du chaud parfum des vacances ensoleill&#233;es aux Molluques. Avec langueur, elle lui fit remonter les courbes ondulantes de ses jambes. Un claquement mat, devant, sur les c&#244;t&#233;s, derri&#232;re, annon&#231;a que l'&#233;toffe &#233;tait en place. Enfin, le croyait-elle. H&#233;l&#233;na s'&#233;lan&#231;ait pour faire prendre &#224; sa jupette la m&#234;me voie lorsqu'Anita l'interpella avec autorit&#233; :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#8212; Ramenez un peu vos fesses par l&#224; !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#8212; On festoie d'un nouveau festin de Lucullus ? demanda avec malice H&#233;l&#233;na la croupe en embuscade.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#8212; Coquine, va ! pouffa Anita qui finissait de caler petit seins et t&#233;tons gironds dans ses dessous chics.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#8212; Bah, pour la bagatelle, on n'a jamais trop d'app&#233;tit ! fit H&#233;l&#233;na d&#233;lur&#233;e.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Anita, soudain &#233;prise d'une minutie et d'une rigueur qu'H&#233;l&#232;na ne lui connaissait pas - &#171; C'est tant mieux pour la bonne marche des affaires &#187; se f&#233;licita H&#233;l&#233;na - trouvait donc que quelque chose clochait dans l'attifage de sa patronne. C'&#233;tait ainsi qu'Anita jugeait que ces riquiquis culottes n&#233;cessitaient imp&#233;rieusement d'&#234;tre ajust&#233;es au micron sous peine de perdre leurs s&#233;duisantes essences.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#8212; D'autant que les subtils galbes de votre entrejambe ne souffrent d'aucune mise &#224; couvert approximative, fit un rien sentencieuse Anita en laissant ses mains parcourir les enj&#244;leuses rondeurs alentours. H&#233;l&#233;na frifrissonna de la toison. L'attention d'Anita lui fit chaud au c&#339;ur. Enfin, c'est une fa&#231;on de dire ! Anita mit la culotte d'&#233;querre. Mais que croyez-vous qu'il arriva ? Aux fronti&#232;res de l'&#233;toffe, Anita se fit cueillir par la chaleur accueillante et le parfum de stupre qui s'en &#233;chappait. Anita n'eut pas plus t&#244;t gliss&#233; un doigt qu'il lui fallut en mettre deux puis bien entrain et d&#233;sormais &#224; croupetons elle y plongea goul&#251;ment la langue qui en ausculta les moindres replis et monticules. En deux temps trois mouvements, le bikini fut d&#233;mis. Ah, quel bazar !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#8212; Ah, quel d&#233;lice de se faire ainsi grignoter et gruger ! ench&#233;rit-mon-amour H&#233;l&#233;na.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Qui eut cr&#251; qu'Anita, si gourde et autant cruche qu'on l'a connu, fisse minette avec le talent &#233;toil&#233; d'un Bocuse touillant un velout&#233; de poireaux &#224; la cr&#232;me ! Les tonitruances oratoires d'H&#233;l&#233;na et les extravagances linguistiques d'Anita eurent pour cons&#233;quence d'emperler de plaisir son fond de culotte. Elle y mouilla son index qu'elle fit rouler ensuite sur chacun de ses t&#233;tons, onction qui, pria-t-elle, devait lui porter chance, gloire et prosp&#233;rit&#233; dans sa future carri&#232;re, et petits plaisirs qui ne se refusent pas dans l'instant pr&#233;sent. La jeune femme se d&#233;sola de ne pas avoir la bite de Quentin &#224; port&#233;e de con. Elle fit preuve d'imagination.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Alors qu'Anita pensait si fort &#224; lui, Quentin s'emmanchait professionnellement en l'alc&#244;ve d'une dame, Lilih-Climnestre, veuve &#224; la fleur de l'&#226;ge, c'est-&#224;-dire 28 ans, pour la troisi&#232;me fois. Cruel destin ! Des morts accidentelles. C'&#233;tait prouv&#233;. Ne voyons pas le crime partout. Quentin orchestrait &#224; la baguette, que dis-je au gourdin, le final SO.DO.MI.LA.R&#201; de la prestation &#171; Requiem &#224; l'&#233;poux d&#233;funt &#187;. Nous y reviendrons dans un prochain &#233;pisode. Patience ! Ajoutons juste que Lilih-Climnestre, magnifique femme venue de Scandinavie, chanta en oui, encore, oui, oui, oui, encore, humm, a&#239;e, mon Odin, &#244; Th&#244;r, &#244; bonheur du cul, les louanges d'un retour &#224; la vie.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Arriv&#233; &#224; ce stade du r&#233;cit, il faut, ch&#232;res lectrices, effectuer quelques retours en arri&#232;re pour expliquer ces nouvelles situations, qui, je le conc&#232;de, peuvent para&#238;tre &#224; un Anonyme diablement d&#233;routantes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Trois jours plus t&#244;t, Anita franchissait la porte du bureau d'H&#233;l&#233;na. Si fait, H&#233;l&#233;na s'extasia en douce une derni&#232;re fois, puis d&#233;saimanta son index fra&#238;chement manucur&#233; de son clitoris qu'elle couvrit tout chaud au chaud dans un boxer organdi d'Ourguentch dentelles guipure de Caudry de couleur de d&#233;sirs amoureux.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#8212; Que faites-vous jeudi, Anita ? demanda H&#233;l&#233;na.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#8212; J'&#233;poussette au plumeau, mets de l'ordre dans le bazar vestimentaire, r&#233;cup&#232;re chez le fabricant une r&#233;plique de latex du langoureux sexe, &#224; la veine pr&#232;s, de Quentin, compl&#232;te le viril achat de petites emplettes, laisse &#224; l'occasion divaguer mon esprit en saines pens&#233;es &#233;rotiques, mate en cachette par le trou de la serrure s'il vous prend de vous &#233;battre avec Monsieur, me caresse avec doigt&#233; en lisant en douce quelques bonnes pages des 100 000 verges d'Apollinaire ou en visionnant un film collector o&#249; s'&#233;bat la Brigitte Lahaye. Rien que de tr&#232;s habituel, voyez-vous ! Et je ne sais pas encore dans quel ordre. Pourquoi donc ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#8212; J'auditionne une poign&#233;e de beaux gars. Je recrute. Je fais fleurir l'offre de service de la boutique. J'compte ouvrir une prestation, une g&#226;terie de cinq &#224; sept. L'amour vite fait bien fait. L'extase en 8 minutes chrono. Histoire d'&#233;tendre l'offre de prestations avec le secret espoir, je l'avoue, de d&#233;crocher un second sein d'or dans le c&#233;l&#232;bre guide Dugg des maisons de plaisirs. C'est possible, oui ! Vous m'assistez pour choisir l'homme ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Apr&#232;s avoir regard&#233; Anita comme une fille, H&#233;l&#233;na la voyait donc comme une associ&#233;e, voire une h&#233;riti&#232;re. H&#233;l&#233;na lui proposait de monter &#224; dada au capital de sa petite entreprise. Dans une explosion de joie pr&#233;-orgasmique, Anita fit oui, oui, oui. La voil&#224; ainsi promue aux ressources humaines. Il lui fallait une panoplie de chasseuse de t&#234;te. Elle s'en enquit dans la foul&#233;e. Dans la premi&#232;re boutique, Anita d&#233;nicha un tailleur chemisier escarpins Gucci, tiers de prix le tout. Dans l'&#233;choppe voisine, &#224; l'enseigne Belle de jour et Gloire du soir, Anita se p&#226;ma devant un body Luxxa, le mod&#232;le Balance seins nus, si subtils &#224; enfiler, et son loup, qui lui allait &#224; merveille. Mais, la raison financi&#232;re la d&#233;tourna vers un body demi-seins, collection Nice, plus sobre et tout aussi efficace de l'avis de la patronne de la boutique.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#171; Mais le souci de ses trucs ouverts &#224; tous vents, c'est qu'ils n&#233;cessitent un appr&#234;t du maillot nif nif nif. &#187; &#171; 'Fectivement &#187; acquies&#231;a Anita en jetant une palanqu&#233;e de coups d'&#339;il dans les miroirs et psych&#233;s qui agr&#233;mentaient l'int&#233;rieur de dentelles et frou-frou. 'Fectivement, son abondante touffe brune &#233;touffait les lignes &#233;pur&#233;es de ses nouveaux dessous. La vendeuse en lingeries pointa de l'autre c&#244;t&#233; de la rue un salon d'esth&#233;tique. &#171; Pour le temps de la coupe du monde de footballe, les filles, aux doigts d'or et d'amour, jouent la cause de la solidarit&#233; nationale dans une op&#233;ration Allez les bleus bites. Et c'est promotion &#187; indiqua-t-elle. En trois enjamb&#233;es polissonnes, Anita, le couteau entre les l&#232;vres, fila fissa soigner son esth&#233;tique pubienne. Elle s'engouffra dans le salon, et &#224; peine le seuil franchi dit : &#171; Rafra&#238;chissez-moi le minou ! &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La demoiselle de l'accueil surprise de tant de pr&#233;cipitations et d'autorit&#233; retira nonchalamment un doigt fouisseur perdu dans un short de football de couleur azur c&#233;leste perclus d'effluves tropicales. L'oisivet&#233; passag&#232;re &#8211; la jeune dame, &#233;tudiante par ailleurs, venait de finir de confectionner les quelques contrep&#232;teries qu'elle livrait chaque semaine &#224; un journal vaudois, pour financer un peu plus ses &#233;tudes de diplomatie internationale - avait conduit le jeune oisillon qu'elle &#233;tait au vice.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#8212; Passez au petit salon &#171; Point de p&#233;nalty &#187;, Anne-Hortense, notre coach au doigt&#233; de velours, vous prend de suite, fit avec diplomatie la jeune femme. &#192; l'appel, Anne-Hortense laissa en plan le godemich&#233; qu'elle testait pour homologation avant mise sur le march&#233;, boulot d'appoint qui lui permettait d'arrondir plaisamment et grassement ses fins de mois, et demanda &#224; Anita de lui montrer &#231;a. Anita mit culotte bas.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Wouah, par le clitoris de Katsumi, voil&#224; du joli potentiel de pelouse comme j'en raffole, jaugea du premier coup d'&#339;il Anne-Hortense. Je vous propose la moustache de Domenech jeune fit aussit&#244;t l'esth&#233;ticienne.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ch'sais pas, fit Anita.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Barbiche rib&#233;rienne p&#233;riode Zahia ? fit alors Anne-Hortense.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pas glorieux non plus, vue l'&#233;preuve qui m'attend, dit Anita.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Bouc fa&#231;on collier &#224; la Ciss&#233; ? Glabre &#224; la Gourcuff ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Domenech et sa troupe, c'est un peu la louze, ces temps-ci, commenta la jeune Br&#233;silienne qui &#233;tait vaguement au parfum des pi&#232;tres prestations en poule de l'&#233;quipe fran&#231;aise.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Vont se refaire, tenta sans trop y croire Anne-Hortense.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Avant le d&#233;but de la comp&#233;tition, la boutique avait d&#233;cid&#233; de soutenir l'effort national, et mis&#233; sur la victoire finale. Mais les gamelles sportives nationales, c'&#233;tait f&#226;cheux pour le commerce. Anne-Hortense avait revu le marketing, mis le chauvinisme aux orties, et s'&#233;tait ouverte &#224; l'international.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Imp&#233;riale &#224; la Alves di Silva di Brazil, faux n&#233;glig&#233; &#224; la Albiol di Espagna ajouta Anne-Hortense qui avait incontestablement potass&#233; ses fiches du Mondial.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Anita h&#233;sitait, tergiversait, doutait. En bonne meneuse de femmes, Anne-Hortense h&#233;la ses joueuses. Shazia, Am&#233;lie et Rose-Margo radin&#232;rent. Elles portaient short flottant, maillot marcel un tant soit peu d&#233;collet&#233; et fines bretelles, escarpins pour les deux premi&#232;res, cuissardes pour la troisi&#232;me, mais toutes pompes &#224; crampons il va sans dire. Il &#233;tait question de pelouses &#224; fouler, ne l'oublions pas.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#8212; Voyez, fit Anne-Hortense.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Shazia, Am&#233;lie et Rose-Margo firent valser leur short avec l'art et la mani&#232;re d'effeuilleuses de revue burlesque. Elles pr&#233;sent&#232;rent d'abord leur petit derri&#232;re dru. Et effectu&#232;rent un demi-tour synchronis&#233; aux petits oignons, dans la position de la fil-de-f&#233;riste &#224; ombrelle saluant son public. Les bougresses arboraient chattes et fentes fort diff&#233;rentes mais en tous points app&#233;tissantes. Avec des yeux de g&#233;ologue, Anita scrutait les reliefs. Et cherchait sa solution dans ces intimit&#233;s. Elle sentit monter en elle de toutes nouvelles pulsions des filles de Lesbos.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#8212; Touchez, si vous le souhaitez, pour ressentir vous-m&#234;me ce que vos amants et ma&#238;tresses, car il ne fait pas de doute, Beaut&#233;, que vous devez avoir amants et ma&#238;tresses, &#233;prouveront, propos&#232;rent les filles. Vite fait n&#233;anmoins, ajout&#232;rent-elles. Sinon on risque d'y prendre du plaisir, et &#231;a va nous mettre dans le jus, dans la mouille, hi, hi ! On a, sur le feu, dans l'alc&#244;ve &#171; Banc de touche &#187;, un Monsieur, qui fit un jour profession de footballeur, et qui a tr&#232;s bient&#244;t un rendez-vous de carri&#232;re de la plus haute importance.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Anita avan&#231;a une main pour passer les moules en revue, se prit &#224; caresser les entrecuisses, p&#233;trir les fesses, outrepassant de loin la proposition de d&#233;couverte initiale. Ce qui soit dit en passant n'avait effectivement pas l'air de d&#233;plaire, si l'on se fiait aux gazouillis de Rose-Margo, aux soupirs abandonn&#233;s et hululements d'Am&#233;lie et aux hurlements de louve, plus ou moins contenus, de Shazia. Ces trois gr&#226;ces &#233;taient des cr&#232;mes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Retournons nous occuper de notre ex-as du ballon, dirent-elles.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On pouvait clairement lire sur leur visage la d&#233;ception de l'arr&#234;t pr&#233;matur&#233; de ces incursions. Mais il leur fallait retourner &#224; leur mouton &#224; tondre. Elles finissaient de se reculotter quand elle p&#233;n&#233;tr&#232;rent dans la pi&#232;ce. L'homme goutta quelques miettes de la sc&#232;ne. &#192; la vue des donzelles &#233;moustill&#233;es, il bandit de nouveau sec. Ce client qu'elles pomponnaient devait, comme c'est une &#233;trange co&#239;ncidence, se pr&#233;senter, le sur-sur-lendemain, sous ses plus beaux atours &#224; un entretien d'embauche. Vous l'avez compris, ch&#232;res lectrices, c'est bien Vladimir-C&#233;sar qui laissait reposer entre les doigts de f&#233;e des esth&#233;ticiennes le sort de sa pilosit&#233;. Et cela va sans dire, c'est entre ces mains que se jouait, en partie, la suite de son avenir professionnel. Elles n'&#233;taient pas trop de trois. Et elles se remirent &#224; l'ouvrage, avec la commune requ&#234;te qu'il leur serait fort loisible de s'accroupir sur un tel membre d'onyx et de titane, une fois leur t&#226;che men&#233;e &#224; bon port. Vladimir-C&#233;sar, la courtoisie incarn&#233;e, disons-le de suite, opina du zizi.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pendant ce temps, Anne-Hortense d&#233;voila sous les yeux &#233;bahis d'Anita sa toison platine rassembl&#233;e en chignon. Ses l&#232;vres ros&#233;es jaillissaient de sa broussaille dor&#233;e. Elle arborait un minou &#224; la beaut&#233; lyrique. Le spectacle &#233;tait &#233;blouissant. &#171; Voil&#224; bien ce qu'il faut nommer, quoique je ne m'y connaisse pas en experte, une chatte resplendissante qui doit faire tourner bourrique bien des triques. Joli. Tr&#232;s joli. Mais non ! &#187; g&#233;mit Anita. Et sans rien, elle s'eut sentie un peu trop nue. &#171; J'opte pour la facture de mon compatriote. &#187; Ainsi fut taill&#233;e et bien taill&#233;e la foufoune en imp&#233;riale. Anita &#233;tait satisfaite. De son c&#244;t&#233;, Vladimir-C&#233;sar, Shazia, Am&#233;lie et Rose-Margone l'&#233;taient tout autant. En guise de bienvenue et de fid&#233;lit&#233; future, Anne-Hortense offrit &#224; Anita un coquet gode t&#233;lescopique qui avait pass&#233; avec succ&#232;s les &#233;preuves de test. &#171; Et de deux ! Le d&#233;but d'une collection &#187; se r&#233;jouit Anita en songeant &#224; la r&#233;plique zobienne de Quentin qui l'attendait chez le marchand.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et le jour des entretiens vint. La belle Anita se v&#234;tit tout comme il fut d&#233;crit ci-avant. Mais sa m&#233;tamorphose allait bien au-del&#224;. La Br&#233;silienne se pr&#233;sentait s&#233;rieuse comme la papesse Jeanne et tir&#233;e &#224; quatre &#233;pingles. Pas s&#251;r que Quentin la reconnut, m&#234;me nue. Ce qui soit dit en passant, histoire de faire languir des prochaines aventures de l'agence, ne devait plus se reproduire. H&#233;l&#233;na, elle, avait fait plus simple. D&#233;taillons : bas de soie noir avec jarreti&#232;re assurant le maintien, culotte Lolaluna, le mod&#232;le Zambie, de tulle fin noir brod&#233; de dentelle fine de Calais, qui s'attache &#224; l'aide de rubans de taffetas rose pale incrust&#233;s de cristaux - effet d&#233;licieusement transparent qui fait d&#233;licieusement son effet - jupe droite noire &#233;galement mi-cuisses, et, pos&#233; &#224; m&#234;me la peau, un gilet moutarde en point d'astrakan, dont les ajours laissaient parfois s'&#233;chapper en lisi&#232;re ses saillants t&#233;tons lorsqu'une saine excitation venait &#224; les combler de plaisir. Ce qui n'&#233;tait pr&#233;sentement pas le cas.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les quatre premiers candidats n'emport&#232;rent les suffrages ni de l'une ni de l'autre. Les mamelons d'H&#233;l&#233;na rest&#232;rent &#224; couvert. Enfin, la pendule sonnait les 11h30 quand apparut Vladimir-C&#233;sar sap&#233; chic comme un boursicoteur de la City. &#171; La classe &#187; put-on lire dans les yeux de biche des deux aguichantes femmes papillonnant des cils. &#192; peine introduit, le mignon fit un point biographique en deux balises g&#233;ographiques - Kazakhstan, Argentine &#8211; et trois jalons historiques - doctorat d'alchimie mention avec la plus haute louange et f&#233;licitations unanimes du jury, op&#233;rations de change &#224; risques sur le march&#233; financier parall&#232;le, tripotage de ballon dans le club des meilleurs mondiaux &#187;, puis une &#171; vilaine &#187; blessure l'&#233;cartant des terrains, &#171; n&#233;cessit&#233; d'une reconversion &#187; et &#171; l'amour des femmes &#187;&#8230; &#171; Bien, bien &#187;, fit H&#233;l&#233;na qui voulait maintenant en voir plus du jeune homme. &#171; Son calbute, boxer de coton d'un blanc immacul&#233;, lui va pareillement &#224; ravir. Oh, la belle cocotte renfl&#233;e ! &#187; se dit Anita une fois tomb&#233; le costume de Vladimir-C&#233;sar.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Nous voulons l'Usain Bolt de l'amour, annon&#231;a H&#233;l&#233;na.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#171; La carrure, c'est au poil ! &#187; finirent par dire les deux femmes apr&#232;s inspection un rien clinique de l'athl&#232;te sous toutes les coutures. Et l'amour, maintenant ? Firent-elles palissant polissonnes sur toute son &#233;tendu le zizi tout empaquet&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Plus pour longtemps. 11 h 32. Elles virent ce que Vladimir-C&#233;sar avait dans la culotte. Voil&#224; donc le paquet &#224; l'air. H&#233;l&#233;na et Anita ex&#233;cut&#232;rent un bref mouvement de recul. Non par peur, mais pour que leur regard l'embrasse dans sa totalit&#233;. La bite de Vladimir-C&#233;sar rutilait chrome V12 tel le pot d'&#233;chappement &#233;bloui par les sunlights de la derni&#232;re n&#233;e des Bugatti expos&#233;e au mondial auto de Gen&#232;ve. &#171; Vu d'ici, c'est sublime ! &#187; commenc&#232;rent les deux femmes, &#171; et vu de l&#224;, c'est sublimissime &#187; ajout&#232;rent-elles apr&#232;s s'&#234;tre rapproch&#233;es pour palper l'&#233;pieu &#224; pleines mains.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Sit&#244;t, Anita releva sa jupe &#224; la taille et dit :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Rien que pour &#231;a, je vous fait d'ores et d&#233;j&#224; don de ma culotte chouchou, fit H&#233;l&#233;na chevaleresque en la faisant splendidement glisser le long de ses soyeuses gambettes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Anita n'avait rien &#224; offrir sinon la vue de son corps de jolie fille aux courbes a&#233;riennes serties dans son beau body. C'&#233;tait d&#233;j&#224; beaucoup. Anita les d&#233;couvrit en d&#233;grafant tailleur et chemisier.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Oh, merci. Voil&#224; un bon d&#233;but de bon augure ! se dit tout sourire et membre d'airain le jeune candidat que les deux femmes installaient confortablement et pr&#233;cautionneusement de tout son long sur le bureau.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le d&#233;sir les consumait. La limpidit&#233; des lignes de la biroute les d&#233;routait. Ni Anita ni H&#233;l&#233;na ne semblaient savoir par quel bout l'aborder. Elles n'osaient gu&#232;re plus la t&#226;ter que du bout de leurs douces l&#232;vres. Puis tout se d&#233;bloqua. La mani&#232;re dont Anita gouverna alors le gouvernail fit comprendre &#224; H&#233;l&#233;na que son ancienne soubrette avait beaucoup appris de ses lectures secr&#232;tes. 11h33. Sans se faire prier, Anita attaqua la bite de front. H&#233;l&#233;na passa par les c&#244;t&#233;s. Savoureuse compl&#233;mentarit&#233;. Et elles firent tourner. Une chaleur nucl&#233;aire irradia leur corps. C'est ainsi que, d&#233;bordant de g&#233;n&#233;rosit&#233;, elles lui firent une f&#234;te &#224; l'&#233;gale de la comm&#233;moration du bicentenaire d'une R&#233;volution nationale. &#171; Cette bite en bouche, c'est du nanan ! &#187; H&#233;l&#233;na et Anita &#233;taient d'accord. La bonne taille, le bon calibre de chibre. Une bite admirable. D'une tension id&#233;ale, d'un succulent velout&#233;. Et Vladimir-C&#233;sar en avait une ma&#238;trise digne d'un pilote de chasse de l'a&#233;ronavale au manche de son avion &#224; r&#233;action ! Elles avaient l&#224;, le plus beau sp&#233;cimen de phallus qui leur avait &#233;t&#233; donn&#233; de voir et de sucer. Et surtout, elles avaient l'homme, beau corps, belle &#226;me, qui allait avec.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;11h37 et 48 secondes. Vladimir-C&#233;sar reprit les commandes de son engin. D'un signe, les dames s'&#233;cart&#232;rent et comprirent qu'elles devaient se tenir pr&#234;tes. 11h38. La semence jaillit comme les eaux des fontaines magiques de Montjuic (Barcelone), voltigea, et se suspendit en l'air en s'assemblant en c&#339;ur d'amour. Anita et H&#233;l&#233;na bondirent et gob&#232;rent, l&#232;vres touche &#224; touche, de leur langue de tamanoir la liqueur en plein vol. Elles furent si promptes qu'elles n'en perdirent pas une larme. Anita lui trouva un suave parfum de cerise, H&#233;l&#233;na y d&#233;tecta une saveur truff&#233;e. Mais elles n'eurent gu&#232;re le temps de se d&#233;lecter de cet onctueux mets, ni plus le temps de reprendre leur souffle et leurs esprits. D&#233;j&#224;, Vladimir-C&#233;sar assi&#233;geait et conquis tout en tac chattes, culs et nichons. Et il y fit garnison. Pris entre ses feux, les clitoris battaient la chamade. &#171; Je confesse que je jouis aux larmes comme une bienheureuse qui est au ciel ! &#187; susurra Anita d'une voix habit&#233;e. L'extase l'enveloppait d'une profonde f&#233;licit&#233;. &#171; Hourra, quel bordel de don du ciel d'ainsi se r&#233;galer &#187; lan&#231;a d'une m&#234;me intonation fleurie H&#233;l&#233;na. Il n'avait pas fallu l&#224; encore plus de 8 minutes pour leur faire ch&#233;rir l'ivresse des sens.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Trente secondes plus tard, le b&#233;lier et les babines de Vladimir-C&#233;sar lan&#231;aient de nouveaux assauts. 8 minutes plus tard, Anita et H&#233;l&#233;na mouillaient &#224; remplir tous les b&#233;nitiers de la basilique Saint-Pierre de Rome.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Vous faites vite et qu'est-ce que vous faites bien ! Contrat rempli, conclut avec gourmandise H&#233;l&#233;na. Vous &#234;tes notre quatri&#232;me homme.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Vladimir-C&#233;sar fit tchao et quitta la pi&#232;ce. Anita d&#233;posa son popotin sur le bureau. H&#233;l&#233;na s'approcha, posa ses mains sur ses hanches encore br&#251;lantes des volcaniques &#233;bats. Elle embrassa avec passion Anita sur les joues, sur ses menus seins mutins, et enfin l'invita &#224; &#233;carter en grand ses cuisses pour qu'elle puisse poser sur chacune de ses nymphes &#233;clatantes d'all&#233;gresse un baiser de b&#233;n&#233;diction. Vingt fois, elle r&#233;p&#233;ta ces gestes affectueux. La jeune Br&#233;silienne &#233;tait d&#233;sormais associ&#233;e aux affaires de l'agence, avec le titre de directrice-adjointe. L'annonce en serait faite officiellement demain en m&#234;me temps qu'elles pr&#233;senteraient Vladimir-C&#233;sar. H&#233;l&#233;na et Anita se dirig&#232;rent vers la fen&#234;tre.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Un quart d'heure plus tard, riantes d'extase, elles embringuaient Brian chacune par un bras ne lui laissant pas d'autre choix que de les accompagner d&#233;jeuner.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il est dit que Brian ne put r&#233;fr&#233;ner une &#233;rection qui ne le quitta pas de tout le repas, et qu'il la conserva d'acier jusqu'&#224; tard dans la nuit consigna sa femme dans ses M&#233;moires d'une &#233;pouse combl&#233;e.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[gris]Camomille Belleplante[/gris]
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&#169; Dash - Fotolia&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Homme &#224; louer : &#233;pisode 24</title>
		<link>https://secondsexe.com/magazine/Homme-a-louer-episode-24.html</link>
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		<dc:date>2010-05-28T14:47:16Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Nathalie Olivier</dc:creator>



		<description>C'&#233;tait il y a un mois jour pour jour. H&#233;l&#233;na recevait un appel. Une demoiselle Lolalune qui voulait louer les services de deux gar&#231;ons. &#171; C'est pour un enterrement de vie de jeune fille en grandes pompes &#187;, dit-elle, &#171; avant de me consacrer corps et &#226;me &#224; mon mari &#187; ajouta-t-elle. Elle voulait &#171; immortaliser l'&#233;v&#233;nement &#187;. Un &#171; roman photo, &#224; la mani&#232;re des dramaturgies publi&#233;es dans Nous Deux, 52 pages couleur sur papier glac&#233;. Milly-M&#233;lo, jeune femme russe, doux rejeton d'une a&#239;eule du rude Tamerlan, ma s&#339;ur (...)

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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;https://secondsexe.com/magazine/local/cache-vignettes/L100xH150/arton1807-4460e.jpg&quot; width='100' height='150' style='height:150px;width:100px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;C'&#233;tait il y a un mois jour pour jour. H&#233;l&#233;na recevait un appel. Une demoiselle Lolalune qui voulait louer les services de deux gar&#231;ons. &#171; C'est pour un enterrement de vie de jeune fille en grandes pompes &#187;, dit-elle, &#171; avant de me consacrer corps et &#226;me &#224; mon mari &#187; ajouta-t-elle. Elle voulait &#171; immortaliser l'&#233;v&#233;nement &#187;. Un &#171; roman photo, &#224; la mani&#232;re des dramaturgies publi&#233;es dans &lt;i&gt;Nous Deux&lt;/i&gt;, 52 pages couleur sur papier glac&#233;. Milly-M&#233;lo, jeune femme russe, doux rejeton d'une a&#239;eule du rude Tamerlan, ma s&#339;ur de sang et demoiselle d'honneur, m'accompagnera &#187;, ajoute la voix au t&#233;l&#233;phone. J'ai le photographe. Un monsieur Sage&#8230;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#8212; &#8230;Comme une image, reprit H&#233;l&#233;na tout &#224; trac d'une voix remplie des d&#233;lices du d&#233;vergondage.&lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#8212; Non, c'est son nom, un cador du piqu&#233; supr&#234;me, du beau grain et de l'ivresse des sens&#8230;&lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Lolalune d&#233;voila les grandes lignes de l'histoire, une &#171; all&#233;gorie d'un ultime et sublime bain de jouvence &#187;. H&#233;l&#233;na n'y trouva ni queue ni t&#234;te, se soucia &#224; vrai dire de l'intrigue comme de son 7891e orgasme, et fit l'article de son mignon personnel.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#8212; Beno&#238;t, artiste sculpteur, a un sens inn&#233; de la pose, Quentin, celui de la com&#233;die, et, coup de chance, ce vaillant gar&#231;on a r&#233;cemment peaufin&#233; son jeu de sc&#232;ne et de reins aupr&#232;s des meilleures stars &#233;voluant sous grand X cube, de l'avis unanime d'un grand nombre d'adeptes de la t&#233;l&#233; cochonne de la nuit. Vous en aurez pour votre argent !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#8212; Allons, contractons ! acquies&#231;a Lolalune.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#8212; Je pourrais, pensez-vous, avoir un exemplaire de la belle ouvrage ? demanda H&#233;l&#233;na l'&#339;il enflamm&#233; et le foutre, euh, pardon ! L'eau &#224; la bouche.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Lolalune lan&#231;a un &#171; non &#187; d&#233;finitif. &#171; Mais nous pourrions nous donner rendez-vous dans votre cabinet pour feuilleter le feuilleton autour d'une tasse de th&#233; &lt;i&gt;Mariage&lt;/i&gt; &#187;, proposa la jeune femme.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#8212; Vendu, fit H&#233;l&#233;na. Elle fit un geste commercial. Une remise de 10 % sur le montant de la prestation. &#171; Demain, d&#232;s la premi&#232;re heure, Quentin et Beno&#238;t, fr&#233;tillants comme des gardons, seront dans vos murs pour honorer Sodome, Gomorrhe, Priape et la muse &#201;rato. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le mois passa. Le jour de l'effeuillage de la revue vint.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#8212; Madame&#8230;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#8212; Mademoiselle pour quelques heures encore, corrigea la demoiselle.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#8212; Mademoiselle Lolalune, rectifia Brian dans l'interphone. Il la pria d'entrer.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;H&#233;l&#233;na &#233;tait &#171; enchant&#233;e &#187; de faire la connaissance de la &#171; future mari&#233;e, tous mes v&#339;ux de bonheur. J'ai moi-m&#234;me convol&#233;, il y a peu &#187;. Lolalune s'&#233;tait faite belle. De subtiles touches de kh&#244;l, mascara et fard soulignaient les traits encore juv&#233;niles de son visage. Les &#233;clats de ses yeux gris acier, rehauss&#233;s par le rouge amarante de ses l&#232;vres d&#233;licatement courb&#233;es, traduisaient sa gourmandise pour la vie.&lt;br/&gt;
Elle &#233;tait v&#234;tue d'un blouson de cuir noir patin&#233;, d'un &#233;l&#233;gant chandail couleur cuisse de nymphe qui couvrait de p&#233;tulants petits seins, tricot par ailleurs d&#233;lib&#233;r&#233;ment court pour laisser para&#238;tre le bas de son ventre coquet, une languette de chair ferme d'une teinte fauve tendre.&lt;br/&gt; La pointe de sa longue chevelure d'un noir jais, tress&#233;e serr&#233;e, li&#233;e &#224; son extr&#233;mit&#233; par un chouchou de fils d'or, venait mourir exactement en lisi&#232;re du pull-over. &lt;br/&gt;
Une jupe fourreau basalte couvrait des jambes graciles gain&#233;es de bas transparents. On ne vous parlera pas, ni maintenant ni ci-apr&#232;s, de ses choutes lingeries fines qui eussent &#233;t&#233; &#233;videmment renversantes, bouleversant sens, dessous et dessus (vues les belles collections pli&#233;es aux petits oignons dans sa commode), si Lolalune en e&#251;t - huuu cocotte ! fouette cocher ! - port&#233;es. La demoiselle avait l'album comme promis.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le th&#233; infusa en moins de temps qu'il n'en faut pour l'&#233;crire. H&#233;l&#233;na et Lolalune s'install&#232;rent confortablement c&#244;te &#224; c&#244;te sur le divan de velours anis flambant neuf. Cadeau de mariage de ses gar&#231;ons ! La consultation de l'&#339;uvre &#171; mortelle &#187; pouvait d&#233;buter. Elle &#233;tait intitul&#233;e &lt;i&gt;Braises&lt;/i&gt;. Photos P. Sage, texte C. Belleplante.&lt;br/&gt; En couverture, Lolalune, Milly-M&#233;lo, Beno&#238;t et Quentin se d&#233;multipliaient &#224; profusion en multiples poses et enlacements aux quatre coins d'une piscine de plein air art d&#233;co, illumin&#233;e par la lumi&#232;re d'un soleil d'&#233;t&#233; m&#233;diterran&#233;en qui faisait scintiller les moindres asp&#233;rit&#233;s musculaires des corps nus.&lt;br/&gt; On y voyait p&#234;le-m&#234;le Quentin et Beno&#238;t mimant le Th&#233;s&#233;e combattant le Minotaure d'Antoine-Louis Barye ou rejouant une sc&#232;ne familiale de David Hockney ; Milly-M&#233;lo, sur un plot de d&#233;part, en Libert&#233; &#233;clairant le monde de Bartholdi ; Lolalune et Quentin rejouant Le Baiser de Rodin ; Quentin en Apoxyom&#232;ne de Lysippe, en David de Michel-Ange et de Donatello ; Beno&#238;t, perch&#233; sur le plongeoir de dix m&#232;tres, en H&#233;racl&#232;s archer de Bourdelle, sexe flamboyant, insigne entorse &#224; l'&#339;uvre originale, en Pers&#233;e avec la t&#234;te de M&#233;duse de Cellini, en Athl&#232;te de Raymond Duchamp-Villon, en esclave mourant de Michel-Ange ; Beno&#238;t, Quentin et Milly-M&#233;lo dans une reprise des Trois Gr&#226;ces de Rapha&#235;l ; Lolalune en V&#233;nus naissante d'Alexandre Cabanel, en Femme s'essuyant la nuque apr&#232;s le bain de Degas, en Maja desnuda de Goya ; Lolalune et Milly-M&#233;lo dans Psych&#233; ranim&#233;e par le baiser de l'Amour d'Antonio Canova ; Lolalune et Beno&#238;t en Adam et &#200;ve de Lucas Cranach. Et tout ce petit monde assembl&#233;, r&#233;assembl&#233; pour prendre un Bain turc fa&#231;on Ingres, danser &#224; la mani&#232;re de Jean-Baptiste Carpeaux, ou tenant, sto&#239;ques, quelques autres postures acrobatiques qui ne reprenaient nulle prestigieuse &#339;uvre de mus&#233;e.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#8212; L'art chic ainsi revu me botte les fesses, fit H&#233;l&#233;na, en posant en douce sur la cuisse de sa voisine une main pleine de congratulations.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Lolalune tressaillit &#224; cette ing&#233;nue marque d'affection.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le roman photo s'ouvrait sur une vignette montrant Quentin, haut l&#224;-haut sur son plongeoir de 25 m&#232;tres, s'appr&#234;tant, bras au ciel, muscles band&#233;s, zizi mordor&#233; y compris, &#224; ex&#233;cuter un saut de l'ange. Et le voil&#224; parti.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#8212; Oh, mon dieu le grand fou ! cria d'effroi H&#233;l&#233;na, dont la main cramponna manu militari une jarretelle de Lolalune. Dans un m&#234;me mouvement, elle cacha sa t&#234;te contre la poitrine palpitante de sa voisine. L'expression de son visage eut pu prendre place dans une vignette du feuilleton.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Aux Jeux Olympiques, le saut de Quentin m&#233;ritait un bon 9.96.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Milly-M&#233;lo applaudit. La jeune demoiselle d'honneur, buste nu d&#233;couvrant deux seins opulents apparemment nullement proth&#233;s&#233;s, ou alors c'&#233;tait bien fait, sertis d'ar&#233;oles ol&#233;-ol&#233; aur&#233;ol&#233;es d'or et termin&#233;es par des t&#233;tons de diamant, &#233;tait rev&#234;tue d'un exub&#233;rant shorty de bain de lycra vert pomme, accoutrement bien peu chaste, si l'on disait que sa coupe mini abandonnait &#224; l'air un bon quart inf&#233;rieur de son derri&#232;re.&lt;br/&gt; Une vignette incidente montrait un public mixte emmaillot&#233; dans des bikinis fichtrement riquiqui, aux mains baladeuses, et les regards aimant&#233;s sur ces volutes fessi&#232;res d'une beaut&#233; sans bornes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans une bulle, Milly-M&#233;lo s'extasiait fesses en c&#339;ur, seins en mains, sur l'exploit de Quentin : &#171; Quelle &#233;l&#233;gance, quelle fermet&#233; et quelle parfaite puissance de p&#233;n&#233;tration ! &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;H&#233;l&#233;na &#233;tait rassur&#233;e de voir son gar&#231;on sauf. Elle se redressa, garda sa main l&#233;g&#232;re un peu plus au chaud sous le fourreau.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Une nouvelle vignette montrait Milly-M&#233;lo et Lolalune assises sur le rebord du bassin olympique, pieds ballants barbotant, guettant le retour au port de Quentin. Mimant des mines de miss d'arriv&#233;e d'&#233;tape du Tour de France &#224; bicyclette, elles lui dirent : &#171; Posez, grand duc d'la voltige, en guise de r&#233;compense de goulus baisers sur chacun de nos pr&#233;cieux globes. &#187;&lt;br/&gt; Quentin se hissa &#224; la force des bras. Le plongeur y plaqua les l&#232;vres comme Gargantua lampe une lamp&#233;e de miel toutes fleurs. Les deux dames grandement enchant&#233;es des s&#233;millantes embrassades lui offrirent en plus de biser leur berlingot raide dingue d'excitation. D'un m&#234;me &#233;lan, elles &#233;chancr&#232;rent leur maillot qui laissa poindre des fentes nacr&#233;es visiblement aux anges surmont&#233;es &#224; l'identique d'une toison brun dor&#233;, taill&#233;e en c&#244;ne, extraordinairement drue, qui eut fait sit&#244;t penser &#224; ces touffes de polytric, mousse souple et dense, qui &#233;maillent les souches des sous-bois expos&#233;s aux assauts r&#233;p&#233;t&#233;s d'un z&#233;phyr andalou, caramba !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#8212; &#212; douces sir&#232;nes, je ne ferai que mouiller mes l&#232;vres dans les nectars que vous m'offrez l&#224; &#224; go&#251;ter, attendant pour vous assi&#233;ger de ma fougue lubrique que mon bon ami revienne sur terre et darde son dard.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Une vignette montrait Beno&#238;t naviguant dans les songes, ravi de la cr&#232;che, et all&#233;ch&#233; par ces fourrures coniques d'o&#249; s'&#233;chappaient d'hallucinantes volutes de fum&#233;e. En pied, il &#233;tait indiqu&#233; : &#171; &#192; ces mots, Beno&#238;t &#233;rigea dare-dare son braquemart. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#8212; C'est beau comme du Julio Iglesias, fit H&#233;l&#233;na sous le charme. D'un hardi doigt&#233; ardent, la dame patronnesse p&#233;n&#233;tra le con en fusion de la future mari&#233;e qui vit dans cette intrusion inopin&#233;e l'auguste signe et le bon augure d'une envol&#233;e imminente pour les septi&#232;mes cieux.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Tout ce tralala provoqua un soubresaut de plaisir qui fit sauter un petit paquet de pages romanesques. Le fil de l'histoire en fut rompu. C'&#233;tait bient&#244;t la fin. H&#233;l&#233;na n'en fut point chagrin&#233;e.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Qu'admirions-nous pour suivre ? Nous &#233;tions dans les cabines de plein air de la piscine. Les filles dans l'une, les gar&#231;ons dans la voisine.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Un coquin courant d'air faisait voleter une culotte volage. Beno&#238;t saisissait du bout de ses longs doigts le brin d'&#233;toffe de r&#233;sille mousseline damasquin&#233;e, scintillante, cerise et caviar, dentel&#233;e main &#224; Calais et augment&#233;e aux entournures de minuscules pierres pr&#233;cieuses.&lt;br/&gt; Sa bite se gonflait d'&#233;motion et de triomphe, comme s'il eut d&#233;gott&#233; un butin. Quentin s'&#233;tendait pareillement. Lolalune et Milly-M&#233;lo pointaient le museau par-dessus la palissade. &#171; C'est mon bien &#187; disait Lolalune.&lt;br/&gt;
Les deux hommes ruaient comme des chevaux fougueux, leur sexe se muait en sceptre de rois de Nubie et de princes magyars, et s'&#233;rigeait sublime comme l'ob&#233;lisque de la Concorde, faisant promesses de fougueux coups de piston. Les yeux en l'air, abandonn&#233;es &#224; la contemplation, les filles lan&#231;aient un &#171; Oups ! &#187; de midinettes faussement effarouch&#233;es.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#8212; Quel port royal plein de gr&#226;ce diablement peu jans&#233;niste ! disait Milly-M&#233;lo.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#8212; Mazette, ma z&#233;zette, je ne me souvenais pas que mes gars eussent des membres d'&#226;nes ! s'&#233;tonna H&#233;l&#233;na qui soup&#231;onna un montage.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais non ! Sur la vignette suivante, les filles s'affichaient de bas du dos en gros plan. La tendresse du regard du monsieur Sage magnifiait les rondeurs. C'&#233;taient deux beaux culs siamois, arrondis comme le flanc d'un vase. Chacun coiffait une vulve g&#233;n&#233;reuse, pareille &#224; un fruit fendu net, gorg&#233; de promesses sucr&#233;es. Les derri&#232;res posaient sans arrogance. La d&#233;licatesse des courbes, la finesse des ourl&#233;s, la soie du grain, se miraient dans les bancs verniss&#233;s de frais. La photo suivante adoptait le m&#234;me point de vue. On apercevait en sus deux doigts ench&#226;ss&#233;s dans des fentes que l'on devinait soudain plus moelleuses.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Tous ses beaux appareils ne pouvaient s'assembler qu'&#224; tenon et &#224; mortaise.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;H&#233;l&#233;na bondit du sofa et d&#233;gaina son joli petit cul pour soutenir la comparaison. &#171; Sinc&#232;res f&#233;licitations &#187; pour le seyant dessin de votre s&#233;ant, complimenta Lolalune, qui d'une main troussa sa jupe, puis glissa l'autre dans l'entrecuisse ajour&#233; d'H&#233;l&#233;na. Elle la ramena pr&#232;s d'elle par les commissures du sexe, et l'invita &#224; s'asseoir &#224; califourchon, entre chair et soie.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ah, oui ! la suite et la fin du feuilleton ! Beno&#238;t s'&#233;talait de tout son long sur le dos &#224; m&#234;me le sol de mosa&#239;ques aux couleurs fra&#238;ches et vives, p&#226;m&#233;es de chaleur. Lolalune enfourchait son vit d'une traite. Son corps ondulait avec limpidit&#233;, au rythme du pr&#233;lude d'une suite BWV de Bach en point G majeur. Elle enla&#231;ait &#233;troitement les douces hanches de Milly-M&#233;lo. Ses caresses buccales d'une grande noblesse d'&#226;me propageaient les circonvolutions de son corps &#224; celui de son amie qui n'eut pas &#233;volu&#233; autrement en orbite. &#192; l'arri&#232;re, Quentin, le visage &#233;panoui d'amour, un rien trop Roccoco siffredien barattait de snobs coups de reins r&#233;guliers, lents, exquis. Tout s'embo&#238;tait au millim&#232;tre comme annonc&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Lolalune et H&#233;l&#233;na &#233;voluaient chair contre chair, bouche contre bouche, seins contre seins, sexe contre sexe, bouche contre sein contre sexe contre bouche contre bouche contre sexe contre sein&#8230; Stop ! Ou encore ! Sexe contre bouche contre seins contre seins contre fesses contre bouche contre&#8230; L'attelage branlait. Tchoutchou ! Et ce n'&#233;tait pas du cinoche !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Tout avait une fin.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#8212; Voici pour vous en cadeau, un folioscope audio du grand co&#239;t final.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;H&#233;l&#233;na, &#233;mue, la couvrit une nouvelle fois de mille baisers de feu. Lolalune, tout sucre, tout miel, les pens&#233;es dans les &#233;toiles et l'hymen, ainsi soit-il, s'&#233;clipsa. Brian entendit r&#233;sonner les premi&#232;res notes de la sonate bachique. C'&#233;tait bien la fin.&lt;br/&gt;
&lt;br/&gt;
[gris]
Camomille Belleplante[/gris]
&lt;br/&gt;
&lt;br/&gt;
&#169; Sdurdu - Fotolia&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Homme &#224; louer : &#233;pisode 23</title>
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		<dc:creator>Nathalie Olivier</dc:creator>



		<description>Bah, nous v'l&#224; bien de la s'cousse ! d&#233;plora la duchesse Rachida Joshua de la Motte-Piquet, n&#233;e Joyau, en ses terres d'Armorique, il y a tout juste 32 ans. On fait quoi, maintenant ? Voil&#224; qui est f&#226;cheux ! Et que vais-je dire &#224; mon &#233;poux ? Devrais-je lui avouer que je n'ai joui qu'&#224; moiti&#233; au risque qu'il me reproche de dilapider par la fen&#234;tre l'argent de la maisonn&#233;e ? Beno&#238;t &#233;tait en rade, raplapla. Une panne en cours de co&#239;t. En plein &#233;lan, &#224; l'approche du double looping de la prestation &#171; Montagnes (...)

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&lt;a href="https://secondsexe.com/magazine/-Homme-a-Louer-Le-feuilleton-Second-.html" rel="directory"&gt;Homme &#224; Louer : Le feuilleton Second Sexe&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;https://secondsexe.com/magazine/local/cache-vignettes/L140xH150/arton1627-88c90.jpg&quot; width='140' height='150' style='height:150px;width:140px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#8212; Bah, nous v'l&#224; bien de la s'cousse ! d&#233;plora la duchesse Rachida Joshua de la Motte-Piquet, n&#233;e Joyau, en ses terres d'Armorique, il y a tout juste 32 ans. On fait quoi, maintenant ? Voil&#224; qui est f&#226;cheux ! Et que vais-je dire &#224; mon &#233;poux ? Devrais-je lui avouer que je n'ai joui qu'&#224; moiti&#233; au risque qu'il me reproche de dilapider par la fen&#234;tre l'argent de la maisonn&#233;e ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Beno&#238;t &#233;tait en rade, raplapla. Une panne en cours de co&#239;t. En plein &#233;lan, &#224; l'approche du double looping de la prestation &#171; Montagnes russes &#187;, la formule avec options master class &#224; 3500 boules.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#8212; K'je ne comprends pas ! dit-il dans l'embarras. C'est la premi&#232;re fois de mon histoire d'as de la culbute !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#8212; Vous n'allez pas me faire le coup d'la panne ? demanda la duchesse d&#233;ployant toute la puissance de ses charmes. L'excuse est &#233;cul&#233;e.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Beno&#238;t &#233;tait dans le p&#233;trin. Il laissa la duchesse lascive en plan sur son sofa. Elle s'empressa de s'y alanguir joliment de tout son long, porta &#224; ses l&#232;vres un joint longiligne auquel elle mit le feu. Sa toison de mohair s'&#233;panouissait en panache blanc telle la coiffe des gardes r&#233;publicains en parade. Ses seins galb&#233;s comme un casque de pompier finissaient de ballotter. Beno&#238;t plaqua sur le rectangle de fourrure et &#224; la naissance des seins de fi&#232;re noblesse un baiser lippu, avant d'aller fouiller fr&#233;n&#233;tiquement dans les poches de son manteau pour tenter d'y d&#233;busquer le kit de d&#233;pannage, l'attirail de secours, en cas d'coups durs (coups mous en l'occurrence) ! H&#233;l&#233;na &#233;tait une patronne pr&#233;voyante. II fit trois fois le tour de toutes ses poches. Peau de balle ! Rien ! Nada !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#8212; J'appelle &#224; l'aide, fit Beno&#238;t assis par terre, adoss&#233; au canap&#233;. On opte pour l'&#233;change standard ou tente-t-on la livraison &#224; domicile de la poudre d'Aphrodite ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#8212; Je vous veux vous ! fit avec autorit&#233; la duchesse.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il composa le num&#233;ro du bureau. &#171; Pierre est au pieu avec une nonne d&#233;froqu&#233;e, Quentin en formation &#224; l'institut Rocco Siffredi &amp; Katsumi Inc. Anita l'accompagne. Et Stan lit du Sade en short de cuir &#224; une ministre de la R&#233;publique d&#233;mocratique du Zkizykistan en jupon de dentelle rose qui n'avait jusqu'alors des yeux de Chim&#232;ne que pour Barbara Cartland &#187; indiqua Brian. &#171; J'demande &#224; H&#233;l&#233;na &#187;, ajouta le secr&#233;taire.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#8212; J'd&#233;boule en quatri&#232;me vitesse ! fit la dame patronnesse, mu&#233;e en coursi&#232;re.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La duchesse chaussa ses escarpins aiguilles, couvrit n&#233;gligemment son buste d'un chemisier qu'elle ne boutonna qu'&#224; demi, rajusta sa jarreti&#232;re en guipure orn&#233;e de fleur et pompon et griffa d'une main rassurante la crini&#232;re du jeune homme.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#8212; J'ai cet engin, si vous voulez, dit-elle en exhibant un godemich&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Beno&#238;t le saisit &#224; pleines mains.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#8212; Il est l'&#339;uvre d'un chamane inuit qui l'a sculpt&#233; dans l'ivoire d'une d&#233;fense de mammouth d&#233;busqu&#233; dans le permafrost sib&#233;rien. Il servait, m'a dit mon duc de mari en me l'offrant, lors de c&#233;r&#233;monies collectives. C'est d&#233;sormais un objet d'art.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#8212; Magnifique ouvrage, divine &#339;uvre de mus&#233;e, Rodin n'eut pas mieux fait, commenta Beno&#238;t en lissant dans ses moindres asp&#233;rit&#233;s le puissant totem incrust&#233; de riches chrysoprases. Mais laissons-l&#224; cet avatar, ajouta-t-il.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#8212; En attendant, la livraison de la potion magique, enjambez-moi, je vais tenter de relancer le grand huit &#224; la langue, proposa en toute modestie Beno&#238;t.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La duchesse obtemp&#233;ra et pr&#233;senta sa fente mignarde, fluette et brunie par le soleil. Beno&#238;t posa ses mains sur les cuisses aristocratiques et guida sa ma&#238;tresse vers sa bouche tel un paquebot s'arrimant &#224; quai. Avec la minutie d'un ma&#238;tre horloger suisse, Beno&#238;t accola sur le clitoris ducal le bout de sa langue soigneusement fourbie au fil des luttes galantes qu'il menait victorieusement depuis qu'il &#233;tait escort. Il le cajola, puis sa langue serpentine partit &#224; la conqu&#234;te des l&#233;zardes, sillons, fosses, fossettes et autres contrescarpes de velours et de satin, d'alpaga et de soie, de miel et de figue. Ses mains cavalaient sur la croupe cavali&#232;re de l'aristocrate, s'attardaient sur ses hanches &#224; la plastique de violoncelle. Le c&#339;ur et le corps de la duchesse liqu&#233;fi&#233;e battirent aussi sec la chamade. Elle t&#226;ta de concert la bite poupine, la gourmanda. Mais las, rien, pas le moindre fr&#233;tillement, ou si peu !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Tout &#224; son affaire, Beno&#238;t conversait, s'&#233;tonnait qu'une belle femme comme &#231;a ait besoin de faire appel &#224; des amours tarif&#233;es, elle, qui pouvait, n'en doutons pas, avoir d'un claquement de doigts mille galants &#224; ses pieds.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#8212; Une bonne amie, hi ! humm ! m'a dit, hi ! hummm ! grand grand bien de votre dext&#233;rit&#233; &#224; manier le zizi, hi ! hi ! humm !, couina miam la noble bretonne. C'&#233;tait &#224; l'aube d'un matin de printemps. Ses derniers soupirs d'un sommeil &#233;vanescent se perdaient dans son r&#234;ve matinal. Votre pr&#233;nom se languissait sur les babines de la ch&#232;re enfant plus vite et plus intens&#233;ment &#224; mesure que mes mains de lanoline et mes l&#232;vres de feu lui prodiguaient leurs caresses. Une fois r&#233;veill&#233;e, elle me conta, de si belle fa&#231;on, &lt;a href=&quot;http://www.secondsexe.com/magazine/Homme-a-louer-Episode-12.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;l'&#233;pisode 12&lt;/a&gt; d'Homme &#224; louer, &#171; un orgasme de conte de f&#233;es &#187; me dit-elle, me r&#233;v&#233;lant m&#234;me quelques impudiques d&#233;tails que la d&#233;cence du r&#233;cit public a rel&#233;gu&#233; dans les secrets d'alc&#244;ve, que je lui promis de me soumettre &#224; vos jouissifs talents. Me voil&#224; !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Un joyeux rayon de soleil joueur filtra de la verri&#232;re. Il s'en vint frapper la queue de Beno&#238;t, et &#244; miracle ! l'engin, chaudement sollicit&#233;, retrouva, youpi ! youpi ! sa raideur canonique du d&#233;but des &#233;bats.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'&#233;tait reparti mon kiki ! H&#233;l&#233;na arrivait trop tard. Elle dringua et toqua. La porte resta close. Mais ce qu'elle ou&#239;t &#224; travers huis la r&#233;jouit. Elle s'envoya une lamp&#233;e de poudre de perlimpinpin et, guillerette, se dit qu'il &#233;tait temps de rentrer retrouver &#224; la maison son &#201;douard d'amour.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[gris]
Camomille Belleplante[/gris]&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#169; Piumadaquila - Fotolia&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Homme &#224; louer : &#233;pisode 22</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Nathalie Olivier</dc:creator>



		<description>Une pluie de confettis accueillit H&#233;l&#233;na et Edouard &#224; la sortie de la mairie. De tous les c&#244;t&#233;s les invit&#233;s criaient : &#171; Vive les mari&#233;s ! &#187;. Et le couple descendit le perron de l'h&#244;tel de ville sous un d&#233;luge d'applaudissements et un orage de sifflets. &#171; Vive les mari&#233;s, vive les mari&#233;s ! &#187; r&#233;p&#233;taient en ch&#339;ur les bouches hilares. Parmi ceux qu'on trouvait agglutin&#233;s pr&#232;s du b&#226;timent municipal, une jeune femme particuli&#232;rement excit&#233;e projetait &#224; tout va des serpentins de toutes les couleurs en direction des (...)

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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;https://secondsexe.com/magazine/local/cache-vignettes/L101xH150/arton1464-1db73.jpg&quot; width='101' height='150' style='height:150px;width:101px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Une pluie de confettis accueillit H&#233;l&#233;na et Edouard &#224; la sortie de la mairie. De tous les c&#244;t&#233;s les invit&#233;s criaient : &#171; Vive les mari&#233;s ! &#187;. Et le couple descendit le perron de l'h&#244;tel de ville sous un d&#233;luge d'applaudissements et un orage de sifflets. &#171; Vive les mari&#233;s, vive les mari&#233;s ! &#187; r&#233;p&#233;taient en ch&#339;ur les bouches hilares.&lt;br/&gt; Parmi ceux qu'on trouvait agglutin&#233;s pr&#232;s du b&#226;timent municipal, une jeune femme particuli&#232;rement excit&#233;e projetait &#224; tout va des serpentins de toutes les couleurs en direction des nouveaux conjoints. Ses cheveux de jais, aux boucles savamment calamistr&#233;es, se balan&#231;aient sur sa robe jaune. Et lorsqu'elle sautait pour projeter le plus loin possible ses rubans verts, rouges, roses ou bleus, ses seins, jaillissant de son corsage, rebondissaient &#224; qui mieux mieux tels deux ballons gonfl&#233;s d'all&#233;gresse. Par moments, elle cessait brutalement ses bombardements. Alors, semblable &#224; une sir&#232;ne en goguette, elle enla&#231;ait un beau jeune homme blond qui se pressait contre elle, l'embrassait &#224; pleine bouche. Cinq secondes apr&#232;s, reboost&#233;e, elle reprenait de plus belle ses lancers.&lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Quelques semaines plus t&#244;t, allong&#233;e sur son lit, la jeune femme languissait pourtant dans une m&#233;lancolie des plus noires. Ne venait-elle pas d'apprendre qu'on allait la renvoyer ? Et devant ses yeux gorg&#233;s de larmes, son imagination troubl&#233;e faisait d&#233;filer les suites probables de cette terrible disgr&#226;ce. Retour dans son pays natal, retrouvailles avec ses parents, contraintes impos&#233;es, mariage arrang&#233;... Pour fl&#233;chir le sort elle invoquait tous les saints. Mais les saints restaient sourds &#224; ses pri&#232;res ! Et H&#233;l&#233;na frappa bient&#244;t &#224; sa porte. &#171; C'est l'heure ! D&#233;p&#234;chez-vous ! &#187;&lt;br/&gt;
En sortant de la chambre avec sa grosse valise, Anita croisa le regard de sa patronne. Regard dur, inexorable. Regard implacable de juge fusillant une coupable. Or qu'avait-elle fait pour m&#233;riter une telle s&#233;v&#233;rit&#233; ? &#201;tait-ce si grave de fouiller dans les affaires de monsieur &#201;douard ? (voir &#233;pisode 20)&lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt; Madame, d'une main s&#232;che, lui avait tendu l'enveloppe qui contenait sa derni&#232;re paie sans le moindre commentaire. L'instant d'apr&#232;s, Anita se tenait seule sur le trottoir. D&#233;boussol&#233;e la jeune femme demeura d'abord, durant de longues minutes, litt&#233;ralement clou&#233;e sur place. Puis, rassemblant le peu de courage qui lui restait, elle se dirigea vers l'entr&#233;e du m&#233;tro. Sa d&#233;marche ressemblait alors aux pas chancelants d'une martyre qu'on flagelle. De fait, arriv&#233;e sur le quai, elle se trouva trop mal. Elle tr&#233;bucha, s'&#233;tala de tout son long sur sa valise. Et un vide sans fond l'avala. La chute lui parut interminable.&lt;br/&gt; Enfin une voix, une voix qui venait de tr&#232;s haut comme le Saint-Esprit et qui pronon&#231;ait son pr&#233;nom, se fit entendre. &#171; Anita, Anita, vous allez bien ? &#187; &#201;tait-elle morte ? R&#234;vait-elle ? A travers la bu&#233;e de larmes qui voilait son regard il lui semblait n&#233;anmoins distinguer, aur&#233;ol&#233;s par la lumi&#232;re blanche des n&#233;ons de la RATP, les traits familiers de Quentin. Non&#8230;&#201;tait-ce bien lui ? Elle n'eut pas le temps de douter davantage. Deux grandes mains la saisirent sous les bras. Deux yeux bleus plong&#232;rent dans ses yeux. Et une bouche qu'elle aurait voulu mordre la questionna avec douceur. Sans se faire prier, entrecoupant son r&#233;cit de crises de sanglots, elle conta son malheur. &#171; Eh bien, ma ch&#232;re, je rentrais chez moi, dit en riant le jeune homme. Venez. Je vous invite ! &#187;&lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le studio de Quentin, situ&#233; dans le VIe, &#233;tait des plus modestes. L'escort r&#233;glait ses loyers gr&#226;ce &#224; ses extras. Ce qui lui restait servait &#224; payer les livres, les DVD qui s'accumulaient en mini tours de Pise, &#224; tous les angles des murs (murs recouverts au demeurant de posters &#224; la gloire de groupes de rock anglais des sixties et des seventies). Il faisait d&#233;j&#224; presque nuit quand ils arriv&#232;rent. En allumant une lampe, le jeune escort d&#233;clara tout de go &#224; Anita qu'il ne la laisserait pas repartir avant le lendemain matin et qu'il coucherait sur le canap&#233; et elle dans son lit. Elle regarda le lit en question situ&#233; &#224; l'angle de la pi&#232;ce vis-&#224;-vis du canap&#233; et fit signe que c'&#233;tait impossible. Quentin s'indigna. &#171; Je connais bien votre pudeur, qu'est-ce que vous croyez ? Tenez ! &#187; Et d'un petit placard il sortit un grand rideau de laine noire qu'il se mit imm&#233;diatement &#224; punaiser aux murs et au plafond. Le lit &#233;tant d&#233;sormais prot&#233;g&#233; contre les regards indiscrets, impossible de refuser.&lt;br/&gt;
Surveill&#233;e par l'image du Christ (image qu'elle s'&#233;tait permis de scotcher sur la face d'un guitariste effrayant qui aurait pu lui causer des cauchemars) Anita dormit d'un sommeil d'ange. Les premi&#232;res lueurs de l'aube, filtrant entre les stores des velux, l'&#233;veill&#232;rent vers six heures du matin. Durant quelques secondes elle se crut encore chez H&#233;l&#233;na. Le souvenir de ce qui s'&#233;tait pass&#233; la veille lui revint peu &#224; peu. &#171; Mon Dieu, songea-t-elle alors, comment ai-je pu accepter de dormir chez ce gar&#231;on ? &#187; Sous les draps elle se d&#233;couvrit en sous-v&#234;tements. Elle retrouva son jean et son pull roul&#233;s en boule au pied du lit. Elle les remit discr&#232;tement, se recoucha. &#171; Si jamais je dois me lever, se rassura-t-elle, je serai par&#233;e. &#187; Puis, incapable de se rendormir, elle se mit &#224; &#233;pier les bruits perceptibles derri&#232;re le tissu noir. Il y avait les rumeurs de Paris qui s'&#233;veille. Il y avait le tic-tac d'une horloge. Il y avait la respiration de Quentin. La respiration de Quentin ! Il &#233;tait l&#224;, tout proche d'elle, et elle couchait dans son lit ! Elle en fut soudain effray&#233;e. Car peut-&#234;tre l'escort n'&#233;tait-il pas si gentil que &#231;a ? Peut-&#234;tre faisait-il semblant de dormir ? Peut-&#234;tre allait-il se lever ? La violer ? A cette pens&#233;e des palpitations la saisirent. Et d'une main f&#233;brile elle &#233;carta lentement le rideau.&lt;br/&gt; Dans la p&#233;nombre, d&#233;voil&#233;e par une couverture qui avait gliss&#233;, son &#339;il rep&#233;ra sur le canap&#233; une masse de chair &#233;tendue sur le ventre. Cette masse de chair &#233;tait nue. Et dans le mol abandon du sommeil, elle se soulevait &#224; un rythme apais&#233;, r&#233;gulier, rassurant. Le rideau retomba. Une brusque bouff&#233;e de chaleur accablait &#224; pr&#233;sent Anita. Une mouille abondante coulait entre ses cuisses. Et dans ses oreilles la respiration de Quentin s'amplifiait de fa&#231;on insoutenable. Elle se voyait devenir folle ! Elle plongea sa t&#234;te dans l'oreiller. H&#233;las ! aussit&#244;t les odeurs du jeune homme (dont l'oreiller &#233;tait plein) achev&#232;rent de la bouleverser ! C'en &#233;tait trop. Elle n'y tint plus. Le jean enlev&#233;, la culotte baiss&#233;e, sa main droite commen&#231;a son &#339;uvre qui fut rapide. Anita caressait son clitoris en se calquant sur la respiration de son h&#244;te. Elle revoyait sa chair puissante en reniflant dans l'oreiller les fragrances de sa peau. Elle se sentait reli&#233;e &#224; lui par d'ind&#233;fectibles attaches, par un sentiment &#233;crasant, absolu. Oh oui, elle l'aimait ! Elle l'aimait comme une chienne, comme une reine, comme une esclave ! Quoique &#233;touff&#233;e, sa jouissance s'av&#233;ra merveilleuse. Elle en pleura de joie jusqu'au retentissement du r&#233;veille-matin.&lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les jours suivants, une existence nouvelle s'organisa. Ne sachant o&#249; aller, la jeune femme avait accept&#233; de vivre quelque temps chez son sauveur. Le soir, quand celui-ci rentrait, il trouvait la table mise, le studio rang&#233;. Il ne protestait pas. Il savait combien la jeune Br&#233;silienne avait &#224; c&#339;ur de se rendre utile, de ne pas s'imposer. Il se permettait seulement de temps &#224; autre quelques menues remarques. &#171; Vous n'&#234;tes pas tenue de jouer les femmes au foyer ici vous savez&#8230; &#187; sugg&#233;rait-il. Anita rougissait. Quelquefois m&#234;me elle &#233;clatait en sanglots. Il voulait la prendre dans ses bras. &#171; Laissez-moi ! &#187; r&#233;pondait-elle. Et ils se couchaient tous deux quelque peu f&#226;ch&#233;s. Les nuits &#233;taient lourdes. Des r&#234;ves &#233;tranges r&#233;veillaient Anita en sursaut. Parfois elle se sentait pr&#234;te d'&#233;touffer. Des pens&#233;es r&#233;prim&#233;es dans la journ&#233;e revenaient la hanter. N'avait-elle pas sans cesse envie d'embrasser Quentin, de se serrer contre lui ? Elle r&#233;sistait &#224; ces d&#233;sirs au prix d'une lutte atroce. Mais dans son sommeil ceux-ci rejaillissaient en impressions confuses. Son sexe appelait ses doigts. Il lui arrivait de se caresser des heures durant sans m&#234;me s'en rendre compte ! Et au petit matin elle constatait qu'elle avait la vulve toute humide, les mains toutes poisseuses. Cela la mortifiait. Elle craignait, en effet, que le jeune &#233;tudiant s'aper&#231;oive de son &#233;tat, qu'il l'entende, ou pire, la surprenne !&lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Enfin, un soir, elle fut prise d'une telle crise d'amour qu'elle manqua s'&#233;vanouir. Elle venait d'apercevoir Quentin qui sortait de la douche une serviette nou&#233;e autour de la taille ! &#171; Qu'y a-t-il ? &#187; avait alors anxieusement interrog&#233; le gar&#231;on qui s'&#233;tait pr&#233;cipit&#233; pour la soutenir. &#171; Allongez-vous&#8230; &#187; avait-il ajout&#233;. Elle se laissa porter. La puissance de ses muscles, le frottement de sa peau, l'odeur virile m&#234;l&#233;e au parfum sucr&#233; du gel douche&#8230;Quelle femme n'aurait pas c&#233;d&#233; ? La t&#234;te d'Anita s'enfon&#231;a dans le cou du jeune homme. Et, d&#233;sarm&#233;e, elle se mit &#224; le couvrir de baisers. C'&#233;tait plus fort qu'elle ! Ses dents mordaient la chair offerte. Ses doigts s'y enfon&#231;aient. Ses ongles la griffaient. Elle devenait sauvage comme une tigresse ! &#171; Doucement, doucement&#8230; &#187; temp&#233;rait l'&#233;tudiant. Mais elle ne l'&#233;coutait pas ! La passion la rendait comme ivre. Bacchante d&#233;cha&#238;n&#233;e, elle d&#233;chirait ses propres v&#234;tements, &#233;crasait le gar&#231;on sur le lit. Elle criait : &#171; je t'aime ! Je t'aime ! &#187;. Et ce disant elle lui p&#233;trissait la poitrine en jetant des rires extatiques. Sa bouche parcourut rapidement la zone s&#233;parant les pectoraux de la serviette mouill&#233;e qu'une bosse commen&#231;ait &#224; soulever. Elle empoigna cette bosse. Elle avait des frissons partout ! Une boule de feu incendiait son bas ventre ! &#171; Montre-la-moi ! &#187; intima-t-elle en gloussant d'excitation. Quentin &#244;ta sa serviette. Elle &#233;carquilla les yeux, toucha tout, caressa tout, palpa tout, mania tout. Puis s'allongeant et &#233;cartant les cuisses : &#171; je veux que tu me manges l&#224; &#187; osa-t-elle. Et sa vulve duveteuse d'o&#249; coulait un jus chaud et sal&#233; fut mang&#233;e magistralement. Bue, lap&#233;e, aspir&#233;e, tordue, vrill&#233;e sur le matelas, Anita se livra tout enti&#232;re au plaisir. Quelques minutes apr&#232;s elle regardait Quentin enfiler un pr&#233;servatif. &#171; N'aie pas peur &#187; souffla celui-ci. Il s'allongea sur elle. Ils s'embrass&#232;rent. Et il y eut une douleur l&#233;g&#232;re, presque douce. Apr&#232;s quoi, la b&#233;atitude. L'espace d'un instant Anita se vit m&#234;me mourant dans les bras de son amant ! Mort d&#233;licieuse &#224; laquelle un regain de vie succ&#233;da&#8230; Illico la jeune femme exigea de nouvelles caresses, de nouveaux baisers. Elle effrayait presque son amoureux par la violence de son d&#233;sir ! Elle se positionna face &#224; lui. Elle s'agrippait &#224; ses &#233;paules, croquait son cou, allait et venait sur son sexe. Elle soufflait dans ses oreilles des paroles enfi&#233;vr&#233;es ! A un moment, entre deux cillements d'yeux, elle aper&#231;ut l'image du Christ. Elle l'arracha d'un simple geste. Respect ? Reniement ? Quoi qu'il en soit elle cavala apr&#232;s cela &#224; un rythme d'enfer. Ses reins apprenaient vite. Elle improvisait parfois des encha&#238;nements qui d&#233;sar&#231;onnaient sa monture. Elle adorait que ses fesses claquent fort contre la chair de l'homme. Totalement d&#233;complex&#233;e, elle en riait comme une diablesse en plein sabbat !&lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'&#233;treinte s'acheva aux aurores. Elle reprit au r&#233;veil, se continua les jours suivants. Et deux semaines s'&#233;coul&#232;rent ainsi, quand, vers quatre heures de l'apr&#232;s-midi, on sonna &#224; la porte. Anita ouvrit. Elle &#233;tait en peignoir. H&#233;l&#233;na, toute v&#234;tue de rouge, se tenait sur le paillasson. Elle avoua tout. Pouvait-elle laisser son employ&#233;e se morfondre dans une chastet&#233; si d&#233;l&#233;t&#232;re ? &#201;videmment que non. Elle avait donc tout maniganc&#233;. Et elle en assumait les cons&#233;quences. &#171; Me pardonnes-tu Anita ? &#187; &lt;br/&gt;
&#171; Vive les mari&#233;s ! &#187; hurla une derni&#232;re fois Anita tandis qu'H&#233;l&#233;na et &#201;douard arrivaient &#224; leur voiture. Press&#233; d'emporter les amoureux vers leur lune de miel, le V8 de la Rolls vrombissait d&#233;j&#224; avec des feulements d'acier. H&#233;l&#233;na se retourna. Elle aper&#231;ut son employ&#233;e juch&#233;e sur les &#233;paules de Quentin. Et avant de p&#233;n&#233;trer dans le v&#233;hicule elle &#233;changea avec elle un ultime regard. Et dans ce regard, oui, dans ce regard il y eut quelque chose de l'amour que peut avoir une m&#232;re pour sa fille.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[gris]Axelle Rose[/gris]&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Homme &#224; louer : &#233;pisode 21</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Nathalie Olivier</dc:creator>



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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;H&#233;l&#233;na avait d&#233;j&#224; la t&#234;te dans les &#233;toiles, l'esprit dans les nuages et le corps &#233;l&#233;gant au soleil. Elle feuilletait d'une main son guide des Moluques. Son regard s'attardait sur les photos de couennes d'une na&#239;ade et d'un Apollon touristiques alanguis &#224; l'ombre de girofliers et de muscadiers plant&#233;s en lisi&#232;re d'une plage de sable fin. Dans deux jours, elle aussi, youpi, youpi ! se pr&#233;lasserait, seule, - son Doudouglas avait quelques cochoncet&#233;s capitalistes &#224; contracter l&#224; - les fesses grandement &#224; l'air en bord de mer de Banda, sur la c&#244;te sud de l'&#238;le capitale. Une quinzaine de jours de douce oisivet&#233; et de revigorantes bronzettes, glandages parfaitement m&#233;rit&#233;s du propre aveu qu'elle fit &#224; sa copine Mumu, h&#244;tesse de caisse au sex-shop de la Bastille. &#171; La gestion des galipettes de mes quatre m&#226;les ne me laisse plus une minute de r&#233;pit. Ils s'&#233;battent comme des lapins, foutrent leur lave s&#233;minale &#224; tout-va, et portent la r&#233;putation de la maison, et, ce qui ne g&#226;te rien, la joie dans les c&#339;urs des femmes, dans les coins les plus recul&#233;s du Globe. Belle r&#233;ussite d'entreprise qu'il serait peut-&#234;tre judicieux, soit dit en passant, de glisser dans la corbeille de la Bourse du palais Brongniart, mais cette d&#233;bauche d'&#233;nergie me pompe &#224; 12000 m&#233;gawatts &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;H&#233;l&#233;na tourna deux-trois pages. Tiens, elle irait &#224; la p&#234;che &#224; l'olothurie, cueillerait mangues, goyaves, noix de coco et clous de girofle, visiterait le palais du sultan&#8230; &#171; Bah, j'verrai ! &#187; dit-elle finalement. Elle s'attarda sur la situation g&#233;opolitique de l'archipel. &#171; Oups, &#231;a peut chauffer le cul ! &#187; Elle consulta les mises en garde distill&#233;es par le corps diplomatique sur le site du minist&#232;re des Affaires &#233;trang&#232;res. &#199;a allait &#224; peu pr&#232;s. &#171; Faudrait voir &#224; ce que je ne me fasse pas kidnapper par quelques pirates c&#233;l&#232;bres. Va peut-&#234;tre quand m&#234;me falloir que je provisionne un compte pour la ran&#231;on au cas'z'o&#249; ? &#192; moins que Beno&#238;t, Stan, Quentin, Pierre, Doudouglas, Anita et les autres, corps fermes et mains douces, sautent en commando sur Ambon pour me sauver des griffes de ces escogriffes ! &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pendant sa pause d&#233;jeuner, H&#233;l&#233;na avait baguenaud&#233; dans pas mal de boutiques gorg&#233;es de soleil malgr&#233; le froid du dehors, et renouvel&#233; - faut pas s'en &#233;tonner ! - de fond en comble sa panoplie de plage. De retour au bureau, le c&#339;ur embaum&#233; par tant d'achats d'un joli raffinement, elle n'avait pu r&#233;sister &#224; les passer. Elle avait donc chauss&#233; ses nouvelles tongs cubaines &#171; Baie des cochons &#187;, son tout neuf mini bikini, le mod&#232;le nomm&#233; Palm Beach, de couleur paprika, en r&#233;sille, qui laissait transpara&#238;tre mine de rien ses rondelettes ar&#233;oles, des m&#233;daillons larges et rutilants comme des Louis d'or lustr&#233;s avec passion et amour, surmont&#233;s de t&#233;tons de la taille d'une olive, et enfil&#233;, pour finir de s'attifer farniente, sa petite robe blanche en voile de coton d'&#233;t&#233;. &#171; Ah, les palmes, le masque et le tuba ! Zut et zut ! fit H&#233;l&#233;na en se levant pr&#233;cipitamment de sa chaise de fer forg&#233; centenaire cisel&#233;e par un ma&#238;tre forgeron italien. Oubli&#233; tout l'attirail pour sous-mariner ! J'ach&#232;terai sur place ! H&#233;l&#233;na fit virevolter avec dext&#233;rit&#233; son si&#232;ge et l'enfourcha &#224; califourchon, dossier tourn&#233; vers l'avant. Des cin&#233;philes lui auraient trouv&#233; un doigt&#233; &#224; la James Coburn dans Pat Garret et Billy the Kid ! Voil&#224; quoi qu'il en soit une chouette de bonne posture pour qui aimait contempler des culs embl&#233;matiques de la statuaire callipyge gr&#233;co-romaine. &#171; On passerait des lustres et des jubil&#233;s &#224; polir un tel post&#233;rieur &#187; aurait pu dire l'une, &#171; On en l&#233;chouillerait, pourl&#233;chouillerait, croquerait, d&#233;gusterait, pommaderait, blaireauterait jusqu'&#224; s'en faire p&#233;ter la panse &#187; aurait pu l&#226;cher l'autre. Un(e) troisi&#232;me aurait pu rester bouche b&#233;e devant tant de beaut&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;https://secondsexe.com/magazine/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; - Votre rendez-vous, H&#233;l&#233;na ! La voix radiophonique de Brian la sortit de ses songes chauds et sablonneux.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;https://secondsexe.com/magazine/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; - Un rancard ? s'interrogea H&#233;l&#233;na en r&#233;ponse.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;https://secondsexe.com/magazine/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; - Monsieur Polo, votre comptable pour le bilan de l'ann&#233;e, pr&#233;cisa la voix de l'interphone.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;https://secondsexe.com/magazine/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; - Ah, bah, zut, j'l'avais oubli&#233; celui-la ! Bon, tant pis, trop tard, j'me change pas ! Faites-le entrer Brian !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Brian officiait depuis trois bonnes semaines comme secr&#233;taire de l'agence. Le secr&#233;tariat &#233;tait pour lui une vocation. Il s'&#233;tait essay&#233; auparavant au cin&#233;ma, avait d&#233;croch&#233; de petits r&#244;les de figuration dans quelques productions hollywoodiennes et bollywoodiennes. Mais, il s'&#233;tait, vite fait bien fait, extirp&#233; de ce milieu cin&#233;matographique qui le laissait royalement de marbre. L'homme, un Tamoul, originaire de Pondich&#233;ry, avait du charme et de la gr&#226;ce, s'habillait comme un trader de la City, et s'affirma aussit&#244;t comme un brillant bureaucrate et porte-plume. Il &#233;tait aussi un parfait gentleman. Jamais ainsi n'avait-il laiss&#233; courir en douce, ni lors de l'entretien, ni ensuite, le moindre regard concupiscent sur les voluptueuses courbes de l'affriolant petit cul de sa patronne, ni un autre &#339;il que flatteur sur ses d&#233;collet&#233;s redondants. H&#233;l&#233;na avait &#233;t&#233; conquise par cette discr&#233;tion, et par l'assurance que Brian lui avait faite de ne pas passer toute sa vie derri&#232;re un bureau. Bon &#233;tat d'esprit d'entreprise ! s'&#233;tait dit H&#233;l&#233;na. Elle avait, sit&#244;t l'homme embauch&#233;, souffert mille turbulences d'extase &#224; la seule pens&#233;e de son nouvel employ&#233;. Oui, elle s'&#233;tait joyeusement tripot&#233;e et brillamment &#233;lev&#233;e jusqu'&#224; la voie lact&#233;e, trois-quatre fois en songeant &#224; son scribe. Mais, depuis sa partie de jambes en l'air avec ses quatre gar&#231;ons, elle en &#233;tait revenue de la confusion cul et boulot. Le m&#233;lange cr&#233;ait beaucoup de tourments professionnels nullement compens&#233;s par le plaisir qu'elle pouvait en tirer. H&#233;l&#233;na en &#233;tait arriv&#233;e &#224; cette conclusion : Brian resterait un fantasme, d'autant qu'il &#233;tait un homme fort bien mari&#233;. Tenez-vous le pour dit tr&#232;s ch&#232;res mesdemoiselles et mesdames lectrices.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'homme que Brian avait introduit avait une toute autre allure de dr&#244;le de petit homme qui ne payait gu&#232;re de mine. Le comptable &#233;tait culott&#233; d'un pantalon de tergal tr&#232;s vieux style et grandement flapi. Ses habits du haut &#233;taient pareillement appareill&#233;s. Il portait une chevelure noire vinyle gomin&#233;e et coiff&#233;e &#224; l'arri&#232;re. Une moustache de pisse-vinaigre, &#224; la Clarke Gable, accentuait son air v&#233;nal et fesse-mathieu.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;https://secondsexe.com/magazine/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; - &#8216;jour, fit-il. Calculons et comptons vite fait bien fait, continua-t-il. Votre tenue de plage, gu&#232;re adapt&#233;e &#224; un tel rendez-vous de chiffres, n'en est pas moins plaisante, ajouta-t-il.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;https://secondsexe.com/magazine/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; - Mes hommages et merci, r&#233;pondit H&#233;l&#233;na.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On compta. On d&#233;compta. On calcula, et au total :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;https://secondsexe.com/magazine/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; - 400 000 de b&#233;n&#233;f apr&#232;s imp&#244;ts, conclut le comptable d'une voix de tiroir-caisse, des rubis dans les yeux et le cale&#231;on tourment&#233; par une &#233;rection &#224; la diable. &#199;a vaut la culbute boursicoti&#232;re d'un Tapie au Club M&#233;d ! fit-il.&lt;/p&gt; &lt;p&gt; - - Champagne ! dit H&#233;l&#233;na une bouteille &#224; la main.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Voil&#224; H&#233;l&#233;na richarde, et les yeux riv&#233;s sur le renflement serpentin et taurin qui animait le falzar comptable. L'homme chopa ce regard. &#171; Oui, s'cusez ! De tels r&#233;sultats mirifiques me font toujours ces effets. Seule variante : la puissance de ma bandaison d&#233;pend de la hauteur du b&#233;n&#233;fice index&#233; au volume de l'activit&#233; ! &#187; fit-il sur un ton bureaucratique. Il &#233;tait l&#224; pas mal au maxi.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;https://secondsexe.com/magazine/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; - Ma silhouette de femme d'affaires victorieuse et d'ancienne folle meneuse de revue berg&#232;re ne sont donc pour rien dans cette gaule priapique, fit un rien vex&#233;e H&#233;l&#233;na en tendant une gambette, pied en pointe, et en soulignant de sa main l&#233;g&#232;re le galbe de son cuissot.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;https://secondsexe.com/magazine/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; - Ces courbes v&#233;nusiennes ont des effets &#224; la marge, reconnut le comptable dont le gourdin s'augmenta n&#233;anmoins de deux bons centim&#232;tres et forcit du tour de taille.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;H&#233;l&#233;na voulait voir. Elle tomba le bas de bikini, et s'attabla sur le flanc d'une fesse pour que l'expert &#232;s tables et bilans comptables puisse admirer d'un seul coup d'&#339;il ses soyeuses intimit&#233;s, du recto au verso, et qu'il s'en vienne festoyer &#224; la bonne franquette et &#224; c&#339;ur joie.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;https://secondsexe.com/magazine/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; - Je pr&#233;f&#232;re grignoter les gar&#231;ons ! fit du tac au tac le comptable.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;https://secondsexe.com/magazine/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; - Zut ! fit H&#233;l&#233;na qui n'en &#233;tait pas loin de se damner d'avoir &#233;t&#233; trop prompte en besogne.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;https://secondsexe.com/magazine/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; - Mais quelques filles attesteraient que nos corps &#224; corps les conduisirent &#224; une extase du troisi&#232;me type.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;https://secondsexe.com/magazine/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; - Ouf ! fit H&#233;l&#233;na.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le comptable fit trois pas en avant, riboula des mirettes, d&#233;cocha de sa langue de girafe onze coups qui sillonn&#232;rent failles et asp&#233;rit&#233;s sur toutes leurs longueurs, de haut en bas et de bas en hauts, prodigalit&#233;s linguistiques sans g&#233;nie qui, malheur de malheur, ne firent ni chaud ni froid &#224; H&#233;l&#233;na. Elle en &#233;tait &#224; regretter l'offrande vaniteuse de son quant-&#224;-soi charnel. Le douzi&#232;me coup, prodigieux, la m&#233;tamorphosa. Son corps se chargea d'&#233;lectricit&#233;, s'ouvrit en corolle. Une &#233;closion printani&#232;re ! Sa d&#233;licate toison claire, d&#233;coup&#233;e &#224; l'emporte-pi&#232;ce, s'emperla d'une ros&#233;e de plaisir. Ses t&#233;tons saillirent &#224; la mani&#232;re d'un Rafale quittant le pont d'envol du Charles-de-Gaulle. Le comptable se d&#233;froqua. Son dard pointait raide d'&#233;querre. Dare-dare, il emboutit d'un coup le con, canonna d'un coup le troufignon. Et ainsi de suite dans un m&#233;canique va-et-vient r&#233;gl&#233; comme un piston &#224; coulisse.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;https://secondsexe.com/magazine/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; - Trop de la balle ton bidule truc chouette, mon Polo ! Mazette, mon corps aux g&#233;monies ! ahana H&#233;l&#233;na.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le comptable d&#233;posa sa semence. H&#233;l&#233;na cria alea jacta est. Mais ni l'une ni l'autre n'avaient eu leur content.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;https://secondsexe.com/magazine/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; - L'ann&#233;e prochaine, je vise les 500000 boules de b&#233;n&#232;fe, lan&#231;a H&#233;l&#233;na.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Monsieur Polo, de nouveau vigoureux, recapota. Il retourna H&#233;l&#233;na comme une cr&#234;pe. Et fouette cocher ! H&#233;l&#233;na enroula ses jambes autour des biceps band&#233;s de son amant qui, lui, posa derechef ses l&#232;vres incandescentes sur un t&#233;ton riche en pulpe. H&#233;l&#233;na mit la chevelure du comptable en grand d&#233;sordre. Et je ne vous raconte ni la suite, ni la chantante liesse finale&#8230;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;https://secondsexe.com/magazine/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; - Bon, c'est bien beau la bagatelle, se dit H&#233;l&#233;na le souffle un peu court, mais j'ai un voyage &#224; pr&#233;parer. Elle attrapa ses habits de ville, ajusta son shorty de dentelles chantilly et tulle noir, &#224; volants et orn&#233; de petits rubans, moula tout le bas dans un jean moulant, d&#233;posa ses nichons, deux belles poires comice, dans un soutif demi-seins assorti et couvrit tout le haut d'un pull col en V bleu Klein. Elle rechaussa ses tongs.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le comptable jeta machinalement une &#339;illade sur le guide touristique, et dit tout aussi m&#233;caniquement : &#171; &#171; Tiens, je me suis &#233;battu nu sur ce coin de paradis avec le plus fabuleux ninja ponais que le monde contemporain abrite.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;https://secondsexe.com/magazine/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; - Z'avez des photos ? demanda H&#233;l&#233;na.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Monsieur Polo farfouilla dans sa sacoche de cuir v&#233;nitien patin&#233; et d&#233;gaina quelques clich&#233;s polaro&#239;d qui le montraient, sous le soleil levant et diff&#233;rentes coutures, enlac&#233; &#224; un preux chevalier d&#233;sarm&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;https://secondsexe.com/magazine/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; - Mon clitoris &#224; Dieu ! s'extasia H&#233;l&#233;na qui fut par ailleurs confort&#233;e dans le choix de sa destination.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;https://secondsexe.com/magazine/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; - Je pourrai vous pr&#233;senter Akura si vous le souhaitez, pour d&#233;velopper un peu plus encore votre bizness &#224; l'international. Il cherche &#224; se reconvertir, proposa Monsieur Polo.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;H&#233;l&#233;na fit un tour d'horizon d&#233;taill&#233; des photos.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;https://secondsexe.com/magazine/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; - Pourquoi pas ! &#192; voir, &#224; mon retour de vacances ! dit H&#233;l&#233;na grandement &#233;mue par ces deux petits culs d'airain de guerriers au repos cajol&#233;s par le doux clapotis des eaux moluquaises.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Bonne ann&#233;e, amour, gloire, beaut&#233; et prosp&#233;rit&#233;, et bonnes vacances, et &#224; l'ann&#233;e prochaine se salu&#232;rent, d'une ferme poign&#233;e de main, H&#233;l&#233;na et le comptable.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[gris]Camomille Belleplante[/gris]&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Homme &#224; louer : &#233;pisode 20</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Sophie Bramly</dc:creator>



		<description>Anita &#233;tait tout &#233;moustill&#233;e. Il faut dire que la sc&#232;ne qu'elle observait, ce matin-l&#224;, l'&#339;il riv&#233; &#224; la serrure de la chambre d'H&#233;l&#233;na en aurait &#233;mu de beaucoup moins sensibles qu'elle. Sur le grand lit de la patronne, le p&#233;nis dress&#233; comme un ob&#233;lisque, un homme d'une cinquantaine d'ann&#233;es se trouvait en effet allong&#233;. Et, toutes l&#232;vres ouvertes, H&#233;l&#233;na, dont le visage rayonnait dans les premi&#232;res lueurs dominicales, s'activait sur le membre de cet homme. La Parisienne mettait dans sa fellation une remarquable (...)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;https://secondsexe.com/magazine/local/cache-vignettes/L150xH101/arton1258-0699b.jpg&quot; width='150' height='101' style='height:101px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Anita &#233;tait tout &#233;moustill&#233;e. Il faut dire que la sc&#232;ne qu'elle observait, ce matin-l&#224;, l'&#339;il riv&#233; &#224; la serrure de la chambre d'H&#233;l&#233;na en aurait &#233;mu de beaucoup moins sensibles qu'elle. &lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Sur le grand lit de la patronne, le p&#233;nis dress&#233; comme un ob&#233;lisque, un homme d'une cinquantaine d'ann&#233;es se trouvait en effet allong&#233;. Et, toutes l&#232;vres ouvertes, H&#233;l&#233;na, dont le visage rayonnait dans les premi&#232;res lueurs dominicales, s'activait sur le membre de cet homme. La Parisienne mettait dans sa fellation une remarquable intensit&#233;. Elle su&#231;ait &#224; fond, l&#226;chait des soupirs d'extase. Et &#224; ses soupirs d'autres soupirs r&#233;pondaient, plus rauques, plus prolong&#233;s. R&#226;les de m&#226;le auxquels d'involontaires mouvements musculaires s'ajoutaient. Le corps du suc&#233;, qu'Anita connaissait bien, s'agitait f&#233;brilement. Ses pieds, ses jambes remuaient dans tous les sens. Son visage burin&#233; se contractait. Il respirait par saccades. Et par moments, agripp&#233; aux draps, il murmurait : &#171; oh, ma ch&#233;rie, oh ma ch&#233;rie&#8230; &#187; en observant de ses yeux verts H&#233;l&#233;na qui s'en donnait &#224; c&#339;ur joie. &lt;br/&gt;
Telle une gamine goulue, passant ses mains vernies de rouge sur le torse muscl&#233;, celle-ci griffait, palpait, pin&#231;ait, g&#233;missait, happait, lapait, couvrait le sexe de baisers, pompait jusqu'&#224; s'&#233;touffer. Et par instants, interrompant son jeu, elle contemplait passionn&#233;ment son homme, Edouard-Dupont Douglas (car c'&#233;tait lui). &lt;br/&gt;
Voil&#224; le spectacle qui mettait la belle Anita en transe. &lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#171; Mon Dieu, pensait celle-ci, que ce doit &#234;tre bon l'amour ! &#187; Et elle-m&#234;me s'imaginait en pareille posture, avec Quentin couch&#233; &#224; c&#244;t&#233; d'elle ! D'une main douce, prudente, elle masturbait en r&#234;ve le gros machin du jeune &#233;tudiant, s'amusait &#224; faire aller et venir la peau tendre et fine du pr&#233;puce sur le joli gland brun en forme de bonnet phrygien. Quentin se tordait comme Edouard-Dupont Douglas. Comme lui, il murmurait des &#171; ma ch&#233;rie &#187;. Et elle d&#233;posait comme H&#233;l&#233;na de longs baisers dans son cou, laissant le d&#233;sir grimper en elle, le nez nich&#233; dans l'odorif&#233;rante chaleur du gar&#231;on. Elle sentait son propre sexe s'inonder, son clitoris se gonfler et les pointes de ses seins se durcir magiquement ! Sa main droite continuait de masturber la tige. Elle d&#233;rivait. A pr&#233;sent sa bouche se trouvait &#224; quelques centim&#232;tres du gland. De ses l&#232;vres rouges sortait une langue rose qui s'avan&#231;ait vers le noeud. Ses deux belles cuisses fusel&#233;es se collaient amoureusement &#224; la cuisse droite du gar&#231;on. Elle mouillait comme une fontaine, trempait la peau br&#251;lante, &#233;crasait ses seins contre la chair de son partenaire. Puis inclinant la t&#234;te elle&#8230;&lt;br/&gt;
&#171; Non, non j'ai tort ! &#187; se dit-elle tout &#224; coup. A quoi bon se faire du mal ? C'est un r&#234;ve impossible ! &#187; &lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le charme &#233;tait bris&#233;. La belle brune quitta son observatoire. Dans le couloir qui la menait au salon elle se r&#233;p&#233;tait : &#171; mieux vaut ne pas s'exciter inutilement ! &#187;. Et une fois arriv&#233;e dans la pi&#232;ce : &#171; au m&#233;nage ! &#187; proclama-t-elle. &lt;br/&gt;
La poitrine oppress&#233;e par la frustration, elle s'empara de l'aspirateur, pressa le bouton marche et s'engagea dans un rude nettoyage des tapis. Et un sujet de pr&#233;occupation nouveau chassa aussit&#244;t le trouble de ses sens. A savoir les salet&#233;s que l'homme de la patronne semait dans tout l'appartement. &lt;br/&gt;
Il est vrai qu'Edouard-Dupont Douglas &#233;tait affect&#233; d'un vice &#233;pouvantable, innommable, impardonnable : il fumait. Et il fumait comme un goret. Depuis qu'il avait install&#233; son QG entre les murs dont l'entretien lui incombait la pauvre Anita n'en finissait plus de pester contre ce manque de savoir-vivre. Elle n'y comprenait rien. Monsieur Edouard, ainsi qu'elle l'appelait, &#233;tait un homme soign&#233;, d'une &#233;ducation exemplaire, toujours tir&#233; &#224; quatre &#233;pingles. Il r&#233;citait m&#234;me des po&#232;mes &#224; ses moments perdus (ce qui la r&#233;jouissait). Et malgr&#233; &#231;a il vous fichait sa cendre un peu partout comme un vrai sagouin ! &#171; Quand on pense que madame a toujours interdit qu'on fume chez elle ! &lt;br/&gt; &#187; Voil&#224; bien encore un des effets pervers de l'amour, pensait Anita : &#224; son ch&#233;ri madame permettait ce qu'elle avait toujours refus&#233; aux autres. Plus grave, n'avait-elle pas pouss&#233; la tol&#233;rance jusqu'&#224; acheter des cendriers ? Et pour quel r&#233;sultat ? Anita n'en d&#233;col&#233;rait pas. Etait-ce &#224; elle de faire la police ? Madame ne pouvait-elle pas r&#233;agir ? On voyait bien que ce n'&#233;tait pas cette derni&#232;re qui se farcissait tout le sale boulot ! C'est bien simple, c'&#233;tait maintenant trois ou quatre fois par jour qu'il fallait aspirer le sol. &#171; Et mon salaire n'en est pas pour autant augment&#233; ! &#187; se lamentait la malheureuse Br&#233;silienne. &lt;br/&gt;
Du coup elle se remboursait en assouvissant sans vergogne son vice &#224; elle. D&#232;s que les circonstances le lui permettaient, abandonnant son plumeau, la petite curieuse fouinait dans les affaires de Dupont-Douglas. Elle avait ainsi d&#233;couvert, les jours pr&#233;c&#233;dents, des choses qui l'avaient grandement troubl&#233;e. Les activit&#233;s auxquelles monsieur Edouard s'adonnait sentaient le soufre, et, il faut bien le dire, elle adorait cette odeur-l&#224;. &lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les &#233;bats matinaux d'H&#233;l&#233;na et de son homme ne semblaient pas devoir finir avant longtemps. La jeune femme d&#233;cida donc une nouvelle fois de se d&#233;dommager de ses servitudes m&#233;nag&#232;res. Elle se mit &#224; fureter dans les documents que l'imprudence d'Edouard laissait &#224; sa port&#233;e. Il n'y avait qu'&#224; soulever certains tableaux, qu'&#224; ouvrir certains tiroirs&#8230;Un jeu d'enfant. Au bout de quelques minutes elle tomba sur un dossier o&#249; &#233;tait inscrite une date (11 d&#233;cembre 2009) et un nom : Ramona Estebal y Ramon, ambassadrice d'Argentine. &lt;br/&gt;
Elle ouvrit le dossier. Des photos tomb&#232;rent au sol. Elle y reconnut Quentin. Son sang ne fit qu'un tour. &#171; Qu'est-ce que c'est ? &#187; se demanda-t-elle. Et aussit&#244;t les battements de son c&#339;ur se chang&#232;rent en roulements de tambour. Elle ne parvenait pas &#224; bien voir. Elle ne parvenait pas &#224; bien comprendre. Il y avait une femme et Quentin. On voyait la femme &#224; quatre pattes. Quentin tendait la t&#234;te en arri&#232;re. Enfin elle comprit. &#171; Mon Dieu ! &#187; Cette inconnue qui su&#231;ait Quentin lui parut une cr&#233;ature monstrueuse. Et certes elle n'&#233;tait pas tr&#232;s belle. Sur les images ses traits fl&#233;tris se tordaient avec une lubricit&#233; si violente qu'elle paraissait m&#234;me hideuse comme une harpie. Une jalousie atroce crucifia Anita. Elle dut s'asseoir sur un fauteuil. &#171; Quentin&#8230;Quentin&#8230; &#187; r&#233;p&#233;tait-elle. Elle lut d'un &#339;il hagard les documents qui accompagnaient les photos. C'&#233;tait des lettres destin&#233;es au mari de l'ambassadrice (lequel &#233;tait ministre de la d&#233;fense dans son pays). Il y avait aussi d'autres lettres destin&#233;es &#224; l'ambassadrice elle-m&#234;me ainsi que des documents relatifs &#224; la vente d'un avion militaire. Tout cela relevait, en somme, du chantage le plus basique. Un d&#233;tail intrigua la jeune femme : il &#233;tait question de v&#234;tements prouvant la v&#233;racit&#233; des photos. Des v&#234;tements impr&#233;gn&#233;s de l'ADN de l'ambassadrice : un pantalon et une chemise noirs. Les v&#234;tements de Quentin ! Imm&#233;diatement Anita s'employa &#224; d&#233;nicher les pr&#233;cieuses reliques. &lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Elle les d&#233;couvrit dans un vieux coffre en acajou o&#249; H&#233;l&#233;na rangeait les objets dont elle ne voulait plus. Un plastique prot&#233;geait les deux pi&#232;ces de tissu. Elle ouvrit la protection. Une odeur d&#233;licieuse lui sauta aux narines. C'&#233;tait le parfum de Quentin ! Elle eut comme une crise de volupt&#233;. Elle s'extasiait litt&#233;ralement. Elle se p&#226;mait en humant les fragrances de l'escort. Soudain une envie la poss&#233;da. Une pulsion plut&#244;t. Elle s'empara de la chemise, vola vers la chambre de sa patronne, posa un &#339;il sur la serrure : H&#233;l&#233;na, le buste arc-bout&#233;, chevauchait tranquillement son mec en amazone. &#171; Ils en ont encore pour quinze bonnes minutes &#187; constata la Br&#233;silienne. Trente secondes apr&#232;s elle se trouvait dans sa chambre. Elle s'&#233;tala sur son lit. L&#224;, le nez dans la chemise, elle se mit &#224; g&#233;mir. Une chaleur imp&#233;rieuse montait dans sa chair. Elle se sentait transport&#233;e. Ses nerfs se tendaient. Elle avait du mal &#224; respirer. Bient&#244;t elle porta sa main droite dans son corsage. Elle caressa ses seins chauds, ses seins doux, qui se gonflaient d&#233;licieusement&#8230;Elle &#244;ta son haut, passa sa main sur son ventre en feu. Sa robe ne tenait plus que par un &#233;lastique. Elle le souleva, plongea &#224; l'int&#233;rieur de sa culotte. Une mouille gluante soudait ses grandes l&#232;vres. Elle les s&#233;para d'un doigt et commen&#231;a &#224; masser son clitoris. Que c'&#233;tait bon&#8230; Des spasmes sillonnaient son corps en sueur. &lt;br/&gt;
Ne se trouvait-elle pas trop excit&#233;e ? Des hallucinations la prenaient. Elle croyait &#233;treindre le corps br&#251;lant de Quentin en lieu et place de son oreiller, &#233;tait persuad&#233;e d'&#234;tre en sa pr&#233;sence, se voyait aller et venir sur lui. Elle le baisait, imitait H&#233;l&#233;na avec son homme, affichait comme elle une fougue d'amoureuse transie qui stup&#233;fiait le gar&#231;on. Elle le subjuguait par des mouvements d'une rare habilet&#233;, le tuait &#224; force de plaisir. Et plus l'&#233;tudiant blond lui jetait des mots tendres, plus elle le prenait fort, presque furieusement, &#224; grands coups de reins rageurs. L'escort, &#224; bout, explosa. Elle re&#231;ut sa semence en s'&#233;vanouissant de bonheur.&lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Edouard Dupont-Douglas n'&#233;tait pas n&#233; de la derni&#232;re pluie. Il connaissait la musique comme on dit. Evidemment l'emprunt des v&#234;tements par la jeune domestique (emprunt qui se r&#233;it&#233;ra les jours suivants) ne lui resta pas inconnu. Il avait des soup&#231;ons la concernant. En constatant que les v&#234;tements avaient &#233;t&#233; d&#233;plac&#233;s il crut d'abord au pire. Anita &#233;tait-elle une Mata-Hari &#224; la solde de quelque concurrent ? M&#234;me s'il s'&#233;tait renseign&#233; sur la Br&#233;silienne le risque subsistait. H&#233;l&#233;na lui avait affirm&#233; qu'il n'y avait rien &#224; craindre. Mais H&#233;l&#233;na n'&#233;tait-elle pas un peu trop na&#239;ve ? Pour en avoir le c&#339;ur net il dissimula des mini-cam&#233;ras dans tout l'appartement. Ainsi le pot aux roses fut-il rapidement d&#233;couvert. &#171; Anita est amoureuse d'un de tes escorts ! &#187; annon&#231;a-t-il, un beau soir, &#224; celle qui partageait d&#233;sormais sa vie. H&#233;l&#233;na, qui se d&#233;maquillait, r&#233;pondit d'un ton amus&#233; : &#171; Tu as mis tout ce temps pour d&#233;couvrir &#231;a mon ch&#233;ri ? &#187; Une telle condescendance piqua Edouard au vif. &#171; Tu approuves donc qu'elle fouille dans nos affaires ? &#187; r&#233;pliqua-t-il. La Parisienne lan&#231;a un sourire ironique dans la glace. Apr&#232;s quoi elle se leva, l'enla&#231;a et lui glissa &#224; voix basse dans l'oreille : &#171; Ce sont des choses qui arrivent mon amour. Tu verras, j'ai mon id&#233;e. A chacun son domaine ! &#187; Et jetant sa main droite dans l'entrecuisse de son homme elle le renversa sur le lit. &lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[gris]Axelle Rose[/gris]&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#169; olly - Fotolia.com&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Homme &#224; louer : &#233;pisode 19 </title>
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		<description>Jean Harnettt n'&#233;tait pas une inconnue pour l'agence. H&#233;l&#233;na l'avait vu passer, au printemps 2007. Elle cherchait un &#171; mari pour la soir&#233;e &#187;. Jean Harnettt &#233;tait alors une jeune et prometteuse n&#233;gociatrice pour une multinationale de fruits am&#233;ricaine. Beno&#238;t remplit sa mission au-del&#224; des esp&#233;rances de tous. Chambre 3225. Beno&#238;t, &#233;l&#233;gant comme un dandy des temps modernes, toque avec tact, puis n'entendant rien venir, indique de nouveau sa pr&#233;sence d'un toc tout aussi d&#233;licat. La porte s'entreb&#226;ille, s'ouvre (...)

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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;https://secondsexe.com/magazine/local/cache-vignettes/L150xH150/arton1019-de6e5.jpg&quot; width='150' height='150' style='height:150px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Jean Harnettt n'&#233;tait pas une inconnue pour l'agence. H&#233;l&#233;na l'avait vu passer, au printemps 2007. Elle cherchait un &#171; mari pour la soir&#233;e &#187;. Jean Harnettt &#233;tait alors une jeune et prometteuse n&#233;gociatrice pour une multinationale de fruits am&#233;ricaine. Beno&#238;t remplit sa mission au-del&#224; des esp&#233;rances de tous.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Chambre 3225. Beno&#238;t, &#233;l&#233;gant comme un dandy des temps modernes, toque avec tact, puis n'entendant rien venir, indique de nouveau sa pr&#233;sence d'un toc tout aussi d&#233;licat. La porte s'entreb&#226;ille, s'ouvre en grand. Madame Harnett parait sur le seuil dans un charmant n&#233;glig&#233;, l&#232;vres rouge carmin, et tignasse coiff&#233;e &#224; la Louise Brooks.
&quot;Entrez&quot;, dit-elle en saluant d'une main ferme l'homme qui allait l'escorter, &#234;tre son mari pour la soir&#233;e. Un embrun d'un parfum de luxe vampe l'atmosph&#232;re. &quot;Je suis un peu en retard&quot;, poursuit-elle avec d&#233;tachement. &quot;La signature, juste l&#224;, aux forceps d'un contrat de quelques millions de dollars&#8230; Merci ! Il ne me reste plus qu'&#224; m'habiller pour finir de me mettre en beaut&#233;. Servez-vous un caf&#233; Clooney&quot;, glisse-t-elle avant de dispara&#238;tre dans la pi&#232;ce voisine. Ronronnement de la machine &#224; caf&#233;. &quot;Je vous donne quelques consignes ?&quot; per&#231;oit faiblement Beno&#238;t qui d&#233;cide de s'approcher. Cal&#233; dans l'embrasure de la porte, il sirote son moka et boit les paroles de la belle qui passe en revue tous les ingr&#233;dients n&#233;cessaires &#224; une belle soir&#233;e de relations publiques, &#171; repas d'affaires &#187;, &#171; hommes d'&#201;tat &#187;, &#171; contrats mirifiques &#187;, &#171; signatures &#187; &#171; conqu&#234;tes du monde &#187;, &#171; homme d'envergure &#187;, &#171; mari aimant &#187;, &#171; stabilit&#233; du couple &#187;, &#171; gage de confiance &#187;&#8230;
&quot;Bien&quot;, dit simplement Beno&#238;t qui connait sur le bout des doigts toutes les ficelles de son m&#233;tier.
Il suit du regard chaque geste, chaque ondulation du corps de Jean. Occup&#233;e &#224; se v&#234;tir, elle semble ne pas se soucier du regard qui d&#233;taille et caresse chaque recoin de sa silhouette. Jean Harnettt passe d'abord un body avec armatures habill&#233;es de dentelle agr&#233;ment&#233; d'un galon en franges de perles noires sous les seins nus. Jean r&#232;gle les bretelles surpiqu&#233;es, ajuste l'entresein frang&#233;, se cambre &#224; l'extr&#234;me pour fermer son corsage, geste qui finit de dessiner les courbes de sa taille. Puis la voil&#224; qui attache &#224; l'ensemble un string forme triangle ouvert, rehauss&#233; de broderies &#233;galement &#233;clatantes et perl&#233;es. Cette vision a t&#244;t fait de provoquer une &#233;rection magistrale chez l'escorteur. Mais en professionnel hautement qualifi&#233;, son visage ne laisse para&#238;tre nulle expression de ces stimulantes effervescences int&#233;rieures. Il se contente de regarder les seins que Jean Harnett exhibe, des seins souples, fermes, lourds, ronds, gironds, harmonieux, turgescents, d&#233;licats, exub&#233;rants, deux melons m&#251;rs et fessus, au p&#233;doncule gaillard. Maintenant Jean gaine ses jambes de bas de soie couleur suie, et enfile une robe chasuble.
&quot;Vous m'aidez ?&quot;, demande-t-elle en se tournant et en indiquant du doigt le zip. Beno&#238;t tend un main que Jean saisit aussi sec.
&quot;Embrassons-nous pour jauger de l'intensit&#233; de nos atomes crochus et juger de la cr&#233;dibilit&#233; de notre couple &#233;ph&#233;m&#232;re !&quot; Les l&#232;vres se croch&#232;tent, les langues se d&#233;lient. &quot; Il me semble que nous n'aurons gu&#232;re &#224; faire semblant&quot;, d&#233;clare Jean en retroussant une nouvelle fois ses jolies babines et les collant furieusement &#224; celles de celui qui pouvait d&#232;s lors presque passer pour son mari. &quot;Poussons l'entretien !&quot;
Elle d&#233;boutonne le pantalon de Benoit, lui prend le sexe &#224; deux mains, l'une &#224; c&#244;t&#233; de l'autre et plaque un baiser enflamm&#233; sur le braquemart sculpt&#233; dans une marbre de carrare vein&#233;.
&quot;&#192; votre tour&quot;, ordonne-t-elle.
Beno&#238;t, un rien cabotin et rebelle, se fait tendrement prier. Puis il soul&#232;ve religieusement la chasuble, et applique sur ce bas-ventre ouvert &#224; tous vents, un baiser fugace et prometteur.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il est temps de filer, bras dessus, bras dessous, bague au doigt, pour honorer le rendez-vous.
Tout se passe comme pr&#233;vu.
&quot;Je vais et je viens, je vogue et je vole d'aventure en aventure&quot;, raconte avec malice Beno&#238;t devenu grand reporter pour l'occasion. &quot;D'un continent &#224; l'autre, de Rio &#224; Kaboul. Nous nous apercevons, parfois Jean et moi, &#224; travers les vitres d'un hub, lors d'un transit de bout du monde. Un regard suffit &#224; embraser de nouveau notre amour. Nos retrouvailles&#8230; Ah, mon amour !&quot; Beno&#238;t est excellent com&#233;dien.
Il serre la main de Jean qui lui caresse la joue, la porte &#224; ses l&#232;vres et l'embrasse. De nouveau il se laisse envo&#251;ter par ce parfum de fruit gorg&#233; de sucre qui chamboula ses sens deux heures plus t&#244;t.
Le d&#238;ner trois &#233;toiles Michelin se termine, tout s'est d&#233;roul&#233; &#224; la perfection. On se s&#233;pare enfin, avec la promesse de se revoir dans un cadre plus professionnel pour conclure quelque contrat. Jean et Beno&#238;t regagnent l'h&#244;tel &#224; pied, main dans la main.
&quot;Vous f&#251;tes un merveilleux cavalier. Chevauchons-nous ! Enfourchez-moi ! &quot; s'exclame Jean &#224; peine la porte de la chambre referm&#233;e.
La seconde d'apr&#232;s les voil&#224; nus, enlac&#233;s, embras&#233;s. Jean s'extirpe de cette &#233;treinte et s'allonge sur le lit. Elle se met sur le dos, ouvre ses jambes en grand, et d'un geste se livre toute enti&#232;re &#224; la fabuleuse &#233;rection de Beno&#238;t. Celui-ci saisit son membre et le pousse d&#233;licatement contre la vulve de son amante qui se redresse tout &#224; coup pour aspirer goulument ce t&#233;moignage flatteur.
La gaule de l'escorteur va grandissant de seconde en seconde et Jean sent le plaisir s'intensifier &#224; chaque millim&#232;tre de la progression de son amant, elle se dit qu'elle est combl&#233;e. Plus tard un bruit sourd, faisant trembler les murs, sonne le glas de leurs &#233;bats. Une corbeille de fruits attend Beno&#238;t &#224; son r&#233;veil. Jean s'en est all&#233;e sans un bruit aux aurores, laissant un mot sous l'alliance encore chaude. &#171; Adieu, amour d'un jour &#187; sign&#233; Jean Harnettt. Un Petit Napol&#233;on n'aurait pas souhait&#233; plus sublime soir&#233;e de sacre.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Camomille Belleplante&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Homme &#224; louer : Episode 18</title>
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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Pierre cherchait son chemin, il avait beaucoup fr&#233;quent&#233; les a&#233;roports dans sa vie pr&#233;c&#233;dente, mais depuis qu'il travaillait pour H&#233;l&#233;na, c'&#233;tait du pass&#233;.
Il finit par trouver un panneau tr&#232;s discret, les voyageurs qui acc&#232;dent au salon Premi&#232;re aiment les privil&#232;ges feutr&#233;s.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'h&#244;tesse lui demanda son billet. Il n'en avait pas mais Madame Harnett avait laiss&#233; des consignes.
Pierre &#233;tait attendu.
L'h&#244;tesse resta tr&#232;s professionnelle m&#234;me lorsque son regard d&#233;tailla la silhouette de l'escort boy, rien ne laissait para&#238;tre qu'elle se doutait de quelque chose.
Elle lui proposa de la suivre jusqu'&#224; Madame Harnett.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La cliente avait sp&#233;cifi&#233; que la ponctualit&#233; et la tenue seraient d&#233;terminantes. Elle n'avait que quelques heures de transit &#224; Paris et souhaitait en profiter pour partager sa couche avec un fran&#231;ais.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pierre &#233;tait l'employ&#233; de l'agence le plus &#224; m&#234;me de se fondre au milieu des voyageurs de Premi&#232;re Classe, ses costumes italiens et sa d&#233;marche assur&#233;e venaient d'ann&#233;es de pratique dans le monde de la Haute Finance. Seule une faillite catastrophique l'avait pouss&#233; &#224; vendre son corps plut&#244;t que de continuer sur cette voie.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il fut agr&#233;ablement surpris lorsqu'il fut pr&#233;sent&#233; &#224; Madame Harnett, elle &#233;tait plus jeune que ses clientes habituelles, probablement une trentaine toute fraiche, un corps de sportive et un charmant accent anglais lorsqu'elle s'adressa &#224; lui dans un fran&#231;ais impeccable.
Ils s'assirent &#224; une table isol&#233;e pour discuter.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;'Bonjour Pierre. Vous permettez que je vous appelle Pierre ?' dit-elle.
'Oui Madame Harnett'
'Appelez-moi Jean, je ne veux pas de distance entre nous.' Son sourire amus&#233; montrait qu'elle avait anticip&#233; ce moment.
'Je n'ai que peu de temps, trois heures entre deux vols. Je pars en Asie et je vais devoir travailler comme une folle pendant deux mois. Mon fianc&#233; est retenu &#224; Londres et ne viendra me voir que dans trois semaines. J'ai d&#233;cid&#233; de me payer un joli cadeau d'anniversaire avant de partir.'
'Et votre fianc&#233; est au courant ?' Pierre appr&#233;ciait la franchise de sa cliente mais la r&#233;putation de l'agence tenait aussi &#224; la discr&#233;tion de ses prestations, un fianc&#233; jaloux pouvait &#234;tre un probl&#232;me.
'Nous avons un accord. Tant qu'il n'y a pas d'incidence sur notre vie commune et que nous tenons plus l'un &#224; l'autre qu'&#224; nos aventures, c'est fair game.'&lt;/p&gt; &lt;p&gt;D&#233;cid&#233;ment cette mission n'&#233;tait pas comme les autres.
'J'ai toujours voulu essayer un fran&#231;ais, il parait que vous &#234;tes les meilleurs amants du monde.' dit-elle.
'Je suis flatt&#233; de repr&#233;senter tout mon pays, et j'esp&#232;re ne pas vous d&#233;cevoir.'
Elle se leva et dans une d&#233;marche chaloup&#233;e par une jupe de tailleur tr&#232;s moulante, elle le guida vers le fonds du salon.
Une porte discr&#232;te s'ouvrait sur un couloir contenant des alc&#244;ves. Les portes de certaines &#233;taient entreb&#226;ill&#233;es sur des hommes d'affaires s'activant sur des ordinateurs.
Jean s&#233;lectionna une alc&#244;ve vide et y entra&#238;na Pierre.
Il prit soin de tirer le verrou derri&#232;re lui.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La pi&#232;ce &#233;tait petite mais confortable, elle contenait un sofa et un bureau sur lequel Jean alla s'asseoir. Le mouvement releva l&#233;g&#232;rement la jupe de la jeune femme, d&#233;voilant la couture d'un bas.
Pierre comprenant imm&#233;diatement ce qui &#233;tait attendu de lui, se pla&#231;a face &#224; elle, l'embrassa dans le cou pendant qu'il glissait une main le long de sa cuisse, jusqu'&#224; la bordure du bas.
Jean sentait d&#233;licieusement bon et il lui semblait qu'il croquait dans un fruit mur.
Elle &#244;ta ses escarpins d'un coup de pied expert et vint croiser ses jambes au creux des reins de Pierre, rapprochant un peu plus leurs deux bassins.
Ce geste fit remonter la main de l'homme sous la jupe jusqu'&#224; se loger sur la fesse de la cliente.
Il confirma son impression, Jean &#233;tait admirablement muscl&#233;e tout en ayant gard&#233; des formes tr&#232;s f&#233;minines.
Les baisers de Pierre se dirig&#232;rent vers la base du cou et le d&#233;collet&#233; de Jean. Elle portait toujours la veste de son tailleur et il l'en d&#233;barrassa rapidement.
Il d&#233;couvrit un chemisier blanc, presque transparent et qui laissait entrevoir deux seins qui n'attendaient que ses caresses.
Lorsqu'il sortit le globe gauche de la chape du soutien-gorge, le mamelon &#233;tait d&#233;j&#224; dress&#233;, pr&#234;t &#224; &#234;tre embrass&#233;.
Il leva les yeux vers le visage de Jean et vit qu'elle le regardait faire, les l&#232;vres l&#233;g&#232;rement ouvertes, attendant son prochain mouvement.
Il embrassa goul&#251;ment ce sein offert.
L'attente de Jean se changea en sourire puis en g&#233;missement quand il fit rouler doucement le t&#233;ton avec sa langue.
Involontairement les hanches de la jeune femme se bascul&#232;rent en avant, s'approchant du rebord de la table et du corps de Pierre.
Tout en continuant de l&#233;cher ses seins, il fit glisser sa main droite vers l'avant de la jupe.
Il ne rencontra aucun obstacle, son sexe &#233;tait &#224; d&#233;couvert, offert. Il y glissa l'index. Le soupir qu'elle poussa confirma la moiteur, elle &#233;tait pr&#234;te.
Il fit quelques allers et retours tr&#232;s lents puis immobilisant sa main, il recourba le doigt, frottant la paroi int&#233;rieure l&#233;g&#232;rement, juste le temps d'entendre Jean avoir le souffle coup&#233;.
Il retira ses l&#232;vres du sein auquel elles &#233;taient attach&#233;es et vint murmurer &#224; l'oreille de sa cliente.
&quot;Qu'est ce qui vous ferait plaisir ?&quot;
&quot;Fuck me hard.&quot; L'excitation lui faisait perdre son fran&#231;ais.
&quot;A vos ordres, Madame.&quot;
Pierre se d&#233;fit rapidement de sa ceinture. Son pantalon tomba sur ses souliers r&#233;v&#233;lant une &#233;rection triomphale, qu'il couvrit d'un pr&#233;servatif.
Il pr&#233;sentait &#224; peine son sexe face &#224; elle qu'elle l'attirait plus pr&#232;s. Il se fit un plaisir de lui ob&#233;ir, glissant directement en elle.
Elle l'absorba compl&#232;tement, se cambrant pour &#234;tre p&#233;n&#233;tr&#233;e au plus profond. Plaquant ses mains dans le dos de Pierre, elle lui imprimait de larges mouvements. Il avait l'impression d'&#234;tre un jouet entre les bras de sa cliente. La sensation qu'elle profitait de lui &#233;tait d&#233;licieuse d'autant qu'elle s'accompagnait de vocalises involontaires.
Il pouvait entendre le plaisir monter en elle en m&#234;me temps qu'il suivait son propre plaisir.
Lorsqu'il entendit des rires masculins derri&#232;re la paroi fine comme un paravent, il ralentit. Jean aucunement g&#234;n&#233;e lui dit :
'Let them enjoy it too,' en s'empalant de nouveau.
L'id&#233;e d'&#234;tre &#233;cout&#233;e sembla d&#233;cupler son entrain.
Pierre ne fit que quelques allers et retours suppl&#233;mentaires avant qu'elle ne conclut son chant par un cri suraigu en jouissant &#233;cartel&#233;e sur le bureau.
Il ne put r&#233;sister &#224; sa fougue et se joignit &#224; elle, m&#234;lant ses cris et son orgasme &#224; ceux de la cliente.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mademoiselle_M&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Homme &#224; louer : Episode 17</title>
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		<dc:date>2009-09-04T08:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Sophie Bramly</dc:creator>



		<description>D&#232;s que son bateau se trouva en vue du rivage par lequel on acc&#233;dait au palais de S*, l'un des plus beaux monuments de Sardaigne, Stanislas s'enthousiasma. Le palais de S* &#233;tait une ancienne forteresse construite pr&#232;s d'une petite falaise. Une certaine comtesse d'Urbino, r&#233;cemment veuve, l'avait am&#233;nag&#233; en r&#233;sidence d'&#233;t&#233;. Elle y donnait alors une f&#234;te. De loin, d&#233;j&#224;, le spectacle se r&#233;v&#233;lait grandiose. Des lumi&#232;res scintillaient de toutes les fen&#234;tres. Dans l'immense parc des torches vacillaient. La plage (...)

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&lt;a href="https://secondsexe.com/magazine/-Homme-a-Louer-Le-feuilleton-Second-.html" rel="directory"&gt;Homme &#224; Louer : Le feuilleton Second Sexe&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;https://secondsexe.com/magazine/local/cache-vignettes/L101xH150/arton870-3dad1.jpg&quot; width='101' height='150' style='height:150px;width:101px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;D&#232;s que son bateau se trouva en vue du rivage par lequel on acc&#233;dait au palais de S*, l'un des plus beaux monuments de Sardaigne, Stanislas s'enthousiasma. Le palais de S* &#233;tait une ancienne forteresse construite pr&#232;s d'une petite falaise. Une certaine comtesse d'Urbino, r&#233;cemment veuve, l'avait am&#233;nag&#233; en r&#233;sidence d'&#233;t&#233;. Elle y donnait alors une f&#234;te. De loin, d&#233;j&#224;, le spectacle se r&#233;v&#233;lait grandiose. Des lumi&#232;res scintillaient de toutes les fen&#234;tres. Dans l'immense parc des torches vacillaient.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La plage priv&#233;e elle-m&#234;me sur laquelle, bient&#244;t, Stanislas d&#233;barqua, s'&#233;toilait d'une nu&#233;e de petites bougies tra&#231;ant un chemin vers l'escalier taill&#233; dans la roche qui grimpait en direction du ch&#226;teau. Un valet, tenant une lanterne sourde et portant livr&#233;e comme au temps de Casanova, se proposa pour le guider. Ils mont&#232;rent les marches escarp&#233;es, foul&#232;rent des all&#233;es fleuries. Un peu partout des invit&#233;s circulaient, causant dans toutes sortes de langues une fl&#251;te de champagne &#224; la main en fumant des cigares. &lt;br/&gt;
L'int&#233;rieur du palais &#233;tonna plus encore Stanislas. Ext&#233;rieurement la citadelle du XVIIe gardait en effet une aust&#233;rit&#233; toute militaire, mais sit&#244;t qu'on y avait p&#233;n&#233;tr&#233; un luxe foisonnant, &#233;tincelant, vous saturait les yeux. On en restait abasourdi. Ce soir-l&#224;, &#224; la somptuosit&#233; des meubles d'&#233;poque, des moulures de marbre, des dalles de porphyres, des bouquets &#233;clatants, des miroirs, des rideaux, des tableaux, des statues sem&#233;es &#231;&#224; et l&#224;, s'ajoutait celle des robes de haute couture, chatoyantes, color&#233;es, que des femmes d'&#226;ges et de beaut&#233;s vari&#233;s promenaient d'une pi&#232;ce &#224; l'autre avec un chic sans &#233;gal. Il y avait aussi beaucoup d'hommes v&#234;tus &#224; la perfection. &lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Stanislas reconnut en leur sein quelques concurrents. Parmi les visages plut&#244;t bouffis et us&#233;s des businessmen et des jet-setteurs leurs jeunes minois sophistiqu&#233;s d&#233;tonnaient. Il les jugea peu dangereux. &#171; Trop de gonflette et pas assez de cervelle &#187; pensa-t-il. Lui misait sur d'autres atouts. Et en plus il poss&#233;dait une alli&#233;e cruciale. Celle-ci, d'ailleurs, ne tarda pas &#224; se manifester. L'emportant avec elle, elle le briefa en catimini : &#171; la comtesse est &#224; point, mon cher. Elle a bu plus que de raison et, comme je lui ai parl&#233; de vous en des termes fort louangeurs, elle br&#251;le de vous conna&#238;tre&#8230; &#187; &lt;br/&gt;
Elisabeth G., amie d'Edouard Dupont-Douglas et espionne &#224; ses heures, pressait l'avant-bras de l'escort en pronon&#231;ant ces paroles, apr&#232;s lesquelles ils p&#233;n&#233;tr&#232;rent tous deux dans un vaste salon. Entour&#233;e d'un cercle de parasites, une jolie petite femme &#224; cheveux ch&#226;tains, d'environ quarante ans, moul&#233;e dans une superbe robe rouge, s'y tr&#233;moussait en d&#233;bitant des grivoiseries. C'&#233;tait la comtesse d'Urbino. &lt;br/&gt;
L'escort la salua. La comtesse lui passa une main discr&#232;te entre les cuisses. &#171; J'ai besoin d'un homme ! &#187; lui souffla-t-elle &#224; l'oreille avec un fort accent transalpin. A cause de la transpiration, ses cheveux se collaient &#224; ses tempes. Ses yeux noirs, &#224; demi clos, s'allumaient avec malice. Dans l'&#233;chancrure de sa robe des seins avantageux se d&#233;voilaient. Entre ceux-ci une petite clef d'or attach&#233;e &#224; un collier du m&#234;me m&#233;tal brillait. Une fois que les parasites furent &#233;cart&#233;s, Elisabeth G. vanta encore aupr&#232;s de la comtesse les qualit&#233;s du Fran&#231;ais. C'&#233;tait un amant hors pair, une perle, ce qui se faisait de mieux sur le march&#233;. Et compar&#233; aux amateurs qui plastronnaient dans tous les couloirs de la demeure en attendant qu'on les sonne il n'y avait pas photo ! Stanislas, flatt&#233; et presque g&#234;n&#233;, un &#339;il fix&#233; sur la clef d'or, &#233;couta ce pan&#233;gyrique en s'effor&#231;ant de ne pas rougir. La comtesse le palpa &#224; nouveau. Il banda. Le deal fut conclu. &lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En tant qu'entremetteuse Elisabeth toucherait dix pour cent. La soir&#233;e dura encore trois bonnes heures, durant lesquelles le Fran&#231;ais rivalisa d'esprit, d'amabilit&#233;, de charme, mettant ainsi le comble au d&#233;sir de sa cliente. Puis, les derniers invit&#233;s partis, celle-ci, le prenant par la main, l'entra&#238;na sur la plage. Elle l'&#233;crasa illico sur le sable. D'une bouche vorace commen&#231;a &#224; le manger de baisers. Autour d'eux les bougies s'agitaient. Un vent l&#233;ger amenait de la mer des senteurs d'embruns et d'iodes sal&#233;s. La lune, aux trois-quarts d&#233;couverte, projetait sur leurs corps encore habill&#233;s des lueurs p&#226;les. Des cigales, des grillons stridulaient sous les touffes de verdure qui s'accrochaient &#224; la falaise. Des parfums subtils &#233;gayaient leurs narines. &lt;br/&gt;
Stanislas observait les &#233;toiles qui resplendissaient dans le ciel, et m&#234;lait au plaisir de cette contemplation celui des baisers dont la comtesse constellait son cou. Elle avait une mani&#232;re si exquise de l'embrasser que l'escort en oubliait un peu sa fonction. Heureux comme peut l'&#234;tre un amant avec sa ma&#238;tresse, il se livrait tout entier aux d&#233;lectables sensations qui le parcouraient. L'Italienne frottait sa cuisse droite contre son sexe. Il bandait comme un cerf. Et l'enla&#231;ant entre ses bras puissants il la sentait s'alanguir, s'enflammer. Elle s'exaltait de son odeur, le reniflait en soupirant. &lt;br/&gt;
D'un violent geste de la main elle d&#233;chira sa chemise. Alors sa petite bouche affam&#233;e le cribla. Pas un seul centim&#232;tre carr&#233; de son torse qui ne f&#251;t laiss&#233; sans une trace de rouge &#224; l&#232;vres ! Apr&#232;s quoi, sur son ordre, il la d&#233;shabilla.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'eau, par instants, l&#233;chait leurs pieds d&#233;chauss&#233;s. Le ressac des vagues r&#233;sonnait dans leurs oreilles. Nue sur le sable la comtesse, se mordant la l&#232;vre inf&#233;rieure, regarda la t&#234;te de l'escort s'enfoncer entre ses cuisses. Rose, satin&#233;e, sa chatte, dont seul une &lt;a href=&quot;http://www.secondsexe.com/boutique/index.php/boutique/accessoires-erotiques/inclassables/teinture-pour-toison-pubienne.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;bande de poils teinte en violet&lt;/a&gt; ornait le pubis, s'inondait. Stanislas passa sa langue entre les plis tremp&#233;s, colla ses l&#232;vres au clito, aspira le capuchon, la mouille, puis, &#224; petits coups habiles, lapa la surface durcie de l'organe. La comtesse, les yeux au ciel, s'abandonnait en rougissant. Son beau visage se crispa. Ses seins, soulev&#233;s d'une respiration saccad&#233;e, se gonflaient de plaisir. Bient&#244;t, empoignant la chevelure de l'escort, elle &#233;mit un petit cri. Imm&#233;diatement les l&#232;chements se firent plus intenses. Son ventre se r&#233;voltait. Elle s'agrippait au sable, aux bras de Stanislas, &#224; la t&#233;n&#233;breuse tignasse qui remuait entre ses jambes, suppliait, se d&#233;battait. &lt;br/&gt;
Deux doigts introduits dans son con mirent ses sens au bord de la rupture. Pendant que la langue continuait &#224; la picoter ils la fouillaient sans r&#233;pit, la perforaient. Elle fut prise de tremblements. Des larmes humectaient ses yeux. Sa peau bronz&#233;e se nappa de sueur. Ses cuisses, qu'elle ne ma&#238;trisait plus, serraient la t&#234;te du jeune homme avec la force d'un &#233;tau. Soudain elle bascula en arri&#232;re et poussa un hurlement. Quelques minutes apr&#232;s, Stanislas la prenait dans la ti&#233;deur de la mer. Elle se plaqua contre son buste, les ongles enfonc&#233;s dans ses omoplates, la bouche soud&#233;e &#224; la sienne. L'onde, o&#249; palpitaient des reflets d'argent, la ballottait, l'aidant &#224; faire aller et venir sa croupe sur le membre prot&#233;g&#233;. Elle recouvra ses forces. Les jambes nou&#233;es autour des reins du Fran&#231;ais elle rythmait le co&#239;t, tant&#244;t acc&#233;l&#233;rant, tant&#244;t ralentissant, prodigieusement excit&#233;e par les dimensions du sexe qu'elle engloutissait. Progressivement, elle se d&#233;tacha de l'&#233;treinte des bras, s'arrima aux larges mains. Ainsi la t&#234;te renvers&#233;e, la poitrine offerte, elle voguait mieux encore sur l'incroyable phallus. Et entre ses seins tremp&#233;s, sa petite clef d'or luisait dans la nuit. Stanislas, concentr&#233;, et ne quittant pas la clef des yeux, maintint une &#233;rection parfaite pendant plus d'une heure. Aussi la comtesse ne bouda-t-elle pas son plaisir !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Enfin, rassasi&#233;e d'ivresses aquatiques, elle sonna le repli. Ils revinrent au palais. Apr&#232;s bien des couloirs, des escaliers mont&#233;s, descendus, des portes ouvertes puis referm&#233;es, ils acc&#233;d&#232;rent &#224; la chambre que, depuis le d&#233;c&#232;s de son vieux et richissime &#233;poux, la joyeuse veuve r&#233;servait &#224; ses jeux &#233;rotiques. Nid libertin tr&#232;s f&#233;minin, d&#233;cor&#233; avec soin, o&#249; rien ne manquait : sur des meubles modernes s'&#233;talait une panoplie compl&#232;te de sex toys ; un lit &#233;norme tr&#244;nait au milieu ; des fouets, des &lt;a href=&quot;http://www.secondsexe.com/boutique/index.php/boutique/accessoires-erotiques/accessoires-sm/menottes-de-luxe-swarovski.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;menottes&lt;/a&gt; se trouvaient toujours &#224; port&#233;e de la main. S'emparant d'un &lt;a href=&quot;http://www.secondsexe.com/boutique/index.php/boutique/accessoires-erotiques/vibromasseurs/desir-secret.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;&#339;uf vibrant&lt;/a&gt; la comtesse dit &#224; Stanislas : &#171; mets-toi sur le lit, je vais te sucer ! &#187;. Et l'&#339;uf enfonc&#233; dans son vagin, elle commen&#231;a &#224; le prendre en bouche. Elle le pipa artistement, longuement, masturba l'&#233;norme vit tout imbib&#233;e de salive, malaxa les boules, heureuse, ravie. Les vibrations de l'&#339;uf, qu'elle modulait &#224; l'aide d'une t&#233;l&#233;commande, la combl&#232;rent. Elle eut plusieurs orgasmes, exigea ensuite que le Fran&#231;ais la l&#232;che &#224; nouveau, le menotta au lit, fouetta son torse muscl&#233; avec un martinet, et, pour finir, enfourcha sa mentule. La petite clef d'or, tel un pendule, oscillait au gr&#233; des trots et galops de l'&#233;cuy&#232;re devant le nez de Stanislas. Par moments elle venait heurter ses l&#232;vres. Il r&#234;vait alors de l'arracher avec ses dents ! H&#233;las la comtesse s'en serait aper&#231;ue&#8230; Le pire c'est qu'&#224; l'aube, morte d'&#233;puisement, la signora s'endormit sur lui sans m&#234;me l'avoir d&#233;tach&#233; ! &lt;br/&gt;
&#171; Et comment a-t-il fait pour r&#233;cup&#233;rer le fabuleux tr&#233;sor qu'elle d&#233;tenait ? &#187; demanda Edouard, allong&#233; sur le lit d'H&#233;l&#233;na. &#171; Eh bien, r&#233;pondit cette derni&#232;re, la comtesse a tout simplement eu le droit &#224; un &#171; petit &#187; suppl&#233;ment au r&#233;veil. Rien ne vaut &#231;a, tu ne l'ignores pas (&#224; ces mots elle massa l'entrecuisse de son compagnon). En se surpassant l'astucieux Stanislas est parvenu une nouvelle fois &#224; la terrasser de plaisir. Gr&#226;ce &#224; quoi, ni une ni deux, il a rafl&#233; le pr&#233;cieux butin. Cinq heures apr&#232;s, l'attendant &#224; Orly, j'en devenais possesseur &#187; Edouard commenta : &#171; Voil&#224; le drame des voleurs : ils finissent toujours par &#234;tre vol&#233;s &#224; leur tour ! Il faut dire que la kleptomane avait quand m&#234;me fait fort : subtiliser un tr&#233;sor national, lors d'une visite priv&#233;e&#8230;et cela dans un pays qui ne rigole pas avec ces choses ! &lt;br/&gt;
Enfin, tout va rentrer dans l'ordre. Le nom illustre des d'Urbino ne sera pas &#233;clabouss&#233;. Quant &#224; l'ambassadeur du Trukistan il va r&#233;cup&#233;rer son d&#251;&#8230;en &#233;change d'un accord sur la construction d'un pipe-line ! C'est dommage, ce tr&#233;sor t'allait bien, je trouve&#8230; &#187; &#171; Oh mais ne crois pas que je vais te le rendre si facilement&#8230; &#187; Et ce disant, jambes crois&#233;es sur le lit, H&#233;l&#233;na serra ses seins nus sur l'inestimable tr&#233;sor du Trukistan, clef d'or qui, selon la l&#233;gende, avait appartenu &#224; la reine Holarine Ie, pieuse souveraine du Xe si&#232;cle, et que la Fran&#231;aise, comme auparavant l'Italienne, portait pr&#233;sentement &#224; son cou. Les yeux d'Edouard lanc&#232;rent des &#233;clairs, il hurla comme un loup en rut. Et jetant sa t&#234;te entre la chair chaude et parfum&#233; des deux globes il en fouillait le sillon avec sa langue pendant qu'H&#233;l&#233;na, jubilant sous cet assaut, le nez enfonc&#233; dans l'abondante chevelure de son homme, riait aux &#233;clats en le pressant contre elle avec passion.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[gris]Axelle Rose (axellerose.erog.fr)[/gris]&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Hommes &#224; louer : Episode 16</title>
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		<dc:date>2009-08-28T05:17:19Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Sophie Bramly</dc:creator>



		<description>H&#233;l&#233;na avait tout de suite reconnu en Edouard Dupont-Douglas un &#234;tre d'exception. Fils d'un diplomate fran&#231;ais et d'une espionne britannique celui-ci synth&#233;tisait toutes les qualit&#233;s et les d&#233;fauts de sa double ascendance. De la France il tenait un go&#251;t prononc&#233; par le sarcasme et les plaisirs terrestres ; de l'Angleterre un flegme imperturbable et un humour sceptique. Quant au physique, l'homme incarnait assez bien le type hollywoodien du baroudeur de charme : v&#234;tu le plus souvent d'un costume de bonne (...)

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&lt;a href="https://secondsexe.com/magazine/-Homme-a-Louer-Le-feuilleton-Second-.html" rel="directory"&gt;Homme &#224; Louer : Le feuilleton Second Sexe&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;https://secondsexe.com/magazine/local/cache-vignettes/L101xH150/arton821-3b356.jpg&quot; width='101' height='150' style='height:150px;width:101px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;H&#233;l&#233;na avait tout de suite reconnu en Edouard Dupont-Douglas un &#234;tre d'exception. Fils d'un diplomate fran&#231;ais et d'une espionne britannique celui-ci synth&#233;tisait toutes les qualit&#233;s et les d&#233;fauts de sa double ascendance. De la France il tenait un go&#251;t prononc&#233; par le sarcasme et les plaisirs terrestres ; de l'Angleterre un flegme imperturbable et un humour sceptique.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Quant au physique, l'homme incarnait assez bien le type hollywoodien du baroudeur de charme : v&#234;tu le plus souvent d'un costume de bonne facture mais froiss&#233; ou &#233;lim&#233;, vieilli par une barbe de trois jours, les cheveux d&#233;peign&#233;s, le teint h&#226;l&#233;, ses yeux verts brillant de malice, toujours dans des positions d&#233;contract&#233;es qu'il f&#251;t assis ou debout, il s'av&#233;rait tout aussi s&#233;duisant qu'exasp&#233;rant. H&#233;l&#233;na l'avait d&#233;test&#233; d'embl&#233;e.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ainsi le soir de leur premi&#232;re rencontre, couch&#233;e dans son lit, ne cessait-elle de le maudire. Le visage du t&#233;n&#233;breux aventurier ne pouvait lui sortir de l'esprit, comme si son image avait &#233;t&#233; tatou&#233;e dans son cerveau. Elle se tournait et se retournait entre ses draps tirebouchonn&#233;s en grognant dans ses coussins. En vain. En elle la tension &#233;tait trop forte pour qu'elle p&#251;t obtenir le sommeil. Ses nerfs la torturaient atrocement. Des bouff&#233;es de chaleur la for&#231;aient &#224; retirer sa couette ; des frissons l'obligeaient &#224; s'y pelotonner de nouveau. Elle n'arr&#234;tait pas de rallumer et d'&#233;teindre sa lampe de chevet, de prendre un livre puis de le reposer, de boire et reboire de l'eau. Que lui arrivait-il ? Elle ne le savait pas. Bien s&#251;r, il y avait un moyen de s'apaiser et ce moyen n'&#233;tait pas des plus d&#233;plaisants. Mais, bizarrement, alors m&#234;me qu'habituellement elle y recourait plut&#244;t deux fois qu'une, elle r&#233;pugnait cette fois-ci &#224; s'y r&#233;soudre. Que craignait-elle ? Finalement trois heures d'insomnie la forc&#232;rent &#224; c&#233;der. Et &#224; cet instant qui se serait trouv&#233; dans sa chambre aurait vu ceci : une femme blonde, dot&#233;e malgr&#233; ces quarante-cinq ans d'un corps parfait, bronz&#233; et muscl&#233;, aux seins triomphants, au sexe &#233;pil&#233;, et qui se caressait en regardant un &lt;a href=&quot;http://www.secondsexe.com/boutique/index.php/telechargements/films-x-a-telecharger/cinema-x-plicit/x-femmes.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;X-femmes&lt;/a&gt; sur l'&#233;cran plat situ&#233; face &#224; son lit. En observant les formes de l'acteur dont l'attrayante nudit&#233; se d&#233;voilait lascivement sous un &#233;clairage savamment &#233;tudi&#233; ses yeux bleus s'&#233;carquillaient. Ses narines fr&#233;missaient de convoitise et s'imaginant &#224; la place de l'actrice que gougnottait ce beau m&#226;le elle mouillait torrentiellement. Le tiroir de sa table de chevet s'ouvrit. Elle en sortit un vibromasseur, se mit &#224; en passer le galbe fr&#233;tillant sur son clitoris. Des hal&#232;tements signalaient qu'elle approchait de l'orgasme. Alors l'image fatale d'Edouard Dupont-Douglas se superposa &#224; celle qui &#233;manait de la t&#233;l&#233;vision. Elle hurla son nom, s'effondra comme une femme foudroy&#233;e et juste avant de s'endormir, se fit cette remarque terrifiante : &#171; Bon sang, mais me voil&#224; amoureuse de ce goujat ! &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le lendemain, en prenant son petit d&#233;jeuner, H&#233;l&#233;na examina son c&#339;ur. Celui-ci battait un peu plus vite que la normale. Bon. N'avait-elle pas d&#233;j&#224; connu &#231;a ? Y avait-il de quoi s'inqui&#233;ter ? Bien loin d'&#234;tre un coup de foudre il ne s'agissait probablement que d'un coup de d&#233;sir. D'une banale pulsion libidinale. Mais &#224; peine se mit-elle &#224; penser &#224; la figure qui avait hant&#233; sa soir&#233;e et ses r&#234;ves qu'elle perdit pied. Son pouls s'emballait d&#233;mesur&#233;ment ; elle avait des vertiges ! &#171; Ah, je le d&#233;teste ! &#187; Et tout en protestant ainsi, elle se sentait tout enti&#232;re broy&#233;e par l'amour. Impuissante, effray&#233;e, sa passion, loin de n'&#234;tre que c&#233;r&#233;brale, se traduisait par une envie des plus physiques. Elle avait beau repousser cette exigence, tenter de la nier, une force implacable la contraignait &#224; &#233;voquer des sc&#232;nes torrides o&#249; son corps et celui d'Edouard Dupont-Douglas se m&#234;laient furieusement. N'y tenant plus elle dut se r&#233;fugier dans sa chambre. Pleurant de joie et de rage elle s'y masturba longuement avec son &lt;a href=&quot;http://www.secondsexe.com/boutique/index.php/boutique/accessoires-erotiques/vibromasseurs/le-happy-duo.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Happy Duo&lt;/a&gt;. Comment pouvait-elle &#234;tre aussi faible ? Et comment pouvait-ce &#234;tre si bon ? Edouard Dupont-Douglas, quel nom ridicule ! Et quel horrible mufle ! Elle le revoyait la veille sur son canap&#233;, tout fier de sa petite manigance&#8230;Sous le tissu fin de sa chemise d'&#233;t&#233; se devinaient les courbes d'un buste puissant, model&#233; par l'action, que scarifiaient sans doute quelques cicatrices. Les traits de son visage, impassible et burin&#233;, composaient un ensemble d'une virilit&#233; harmonieuse, ind&#233;niablement attirante. L&#224;-dessus planait un immuable sourire aussi sensuel qu'horripilant, manifestation &#233;vidente d'un m&#233;pris condescendant. Dupont-Douglas, pensait-elle, se croyait sup&#233;rieur, et c'&#233;tait cette sup&#233;riorit&#233; qu'il se pr&#234;tait qui l'avait dispos&#233;e &#224; le ha&#239;r. N'&#233;tait-il pas l'arch&#233;type du m&#226;le imbu de son sexe ? Du macho de cinquante ans, &#233;lev&#233; aux SAS, qui consid&#232;re que le fait de poss&#233;der un p&#233;nis lui donne tous les droits ? Eh bien, il allait voir&#8230;En attendant elle avait bien &#233;t&#233; oblig&#233;e de se plier &#224; ses exigences.&lt;/p&gt; &lt;p&gt; Voil&#224;, en abr&#233;g&#233;, le discours qu'il lui avait tenu : &#171; Ma ch&#232;re H&#233;l&#233;na, je vous propose un partenariat. Votre aide contre la fin de vos embarras fiscaux. Sans compter l'argent que vous recevrez pour votre contribution&#8230; En ce moment, je travaille pour le gouvernement. Sans me m&#234;ler de politique (comme vous je suis plut&#244;t libertaire) je lui permets de r&#233;soudre quelques difficult&#233;s, des difficult&#233;s de tous ordres. C'est pourquoi j'aurais besoin de votre concours, ou plut&#244;t de celui de vos gar&#231;ons. Il y a encore peu de temps nous n'utilisions en effet que des call-girls, n'ayant &#224; manipuler que des hommes. Il nous faut d&#233;sormais nous adapter &#224; la nouvelle donne. Les femmes prennent le pouvoir et je n'ai pas encore de gigolo efficace sous la main ! Plut&#244;t que d'en former, ce qui serait trop long, je vous ai donc d&#233;nonc&#233; aux Minist&#232;re des Finances afin de vous rendre plus docile &#224; mon offre. Vous avez pu &#233;viter le redressement une premi&#232;re fois (voir &lt;a href=&quot;http://www.secondsexe.com/magazine/455-Homme-a-louer-Episode-9.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;&#233;pisode 9&lt;/a&gt;), la deuxi&#232;me vous fera plonger. Moi j'ai juste &#224; d&#233;crocher mon t&#233;l&#233;phone pour que tout s'arr&#234;te. Choisissez. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Elle avait accept&#233;. Mais elle l'attendait d&#233;sormais au tournant ! Il lui avait annonc&#233; qu'il reviendrait la voir le lendemain. Elle se pr&#233;parait donc pour le recevoir. A quatorze heures il sonnait &#224; sa porte. &#171; Anita vous pouvez sortir. Revenez dans quatre ou cinq heures&#8230; &#187; Elle s'&#233;tait appliqu&#233;e &#224; gommer toute trace de passion de son visage. D'ailleurs n'avait-elle pas subi une sorte de d&#233;lire ? Une illusion sensuelle qui l'avait mystifi&#233;e ? Elle allait en avoir le c&#339;ur net&#8230; Elle avait rev&#234;tu une robe marron. A ses oreilles pendaient deux boucles d'or. Ses cheveux blonds &#233;taient nou&#233;s en chignon. Un rouge subtil colorait ses l&#232;vres. Ses yeux bleus scintillaient sous le noir de son eye-liner. Un nuage d'effluves fruit&#233;s s'&#233;vaporait dans son sillage. En la voyant Edouard Dupont-Douglas marqua un mouvement de recul et resta comme statufi&#233;. Les mots sortant de sa bouche ne formaient qu'une bouillie incompr&#233;hensible. Que cherchait-il &#224; lui dire ? H&#233;l&#233;na l'ignorait qui demeurait elle-m&#234;me dans un &#233;tat de stup&#233;faction proche de l'extase. Le vague sentiment &#233;prouv&#233; lors de leur premi&#232;re entrevue, et qui, en se fortifiant dans la nuit s'&#233;tait soudain r&#233;v&#233;l&#233; &#224; elle, prenait des proportions ing&#233;rables ! Une aimantation incoercible attirait son corps vers celui du beau quinquag&#233;naire. Il portait un &#233;l&#233;gant ensemble de chez Armani. Fine veste d'&#233;t&#233; et pantalon en lin. Il s'&#233;tait ras&#233;. Cela lui donnait un air plus jeune, presque poupin. Per&#231;ant &#224; travers les rideaux des fen&#234;tres, un rayon de soleil faisait miroiter l'&#233;meraude de son regard. Elle ne put r&#233;sister &#224; l'envie de l'embrasser. D&#232;s le premier contact de ses l&#232;vres avec celles du ma&#238;tre chanteur elle fut transport&#233;e. Elle s'&#233;crasa contre le corps puissant d'Edouard, lequel l'&#233;treignait jusqu'&#224; l'&#233;touffer, et leurs langues se m&#234;l&#232;rent avec ardeur. Une rage imma&#238;trisable les poussait &#224; se meurtrir de caresses.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Edouard d&#233;chira les v&#234;tements d'H&#233;l&#233;na ; H&#233;l&#233;na &#233;ventra sauvagement les v&#234;tements d'Edouard. Emport&#233;e par une faim furieuse la Parisienne mordait le cou de son partenaire, enfon&#231;ait ses ongles dans sa chair, humait son odeur. L'ayant plaqu&#233; contre un mur elle descendit jusqu'&#224; son sexe en le couvrant de baisers. Puis, arriv&#233;e devant l'organe en &#233;rection, elle lui lan&#231;a une oeillade en contre-plong&#233;e. Edouard, transfigur&#233;, lui souriait tandis que ses yeux verts se pailletaient sous l'&#233;motion. Elle le su&#231;a longuement, appr&#233;ciant chaque fr&#233;missement, chaque souffle qu'engendrait sa bouche habile, en passant ind&#233;finiment ses mains sur la poitrine et le ventre br&#251;lants de son amant. Quand Edouard la mena sur le canap&#233; pour la l&#233;cher elle se trouvait d&#233;j&#224; tout inond&#233;e. Il la but &#224; longs traits. Elle eut un premier orgasme. Elle le re&#231;ut en elle avec des larmes dans les yeux. Assise cuisses &#233;cart&#233;es sur le canap&#233; elle caressait les hanches et le dos qui oscillaient sur son corps en embrassant les l&#232;vres qui se posaient sur les siennes. Sa langue vorace fouillait la bouche de son amant pendant que la queue de ce dernier p&#233;n&#233;trait inlassablement sa chatte. Leurs peaux en sueur se fr&#244;laient. Au contact des t&#233;tons d'Edouard ses t&#233;tons durcissaient. Des frissons la parcouraient. Son c&#339;ur battait dans ses tempes avec une violence de tambour. Elle se surprit &#224; pousser des g&#233;missements, &#224; hurler. Les orgasmes succ&#233;daient aux orgasmes. C'&#233;tait comme un flux de plaisir intarissable, comme l'emportement d'une vague qui l'aurait tour &#224; tour enlev&#233;e vers le large puis fracass&#233;e &#224; toute vitesse contre la c&#244;te. Et c'&#233;tait avant tout les yeux verts d'Edouard qui la faisaient jouir de cette fa&#231;on. Elle s'y oubliait, s'y noyait. Parfois elle se croyait sur le point de mourir. Puis cela recommen&#231;ait : la mont&#233;e en tension, les spasmes, les cris, le rel&#226;chement. Un bonheur, une f&#233;licit&#233; diffuse et totale, la bouleversait. C'&#233;tait ce qu'elle avait toujours esp&#233;r&#233;, c'&#233;tait ce qu'elle ne croyait plus pouvoir conna&#238;tre. C'&#233;tait l'amour, le grand amour ! Enfin, vid&#233;s, ext&#233;nu&#233;s, ils s'effondr&#232;rent l'un sur l'autre.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pendant qu'H&#233;l&#233;na jouait avec les cheveux de son amant, dont la t&#234;te reposait entre ses seins, celui-ci lui expliqua l'objet de la mission qu'il entendait confier le lendemain &#224; Beno&#238;t (voir &lt;a href=&quot;http://www.secondsexe.com/magazine/Homme-a-louer-Episode-15.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;&#233;pisode 15&lt;/a&gt;). &#171; Une fois que Beno&#238;t aura accompli son &#171; devoir &#187;, la Chinoise sera &#224; nous. Inutile de te dire que nous toucherons une substantielle commission&#8230; &#187; conclut-il. H&#233;l&#233;na ne r&#233;pondit pas. Elle r&#234;vassait. Alors Edouard, se redressa, l'embrassa et ajouta : &#171; ce sera l'affaire de trois ou quatre &#171; coups &#187; (si tu me permets le jeu de mots !) en plus de celui-ci. Nous pourrons ensuite partir en voyage&#8230; &#187;. Comme elle demeurait toujours muette, les yeux perdus dans le vague, il l'embrassa de nouveau. Apr&#232;s quoi, la serrant tr&#232;s fort dans ses bras, il susurra au creux de ses oreilles les trois mots magiques qu'elle attendait depuis la fin de leur &#233;treinte. Emue aux larmes, H&#233;l&#233;na se jeta sur lui avec une fougue d'exalt&#233;e. Ils refirent trois fois l'amour avant qu'Anita ne revienne.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Axelle Rose&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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