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	<title>Le magazine SecondSexe - La culture du plaisir f&#233;minin</title>
	<link>http://secondse.cluster006.ovh.net/magazine/</link>
	<description>Second Sexe vous propose un magazine &#233;rotique, artistique et culturel d&#233;di&#233; au plaisir f&#233;minin sous toutes ses formes. Vous y trouverez les conseils sexo du Docteur O, les actualit&#233;s les plus br&#251;lantes, des papiers complets sur tous les sujets sexe, des nouvelles orgasmiques &#224; d&#233;guster ou &#224; &#233;crire soi-m&#234;me.</description>
	<language>fr</language>
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		<title>La taille du p&#233;nis : attraction ou rivalit&#233; ?</title>
		<link>https://secondsexe.com/magazine/La-taille-du-penis-attraction-ou.html</link>
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		<dc:date>2026-04-15T04:00:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>Sophie Bramly</dc:creator>



		<description>Par rapport aux autres primates, les organes g&#233;nitaux des hommes sont particuli&#232;rement pro&#233;minents. Alors que les grands singes ont un os p&#233;nien, le p&#233;nis humain n'en poss&#232;de pas et d&#233;pend exclusivement d'un bon afflux sanguin pour &#234;tre suffisamment rigide au moment de l'&#233;rection. Malgr&#233; cela, il est plus long et plus &#233;pais que chez les singes. Les biologistes &#233;volutionnistes ont longtemps pens&#233; avanc&#233; deux th&#232;ses. Une premi&#232;re th&#233;orie avan&#231;ait que la femme choisissait son partenaire en fonction de son (...)

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&lt;a href="https://secondsexe.com/magazine/-Etudes-.html" rel="directory"&gt;&#201;tudes&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;https://secondsexe.com/magazine/local/cache-vignettes/L110xH150/arton3418-9ec4d.jpg&quot; width='110' height='150' style='height:150px;width:110px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Par rapport aux autres primates, les organes g&#233;nitaux des hommes sont particuli&#232;rement pro&#233;minents. Alors que les grands singes ont un os p&#233;nien, le p&#233;nis humain n'en poss&#232;de pas et d&#233;pend exclusivement d'un bon afflux sanguin pour &#234;tre suffisamment rigide au moment de l'&#233;rection. Malgr&#233; cela, il est plus long et plus &#233;pais que chez les singes. Les biologistes &#233;volutionnistes ont longtemps pens&#233; avanc&#233; deux th&#232;ses. Une premi&#232;re th&#233;orie avan&#231;ait que la femme choisissait son partenaire en fonction de son apparence, certains traits indiquant une bonne sant&#233; et des qualit&#233;s g&#233;n&#233;tiques, la taille du p&#233;nis &#233;tant l'un de ces traits. Une seconde s'attache &#224; penser que la comp&#233;tition entre hommes va jusqu'&#224; envoyer des signaux visuels en cas de conflits, en affichant une forme de sup&#233;riorit&#233; corporelle qui passerait aussi par la taille d'un sexe plus imposant (pour rappel Homo Sapiens est apparu il y a 400.000 &#224; 500.000 ans, la premi&#232;re utilisation de peaux de b&#234;te en guise de v&#234;tement date d'il y a environ 20.000 ans). &lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Une r&#233;cente &#233;tude publi&#233;e par&lt;a href=&quot;https://journals.plos.org/plosbiology/article?id=10.1371/journal.pbio.3003595&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;PLOS Biology&lt;/a&gt; a cherch&#233; &#224; d&#233;partager si l'une des deux th&#233;ories &#233;tait plus probable que l'autre, bien qu'il soit difficile de le confirmer en raison de la covariation naturelle entre les traits. &lt;br/&gt;
Leur solution &#224; consist&#233; &#224; manipuler exp&#233;rimentalement les traits cibles. &#192; l'aide de 343 silhouettes masculines g&#233;n&#233;r&#233;es par ordinateur, dont la taille du p&#233;nis, la taille et la morphologie variaient, les chercheurs ont test&#233; de quelle fa&#231;on ces traits influencent l'attraction per&#231;ue et la capacit&#233; de combat. Plus de 800 participant.e.s ont visionn&#233; des animations de 343 silhouettes masculines en 3D g&#233;n&#233;r&#233;es par ordinateur, dont la morphologie allait d'une silhouette en forme de poire &#224; une silhouette en V, et les tailles du p&#233;nis &#233;taient entre 5 et 13 cm, au repos. Les 800 participant.e.s ont &#233;valu&#233; les silhouettes. &lt;br/&gt;
Sans surprise, les analyses ont r&#233;v&#233;l&#233; une s&#233;lection favorisant les hommes plus grands, avec une silhouette en V et un grand p&#233;nis. Les hommes ont estim&#233; que les silhouettes dot&#233;es d'un grand organe g&#233;nital comme &#233;tant plus comp&#233;titifs sur le plan sexuel et plus mena&#231;ants physiquement. &lt;br/&gt;
Cette &#233;tude serait la premi&#232;re preuve exp&#233;rimentale d&#233;montrant que les hommes &#233;valuent la capacit&#233; de combat de leurs rivaux et leur attractivit&#233; aupr&#232;s des femmes en se basant en partie sur la taille du p&#233;nis de ces derniers (encore faut-il la voir, ce qui n'est plus &#233;vident dans notre monde civilis&#233;). Le choix des femmes, pour des raisons reproductives, est identique aux leurs.&lt;br/&gt;
L'&#233;tude montre que la taille des organes g&#233;nitaux joue un r&#244;le aussi pr&#233;pond&#233;rant dans le contexte de l'&#233;valuation entre hommes que dans celui de l'accouplement. Les temps de r&#233;ponse ont indiqu&#233; que hommes et femmes jugeaient plus rapidement les silhouettes ayant un p&#233;nis plus petit et une stature plus courte, ce qui signifierait que les individus moins attirants ou moins mena&#231;ants peuvent &#234;tre &#233;cart&#233;s cognitivement plus rapidement.&lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce sont donc les deux th&#233;ories mentionn&#233;es plus haut qui sont justes : la taille inhabituellement grande du p&#233;nis humain refl&#232;te des pressions combin&#233;es issues de la s&#233;lection intersexuelle et de l'&#233;valuation intrasexuelle. Ce n'est pas une fonction &#233;volutive unique. Au dire de cette &#233;tude, si la pr&#233;f&#233;rence des femmes pour la taille a pu contribuer &#224; l'&#233;volution de ce trait, les r&#233;sultats indiquent &#233;galement que la taille du p&#233;nis peut servir de rep&#232;re visuel secondaire chez les hommes, facilitant l'&#233;vitement de conflits par une perception de la force relative, plut&#244;t qu'en d&#233;terminant directement le succ&#232;s au combat.&lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour corroborer plus encore cette &#233;tude, il serait bon de la reproduire dans d'autres endroits du monde, comme en Asie, o&#249; les st&#233;r&#233;otypes de genres sont moins forts. Pour rappel, si la statuaire grecque (et romaine) d&#233;fendait effectivement un corps d'homme puissant, en forme de V, le p&#233;nis devait &#234;tre petit pour &#234;tre &#233;l&#233;gant. Selon le professeur Andrew Lear, professeur d'histoire classique &#224; l'Universit&#233; de Harvard, &#171; &lt;i&gt;Pour les Grecs, les petits p&#233;nis en &#233;tat flacide &#233;taient associ&#233;s &#224; la mod&#233;ration, qui &#233;tait une des principales vertus de l'id&#233;al masculin. &lt;/i&gt; &#187;, car la philosophie grecque opposait raison et d&#233;sir. Mais si dans l'Occident actuel c'est le plaisir prime, alors il n'est pas &#233;tonnant que les hommes passent tant de temps &#224; faire du sport et portent des v&#234;tements moulants, quand le paquet en vaut la peine...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;R&#233;f&#233;rence de l'article :&lt;br/&gt;
Upama Aich , Chloe Tan, Rebecca Bathgate, Khandis R. Blake, Robert C. S. Capp, Jacob C. Kuek, Bob B. M. Wong, Brian S. Mautz, Michael D. Jennions (2026). &lt;i&gt;Experimental evidence that penis size, height, and body shape influence assessment of male sexual attractiveness and fighting ability in humans. &lt;/i&gt; (Preuves exp&#233;rimentales que la taille du p&#233;nis, la taille et la morphologie influencent l'&#233;valuation de l'attrait sexuel et de la capacit&#233; de combat chez les hommes). PLOS Biology, 24(1), e3003595, &lt;a href=&quot;https://journals.plos.org/plosbiology/article?id=10.1371/journal.pbio.3003595&quot; class='spip_url spip_out' rel='nofollow external'&gt;https://journals.plos.org/plosbiolo...&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Masturbopause ?</title>
		<link>https://secondsexe.com/magazine/Masturbopause.html</link>
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		<dc:date>2026-04-13T10:37:36Z</dc:date>
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		<dc:creator>Sophie Bramly</dc:creator>



		<description>Les multiples sympt&#244;mes de la p&#233;rim&#233;nopause et de la m&#233;nopause qui peuvent affecter - ou non - les femmes, sont de plus en plus d&#233;crits par les m&#233;dias, mais les solutions propos&#233;es portent surtout sur des traitements hormonaux et sont rarement &#224; port&#233;e de doigts. Le num&#233;ro d'avril de M&#233;nopause, un journal scientifique am&#233;ricain d&#233;di&#233; au sujet, vient enfin valider une solution pleine de bon sens : la masturbation.Qui dit masturbation, dit surtout orgasmes (plus faciles &#224; obtenir seules ?) dont les vertus (...)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;https://secondsexe.com/magazine/local/cache-vignettes/L105xH150/arton3417-02c55.png&quot; width='105' height='150' style='height:150px;width:105px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les multiples sympt&#244;mes de la p&#233;rim&#233;nopause et de la m&#233;nopause qui peuvent affecter - ou non - les femmes, sont de plus en plus d&#233;crits par les m&#233;dias, mais les solutions propos&#233;es portent surtout sur des traitements hormonaux et sont rarement &#224; port&#233;e de doigts.&lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le num&#233;ro d'avril de &lt;a href=&quot;https://journals.lww.com/menopausejournal/pages/currenttoc.aspx&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;M&#233;nopause&lt;/a&gt;, un journal scientifique am&#233;ricain d&#233;di&#233; au sujet, vient enfin valider une solution pleine de bon sens : la masturbation.Qui dit masturbation, dit surtout orgasmes (plus faciles &#224; obtenir seules ?) dont les vertus sont multiples, en particulier pour r&#233;duire le stress, les sautes d'humeur et les probl&#232;mes de sommeil.&lt;br/&gt;
Le &lt;a href=&quot;https://kinseyinstitute.org/about/&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Kinsey Institute&lt;/a&gt;, sp&#233;cialiste des questions sexuelles, a conduit une &#233;tude en ligne sur 1.178 Am&#233;ricaines entre 40 et 65 ans, en partenariat avec le fabricant de sex-toys Womanizer.&lt;br/&gt;
Sans surprise, 46% des femmes en p&#233;rim&#233;nopause indiquaient une am&#233;lioration d'un ou plusieurs sympt&#244;mes (lubrification, sommeil, humeur...).&lt;br/&gt;
Le docteur Cynthia Graham, psychologue et scientifique au Kinsey Institute, qui a collabor&#233; &#224; l'&#233;tude a annonc&#233; ce qui est une &#233;vidence pour celles qui se masturbent tout au long de la vie : la masturbation joue un r&#244;le important dans la gestion de ces sympt&#244;mes. Les femmes en p&#233;rim&#233;nopause et m&#233;nopause qui ont particip&#233; &#224; l'&#233;tude ont en effet trouv&#233; que la masturbation leur paraissait plus efficace que les r&#233;gimes di&#233;t&#233;tiques particuliers ou les th&#233;rapies &#224; base d'hormones. Elles ont &#233;galement indiqu&#233; que si elles leur gyn&#233;cologue les avait inform&#233; plus t&#244;t, elles se seraient masturb&#233;es plus souvent : 57% pour les femmes en p&#233;rim&#233;nopause et 40% pour les m&#233;nopaus&#233;es. Les m&#233;decins de l'&#233;tude estiment qu'il faut aussi comprendre dans cet &#233;cart que les femmes m&#233;nopaus&#233;es appartiennent &#224; une g&#233;n&#233;ration moins &#224; l'aise avec la masturbation. L'&#233;tude indique que &#171; &lt;i&gt;Une plus grande exp&#233;rience de la masturbation est susceptible d'accro&#238;tre l'ouverture d'esprit quant &#224; son utilisation comme strat&#233;gie de soulagement des sympt&#244;mes &lt;/i&gt; &#187;, ont-ils &#233;crit. &#171; &lt;i&gt;Il convient &#233;galement de noter que certaines recherches ant&#233;rieures ont montr&#233; que la masturbation augmente pendant la p&#233;rim&#233;nopause et diminue apr&#232;s la m&#233;nopause, ce qui pourrait &#233;galement contribuer &#224; expliquer ces diff&#233;rences&lt;/i&gt;. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La difficult&#233; tient au r&#244;le du m&#233;decin (qui &#233;vite souvent d'interroger sur les pratiques de ses patientes pour &#233;viter d'offenser, &#224; ce qu'elles attendent : bien souvent une approche strictement m&#233;dicale de leur appareil g&#233;nital. S'immiscer dans les pratiques intimes des femmes, en particulier si le m&#233;decin est un homme, est souvent mal per&#231;u. Il faudrait pouvoir rappeler, encore et encore, les r&#244;les multiples et bienfaiteurs de l'&lt;a href=&quot;https://secondsexe.com/magazine/-rubrique248-.html&quot; class='spip_out'&gt;ocytocine&lt;/a&gt;, ou hormone de l'amour, &#224; port&#233;e de doigts et de sex-toys...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#169; Illustration : &lt;i&gt;Nu, &lt;/i&gt; Pablo Picasso.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Ce cher clitoris, un peu moins inconnu...</title>
		<link>https://secondsexe.com/magazine/Ce-cher-clitoris-un-peu-moins.html</link>
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		<dc:date>2026-03-30T10:28:32Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Sophie Bramly</dc:creator>


		<dc:subject>Clitoris</dc:subject>
		<dc:subject>Libido</dc:subject>
		<dc:subject>Australie</dc:subject>

		<description>30 ans apr&#232;s une &#233;tude montrant en d&#233;tail le r&#233;seau complexe des nerfs du p&#233;nis, on d&#233;couvre enfin celui du clitoris, crucial pour mieux comprendre les orgasmes f&#233;minins, et pas que... C'est l'un des organes les moins &#233;tudi&#233;s du corps humain, pas seulement depuis que l'on sait qu'il n'est pas n&#233;cessaire &#224; la procr&#233;ation, mais aussi parce qu'il est difficile de l'&#233;tudier par dissection macroscopique, &#233;tant enfoui sous plusieurs organes pelviens. A pr&#233;sent, l'urologue australienne Helen O'Connell a utilis&#233; des (...)

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&lt;a href="https://secondsexe.com/magazine/+-Australie-+.html" rel="tag"&gt;Australie&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;https://secondsexe.com/magazine/local/cache-vignettes/L150xH120/arton3413-6b119.png&quot; width='150' height='120' style='height:120px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;30 ans apr&#232;s une &#233;tude montrant en d&#233;tail le r&#233;seau complexe des nerfs du p&#233;nis, on d&#233;couvre enfin celui du clitoris, crucial pour mieux comprendre les orgasmes f&#233;minins, et pas que... &lt;br/&gt;
C'est l'un des organes les moins &#233;tudi&#233;s du corps humain, pas seulement depuis que l'on sait qu'il n'est pas n&#233;cessaire &#224; la procr&#233;ation, mais aussi parce qu'il est difficile de l'&#233;tudier par dissection macroscopique, &#233;tant enfoui sous plusieurs organes pelviens. &lt;br/&gt;
A pr&#233;sent, l'urologue australienne Helen O'Connell a utilis&#233; des rayons X &#224; haute &#233;nergie (source de rayons X &#224; rayonnement synchrotron) &#224; l'&#233;chelle microm&#233;trique du bassin f&#233;minin, scannant en 3D des bassins f&#233;minins (issus de dons de corps) pour mieux comprendre enfin cet organe. &lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Avec ses coll&#232;gues du Centre m&#233;dical universitaire d'Amsterdam, aux Pays-Bas, ils ont enfin pu r&#233;v&#233;ler les trajectoires des 5 nerfs complexes qui traversent le clitoris. Certaines branches des nerfs clitoridiens atteignent le mont de V&#233;nus (la protub&#233;rance arrondie situ&#233;e au-dessus de l'os pubien) et d'autres vont vers le capuchon clitoridien, qui recouvre le gland clitoridien, et d'autres enfin atteignent les plis cutan&#233;s de la vulve, les structures labiales. On d&#233;couvre ainsi que l'id&#233;e selon laquelle le gros nerf dorsal du clitoris - le principal nerf sensoriel de ce dernier - s'amenuise progressivement &#224; mesure qu'il s'approche du gland est erron&#233;e : le nerf reste bien pr&#233;sent jusqu'&#224; l'extr&#233;mit&#233;&lt;a href=&quot;https://www.biorxiv.org/content/10.64898/2026.03.18.712572v1&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;. Ces r&#233;sultats&lt;/a&gt; permettent de mieux comprendre le m&#233;canisme f&#233;minin &#224; l'origine de l'excitation et de l'orgasme par stimulation du clitoris. &lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans l'imm&#233;diat, cette cartographie des nerfs clitoridiens va permettre d'am&#233;liorer la chirurgie reconstructive pour les centaines de millions de femmes excis&#233;es qui souhaitent reconstruire leur clitoris. &lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ensuite, l'orgasme contribuant &#224; am&#233;liorer sant&#233; et bien-&#234;tre, tout reste &#224; esp&#233;rer... &lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt; &lt;br/&gt;
&#169; Illustration : CIRP GmbH. L'impression 3D d'un clitoris, bas&#233; sur la recherche du dr Ju Young Lee. Les nerfs sont en jaune, le rouge et le bleu correspondent au arti&#232;res et aux veines, et en violet et vert, les tissus &#233;rectiles.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Qu'est-ce qu'un &quot;bon&quot; baiser ?</title>
		<link>https://secondsexe.com/magazine/Qu-est-ce-qu-un-bon-baiser.html</link>
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		<dc:date>2026-02-25T07:23:44Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Sophie Bramly</dc:creator>


		<dc:subject>Libido</dc:subject>
		<dc:subject>French-kiss</dc:subject>

		<description>Qu'est-ce qui peut d&#233;finir de la qualit&#233; d'un baiser ? Une nouvelle &#233;tude r&#233;cemment publi&#233;e par l'universit&#233; d'Abertay, en &#201;cosse, d&#233;voile que la technique - si tant est qu'il y en ait - ou le contact physique ne peuvent rivaliser avec les pens&#233;es qui nous assaillent. Ce sont notre imagination, nos fantasmes et m&#234;me nos &#233;tats &#233;motionnels qui conditionnent la fa&#231;on dont nous percevons ces baisers. Les chercheurs, qui se sont appuy&#233;s sur une enqu&#234;te men&#233;e en ligne entre le Royaume-Uni et l'Italie, sont all&#233;s (...)

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&lt;a href="https://secondsexe.com/magazine/-Etudes-.html" rel="directory"&gt;&#201;tudes&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://secondsexe.com/magazine/+-French-kiss-+.html" rel="tag"&gt;French-kiss&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;https://secondsexe.com/magazine/local/cache-vignettes/L134xH150/arton3412-6eda3.jpg&quot; width='134' height='150' style='height:150px;width:134px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Qu'est-ce qui peut d&#233;finir de la qualit&#233; d'un baiser ? Une nouvelle &#233;tude r&#233;cemment publi&#233;e par l'universit&#233; d'Abertay, en &#201;cosse, d&#233;voile que la technique - si tant est qu'il y en ait - ou le contact physique ne peuvent rivaliser avec les pens&#233;es qui nous assaillent. Ce sont notre imagination, nos fantasmes et m&#234;me nos &#233;tats &#233;motionnels qui conditionnent la fa&#231;on dont nous percevons ces baisers. &lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les chercheurs, qui se sont appuy&#233;s sur une enqu&#234;te men&#233;e en ligne entre le Royaume-Uni et l'Italie, sont all&#233;s jusqu'&#224; remettre en question l'id&#233;e que le baiser serait l'&#233;l&#233;ment d&#233;clencheur de l'attirance sexuelle. Il semblerait qu'une fois encore, notre imagination soit au pouvoir : les participant.e.s dont les r&#234;veries &#233;taient les plus florissantes avaient tendance &#224; juger la qualit&#233; des baisers &#224; travers l'engagement &#233;motionnel, plut&#244;t que sur le ressenti physique. Le psychologue auteur de l'&#233;tude, le docteur Christopher Watkins, affirme que le baiser est &quot;fa&#231;onn&#233; par les pens&#233;es, les fantasmes et le contexte &#233;motionnel que nous lui apportons&quot;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On a longtemps dit que le baiser &#233;tait une sorte d'outil, permettant d'&#233;valuer un potentiel partenaire, mais il semble qu'il n'existe pas de preuves pour d&#233;montrer qu'il agit comme un catalyseur pour les rapports sexuels. Par ailleurs, ces pr&#233;c&#233;dentes &#233;tudes n'ont, semble-t-il, pas pris en compte les processus &#233;motionnels des participants, ni le r&#244;le de leur imagination. Or, l'&#233;tude actuelle montre ce que les utilisatrices/teurs de sextos savent depuis longtemps : fantasmer &#224; distance de son partenaire avant de le retrouver est essentiel &#224; l'excitation.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Un bon baiser, tout comme un bon rapport sexuel, se fantasme avant de se vivre : c'est ce qui fait monter l'excitation ...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Proclivity for sexual fantasy accounts for differences in the perceived components of a &#8216;good kiss.' Sexual and Relationship Therapy. Rota, M. V., &amp; Watkins, C. D. (2025). &lt;a href=&quot;https://doi.org/10.1080/14681994.2025.2608188&quot; class='spip_url spip_out' rel='nofollow external'&gt;https://doi.org/10.1080/14681994.20...&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#169; Illustration : Louise Bourgeois&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>C&#233;libataires : l'amour &#224; l'&#232;re de l'algorithme fatigu&#233;</title>
		<link>https://secondsexe.com/magazine/Celibataires-l-amour-a-l-ere-de-l.html</link>
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		<dc:date>2025-10-28T07:51:01Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Sophie Bramly</dc:creator>



		<description>Depuis plus d'un quart de si&#232;cle, les applications de rencontre promettent de r&#233;soudre l'&#233;nigme de l'amour &#224; coups d'algorithmes, de &#8220;matchs&#8221; et de compatibilit&#233;s millim&#233;tr&#233;es. On croyait qu'il suffisait de cocher des cases &#8212; &#8220;non-fumeur&#8221;, &#8220;vegan&#8221;, ou &quot;cin&#233;phile&quot; &#8212; pour conjurer l'incertitude du sentiment. Et pourtant, vingt-cinq ans plus tard, la promesse s'est &#233;puis&#233;e : selon une r&#233;cente &#233;tude Ipsos, 49 % des c&#233;libataires souffrent d&#233;sormais de &#8220;dating fatigue&#8221;, cette lassitude douce-am&#232;re des c&#339;urs trop (...)

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&lt;a href="https://secondsexe.com/magazine/-Etudes-.html" rel="directory"&gt;&#201;tudes&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;https://secondsexe.com/magazine/local/cache-vignettes/L150xH85/arton3407-786d9.jpg&quot; width='150' height='85' style='height:85px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Depuis plus d'un quart de si&#232;cle, les applications de rencontre promettent de r&#233;soudre l'&#233;nigme de l'amour &#224; coups d'algorithmes, de &#8220;matchs&#8221; et de compatibilit&#233;s millim&#233;tr&#233;es. On croyait qu'il suffisait de cocher des cases &#8212; &#8220;non-fumeur&#8221;, &#8220;vegan&#8221;, ou &quot;cin&#233;phile&quot; &#8212; pour conjurer l'incertitude du sentiment. Et pourtant, vingt-cinq ans plus tard, la promesse s'est &#233;puis&#233;e : selon une r&#233;cente &#233;tude Ipsos, 49 % des c&#233;libataires souffrent d&#233;sormais de &#8220;dating fatigue&#8221;, cette lassitude douce-am&#232;re des c&#339;urs trop connect&#233;s.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les usagers ont beau scroller entre les profils, affiner leurs crit&#232;res et peaufiner leurs bios, ils sont 92 % &#224; savoir que le d&#233;clic amoureux &#233;chappe &#224; la logique, qu'il surgit d'un d&#233;sordre : une odeur, un regard, une intonation, un geste maladroit. Bref, l'amour et l'attirance sexuelle restent obstin&#233;ment irrationnels &#8212; une catastrophe pour les ing&#233;nieurs de la rencontre parfaite.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le c&#233;libat choisi : une revanche sociale ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais cette fatigue n'est pas qu'un d&#233;senchantement, elle marque aussi un tournant. Pr&#232;s de 40 % des c&#233;libataires fran&#231;ais revendiquent aujourd'hui leur ind&#233;pendance et r&#234;vent d'une relation &#8220;sans les contraintes&#8221;. Les femmes, en particulier, ne veulent plus porter seules la charge domestique &#8212; et on les comprend : le mythe du &#8220;couple refuge&#8221; s'est souvent transform&#233; en corv&#233;e &#224; deux vitesses. Comme l'a analys&#233; la sociologue Eva Illouz, la modernit&#233; amoureuse s'est construite sur un paradoxe : &#8220;Les femmes ont gagn&#233; leur libert&#233; &#233;conomique, mais l'amour reste un lieu d'in&#233;galit&#233;s symboliques et pratiques.&#8221;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;D'o&#249; l'&#233;mergence du &#8220;c&#233;li-couple&#8221; : &#234;tre ensemble, oui, mais chacun chez soi. Une id&#233;e que 35 % des c&#233;libataires adoptent volontiers &#8212; un compromis &#233;l&#233;gant entre le besoin de lien et la peur de l'emprise. &#192; c&#244;t&#233; de cela, d'autres explorent des territoires plus flexibles : 19 % s'int&#233;ressent aux &#8220;sex-friends&#8221;, et 7 % au polyamour, preuve qu'au XXIe si&#232;cle, la monogamie obligatoire a cess&#233; d'&#234;tre un horizon ind&#233;passable. Comme le disait d&#233;j&#224; le sociologue Anthony Giddens, la relation moderne repose sur le &#8220;pur rapport&#8221; : une union fond&#233;e sur la communication et le plaisir r&#233;ciproque, non sur la tradition ou la n&#233;cessit&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'amour, version b&#234;ta : les IA au c&#339;ur tendre&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pendant ce temps, outre-Atlantique, un ph&#233;nom&#232;ne fascinant se dessine. Le Global Loneliness and AI Romance Report 2025 r&#233;v&#232;le que 50 % des jeunes Am&#233;ricains envisageraient une relation amoureuse avec une intelligence artificielle. Le film &lt;i&gt;Her &lt;/i&gt; (Spike Jonze, 2013) n'&#233;tait donc pas une fable, mais une proph&#233;tie : des &#234;tres humains s'&#233;prennent d'une voix d&#233;sincarn&#233;e, d'un programme qui les comprend &#8220;mieux que personne&#8221;. &lt;br/&gt;
Le philosophe et sociologue Jean Baudrillard aurait souri : nous sommes pass&#233;s du simulacre de s&#233;duction &#224; la s&#233;duction du simulacre.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais voil&#224; le hic : une IA peut imiter la conversation, simuler le d&#233;sir, g&#233;n&#233;rer la tendresse sur demande &#8212; elle ne pourra jamais &#234;tre impr&#233;visible. M&#234;me dot&#233;e d'un module al&#233;atoire sophistiqu&#233;, son impr&#233;visibilit&#233; restera factice, car elle ob&#233;ira toujours &#224; une logique, &#224; un code, &#224; une intention pr&#233;visible. Or, ce qui nous attire chez l'autre, c'est pr&#233;cis&#233;ment ce qu'il nous &#233;chappe.
Le d&#233;sir na&#238;t du manque, de l'incertitude, de la dissonance. Une IA ne nous confronte pas &#224; notre propre alt&#233;rit&#233;, elle nous refl&#232;te. Et comme le rappelle la psychanalyste Marie Balmary : &#8220;Aimer, c'est &#234;tre d&#233;centr&#233; de soi.&#8221; Rien de plus contraire &#224; l'amour que de ne jamais &#234;tre surpris.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'&#233;loge de l'impr&#233;visible&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Si la fatigue du dating et la tentation technologique nous disent quelque chose, c'est peut-&#234;tre ceci : nous cherchons &#224; neutraliser le risque amoureux. Nous voulons la connexion sans la confusion, la tendresse sans le trouble, la rencontre sans la perte de contr&#244;le. Mais &#224; force de vouloir ma&#238;triser l'impr&#233;visible, nous ass&#233;chons la seule source de plaisir v&#233;ritable : celle de ne pas savoir. &lt;br/&gt;
L'amour, c'est plut&#244;t l'exp&#233;rience d'un chaos ordonn&#233;, d'un d&#233;sordre qui fait sens. Rien n'est plus satisfaisant que ce qui nous &#233;chappe, ce qui d&#233;borde les pr&#233;visions, les profils et les &#8220;matchs&#8221;. L'impr&#233;visible n'est pas une menace : c'est le sens m&#234;me de la vie et de tout ce qui, un jour, pourrait encore nous bouleverser.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Illustration : &#169; film &quot;Her&quot;, de Spike Jonze, 2013.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Les nouveaux comportements sexuels fran&#231;ais</title>
		<link>https://secondsexe.com/magazine/Les-nouveaux-comportements-sexuels.html</link>
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		<dc:date>2025-03-04T08:19:06Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Sophie Bramly</dc:creator>



		<description>Des changements sont en cours dans la sexualit&#233; des Fran&#231;ais, c'est ce que semble r&#233;v&#233;ler une nouvelle enqu&#234;te men&#233;e par l'Inserm et l'ANRS aupr&#232;s de 30 000 Fran&#231;aises et Fran&#231;ais. On baise plus tard : l'&#226;ge m&#233;dian du premier rapport est en recul : il est &#224; pr&#233;sent de 18,2 ans chez les femmes et de 17,7 pour les hommes, alors que la moyenne &#233;tait autour de 17,3 au d&#233;but des ann&#233;es 2000. La responsable de l'&#233;tude, Armelle Andro, pr&#233;cise que la pand&#233;mie a sans doute un impact profond sur ces r&#233;sultats, mais (...)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;https://secondsexe.com/magazine/local/cache-vignettes/L150xH103/arton3399-bfaf0.png&quot; width='150' height='103' style='height:103px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Des changements sont en cours dans la sexualit&#233; des Fran&#231;ais, c'est ce que semble r&#233;v&#233;ler une nouvelle enqu&#234;te men&#233;e par l'Inserm et l'ANRS aupr&#232;s de 30 000 Fran&#231;aises et Fran&#231;ais.&lt;br/&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://secondsexe.com/magazine/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; On baise plus tard : l'&#226;ge m&#233;dian du premier rapport est en recul : il est &#224; pr&#233;sent de 18,2 ans chez les femmes et de 17,7 pour les hommes, alors que la moyenne &#233;tait autour de 17,3 au d&#233;but des ann&#233;es 2000. &lt;br/&gt;
La responsable de l'&#233;tude, Armelle Andro, pr&#233;cise que la pand&#233;mie a sans doute un impact profond sur ces r&#233;sultats, mais elle pr&#233;cise aussi que les jeunes sont de plus en plus d&#233;pressifs et que cela aussi &#224; un impact sur les rapports sexuels. &lt;br/&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://secondsexe.com/magazine/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Les jeunes femmes sont de plus en plus attir&#233;es par l'homosexualit&#233; (37,6 % des 18-29 ans) : les chiffres d&#233;passeraient &#224; pr&#233;sent ceux de l'homosexualit&#233; masculine (ce qui n'est pas tout &#224; fait tangible pour l'instant) et la p&#233;n&#233;tration vaginale bat de l'aile... &lt;br/&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://secondsexe.com/magazine/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Fran&#231;aises et Fran&#231;ais entre 18 et 69 ans sont moins actifs sexuellement qu'il y a une vingtaine d'ann&#233;es : 77,2 % des femmes et 81,6 % des hommes ont d&#233;clar&#233; avoir eu des rapports sexuels en 2023 (ann&#233;e de l'enqu&#234;te), contre plus de 80 % et pr&#232;s de 90 % pr&#233;c&#233;demment. Cela n'emp&#234;che pas 45,3 % des femmes et 39 % des hommes de se d&#233;clarer satisfaits de leur vie sexuelle. Chez les seniors, c'est tout le contraire, ce sont les seuls &#224; avoir plus de rapports sexuels qu'avant : 56,6 % des femmes et 73,8 % des hommes de 50 &#224; 89 ans sont actifs, alors que les chiffres &#233;taient plus faibles lors de la pr&#233;c&#233;dente &#233;tude (50 % et 60 %).&lt;br/&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://secondsexe.com/magazine/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; On baise moins, mais les pratiques s'&#233;largissent : la sodomie gagne du terrain, tout comme le sexe oral et les joies de la masturbation.&lt;br/&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://secondsexe.com/magazine/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; On baise moins, mais avec plus de partenaires : 7,9 pour les femmes, 16,4 pour les hommes, versus 1,8 pour les femmes dans les ann&#233;es 70, et 11,5 pour les hommes (&#224; noter que les femmes se vantent moins afin de pr&#233;server leur image, tandis que les hommes se vantent plus, ce qui influe sur le d&#233;calage entre l'un et l'autre sexe).&lt;br/&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://secondsexe.com/magazine/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; On prend plus de risques : la pr&#233;vention diminue. Seul.e.s 49,4 % des femmes et 52,6 % des hommes utilisent des pr&#233;servatifs lors d'un premier rapport avec un nouveau partenaire. &lt;br/&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://secondsexe.com/magazine/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Les violences sexuelles sont de plus en plus manifestes : en 2023, 29,8 % des femmes et 8,7 % des hommes entre 18-69 ans ont dit avoir subi un rapport malgr&#233; eux, contre r15,9 % et 4,6 % en 2006. La lib&#233;ration de la la parole peut &#234;tre une raison, tout comme une perception diff&#233;rente de ce que peut &#234;tre une agression. &lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#169; Illustration : &quot;Half-nude declining to the right&quot;, dessin de Gustav Klimt.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Botox ou orgasme ?</title>
		<link>https://secondsexe.com/magazine/Botox-ou-orgasme.html</link>
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		<dc:date>2025-01-09T10:40:43Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Sophie Bramly</dc:creator>



		<description>Ne pas vieillir, effacer toute pli qui serait l'empreinte du temps se r&#233;sout d'une fa&#231;on simple dans la plupart des cas : courir chez le dermato pour se faire faire d'ing&#233;nieuses injections de Botox qui figent l'apparence dans une jeunesse semi-&#233;ternelle, &#224; condition de recommencer r&#233;guli&#232;rement. Oui, mais voil&#224; que ces injections ont aussi pour effet d'affaiblir des muscles faciaux cibl&#233;s, dont les impacts sont multiples et peut-&#234;tre m&#234;me &#233;tonnants. On sait depuis un moment d&#233;j&#224; que r&#233;duire les rides (...)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;https://secondsexe.com/magazine/local/cache-vignettes/L150xH73/arton3397-5b11e.jpg&quot; width='150' height='73' style='height:73px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ne pas vieillir, effacer toute pli qui serait l'empreinte du temps se r&#233;sout d'une fa&#231;on simple dans la plupart des cas : courir chez le dermato pour se faire faire d'ing&#233;nieuses injections de Botox qui figent l'apparence dans une jeunesse semi-&#233;ternelle, &#224; condition de recommencer r&#233;guli&#232;rement. &lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Oui, mais voil&#224; que ces injections ont aussi pour effet d'affaiblir des muscles faciaux cibl&#233;s, dont les impacts sont multiples et peut-&#234;tre m&#234;me &#233;tonnants. On sait depuis un moment d&#233;j&#224; que r&#233;duire les rides dites &quot;du lion&quot; r&#233;duisent la capacit&#233; &#224; froncer les sourcils, et que cette incapacit&#233; impacte l'humeur. C'est ce qui s'appelle la &quot;r&#233;troaction faciale&quot;, hypoth&#232;se sugg&#233;rant que l'expression faciale renforce le sentiment interne de cette expression. Le test est facile : en se for&#231;ant &#224; froncer les sourcils, on fera naitre des pens&#233;es n&#233;gatives, &#224; l'inverse, en se for&#231;ant &#224; sourire, on am&#233;liore instantan&#233;ment son humeur. Bref, tout &#231;a avait l'air tr&#232;s bien (ou presque), jusqu'&#224; l'arriv&#233;e d'une r&#233;cente &#233;tude sur l'impact des injections de Botox sur la vie sexuelle. &lt;br/&gt;
Quoi ? &lt;br/&gt;
Si.&lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Qui a dit que le visage restait de marbre pendant les rapports sexuels ? Or, si le visage est trop fig&#233;, que devient l'orgasme ? &lt;br/&gt;
Il semblerait qu'il s'atrophie, or, ce dysfonctionnement orgasmique toucherait entre 16 et 25 % des femmes. &lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En leur temps, les sexologues Master et Johnson avaient &#233;tudi&#233; 10.000 interactions sexuelles et les expressions faciales qui les accompagnaient, en constatant un sch&#233;ma r&#233;current : pendant l'excitation sexuelle qui pr&#233;c&#232;de l'orgasme, les gens froncent les sourcils, dans des objectifs &#233;volutifs, dont la signalisation au partenaire du degr&#233; d'excitation, elle-m&#234;me soutenue et am&#233;lior&#233;e par ce froncement. &lt;br/&gt;
Michael B Lewis, chercheur &#224; l'Universit&#233; de Cardiff, en Angleterre, &#224; r&#233;cemment publi&#233; une &#233;tude restreinte &#224; un petit nombre de femmes, intitul&#233;e &quot; &lt;a href=&quot;https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/30283017/&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Les interactions entre les traitements faciaux &#224; base de toxine botulique et les &#233;motions incarn&#233;es&lt;/a&gt; &quot;. 24 femmes trait&#233;es au Botox et 12 non trait&#233;es ont r&#233;pondu &#224; un questionnaire portant sur le d&#233;sir, l'excitation, la lubrification, l'orgasme, la satisfaction et la douleur. &lt;br/&gt;
Les participantes trait&#233;es au Botox ont signal&#233; une r&#233;duction de leur fonction sexuelle par rapport &#224; celles sans traitement, en particulier concernant l'orgasme. Cela pourrait confirmer l'id&#233;e que les expressions faciales font partie int&#233;grante du co&#239;t, servant de signal aux partenaires et de m&#233;canisme d'auto-renforcement du plaisir. L'&#233;tude porte sur peu de cas et n'inclue aucun homme, ce qui limite sa port&#233;e. &lt;br/&gt;
Mais rien n'emp&#234;che de raisonner par sophisme :&lt;br/&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://secondsexe.com/magazine/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Master &amp; Johnson ont montr&#233; l'importance des expressions faciales dans le rapport sexuel,&lt;br/&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://secondsexe.com/magazine/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; On sait que le Botox entraine une r&#233;troaction faciale,&lt;br/&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://secondsexe.com/magazine/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Donc, si les expressions faciales sont emp&#234;ch&#233;es pendant l'acte sexuel, il y a une certaine logique &#224; conclure que la jouissance s'en trouve, de fait, affaiblie. &lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Rester jeune (en apparence) ou jouir, il faut choisir...&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Plus c'est fort, plus c'est louche...</title>
		<link>https://secondsexe.com/magazine/Plus-c-est-fort-plus-c-est-louche.html</link>
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		<dc:date>2024-10-17T08:23:26Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Sophie Bramly</dc:creator>



		<description>Il y a quelques ann&#233;es, une &#233;tude &#233;tait publi&#233;e dans les &quot;Archives of Sexual Behavior&quot; (archives du comportement sexuel), sur le comportement des femmes h&#233;t&#233;ros qui encourageraient les hommes pendant l'acte sexuel en &#233;mettant des sons de satisfaction. Selon cette &#233;tude, il semble que la r&#233;alit&#233; soit un peu plus complexe. Ces performances vocales extatiques de femmes seraient l'&#233;quivalant des compliments que les hommes peuvent faire aux femmes sur leur beaut&#233; ou leurs charmes : le &quot;oui, oui, oui, tu es (...)

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&lt;a href="https://secondsexe.com/magazine/-Etudes-.html" rel="directory"&gt;&#201;tudes&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;https://secondsexe.com/magazine/local/cache-vignettes/L150xH85/arton3393-b97d4.jpg&quot; width='150' height='85' style='height:85px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il y a quelques ann&#233;es, une &#233;tude &#233;tait publi&#233;e dans les &quot;Archives of Sexual Behavior&quot; (archives du comportement sexuel), sur le comportement des femmes h&#233;t&#233;ros qui encourageraient les hommes pendant l'acte sexuel en &#233;mettant des sons de satisfaction. Selon cette &#233;tude, il semble que la r&#233;alit&#233; soit un peu plus complexe. Ces performances vocales extatiques de femmes seraient l'&#233;quivalant des compliments que les hommes peuvent faire aux femmes sur leur beaut&#233; ou leurs charmes : le &quot;oui, oui, oui, tu es belle&quot;, des hommes devient le &quot;oui, oui, oui, tu es fort&quot; dans la bouche des femmes.&lt;br/&gt;
Et pourquoi donc ?&lt;br/&gt;
L'enqu&#234;te avait &#233;t&#233; men&#233;e par deux Am&#233;ricain.e.s, Gayle Brewer et Colin Hendrie, aupr&#232;s de 71 femmes, &#226;g&#233;es de 18 &#224; 48 ans, portait justement sur le pouquoi et le comment de ces vocalises, de ces expressions d'extase, avec ou sans orgasme.&lt;br/&gt;
Brewer et Hendrie parlent de &#171; la manipulation f&#233;minine sur le comportement masculin &#187;, dans le sens o&#249; plus les cris sont forts, plus ils indiqueraient une envie pressante de mettre fin &#224; un rapport insatisfaisant (ou alors parce que les femmes seraient press&#233;es d'aller faire autre chose, mais si les priorit&#233;s sont autres, c'est que la satisfaction est faible, ce qui reviendrait un peu au m&#234;me...). Ces cris tactiques encouragent les hommes &#224; jouir plus rapidement, car pour &#171; Pour les femmes, il est important que l'homme se sente en s&#233;curit&#233;, et les r&#233;actions bruyantes renforcent sa confiance en lui &#187;, expliquait Mme Brewer.&lt;br/&gt;
En revanche, lorsqu'elles sont tr&#232;s excit&#233;es et que l'orgasme est r&#233;el, il est nettement moins bruyant, voir m&#234;me silencieux. &lt;br/&gt;
Un tel ph&#233;nom&#232;ne n'est pas &#233;tranger &#224; Charlene Muehlenhard, professeur de psychologie &#224; l'universit&#233; du Kansas, aux Etats-Unis. Dans l'&#233;tude &#171; False orgasms of men and women &#187; (faux orgasmes d'hommes et de femmes), publi&#233;e dans la revue &#171; Journal of Sex Research &#187; (journal de recherche sexuelle), elle affirme que les hommes et les femmes suivent les r&#244;les d'un sc&#233;nario largement st&#233;r&#233;otyp&#233; pendant l'acte sexuel : &#171; L'homme doit conduire la femme &#224; l'orgasme, car cela montre la qualit&#233; de son travail &#187;. Comme l'&#233;jaculation de la femme est rare (peu sont femmes fontaines), les hommes se fient &#224; d'autres signes pour savoir s'ils ont pu faire jouir leurs partenaires, et elles le savent.&lt;br/&gt;
Bref, nous avons beau &#234;tre sur terre depuis plus de 300.000 ans et avoir l'aide de Freud et d'arm&#233;es de sexologues depuis une centaine d'ann&#233;es, nous en sommes encore &#224; nous mentir les uns les autres, incapables de communiquer sur nos d&#233;sirs les plus vitaux... &lt;br/&gt;
Mais un point manque peut-&#234;tre dans cette &#233;tude : les cris n'aident-ils pas aussi la femme &#224; jouir ? A rester concentr&#233;e sur son plaisir, &#224; augmenter sa propre jouissance, alors que son cerveau a souvent tendance &#224; se laisser distraire par un multi-tasking sans fin ? Et quid des vocalises dans le rapport homosexuel ? Le faire semblant est-il le m&#234;me ?&lt;br/&gt;
Chaque femme a la r&#233;ponse en elle. &lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#169; Illustration : photo tir&#233;e du film &quot;Quand Harry rencontre Sally&quot;, de Rob Reiner, sorti en 1989, avec Meg Ryan et Billy Crystal.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Entre estime de soi et bien-&#234;tre sexuel</title>
		<link>https://secondsexe.com/magazine/Entre-estime-de-soi-et-bien-etre.html</link>
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		<dc:date>2024-09-27T06:28:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Sophie Bramly</dc:creator>



		<description>Ciel ! Est-ce parce qu'on se sent bien dans sa peau que l'on a une sexualit&#233; &#233;panouie, ou est-ce parce qu'on a une sexualit&#233; &#233;panouie qu'on est bien dans sa peau ? Les deux mon g&#233;n&#233;ral, dixit une r&#233;cente &#233;tude men&#233;e par les universit&#233;s de Zurich et d'Utrecht. Elles affirment en effet qu'il existe une corr&#233;lation dynamique entre l'estime de soi et la satisfaction sexuelle. L'&#233;tude, bas&#233;e sur un &#233;chantillon de plus de 11.000 adultes allemands, men&#233;e par les chercheur.e.s Elisa Weber et Wiebke Bleidorn, du (...)

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&lt;a href="https://secondsexe.com/magazine/-Etudes-.html" rel="directory"&gt;&#201;tudes&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;https://secondsexe.com/magazine/local/cache-vignettes/L129xH150/arton3392-dd9fc.jpg&quot; width='129' height='150' style='height:150px;width:129px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ciel ! Est-ce parce qu'on se sent bien dans sa peau que l'on a une sexualit&#233; &#233;panouie, ou est-ce parce qu'on a une sexualit&#233; &#233;panouie qu'on est bien dans sa peau ? Les deux mon g&#233;n&#233;ral, dixit une r&#233;cente &#233;tude men&#233;e par les universit&#233;s de Zurich et d'Utrecht. Elles affirment en effet qu'il existe une corr&#233;lation dynamique entre l'estime de soi et la satisfaction sexuelle. &lt;br/&gt;
L'&#233;tude, bas&#233;e sur un &#233;chantillon de plus de 11.000 adultes allemands, men&#233;e par les chercheur.e.s Elisa Weber et Wiebke Bleidorn, du d&#233;partement de psychologie des universit&#233;s pr&#233;cit&#233;es, a permis d'analyser des donn&#233;es sur 12 ans et de conclure que : &#171; Les personnes ayant une meilleure estime d'elles-m&#234;mes tendent non seulement &#224; &#234;tre sexuellement actives plus souvent, mais aussi &#224; &#234;tre plus satisfaites de leurs exp&#233;riences sexuelles &#187;. &lt;br/&gt;
Des corr&#233;lations significatives ont &#233;galement &#233;t&#233; observ&#233;es dans le temps : les changements dans la satisfaction sexuelle ont entra&#238;n&#233; des changements dans l'estime de soi, et vice versa. Cela d&#233;montre donc que l'estime de soi et la satisfaction sexuelle s'influencent mutuellement.&lt;br/&gt;
Cette conclusion va dans le sens de r&#233;centes th&#233;ories qui consid&#232;rent l'estime de soi comme une sorte de barom&#232;tre social, lequel indique dans quelle mesure des personnes se sentent accept&#233;es et valoris&#233;es dans leurs relations avec les autres.&lt;br/&gt;
Alors que les exp&#233;riences n&#233;gatives sont interpr&#233;t&#233;es comme une sorte de signal d'alarme de rejet social et se traduisent par une baisse de l'estime de soi &#224; long terme, les exp&#233;riences positives dans les relations sociales et intimes augmentent l'estime de soi. Par ailleurs, les personnes ayant une haute estime d'elles-m&#234;mes sont plus &#224; m&#234;me de communiquer leurs d&#233;sirs et leurs pr&#233;f&#233;rences &#224; leurs partenaires, ce qui permet en retour plus de satisfaction sexuelle &#224; court et long terme.&lt;br/&gt;
L'&#226;ge et le sexe ont aussi leur importance : les personnes &#226;g&#233;es et les femmes ont tendance &#224; montrer un lien plus fort entre l'estime de soi et le bien-&#234;tre sexuel que les jeunes et les hommes. Dans les deux cas, le statut relationnel ne semble pas jouer de r&#244;le, le lien entre l'estime de soi et le bien-&#234;tre sexuel &#233;tant aussi fort chez les c&#233;libataires que chez les personnes en couple.&lt;br/&gt;
Wiebke Bleidorn ajoute : &#171; Nos r&#233;sultats sugg&#232;rent que l'estime de soi joue un r&#244;le important dans notre exp&#233;rience sexuelle, en particulier en ce qui concerne le bien-&#234;tre sexuel. En m&#234;me temps, des changements dans le bien-&#234;tre sexuel peuvent &#233;galement entra&#238;ner des changements dans l'estime de soi. Les r&#233;sultats de cette &#233;tude aident &#224; comprendre l'interaction complexe entre l'estime de soi et l'exp&#233;rience sexuelle et donnent un &#233;lan important &#224; la recherche future dans ce domaine &#187;.&lt;br/&gt;
Bref, c'est un cercle vertueux. Heureusement, l'app&#233;tit vient en mangeant... &lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Weber, E., Hopwood, C. J., Denissen, J. J. A., &amp; Bleidorn, W. (2024), &quot;Self-Esteem and Sexual Experiences. Personality and Social Psychology Bulletin&quot;, 18 Septembre 2024. DOI : 10.1177/01461672241257355&lt;/i&gt;&lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#169; illustration : bas relief de Pomp&#233;i, 1er si&#232;cle apr&#232;s J-C.&lt;br/&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Satisfaction, sous r&#233;serve...</title>
		<link>https://secondsexe.com/magazine/Satisfaction-sous-reserves.html</link>
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		<dc:date>2024-09-03T17:08:56Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Sophie Bramly</dc:creator>



		<description>Que pensent les femmes de l'orgasme de leurs partenaires ? Les chercheurs Sari van Anders (professeur &#224; l'universit&#233; Queen's, au Canada) et Sara Chadwick (professeur adjoint &#224; l'universit&#233; du Wisconsin-Madison) ont publi&#233; une &#233;tude dans la revue scientifique Sex Roles, analysant quels sentiments d'accomplissement ou d'&#233;chec ressentent les femmes, en fonction de l'orgasme de leur partenaire masculin. Sans surprise h&#233;las, les femmes per&#231;oivent souvent l'orgasme d'un homme comme un accomplissement, (...)

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&lt;a href="https://secondsexe.com/magazine/-Etudes-.html" rel="directory"&gt;&#201;tudes&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;https://secondsexe.com/magazine/local/cache-vignettes/L150xH85/arton3387-c3b2c.png&quot; width='150' height='85' style='height:85px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Que pensent les femmes de l'orgasme de leurs partenaires ? Les chercheurs Sari van Anders (professeur &#224; l'universit&#233; Queen's, au Canada) et Sara Chadwick (professeur adjoint &#224; l'universit&#233; du Wisconsin-Madison) ont publi&#233; une &#233;tude dans la revue scientifique &lt;i&gt;Sex Roles&lt;/i&gt;, analysant quels sentiments d'accomplissement ou d'&#233;chec ressentent les femmes, en fonction de l'orgasme de leur partenaire masculin. &lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Sans surprise h&#233;las, les femmes per&#231;oivent souvent l'orgasme d'un homme comme un accomplissement, tandis que l'absence d'orgasme du partenaire serait un &#233;chec, en particulier chez celles qui ont une approche traditionnelle de la r&#233;partition des r&#244;les de genre. Car, outre le plaisir ressenti, les femmes ont des attentes vis-&#224;-vis de l'Autre (&quot;si je suis bonne et d&#233;sirable, il aura un orgasme ?&quot;), en particulier celles qui donnent la priorit&#233; au plaisir de leur partenaire plut&#244;t qu'au leur.&lt;br/&gt;
Une &#233;tude ant&#233;rieure portant sur les hommes avait r&#233;v&#233;l&#233; qu'ils per&#231;oivent l'orgasme d'une partenaire f&#233;minine comme la validation de leur masculinit&#233; (et les femmes le savent, qui sont encore nombreuses a simuler pour faire plaisir...). Mais, parce que les orgasmes masculins s'obtiennent plus facilement, les chercheurs ont voulu savoir si des sentiments similaires s'articulaient chez les femmes.&lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'enqu&#234;te, faite avec 440 participantes, a permis aux chercheurs de constater que les femmes qui pensaient &#224; un partenaire masculin ayant eu un orgasme au cours d'un rapport sexuel se sentaient plus satisfaites que les autres. Cela signifie que de nombreuses femmes pensent que le fait de mener un partenaire masculin &#224; l'orgasme valide &#224; leurs yeux leur d&#233;sirabilit&#233; et leurs prouesses sexuelles. &lt;br/&gt;
A l'inverse, celles qui pensaient a des situations o&#249; le partenaire masculin ne parvenait pas &#224; l'orgasme le vivaient comme un &#233;chec, en particulier chez celles qui ne pensent pas r&#233;pondre aux attentes traditionnelles de f&#233;minit&#233;. A l'inverse, celles qui s'affirmaient davantage sur le plan sexuel sont plus r&#233;sistantes au sentiment d'&#233;chec lorsque le partenaire n'a pas d'orgasme. Cela sugg&#232;re que les femmes qui se sentent plus autonomes sur le plan sexuel peuvent appr&#233;hender cette dynamique diff&#233;remment, en se prot&#233;geant potentiellement des &#233;motions n&#233;gatives associ&#233;es &#224; l'absence d'orgasme de leur partenaire. &lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#171; L'une des diff&#233;rences que nous avons constat&#233;es entre nos &#233;tudes &#233;tait que les hommes qui &#233;taient plus stress&#233;s par leur r&#244;le masculin avaient un plus grand sentiment d'accomplissement en r&#233;ponse &#224; l'orgasme de la femme. Mais dans notre nouvelle &#233;tude, le stress li&#233; au r&#244;le f&#233;minin chez les femmes n'&#233;tait pas li&#233; au sentiment d'accomplissement des femmes en r&#233;ponse &#224; l'orgasme des hommes. En revanche, un plus grand stress li&#233; au r&#244;le f&#233;minin pr&#233;dit un plus grand sentiment d'&#233;chec chez les femmes lorsque l'orgasme de l'homme ne se produit pas. Il est important que les gens ne supposent pas automatiquement que le sentiment d'accomplissement sexu&#233; associ&#233; &#224; l'orgasme d'un partenaire est une bonne chose pour eux-m&#234;mes ou pour leurs partenaires &#187;, ont pr&#233;cis&#233; van Anders et Chadwick. &#171; Lier son propre sentiment d'accomplissement et d'estime de soi &#224; l'orgasme de son partenaire risque de centrer son propre besoin de validation sur l'exp&#233;rience r&#233;elle du partenaire, ce qui pourrait conduire &#224; des relations sexuelles moins bonnes. &#187; Citant des travaux ant&#233;rieurs, les chercheurs ont constat&#233; que &#171; certaines personnes sont tellement concentr&#233;es sur leur propre sentiment d'accomplissement lorsqu'il s'agit de l'orgasme d'un partenaire qu'elles finissent par faire pression sur celui-ci ou celle-ci, pour qu'il ait des orgasmes de mani&#232;re coercitive &#187;, expliquent les chercheurs. Ces comportements ont des effets n&#233;gatifs m&#234;me s'ils sont li&#233;s &#224; quelque chose de positif, comme le fait d'essayer d'amener son partenaire &#224; l'orgasme. &lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le sentiment de r&#233;ussite et d'&#233;chec &#233;prouv&#233; par les femmes et les hommes est-il similaire ou diff&#233;rent ? Et quelles influences ont sur les partenaires ces sentiments de r&#233;ussite ? R&#233;ponse &#224; suivre dans la prochaine &#233;tude des chercheuses...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Gendered Failures and Achievements in Women's Experiences of Men's Orgasms&lt;/i&gt; &#187; (&#201;checs et r&#233;ussites sexosp&#233;cifiques dans l'exp&#233;rience des femmes face aux orgasmes masculins), par Sara B. Chadwick, Daniel Shuchat, Eun Ju Son et Sari M. van Anders.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#169; Photo : Freepik, g&#233;n&#233;r&#233;e par une intelligence artificielle.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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