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	<title>Le magazine SecondSexe - La culture du plaisir f&#233;minin</title>
	<link>http://secondse.cluster006.ovh.net/magazine/</link>
	<description>Second Sexe vous propose un magazine &#233;rotique, artistique et culturel d&#233;di&#233; au plaisir f&#233;minin sous toutes ses formes. Vous y trouverez les conseils sexo du Docteur O, les actualit&#233;s les plus br&#251;lantes, des papiers complets sur tous les sujets sexe, des nouvelles orgasmiques &#224; d&#233;guster ou &#224; &#233;crire soi-m&#234;me.</description>
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		<title>La g&#233;n&#233;ration Z fait-elle l'amour autrement ?</title>
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		<dc:creator>Sophie Bramly</dc:creator>



		<description>La g&#233;n&#233;ration Z fait-elle moins l'amour ou change-t-elle les r&#232;gles du jeu ? Plusieurs enqu&#234;tes documentent une baisse de l'activit&#233; sexuelle chez les jeunes adultes. Mais derri&#232;re cette diminution se dessinent d'autres transformations : une place accrue des plaisirs individuels et num&#233;riques, des exp&#233;riences moins exclusivement h&#233;t&#233;rosexuelles et la banalisation de certaines pratiques, dont la strangulation. Compter les rapports ne suffit plus &#224; raconter ce qui se passe dans les chambres. Aux (...)

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&lt;a href="https://secondsexe.com/magazine/-Etudes-.html" rel="directory"&gt;&#201;tudes&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;https://secondsexe.com/magazine/local/cache-vignettes/L150xH100/arton3438-55d66.png&quot; width='150' height='100' style='height:100px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La g&#233;n&#233;ration Z fait-elle moins l'amour ou change-t-elle les r&#232;gles du jeu ? Plusieurs enqu&#234;tes documentent une baisse de l'activit&#233; sexuelle chez les jeunes adultes. Mais derri&#232;re cette diminution se dessinent d'autres transformations : une place accrue des plaisirs individuels et num&#233;riques, des exp&#233;riences moins exclusivement h&#233;t&#233;rosexuelles et la banalisation de certaines pratiques, dont la strangulation. Compter les rapports ne suffit plus &#224; raconter ce qui se passe dans les chambres.&lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Aux &#201;tats-Unis, une &#233;tude portant sur les ann&#233;es 2000 &#224; 2018 a montr&#233; une augmentation de l'inactivit&#233; sexuelle dans plusieurs groupes de jeunes adultes. En fin de p&#233;riode, environ un homme de 18 &#224; 24 ans sur trois d&#233;clarait n'avoir eu aucune activit&#233; sexuelle au cours de l'ann&#233;e pr&#233;c&#233;dente. Cette &#233;volution &#233;tait donc engag&#233;e bien avant la pand&#233;mie.&lt;br/&gt;
Pour autant, le d&#233;sir ne semble pas avoir disparu. Une enqu&#234;te men&#233;e aupr&#232;s de 2.373 adultes am&#233;ricains de 18 &#224; 29 ans, publi&#233;e par le Kinsey Institute en septembre 2026, d&#233;crit une activit&#233; sexuelle souvent faible malgr&#233; un d&#233;sir mod&#233;r&#233; &#224; &#233;lev&#233;. Les difficult&#233;s financi&#232;res, la fatigue des rencontres et la peur du rejet figurent parmi les obstacles &#233;voqu&#233;s. Avoir envie et trouver les conditions pour vivre cette envie sont deux choses diff&#233;rentes.&lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#192; ces obstacles s'ajoute une transformation de notre quotidien. Dans une soci&#233;t&#233; qui valorise la mise en sc&#232;ne de soi, la personnalisation et la satisfaction &#224; la demande, le plaisir solitaire trouve un environnement particuli&#232;rement favorable. Le Covid, en imposant la distance et en transf&#233;rant tant d'activit&#233;s vers les &#233;crans, a pu renforcer cette autonomie jusque dans l'intimit&#233;. C'est une hypoth&#232;se de lecture de ces changements, plut&#244;t qu'un effet que les &#233;tudes cit&#233;es permettraient de mesurer isol&#233;ment.&lt;br/&gt;
Les donn&#233;es r&#233;centes donnent toutefois de la consistance au r&#244;le des &#233;crans. Dans l'enqu&#234;te Kinsey de 2026, 28% des participants d&#233;clarent que leurs activit&#233;s num&#233;riques r&#233;duisent leur motivation &#224; rechercher des relations sexuelles physiques avec des partenaires. Environ un quart disent que les interactions en ligne satisfont une partie de leurs besoins intimes ou &#233;motionnels. Le num&#233;rique peut faciliter une rencontre, mais il peut aussi rendre moins pressant le besoin de la chercher.&lt;br/&gt;
La masturbation s'inscrit dans ce paysage, sans se r&#233;duire &#224; un signe d'isolement. Elle peut &#234;tre un choix, une d&#233;couverte, une fa&#231;on de conna&#238;tre son corps ou de disposer d'un plaisir qui ne d&#233;pend de personne d'autre. L'enqu&#234;te fran&#231;aise &lt;i&gt;Contexte des sexualit&#233;s en France, 2023,&lt;/i&gt; documente son extension, particuli&#232;rement marqu&#233;e chez les femmes. Cette &#233;volution participe aussi d'une appropriation du plaisir f&#233;minin.&lt;br/&gt;
Le plaisir solitaire pr&#233;sente, de fait, une efficacit&#233; que les rapports &#224; deux n'&#233;galent pas toujours. Une &#233;tude publi&#233;e en 2026 aupr&#232;s de 27.931 utilisatrices de l'application &lt;i&gt;Flo&lt;/i&gt; constate que les participantes atteignent plus fr&#233;quemment l'orgasme seules qu'avec partenaire. Mais elle rel&#232;ve &#233;galement que les orgasmes avec partenaire sont plus fortement associ&#233;s &#224; la satisfaction sexuelle globale. Le solo peut mieux garantir l'orgasme sans r&#233;pondre &#224; toutes les attentes plac&#233;es dans la sexualit&#233;.&lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pendant que certaines exp&#233;riences s'individualisent, d'autres s'ouvrent &#224; des partenaires plus divers. En France, les r&#233;sultats de CSF-2023 montrent que les exp&#233;riences avec une personne de m&#234;me sexe sont particuli&#232;rement fr&#233;quentes chez les jeunes adultes. Parmi les femmes de 18 &#224; 29 ans, 14,8 % d&#233;clarent avoir eu au moins une partenaire de m&#234;me sexe, dont 1,3 % uniquement des partenaires de m&#234;me sexe. Il s'agit bien ici d'exp&#233;riences v&#233;cues, et pas seulement d'identit&#233;s revendiqu&#233;es.&lt;br/&gt;
Cela ne signifie pas que toutes ces femmes se d&#233;finissent comme bisexuelles. Attirances, pratiques et identit&#233; ne co&#239;ncident pas n&#233;cessairement. Mais ces donn&#233;es donnent &#224; voir une sexualit&#233; moins exclusivement h&#233;t&#233;rosexuelle, particuli&#232;rement chez les jeunes femmes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'&#233;volution la plus frappante concerne cependant une pratique pr&#233;cise : la strangulation pendant les rapports sexuels. Une enqu&#234;te australienne publi&#233;e en 2024, men&#233;e aupr&#232;s de 4.702 personnes de 18 &#224; 35 ans, indique que 57% avaient d&#233;j&#224; &#233;t&#233; &#233;trangl&#233;es pendant un rapport et que 51% avaient d&#233;j&#224; &#233;trangl&#233; un partenaire. Ces proportions concernent une exp&#233;rience au moins une fois dans la vie, sans renseigner &#224; elles seules sur sa fr&#233;quence habituelle. Elles t&#233;moignent n&#233;anmoins d'une diffusion consid&#233;rable de cette pratique.
Des recherches men&#233;es aux &#201;tats-Unis, en Australie et en Islande d&#233;crivent sa croissance chez les jeunes. Elles recensent plusieurs voies de d&#233;couverte : la pornographie, les r&#233;seaux sociaux et les &#233;changes entre pairs. Elles soulignent aussi des croyances erron&#233;es sur sa s&#233;curit&#233;.&lt;br/&gt;
C'est l&#224; que sa banalisation devient pr&#233;occupante : la familiarit&#233; d'un geste peut finir par tenir lieu de garantie. Or, la strangulation peut provoquer des l&#233;sions graves ou m&#234;me mortelles. Le consentement ne supprime pas le risque.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce changement pose la question des mod&#232;les &#224; partir desquels les jeunes apprennent la sexualit&#233;. En France, une enqu&#234;te Ifop de 2023 indiquait que 35 % des hommes de 18 &#224; 24 ans avaient consult&#233; un site pornographique avant l'&#226;ge de 12 ans, contre 12 % dans l'enqu&#234;te de 2013. Par ailleurs, 53 % des 18&#8211;24 ans reconnaissaient que les vid&#233;os pornographiques avaient particip&#233; &#224; leur apprentissage sexuel, contre 35 % dans l'ensemble de la population adulte. &lt;br/&gt;
Ces chiffres ne permettent pas d'attribuer &#224; la pornographie tous les changements observ&#233;s. Ils montrent en revanche la place qu'elle occupe dans la d&#233;couverte des gestes et des sc&#233;narios sexuels. Lorsque les images servent de mode d'emploi, la question devient celle de ce qu'elles expliquent (ou laissent hors champ) du consentement, de la n&#233;gociation et des cons&#233;quences physiques d'une pratique.&lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La baisse des rapports ne dessine donc pas simplement une jeunesse devenue plus r&#233;serv&#233;e. Elle coexiste avec des plaisirs plus autonomes, des exp&#233;riences moins exclusivement h&#233;t&#233;rosexuelles et la diffusion de gestes dont certains pr&#233;sentent des risques majeurs. Ces tendances ne concernent pas n&#233;cessairement les m&#234;mes personnes. Elles traversent pourtant une m&#234;me &#233;poque, o&#249; l'acc&#232;s aux repr&#233;sentations sexuelles est imm&#233;diat, tandis que la rencontre demeure soumise au temps, &#224; l'argent, &#224; la confiance et &#224; la disponibilit&#233; de l'autre.&lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans ce paysage, le d&#233;sir d'exclusivit&#233; conserve sa place. Un rapport de 2024 pr&#233;sente une enqu&#234;te aupr&#232;s de 4.175 adultes am&#233;ricains dans laquelle les membres de la g&#233;n&#233;ration Z d&#233;clarent plus souvent que leurs a&#238;n&#233;s fantasmer sur la monogamie. Ce r&#233;sultat ne r&#233;sume pas toute une g&#233;n&#233;ration, mais il rappelle que l'exploration peut aller de pair avec une aspiration &#224; la stabilit&#233;.&lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On peut vouloir disposer librement de son plaisir et chercher quelqu'un avec qui le partager durablement. C'est peut-&#234;tre l'une des tensions de cette &#233;poque : les moyens de se satisfaire seul se multiplient, sans faire dispara&#238;tre le d&#233;sir (et la difficult&#233;) d'&#234;tre deux.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;&#169; Illustration : SecondSexe &amp; ChatGPT.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Effacement de la vie sexuelle au Japon ?</title>
		<link>https://secondsexe.com/magazine/Pourquoi-les-Japonais-ne-baisent.html</link>
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		<dc:creator>Sophie Bramly</dc:creator>



		<description>Le docteur Peter Ueda, chercheur &#224; l'Universit&#233; de Tokyo et assistant professeur au Stockholm's Karolinska Institute, en Su&#232;de, a r&#233;cemment publi&#233; une &#233;tude montrant que la fr&#233;quence des rapports sexuels chez les Japonais est chaque ann&#233;e moindre. De multiples raisons sont avanc&#233;es. Un.e Japonais.e sur 10 atteint la trentaine sans avoir jamais eu de rapport sexuel. La moiti&#233; des jeunes entre 20 et 24 sont encore vierges (60% des hommes et 51% des femmes), l&#224; o&#249; seul un tiers des personnes &#233;taient (...)

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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;https://secondsexe.com/magazine/local/cache-vignettes/L150xH100/arton3437-84745.png&quot; width='150' height='100' style='height:100px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le docteur Peter Ueda, chercheur &#224; l'Universit&#233; de Tokyo et assistant professeur au Stockholm's Karolinska Institute, en Su&#232;de, a r&#233;cemment publi&#233; une &#233;tude montrant que la fr&#233;quence des rapports sexuels chez les Japonais est chaque ann&#233;e moindre. De multiples raisons sont avanc&#233;es.&lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Un.e Japonais.e sur 10 atteint la trentaine sans avoir jamais eu de rapport sexuel.&lt;br/&gt;
La moiti&#233; des jeunes entre 20 et 24 sont encore vierges (60% des hommes et 51% des femmes), l&#224; o&#249; seul un tiers des personnes &#233;taient concern&#233;es en 2002 (l'&#233;tude ne porte que sur des rapports h&#233;t&#233;rosexuels, les rapports homosexuels &#233;tant culturellement ignor&#233;s).&lt;br/&gt;
Le probl&#232;me pour la nation est d&#233;mographique : si rien ne change, la population, qui est actuellement de 123 million de personnes, sera de 87 millions en 2070. &lt;br/&gt;
La difficult&#233; pour la population elle-m&#234;me est paradoxale : les gens d&#233;clarent que les relations sexuelles contribuent activement &#224; leur bonheur, mais ils sont pourtant sexuellement inactifs et se marient de plus en plus tard. &lt;br/&gt;
Or, il semble que les sociologues eux-m&#234;mes ne parviennent pas &#224; r&#233;soudre l'&#233;trange &#233;quation. &lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le ph&#233;nom&#232;ne a d&#233;marr&#233; dans les ann&#233;es 80 : les Japonais.e.s restent seul.e.s de plus en plus longtemps, selon une &#233;tude sur la fertilit&#233; nationale. Celle-ci montre qu'en 2015, un tiers des hommes et femmes dans la petite trentaine &#233;taient c&#233;libataires et souvent encore inexp&#233;riment&#233;s sexuellement. &lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'argent. &lt;/strong&gt; &lt;br/&gt;
La premi&#232;re raison avanc&#233;e serait l'argent. &lt;br/&gt;
Il semblerait que les Japonaises souhaitent &#233;pouser des hommes financi&#232;rement stables, selon une &#233;tude am&#233;ricaine portant sur 9.000 Japonaises. Cette m&#234;me &#233;tude avance qu'en 2025, ces femmes pr&#233;f&#232;raient rester c&#233;libataires, plut&#244;t que de r&#233;viser leurs crit&#232;res financiers. Ce choix, s'explique par la disparit&#233; profonde de salaires entre femmes et hommes au Japon. Selon l'OCDE, leur salaires moyens seraient inf&#233;rieurs de 22%. Par ailleurs, il est attendu d'elles qu'elles sacrifient leurs carri&#232;res pour s'occuper de leurs enfants et de leur maison, alors qu'elles font de plus en plus d'&#233;tudes longues et brillantes. Il devient donc pr&#233;f&#233;rable pour elles de continuer &#224; travailler au d&#233;triment de leurs vies priv&#233;es, car la conjugaison de la dur&#233;e des transports et des horaires de travail rendent difficile le maintien d'une carri&#232;re en parall&#232;le &#224; la cr&#233;ation d'une famille. &lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'&#233;ducation sexuelle. &lt;/strong&gt; &lt;br/&gt;
Dans un pays o&#249; l'&#233;rotisme est un art qui atteint des sommets, il n'y a paradoxalement pas de culture du sexe, qui n'est enseign&#233; nulle part, ni m&#234;me de la relation amoureuse. Par cons&#233;quent une personne sur 3, entre 18 et 34 ans, n'a aucun d&#233;sir de relations. Le Covid a probablement renforc&#233; ce ph&#233;nom&#232;ne chez les femmes, pour qui &#234;tre c&#233;libataire est synonyme de libert&#233;, tandis que chez les hommes c'est le sentiment de solitude qui pr&#233;vaut. &lt;br/&gt;
Mais le d&#233;sint&#233;r&#234;t pour le sexe est le m&#234;me pour les deux. &lt;br/&gt;
L'absence d'&#233;ducation sexuelle, y compris pour comprendre la reproduction, a des effets pervers, car la procr&#233;ation hors mariage est tr&#232;s mal vue et se conclue g&#233;n&#233;ralement par un avortement.&lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le travail. &lt;/strong&gt; &lt;br/&gt;
Le mariage n'est sans doute pas le seul probl&#232;me. &lt;br/&gt;
La moiti&#233; des couples de moins de 50 ans ont peu ou pas de rapports sexuels. En 2023, il &#233;taient 48,3% &#224; d&#233;clarer n'avoir eu aucun rapport sexuel dans le mois pr&#233;c&#233;dent l'enqu&#234;te. L'explication tiendrait dans le lien culturel entre sexe et procr&#233;ation, et la fatigue structurelle des femmes dues &#224; la vie domestique, ce que 24% des &#233;poux d&#233;plorent. Mais un des facteurs qui affectent le plus l'ensemble de la population porte sur les heures de travail (50h par semaine ou plus) auxquelles s'ajoutent des temps de transport quotidien de 2 &#224; 4h par jour. En effet, les loyers on&#233;reux obligent les populations &#224; vivre loin des centre-ville, pour des surfaces par ailleurs tr&#232;s petites (qui ne facilitent pas non plus les rapports sexuels lorsque un ou des enfants font partie du foyer). Il semble difficile dans ces conditions de d&#233;sirer autre chose que le repos.&lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les hormones. &lt;/strong&gt; &lt;br/&gt;
Un autre facteur affecte la libido japonaise : des dysfonctionnements hormonaux, dus au stress. Des taux de cortisol &#233;lev&#233;s et des taux de testost&#233;rone bas chez les hommes (dus l&#224; la pollution d'une part et aux phtalates dans les plastiques alimentaires) peuvent &#234;tre d'autres facteurs affectant la vie sexuelle des Japonais. &lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais les chercheurs ne concluent rien, d'abord parce qu'il reste une inconnue autour des relations homosexuelles, pass&#233;es sous silence. Ensuite, parce que d'autres facteurs non encore r&#233;pertori&#233;s (temps pass&#233; en ligne, consommation d'alcool...). &lt;br/&gt;
Pourtant, les bienfaits de la sexualit&#233; sur le mental...&lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt; &#169; Illustration : SecondSexe &amp; I.A.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Le corps des femmes comme exutoire ? </title>
		<link>https://secondsexe.com/magazine/Le-corps-des-femmes-comme-exutoire.html</link>
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		<dc:creator>Sophie Bramly</dc:creator>



		<description>Deux &#233;tudes consternantes sont parues r&#233;cemment, concernant les violences sexuelles. La premi&#232;re est italienne. Istat a publi&#233; une &#233;tude le 16 septembre 2026 : environ trois millions de femmes entre 16 et 75 ans ont d&#233;clar&#233; avoir subi des violences physiques ou sexuelles avant l'&#226;ge de 16 ans. Pour les seules violences sexuelles avant l'age de 16 ans, la proportion est de 8,2 %. En termes d'&#226;ge, les filles &#226;g&#233;es de 11 &#224; 16 ans sont les plus touch&#233;es et une proportion significative de filles italiennes (...)

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&lt;a href="https://secondsexe.com/magazine/-Etudes-.html" rel="directory"&gt;&#201;tudes&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;https://secondsexe.com/magazine/local/cache-vignettes/L150xH100/arton3436-e0e0e.png&quot; width='150' height='100' style='height:100px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Deux &#233;tudes consternantes sont parues r&#233;cemment, concernant les violences sexuelles.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La premi&#232;re est italienne. Istat a publi&#233; une &#233;tude le 16 septembre 2026 : environ trois millions de femmes entre 16 et 75 ans ont d&#233;clar&#233; avoir subi des violences physiques ou sexuelles avant l'&#226;ge de 16 ans. Pour les seules violences sexuelles avant l'age de 16 ans, la proportion est de 8,2 %. En termes d'&#226;ge, les filles &#226;g&#233;es de 11 &#224; 16 ans sont les plus touch&#233;es et une proportion significative de filles italiennes d&#233;clare que leur premier &#233;pisode s'est produit avant l'&#226;ge de 11 ans, et 8,2 % m&#234;me avant l'&#226;ge de 6 ans. Ce sont g&#233;n&#233;ralement les p&#232;res ou beaux-p&#232;res qui sont responsables des cas de violences physiques commises et ces incidents ont tendance &#224; se r&#233;p&#233;ter. Dans la plupart des cas, c'est l'entourage qui est en cause (famille, amis, mais m&#232;res et belles-m&#232;res aussi). &lt;br/&gt;
L'Istat rel&#232;ve aussi, &#224; tranche d'&#226;ge comparable, une diminution des d&#233;clarations de violences sexuelles avant 16 ans : 7,8 % dans l'enqu&#234;te 2025, contre 10,6 % en 2014. &lt;br/&gt;
Paradoxalement, on peut donc &#224; la fois se r&#233;jouir d'une r&#233;gression des chiffres et s'alarmer de ce que les jeunes filles, au XXIe si&#232;cle, subissent encore de telles violences. &lt;br/&gt;
L'enqu&#234;te italienne montre que plus de 58 % des victimes de violences sexuelles dans l'enfance n'en avaient parl&#233; &#224; personne &#224; l'&#233;poque. Cela ouvre sur une question : comment se construire comme sujet d&#233;sirant lorsque ses premi&#232;res exp&#233;riences sont marqu&#233;es par une volont&#233; impos&#233;e et le silence ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Une autre enqu&#234;te, men&#233;e aux &#201;tats-Unis, par l'Institut Newcomb et l'universit&#233; de Californie, &#224; San Diego, aupr&#232;s de 2.720 adultes, estime que 68 % des femmes ont subi des violences sexuelles au cours de leur vie. Cette cat&#233;gorie inclut le harc&#232;lement, y compris verbal. 23 % d&#233;clarent des rapports sexuels forc&#233;s. &lt;br/&gt;
En 2025, un adulte am&#233;ricain sur 20 (5%) a subi des violences physiques. Celles subies par les femmes venaient g&#233;n&#233;ralement de leurs conjoints ou partenaires, au sein de leur foyer (dans 69% des cas). Mais que ce soit dans la sph&#232;re publique ou la sph&#232;re priv&#233;e, dans 4% des cas de l'ann&#233;e &#233;coul&#233;e, les femmes ont envisag&#233; le suicide comme solution. Pr&#232;s d'une femme sur cinq, soit 19 %, a d&#233;clar&#233; avoir subi des actes de violence conjugale potentiellement mortels : coups, br&#251;lures, strangulations, agressions &#224; l'arme blanche ou &#224; l'arme &#224; feu.&lt;br/&gt;
&#192; l'&#226;ge adulte, un tiers des adultes interrog&#233;s ont d&#233;clar&#233; avoir subi des violences sexuelles entre 18 et 24 ans. Les difficult&#233;s &#233;conomiques en sont souvent la cause. &lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En 1979, dans son livre &quot;La Culture du narcissisme&quot;, l'historien Christopher Lasch expliquait que, lorsque la supr&#233;matie masculine ne peut plus se justifier par la protection, il arrive alors qu'elle s'affirme plus directement dans des fantasmes de violence, notant par exemple que la violence &#224; l'&#233;cran ne cessait de croitre. Il citait une &#233;tude qui d&#233;j&#224; &#224; l'&#233;poque signalait que &quot;le comportement &#224; l'&#233;gard des femmes, tel qu'il est repr&#233;sent&#233; dans les films, est pass&#233; du respect au viol&quot;. Lasch notait lui &quot;une r&#233;action irrationnelle des hommes face &#224; l'apparition des femmes lib&#233;r&#233;es&quot;, et une disparition de la courtoisie : &quot;Autrefois, la galanterie traditionnelle masquait et temp&#233;rait jusqu'&#224; un certain point l'oppression m&#233;thodique des femmes. Les hommes avaient le monopole du pouvoir politique et &#233;conomique, mais, pour que les femmes acceptent mieux leur domination, ils l'adoucissaient d'un rituel raffin&#233;, fait de d&#233;f&#233;rence et de politesse.&quot;&lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Plus r&#233;cemment, l'autrice Iris Brey publiait &quot;Le regard f&#233;minin, une r&#233;volution &#224; l'&#233;cran&quot; (2020), o&#249; elle montrait par exemple que le viol peut &#234;tre montr&#233; comme un spectacle, sans que l'exp&#233;rience de la victime soit r&#233;ellement racont&#233;e, cherchant seulement &#224; provoquer l'horreur chez le spectateur, sans jamais le placer du c&#244;t&#233; de la femme agress&#233;e. Dans un entretien au Centre Pompidou, elle soulignait aussi que des cin&#233;astes ne percevaient pas toujours comme des viols les sc&#232;nes qu'ils filmaient. &lt;br/&gt;
Rien n'emp&#234;che de penser que le spectateur masculin non plus, banalisant de fait cette violence.&lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Lasch interrogeait la domination masculine lorsqu'elle se sent contest&#233;e tandis que Iris Brey a examin&#233; la mani&#232;re dont elle s'inscrit dans les images. Leur rapprochement invite &#224; se demander quelle place nous accordons &#224; une femme dont le d&#233;sir &#233;chappe aux attentes masculines. Peut-elle vouloir autrement, sans que sa libert&#233; soit v&#233;cue comme une offense ?&lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les deux enqu&#234;tes ne disent rien de l'influence du cin&#233;ma sur les agressions. Mais elles donnent une raison pressante d'interroger les r&#233;cits qui nous accompagnent. Brey souligne que des cin&#233;astes ne reconnaissaient pas toujours comme des viols les sc&#232;nes qu'ils filmaient. Que devient alors cette violence pour le public ? Quels gestes apprend-on &#224; trouver excitants et acceptables &#224; la fois ? La question porte autant sur ce que les images nous montrent que sur ce qu'elles nous emp&#234;chent de nommer. &lt;br/&gt;
On peut ainsi lire certaines repr&#233;sentations comme l'expression d'une r&#233;sistance &#224; l'autonomie des femmes. Cette hypoth&#232;se ne suffit pas &#224; expliquer les violences sexuelles. Elle permet cependant de questionner ce sentiment de d&#233;possession : pourquoi la libert&#233; de l'une deviendrait-elle une humiliation pour l'autre ?&lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Fort heureusement, pendant ce temps, les femmes poursuivent l'exploration de leur plaisir. L'usage des sextoys en offre un indice concret, m&#234;me si un achat ne mesure pas une &#233;mancipation. Selon les enqu&#234;tes rassembl&#233;es par l'Ifop, 49 % des Fran&#231;aises d&#233;claraient en avoir d&#233;j&#224; utilis&#233; un en 2017, seules ou &#224; deux, contre seulement 9 % en 2007, lorsque nous d&#233;marrions SecondSexe. Ces mesures d&#233;claratives, recueillies selon des m&#233;thodes diff&#233;rentes, dessinent surtout une banalisation de la pratique. Les femmes prennent leur d&#233;sir en main, au propre comme au figur&#233;. &lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il faut souhaiter que cela dure. Mais peut-&#234;tre faut-il aussi inviter les hommes &#224; y trouver un avantage et s'&#233;loigner enfin de failles narcissiques aux cons&#233;quences insupportables pour les femmes, face &#224; un potentiel jugement sur leurs performances ? &lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt; &#169; Illustration : SecondSexe &amp; I.A.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Sait-on mesurer ce qu'est une vie sexuelle satisfaisante ?</title>
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		<dc:creator>Sophie Bramly</dc:creator>



		<description>Les femmes pr&#233;f&#232;rent-elles la qualit&#233; des rapports sexuels &#224; la fr&#233;quence ? Pourquoi les femmes homosexuelles font-elles moins l'amour que les h&#233;t&#233;rosexuelles sans &#234;tre moins satisfaites ? En 1983 paraissait l'&#233;tude &quot;American Couples : Money, Work, Sex&quot; (Philip Blumstein et Pepper Schwartz), la premi&#232;re &#224; comparer la vie sexuelle des couples gays, lesbiens et h&#233;t&#233;ros. Il en ressortait que les couples lesbiens avaient moins de rapports sexuels que les couples h&#233;t&#233;ros, qui eux-m&#234;mes en avaient moins que (...)

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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;https://secondsexe.com/magazine/local/cache-vignettes/L150xH87/arton3435-6a804.png&quot; width='150' height='87' style='height:87px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les femmes pr&#233;f&#232;rent-elles la qualit&#233; des rapports sexuels &#224; la fr&#233;quence ? Pourquoi les femmes homosexuelles font-elles moins l'amour que les h&#233;t&#233;rosexuelles sans &#234;tre moins satisfaites ? &lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En 1983 paraissait l'&#233;tude &quot;American Couples : Money, Work, Sex&quot; (Philip Blumstein et Pepper Schwartz), la premi&#232;re &#224; comparer la vie sexuelle des couples gays, lesbiens et h&#233;t&#233;ros. &lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il en ressortait que les couples lesbiens avaient moins de rapports sexuels que les couples h&#233;t&#233;ros, qui eux-m&#234;mes en avaient moins que les couples gays. Apr&#232;s 2 ans de vie commune, la fr&#233;quence moyenne &#233;tait de 0,8 rapport par semaine chez les lesbiennes, contre 1,6 chez les h&#233;t&#233;ros et plus de 4 chez les couples gays. Les r&#233;sultats de cette &#233;tude contribueront &#224; populariser le terme &#171; Lesbian Bed Death &#187; (qui n'appara&#238;t pas dans le texte). Les r&#233;sultats furent interpr&#233;t&#233;s un peu trop rapidement comme la preuve d'une libido moins prononc&#233;e chez les lesbiennes, car il ressortait de cette publication que, par rapport aux couples gays et h&#233;t&#233;rosexuels, les couples de lesbiennes connaissaient une baisse nette de rapports, voire m&#234;me, elle fr&#244;lait le n&#233;ant.&lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En 2021, une &#233;quipe de recherche de l'universit&#233; Chapman, en Californie du Sud, conjointement avec d'autres universit&#233;s am&#233;ricaines et europ&#233;ennes, a recrut&#233; en ligne 2.510 femmes h&#233;t&#233;ro en couple et 283 lesbiennes en couple, &#226;g&#233;es de 18 &#224; 65 ans, toutes li&#233;es depuis au moins cinq ans. &lt;br/&gt;
Le r&#233;sultat a confirm&#233; que les couples de lesbiennes de longue date ont moins de relations sexuelles que les couples h&#233;t&#233;rosexuels. &lt;br/&gt;
Mais les chercheurs sont revenus sur le fameux mythe de la &#171; Lesbian Bed Death &#187; : le chiffre est bien r&#233;el, mais son interpr&#233;tation &#233;tait erron&#233;e.&lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Chez celles qui &#233;taient en couple depuis plus de cinq ans, 42 % des lesbiennes d&#233;claraient avoir des rapports avec leur partenaire au maximum une fois par mois, contre 15 % des femmes h&#233;t&#233;rosexuelles. Et &#224; l'instar des recherches pr&#233;c&#233;dentes, cette &#233;tude a r&#233;v&#233;l&#233; des niveaux tr&#232;s similaires de satisfaction sexuelle (66 % chez les lesbiennes, 68 % chez les h&#233;t&#233;rosexuelles) et de satisfaction relationnelle (92 % chez les lesbiennes, 89 % chez les h&#233;t&#233;rosexuelles). Les lesbiennes &#233;taient &#233;galement plus nombreuses &#224; d&#233;clarer atteindre g&#233;n&#233;ralement ou toujours l'orgasme avec leur partenaire : 85 %, contre 66 % des femmes h&#233;t&#233;rosexuelles.&lt;br/&gt;
Les couples lesbiens de longue date font donc moins souvent l'amour que les couples h&#233;t&#233;rosexuels, sans &#234;tre moins satisfaits. Leur sexualit&#233; semble davantage s'appuyer sur la communication, la dur&#233;e, les gestes d'intimit&#233; et une plus grande vari&#233;t&#233; de pratiques, autant d'&#233;l&#233;ments susceptibles de favoriser le plaisir et l'orgasme. &lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Revenons au groupe pour l'instant majoritaire des femmes au sein des couples h&#233;t&#233;ros. Ont-elles plus de rapports par choix, ou bien sont-elles pouss&#233;es par le d&#233;sir des hommes ? Si la fr&#233;quence des rapports entre couples gays est tellement plus &#233;lev&#233;e que dans les autres groupes, cela peut-il signifier que le d&#233;sir &quot;naturel&quot; des hommes est de forniquer plus souvent, ce qu'ils peuvent faire au sein des couples gays mais qui se n&#233;gocie plus difficilement au sein des groupes h&#233;t&#233;ros, les femmes ayant soit moins de pulsions, soit plus de d&#233;sir pour des &quot;pr&#233;liminaires&quot; trop souvent b&#226;cl&#233;s par leurs partenaires ?&lt;br/&gt;
On pourrait &#234;tre tent&#233; d'aller chercher une explication du c&#244;t&#233; de la biologie &#233;volutive. L'Am&#233;ricain Jared Diamond rappelle ainsi que la reproduction ne repr&#233;sente pas le m&#234;me investissement biologique pour les deux sexes : les hommes produisent continuellement des spermatozo&#239;des, tandis que les femmes disposent d'un stock limit&#233; d'ovocytes. Mais cette asym&#233;trie reproductive ne permet &#233;videmment pas, &#224; elle seule, de conclure que les hommes auraient biologiquement besoin de davantage de rapports sexuels.&lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et si une partie de l'&#233;cart entre couples h&#233;t&#233;rosexuels et couples gays ne tenait pas seulement au d&#233;sir, mais &#224; la mani&#232;re dont les partenaires n&#233;gocient ce d&#233;sir ?&lt;br/&gt;
Est-ce &#224; dire d&#232;s lors que si les femmes h&#233;t&#233;ro tenaient les r&#234;nes des rapports de couples, elles tendraient vers une fr&#233;quence de rapports similaires &#224; celle des couples lesbiens ? Et les hommes h&#233;t&#233;ros, s'ils pouvaient agir &#224; leur guise au sein du couple, auraient une fr&#233;quence de rapports bien sup&#233;rieure, proche en nombre des couples gays ? &lt;br/&gt;
Nous ne connaissons pas d'&#233;tude permettant de d&#233;terminer si la fr&#233;quence des rapports au sein des couples h&#233;t&#233;rosexuels correspond davantage aux pulsions libidinales des hommes, &#224; celles des femmes, ou &#224; leur n&#233;gociation. &lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Que mesure-t-on r&#233;ellement quand on mesure la fr&#233;quence sexuelle ? &lt;br/&gt;
S'attache-t-on &#224; savoir ce qu'est une vie sexuelle satisfaisante ? &lt;br/&gt;
Et si le probl&#232;me n'&#233;tait donc pas que les femmes h&#233;t&#233;rosexuelles d&#233;sirent moins de sexe, mais qu'elles d&#233;sirent parfois autre chose que ce que leurs partenaires leur proposent ? &lt;br/&gt;
&#192; ce stade, rien ne nous emp&#234;che de penser que si les hommes h&#233;t&#233;ros savaient se comporter tels de merveilleuses lesbiennes, la satisfaction de leurs partenaires remonterait en fl&#232;che...&lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#201;tude 1 :&lt;/strong&gt; &quot;American Couples : Money, Work, Sex&quot; de Philip Blumstein et Pepper Schwartz,(1983).&lt;br/&gt;
&lt;strong&gt;&#201;tude 2 :&lt;/strong&gt; sous la direction de Frederick, DA : &#8220;Debunking Lesbian Bed Death : Using Coarsened Exact Matching to Compare Sexual Practices and Satisfaction of Lesbian and Heterosexual Women,&#8221; (D&#233;mystifier le &#171; syndrome de la mort du lit lesbien &#187; : utilisation de l'appariement exact agr&#233;g&#233; pour comparer les pratiques sexuelles et la satisfaction des femmes lesbiennes et h&#233;t&#233;rosexuelles), Archives of Sexual Behavior, (2021).&lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#169; Illustration : Netsuke &#233;rotique en ivoire, repr&#233;sentant deux femmes sur un masque grotesque.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>&quot;A dress is not a yes&quot;</title>
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		<dc:creator>Sophie Bramly</dc:creator>



		<description>Par quoi passe le consentement, dans la t&#234;te des hommes ? Comme si #MeToo n'avait rien chang&#233;, certains hommes accordent davantage de poids &#224; la tenue des femmes qu'&#224; leurs expressions faciales lorsqu'ils &#233;valuent leur int&#233;r&#234;t sexuel. Une &#233;tude men&#233;e par des chercheurs de l'universit&#233; Johannes Gutenberg de Mayence en Allemagne et r&#233;cemment publi&#233;e dans les Archives of Sexual Behavior montre que les hommes ont tendance &#224; mal interpr&#233;ter l'int&#233;r&#234;t ou non d'une femme. Si elle est sexy, ou en tenue peu (...)

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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;https://secondsexe.com/magazine/local/cache-vignettes/L150xH100/arton3434-b6439.png&quot; width='150' height='100' style='height:100px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Par quoi passe le consentement, dans la t&#234;te des hommes ? &lt;br/&gt;
Comme si #MeToo n'avait rien chang&#233;, certains hommes accordent davantage de poids &#224; la tenue des femmes qu'&#224; leurs expressions faciales lorsqu'ils &#233;valuent leur int&#233;r&#234;t sexuel.&lt;br/&gt;
Une &#233;tude men&#233;e par des chercheurs de l'universit&#233; Johannes Gutenberg de Mayence en Allemagne et r&#233;cemment publi&#233;e dans les &lt;i&gt;&lt;a href=&quot;https://link.springer.com/article/10.1007/s10508-026-03449-7&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Archives of Sexual Behavior&lt;/a&gt;&lt;/i&gt; montre que les hommes ont tendance &#224; mal interpr&#233;ter l'int&#233;r&#234;t ou non d'une femme. Si elle est sexy, ou en tenue peu couvrante, c'est qu'elle est d&#233;sirante. &lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans des situations sociales, les individus doivent traduire 2 types d'indices, les g&#233;n&#233;raux (attrait physique, comportement, tenue vestimentaire...) et les sp&#233;cifiques (li&#233;s &#224; un moment particulier, &#224; une personne en particulier). Les hommes qui se concentrent sur l'attrait physique d'une femme, en ignorant ses expressions faciales d&#233;sapprobatrices sont r&#233;pertori&#233;s par les psychologues comme ayant une tendance de &#171; recours excessif aux indices globaux &#187;. Ils privil&#233;gient alors des indices qui correspondent &#224; leurs propres attentes sexuelles, ce qui peut les conduire &#224; supposer qu'une femme est r&#233;ceptive &#224; leur approche alors qu'elle ne l'est pas. La faim, comme l'excitation sexuelle, peut modifier la mani&#232;re dont nous traitons l'information. Les chercheurs s'int&#233;ressent ici &#224; ce que les psychologues appellent les &#8220;&#233;tats visc&#233;raux&#8221; : des &#233;tats corporels intenses susceptibles de modifier nos d&#233;cisions et notre attention. Au moment d'une pulsion physique intense, une partie de l'attention semble se d&#233;placer vers les stimuli susceptibles de procurer une gratification imm&#233;diate. Dans un &#233;tat d'excitation sexuelle, les objectifs internes peuvent ainsi prendre le pas sur certaines informations visuelles envoy&#233;es par l'autre personne.&lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les chercheurs auteurs de cette &#233;tude (une pr&#233;c&#233;dente en 2024 portait d&#233;j&#224; sur cette m&#234;me id&#233;e, avec 79 hommes) ont souhait&#233; v&#233;rifier s'il &#233;tait possible de mesurer le comportement des homme vis-&#224;-vis de ces indices globaux et comment les &#233;tats d'excitation sexuelle pouvaient amplifier ce biais. 284 hommes ont particip&#233; &#224; cette nouvelle exp&#233;rience (87 % se sont identifi&#233;s comme exclusivement h&#233;t&#233;rosexuels), en ligne, &#224; partir de photographies de femmes en tenues sobres et en tenues sexy, avec des expressions faciales s&#233;ductrices ou hostiles. Les hommes avaient 2 secondes pour s&#233;lectionner l'image de la femme qui leur semblait la plus susceptible de leur faire des avances.&lt;br/&gt; Dans les essais &#224; faible conflit, les indices visuels correspondaient aux attentes st&#233;r&#233;otyp&#233;es : si une femme minaudait en tenue sexy, et une autre se montrait franchement hostile, dans un v&#234;tement camouflant son corps, les participants n'avaient pas de souci &#224; trouver la bonne r&#233;ponse. &lt;br/&gt;
Lorsque les visuels envoyaient des messages &#224; priori contradictoires, ce que les chercheurs appellent des sc&#233;nario &#224; fort conflit, (Femme A : tenue sage + expression s&#233;ductrice. Femme B : tenue sexy + expression de rejet),&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Qui fait des avances ? Deux secondes pour r&#233;pondre. C'est pr&#233;cis&#233;ment l&#224; que les choses se compliquent.) v&#234;tue de mani&#232;re provocante qui affichait une expression de rejet, le taux d'erreur a augment&#233;. &lt;br/&gt;
Les r&#233;sultats ont &#233;t&#233; particuli&#232;rement troublants lorsque les participants &#233;taient sexuellement excit&#233;s : ils avaient davantage tendance &#224; choisir la femme en tenue provocante qui les rejetait, sans percevoir que la femme en tenue sobre &#233;tait demandeuse. &lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les chercheurs ont &#233;galement mis en &#233;vidence une relation solide entre les performances des participants &#224; la t&#226;che et les traits de personnalit&#233; qu'ils ont eux-m&#234;mes d&#233;clar&#233;s. L'&#233;quipe a identifi&#233; un ensemble de caract&#233;ristiques qu'elle a qualifi&#233; de &quot;facteur de manipulation, d'exploitation et de d&#233;sinhibition sexuelles&#8221;. Les hommes obtenant des scores &#233;lev&#233;s sur ce facteur, ainsi que ceux faisant preuve d'un fort sentiment de droit sexuel, &#233;taient particuli&#232;rement enclins &#224; commettre des erreurs lors des essais &#224; fort conflit lorsqu'ils &#233;taient en &#233;tat d'excitation.&lt;br/&gt;
Ces r&#233;sultats montrent qu'un &#233;tat d'excitation sexuelle peut perturber la capacit&#233; d'une personne &#224; interpr&#233;ter correctement les signaux sociaux directs. Au lieu d'interpr&#233;ter l'expression faciale d'une femme, les hommes en &#233;tat d'excitation pr&#233;sentant des traits de personnalit&#233; manipulateurs ont tendance, par d&#233;faut, &#224; privil&#233;gier les tenues vestimentaires qui correspondent &#224; leurs objectifs sexuels imm&#233;diats. Cet &#233;tat visc&#233;ral d'excitation ne fait en r&#233;alit&#233; qu'amplifier leurs pr&#233;jug&#233;s pr&#233;existants.&lt;br/&gt;
Ils ont conc&#233;d&#233; que leur exp&#233;rience n'&#233;tait pas infaillible : il est possible que la fatigue ou l'impatience aient contribu&#233; &#224; des erreurs. Par ailleurs les participants ont &#233;t&#233; recrut&#233;s sur le web, dans des soci&#233;t&#233;s occidentales, riches et d&#233;mocratiques. La m&#233;thode pourrait ne pas refl&#233;ter le comportement masculin dans son ensemble. &lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On ne peut s'emp&#234;cher de voir un &#233;clairage exp&#233;rimental aux affaires de harc&#232;lement ou de viols, car longtemps on a fait porter une certaine responsabilit&#233; aux femmes en tenues jug&#233;es trop courtes. &lt;br/&gt;
L'&#233;tude ne permet &#233;videmment pas d'expliquer &#224; elle seule les errements des policiers ou des juges dans ce type d'affaires. Mais elle donne une assise exp&#233;rimentale &#224; quelque chose que les victimes savent depuis longtemps : une tenue peut &#234;tre regard&#233;e, d&#233;sir&#233;e, interpr&#233;t&#233;e. &lt;br/&gt;
Elle ne parle pas &#224; la place de celle qui la porte. &lt;br/&gt;
&lt;br/&gt;
&lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;&#201;tude : &#8220;&lt;i&gt;A Dress Is (Still) Not a Yes : How Even Simple Key Presses Reveal Sexually Aroused Men's Overreliance on Global Cues in the Context of Sexual Flirting,&lt;/i&gt;&#8221; (Une robe ne signifie (toujours) pas &#171; oui &#187; : comment m&#234;me de simples pressions sur une touche r&#233;v&#232;lent que les hommes sexuellement excit&#233;s s'appuient excessivement sur des indices globaux dans le contexte du flirt sexuel) de Ingo Landwehr, Katrin Landwehr, et Alexander Schmidt.&lt;/i&gt;&lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#169; Illustration : SecondSexe &amp; I.A.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La taille du p&#233;nis : attraction ou rivalit&#233; ?</title>
		<link>https://secondsexe.com/magazine/La-taille-du-penis-attraction-ou.html</link>
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		<dc:creator>Sophie Bramly</dc:creator>



		<description>Par rapport aux autres primates, les organes g&#233;nitaux des hommes sont particuli&#232;rement pro&#233;minents. Alors que les grands singes ont un os p&#233;nien, le p&#233;nis humain n'en poss&#232;de pas et d&#233;pend exclusivement d'un bon afflux sanguin pour &#234;tre suffisamment rigide au moment de l'&#233;rection. Malgr&#233; cela, il est plus long et plus &#233;pais que chez les singes. Les biologistes &#233;volutionnistes ont longtemps pens&#233; avanc&#233; deux th&#232;ses. Une premi&#232;re th&#233;orie avan&#231;ait que la femme choisissait son partenaire en fonction de son (...)

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&lt;a href="https://secondsexe.com/magazine/-Etudes-.html" rel="directory"&gt;&#201;tudes&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;https://secondsexe.com/magazine/local/cache-vignettes/L110xH150/arton3418-9ec4d.jpg&quot; width='110' height='150' style='height:150px;width:110px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Par rapport aux autres primates, les organes g&#233;nitaux des hommes sont particuli&#232;rement pro&#233;minents. Alors que les grands singes ont un os p&#233;nien, le p&#233;nis humain n'en poss&#232;de pas et d&#233;pend exclusivement d'un bon afflux sanguin pour &#234;tre suffisamment rigide au moment de l'&#233;rection. Malgr&#233; cela, il est plus long et plus &#233;pais que chez les singes. Les biologistes &#233;volutionnistes ont longtemps pens&#233; avanc&#233; deux th&#232;ses. Une premi&#232;re th&#233;orie avan&#231;ait que la femme choisissait son partenaire en fonction de son apparence, certains traits indiquant une bonne sant&#233; et des qualit&#233;s g&#233;n&#233;tiques, la taille du p&#233;nis &#233;tant l'un de ces traits. Une seconde s'attache &#224; penser que la comp&#233;tition entre hommes va jusqu'&#224; envoyer des signaux visuels en cas de conflits, en affichant une forme de sup&#233;riorit&#233; corporelle qui passerait aussi par la taille d'un sexe plus imposant (pour rappel Homo Sapiens est apparu il y a 400.000 &#224; 500.000 ans, la premi&#232;re utilisation de peaux de b&#234;te en guise de v&#234;tement date d'il y a environ 20.000 ans). &lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Une r&#233;cente &#233;tude publi&#233;e par&lt;a href=&quot;https://journals.plos.org/plosbiology/article?id=10.1371/journal.pbio.3003595&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;PLOS Biology&lt;/a&gt; a cherch&#233; &#224; d&#233;partager si l'une des deux th&#233;ories &#233;tait plus probable que l'autre, bien qu'il soit difficile de le confirmer en raison de la covariation naturelle entre les traits. &lt;br/&gt;
Leur solution &#224; consist&#233; &#224; manipuler exp&#233;rimentalement les traits cibles. &#192; l'aide de 343 silhouettes masculines g&#233;n&#233;r&#233;es par ordinateur, dont la taille du p&#233;nis, la taille et la morphologie variaient, les chercheurs ont test&#233; de quelle fa&#231;on ces traits influencent l'attraction per&#231;ue et la capacit&#233; de combat. Plus de 800 participant.e.s ont visionn&#233; des animations de 343 silhouettes masculines en 3D g&#233;n&#233;r&#233;es par ordinateur, dont la morphologie allait d'une silhouette en forme de poire &#224; une silhouette en V, et les tailles du p&#233;nis &#233;taient entre 5 et 13 cm, au repos. Les 800 participant.e.s ont &#233;valu&#233; les silhouettes. &lt;br/&gt;
Sans surprise, les analyses ont r&#233;v&#233;l&#233; une s&#233;lection favorisant les hommes plus grands, avec une silhouette en V et un grand p&#233;nis. Les hommes ont estim&#233; que les silhouettes dot&#233;es d'un grand organe g&#233;nital comme &#233;tant plus comp&#233;titifs sur le plan sexuel et plus mena&#231;ants physiquement. &lt;br/&gt;
Cette &#233;tude serait la premi&#232;re preuve exp&#233;rimentale d&#233;montrant que les hommes &#233;valuent la capacit&#233; de combat de leurs rivaux et leur attractivit&#233; aupr&#232;s des femmes en se basant en partie sur la taille du p&#233;nis de ces derniers (encore faut-il la voir, ce qui n'est plus &#233;vident dans notre monde civilis&#233;). Le choix des femmes, pour des raisons reproductives, est identique aux leurs.&lt;br/&gt;
L'&#233;tude montre que la taille des organes g&#233;nitaux joue un r&#244;le aussi pr&#233;pond&#233;rant dans le contexte de l'&#233;valuation entre hommes que dans celui de l'accouplement. Les temps de r&#233;ponse ont indiqu&#233; que hommes et femmes jugeaient plus rapidement les silhouettes ayant un p&#233;nis plus petit et une stature plus courte, ce qui signifierait que les individus moins attirants ou moins mena&#231;ants peuvent &#234;tre &#233;cart&#233;s cognitivement plus rapidement.&lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce sont donc les deux th&#233;ories mentionn&#233;es plus haut qui sont justes : la taille inhabituellement grande du p&#233;nis humain refl&#232;te des pressions combin&#233;es issues de la s&#233;lection intersexuelle et de l'&#233;valuation intrasexuelle. Ce n'est pas une fonction &#233;volutive unique. Au dire de cette &#233;tude, si la pr&#233;f&#233;rence des femmes pour la taille a pu contribuer &#224; l'&#233;volution de ce trait, les r&#233;sultats indiquent &#233;galement que la taille du p&#233;nis peut servir de rep&#232;re visuel secondaire chez les hommes, facilitant l'&#233;vitement de conflits par une perception de la force relative, plut&#244;t qu'en d&#233;terminant directement le succ&#232;s au combat.&lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour corroborer plus encore cette &#233;tude, il serait bon de la reproduire dans d'autres endroits du monde, comme en Asie, o&#249; les st&#233;r&#233;otypes de genres sont moins forts. Pour rappel, si la statuaire grecque (et romaine) d&#233;fendait effectivement un corps d'homme puissant, en forme de V, le p&#233;nis devait &#234;tre petit pour &#234;tre &#233;l&#233;gant. Selon le professeur Andrew Lear, professeur d'histoire classique &#224; l'Universit&#233; de Harvard, &#171; &lt;i&gt;Pour les Grecs, les petits p&#233;nis en &#233;tat flacide &#233;taient associ&#233;s &#224; la mod&#233;ration, qui &#233;tait une des principales vertus de l'id&#233;al masculin. &lt;/i&gt; &#187;, car la philosophie grecque opposait raison et d&#233;sir. Mais si dans l'Occident actuel c'est le plaisir prime, alors il n'est pas &#233;tonnant que les hommes passent tant de temps &#224; faire du sport et portent des v&#234;tements moulants, quand le paquet en vaut la peine...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;R&#233;f&#233;rence de l'article :&lt;br/&gt;
Upama Aich , Chloe Tan, Rebecca Bathgate, Khandis R. Blake, Robert C. S. Capp, Jacob C. Kuek, Bob B. M. Wong, Brian S. Mautz, Michael D. Jennions (2026). &lt;i&gt;Experimental evidence that penis size, height, and body shape influence assessment of male sexual attractiveness and fighting ability in humans. &lt;/i&gt; (Preuves exp&#233;rimentales que la taille du p&#233;nis, la taille et la morphologie influencent l'&#233;valuation de l'attrait sexuel et de la capacit&#233; de combat chez les hommes). PLOS Biology, 24(1), e3003595, &lt;a href=&quot;https://journals.plos.org/plosbiology/article?id=10.1371/journal.pbio.3003595&quot; class='spip_url spip_out' rel='nofollow external'&gt;https://journals.plos.org/plosbiolo...&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Masturbopause ?</title>
		<link>https://secondsexe.com/magazine/Masturbopause.html</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Sophie Bramly</dc:creator>



		<description>Les multiples sympt&#244;mes de la p&#233;rim&#233;nopause et de la m&#233;nopause qui peuvent affecter - ou non - les femmes, sont de plus en plus d&#233;crits par les m&#233;dias, mais les solutions propos&#233;es portent surtout sur des traitements hormonaux et sont rarement &#224; port&#233;e de doigts. Le num&#233;ro d'avril de M&#233;nopause, un journal scientifique am&#233;ricain d&#233;di&#233; au sujet, vient enfin valider une solution pleine de bon sens : la masturbation.Qui dit masturbation, dit surtout orgasmes (plus faciles &#224; obtenir seules ?) dont les vertus (...)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;https://secondsexe.com/magazine/local/cache-vignettes/L105xH150/arton3417-02c55.png&quot; width='105' height='150' style='height:150px;width:105px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les multiples sympt&#244;mes de la p&#233;rim&#233;nopause et de la m&#233;nopause qui peuvent affecter - ou non - les femmes, sont de plus en plus d&#233;crits par les m&#233;dias, mais les solutions propos&#233;es portent surtout sur des traitements hormonaux et sont rarement &#224; port&#233;e de doigts.&lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le num&#233;ro d'avril de &lt;a href=&quot;https://journals.lww.com/menopausejournal/pages/currenttoc.aspx&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;M&#233;nopause&lt;/a&gt;, un journal scientifique am&#233;ricain d&#233;di&#233; au sujet, vient enfin valider une solution pleine de bon sens : la masturbation.Qui dit masturbation, dit surtout orgasmes (plus faciles &#224; obtenir seules ?) dont les vertus sont multiples, en particulier pour r&#233;duire le stress, les sautes d'humeur et les probl&#232;mes de sommeil.&lt;br/&gt;
Le &lt;a href=&quot;https://kinseyinstitute.org/about/&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Kinsey Institute&lt;/a&gt;, sp&#233;cialiste des questions sexuelles, a conduit une &#233;tude en ligne sur 1.178 Am&#233;ricaines entre 40 et 65 ans, en partenariat avec le fabricant de sex-toys Womanizer.&lt;br/&gt;
Sans surprise, 46% des femmes en p&#233;rim&#233;nopause indiquaient une am&#233;lioration d'un ou plusieurs sympt&#244;mes (lubrification, sommeil, humeur...).&lt;br/&gt;
Le docteur Cynthia Graham, psychologue et scientifique au Kinsey Institute, qui a collabor&#233; &#224; l'&#233;tude a annonc&#233; ce qui est une &#233;vidence pour celles qui se masturbent tout au long de la vie : la masturbation joue un r&#244;le important dans la gestion de ces sympt&#244;mes. Les femmes en p&#233;rim&#233;nopause et m&#233;nopause qui ont particip&#233; &#224; l'&#233;tude ont en effet trouv&#233; que la masturbation leur paraissait plus efficace que les r&#233;gimes di&#233;t&#233;tiques particuliers ou les th&#233;rapies &#224; base d'hormones. Elles ont &#233;galement indiqu&#233; que si elles leur gyn&#233;cologue les avait inform&#233; plus t&#244;t, elles se seraient masturb&#233;es plus souvent : 57% pour les femmes en p&#233;rim&#233;nopause et 40% pour les m&#233;nopaus&#233;es. Les m&#233;decins de l'&#233;tude estiment qu'il faut aussi comprendre dans cet &#233;cart que les femmes m&#233;nopaus&#233;es appartiennent &#224; une g&#233;n&#233;ration moins &#224; l'aise avec la masturbation. L'&#233;tude indique que &#171; &lt;i&gt;Une plus grande exp&#233;rience de la masturbation est susceptible d'accro&#238;tre l'ouverture d'esprit quant &#224; son utilisation comme strat&#233;gie de soulagement des sympt&#244;mes &lt;/i&gt; &#187;, ont-ils &#233;crit. &#171; &lt;i&gt;Il convient &#233;galement de noter que certaines recherches ant&#233;rieures ont montr&#233; que la masturbation augmente pendant la p&#233;rim&#233;nopause et diminue apr&#232;s la m&#233;nopause, ce qui pourrait &#233;galement contribuer &#224; expliquer ces diff&#233;rences&lt;/i&gt;. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La difficult&#233; tient au r&#244;le du m&#233;decin (qui &#233;vite souvent d'interroger sur les pratiques de ses patientes pour &#233;viter d'offenser, &#224; ce qu'elles attendent : bien souvent une approche strictement m&#233;dicale de leur appareil g&#233;nital. S'immiscer dans les pratiques intimes des femmes, en particulier si le m&#233;decin est un homme, est souvent mal per&#231;u. Il faudrait pouvoir rappeler, encore et encore, les r&#244;les multiples et bienfaiteurs de l'&lt;a href=&quot;https://secondsexe.com/magazine/-rubrique248-.html&quot; class='spip_out'&gt;ocytocine&lt;/a&gt;, ou hormone de l'amour, &#224; port&#233;e de doigts et de sex-toys...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#169; Illustration : &lt;i&gt;Nu, &lt;/i&gt; Pablo Picasso.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Ce cher clitoris, un peu moins inconnu...</title>
		<link>https://secondsexe.com/magazine/Ce-cher-clitoris-un-peu-moins.html</link>
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		<dc:date>2026-03-30T10:28:32Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Sophie Bramly</dc:creator>


		<dc:subject>Clitoris</dc:subject>
		<dc:subject>Libido</dc:subject>
		<dc:subject>Australie</dc:subject>

		<description>30 ans apr&#232;s une &#233;tude montrant en d&#233;tail le r&#233;seau complexe des nerfs du p&#233;nis, on d&#233;couvre enfin celui du clitoris, crucial pour mieux comprendre les orgasmes f&#233;minins, et pas que... C'est l'un des organes les moins &#233;tudi&#233;s du corps humain, pas seulement depuis que l'on sait qu'il n'est pas n&#233;cessaire &#224; la procr&#233;ation, mais aussi parce qu'il est difficile de l'&#233;tudier par dissection macroscopique, &#233;tant enfoui sous plusieurs organes pelviens. A pr&#233;sent, l'urologue australienne Helen O'Connell a utilis&#233; des (...)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;https://secondsexe.com/magazine/local/cache-vignettes/L150xH120/arton3413-6b119.png&quot; width='150' height='120' style='height:120px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;30 ans apr&#232;s une &#233;tude montrant en d&#233;tail le r&#233;seau complexe des nerfs du p&#233;nis, on d&#233;couvre enfin celui du clitoris, crucial pour mieux comprendre les orgasmes f&#233;minins, et pas que... &lt;br/&gt;
C'est l'un des organes les moins &#233;tudi&#233;s du corps humain, pas seulement depuis que l'on sait qu'il n'est pas n&#233;cessaire &#224; la procr&#233;ation, mais aussi parce qu'il est difficile de l'&#233;tudier par dissection macroscopique, &#233;tant enfoui sous plusieurs organes pelviens. &lt;br/&gt;
A pr&#233;sent, l'urologue australienne Helen O'Connell a utilis&#233; des rayons X &#224; haute &#233;nergie (source de rayons X &#224; rayonnement synchrotron) &#224; l'&#233;chelle microm&#233;trique du bassin f&#233;minin, scannant en 3D des bassins f&#233;minins (issus de dons de corps) pour mieux comprendre enfin cet organe. &lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Avec ses coll&#232;gues du Centre m&#233;dical universitaire d'Amsterdam, aux Pays-Bas, ils ont enfin pu r&#233;v&#233;ler les trajectoires des 5 nerfs complexes qui traversent le clitoris. Certaines branches des nerfs clitoridiens atteignent le mont de V&#233;nus (la protub&#233;rance arrondie situ&#233;e au-dessus de l'os pubien) et d'autres vont vers le capuchon clitoridien, qui recouvre le gland clitoridien, et d'autres enfin atteignent les plis cutan&#233;s de la vulve, les structures labiales. On d&#233;couvre ainsi que l'id&#233;e selon laquelle le gros nerf dorsal du clitoris - le principal nerf sensoriel de ce dernier - s'amenuise progressivement &#224; mesure qu'il s'approche du gland est erron&#233;e : le nerf reste bien pr&#233;sent jusqu'&#224; l'extr&#233;mit&#233;&lt;a href=&quot;https://www.biorxiv.org/content/10.64898/2026.03.18.712572v1&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;. Ces r&#233;sultats&lt;/a&gt; permettent de mieux comprendre le m&#233;canisme f&#233;minin &#224; l'origine de l'excitation et de l'orgasme par stimulation du clitoris. &lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans l'imm&#233;diat, cette cartographie des nerfs clitoridiens va permettre d'am&#233;liorer la chirurgie reconstructive pour les centaines de millions de femmes excis&#233;es qui souhaitent reconstruire leur clitoris. &lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ensuite, l'orgasme contribuant &#224; am&#233;liorer sant&#233; et bien-&#234;tre, tout reste &#224; esp&#233;rer... &lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt; &lt;br/&gt;
&#169; Illustration : CIRP GmbH. L'impression 3D d'un clitoris, bas&#233; sur la recherche du dr Ju Young Lee. Les nerfs sont en jaune, le rouge et le bleu correspondent au arti&#232;res et aux veines, et en violet et vert, les tissus &#233;rectiles.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Qu'est-ce qu'un &quot;bon&quot; baiser ?</title>
		<link>https://secondsexe.com/magazine/Qu-est-ce-qu-un-bon-baiser.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://secondsexe.com/magazine/Qu-est-ce-qu-un-bon-baiser.html</guid>
		<dc:date>2026-02-25T07:23:44Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Sophie Bramly</dc:creator>


		<dc:subject>Libido</dc:subject>
		<dc:subject>French-kiss</dc:subject>

		<description>Qu'est-ce qui peut d&#233;finir de la qualit&#233; d'un baiser ? Une nouvelle &#233;tude r&#233;cemment publi&#233;e par l'universit&#233; d'Abertay, en &#201;cosse, d&#233;voile que la technique - si tant est qu'il y en ait - ou le contact physique ne peuvent rivaliser avec les pens&#233;es qui nous assaillent. Ce sont notre imagination, nos fantasmes et m&#234;me nos &#233;tats &#233;motionnels qui conditionnent la fa&#231;on dont nous percevons ces baisers. Les chercheurs, qui se sont appuy&#233;s sur une enqu&#234;te men&#233;e en ligne entre le Royaume-Uni et l'Italie, sont all&#233;s (...)

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&lt;a href="https://secondsexe.com/magazine/-Etudes-.html" rel="directory"&gt;&#201;tudes&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://secondsexe.com/magazine/+-French-kiss-+.html" rel="tag"&gt;French-kiss&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;https://secondsexe.com/magazine/local/cache-vignettes/L134xH150/arton3412-6eda3.jpg&quot; width='134' height='150' style='height:150px;width:134px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Qu'est-ce qui peut d&#233;finir de la qualit&#233; d'un baiser ? Une nouvelle &#233;tude r&#233;cemment publi&#233;e par l'universit&#233; d'Abertay, en &#201;cosse, d&#233;voile que la technique - si tant est qu'il y en ait - ou le contact physique ne peuvent rivaliser avec les pens&#233;es qui nous assaillent. Ce sont notre imagination, nos fantasmes et m&#234;me nos &#233;tats &#233;motionnels qui conditionnent la fa&#231;on dont nous percevons ces baisers. &lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les chercheurs, qui se sont appuy&#233;s sur une enqu&#234;te men&#233;e en ligne entre le Royaume-Uni et l'Italie, sont all&#233;s jusqu'&#224; remettre en question l'id&#233;e que le baiser serait l'&#233;l&#233;ment d&#233;clencheur de l'attirance sexuelle. Il semblerait qu'une fois encore, notre imagination soit au pouvoir : les participant.e.s dont les r&#234;veries &#233;taient les plus florissantes avaient tendance &#224; juger la qualit&#233; des baisers &#224; travers l'engagement &#233;motionnel, plut&#244;t que sur le ressenti physique. Le psychologue auteur de l'&#233;tude, le docteur Christopher Watkins, affirme que le baiser est &quot;fa&#231;onn&#233; par les pens&#233;es, les fantasmes et le contexte &#233;motionnel que nous lui apportons&quot;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On a longtemps dit que le baiser &#233;tait une sorte d'outil, permettant d'&#233;valuer un potentiel partenaire, mais il semble qu'il n'existe pas de preuves pour d&#233;montrer qu'il agit comme un catalyseur pour les rapports sexuels. Par ailleurs, ces pr&#233;c&#233;dentes &#233;tudes n'ont, semble-t-il, pas pris en compte les processus &#233;motionnels des participants, ni le r&#244;le de leur imagination. Or, l'&#233;tude actuelle montre ce que les utilisatrices/teurs de sextos savent depuis longtemps : fantasmer &#224; distance de son partenaire avant de le retrouver est essentiel &#224; l'excitation.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Un bon baiser, tout comme un bon rapport sexuel, se fantasme avant de se vivre : c'est ce qui fait monter l'excitation ...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Proclivity for sexual fantasy accounts for differences in the perceived components of a &#8216;good kiss.' Sexual and Relationship Therapy. Rota, M. V., &amp; Watkins, C. D. (2025). &lt;a href=&quot;https://doi.org/10.1080/14681994.2025.2608188&quot; class='spip_url spip_out' rel='nofollow external'&gt;https://doi.org/10.1080/14681994.20...&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#169; Illustration : Louise Bourgeois&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>C&#233;libataires : l'amour &#224; l'&#232;re de l'algorithme fatigu&#233;</title>
		<link>https://secondsexe.com/magazine/Celibataires-l-amour-a-l-ere-de-l.html</link>
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		<dc:date>2025-10-28T07:51:01Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Sophie Bramly</dc:creator>



		<description>Depuis plus d'un quart de si&#232;cle, les applications de rencontre promettent de r&#233;soudre l'&#233;nigme de l'amour &#224; coups d'algorithmes, de &#8220;matchs&#8221; et de compatibilit&#233;s millim&#233;tr&#233;es. On croyait qu'il suffisait de cocher des cases &#8212; &#8220;non-fumeur&#8221;, &#8220;vegan&#8221;, ou &quot;cin&#233;phile&quot; &#8212; pour conjurer l'incertitude du sentiment. Et pourtant, vingt-cinq ans plus tard, la promesse s'est &#233;puis&#233;e : selon une r&#233;cente &#233;tude Ipsos, 49 % des c&#233;libataires souffrent d&#233;sormais de &#8220;dating fatigue&#8221;, cette lassitude douce-am&#232;re des c&#339;urs trop (...)

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&lt;a href="https://secondsexe.com/magazine/-Etudes-.html" rel="directory"&gt;&#201;tudes&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;https://secondsexe.com/magazine/local/cache-vignettes/L150xH85/arton3407-786d9.jpg&quot; width='150' height='85' style='height:85px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Depuis plus d'un quart de si&#232;cle, les applications de rencontre promettent de r&#233;soudre l'&#233;nigme de l'amour &#224; coups d'algorithmes, de &#8220;matchs&#8221; et de compatibilit&#233;s millim&#233;tr&#233;es. On croyait qu'il suffisait de cocher des cases &#8212; &#8220;non-fumeur&#8221;, &#8220;vegan&#8221;, ou &quot;cin&#233;phile&quot; &#8212; pour conjurer l'incertitude du sentiment. Et pourtant, vingt-cinq ans plus tard, la promesse s'est &#233;puis&#233;e : selon une r&#233;cente &#233;tude Ipsos, 49 % des c&#233;libataires souffrent d&#233;sormais de &#8220;dating fatigue&#8221;, cette lassitude douce-am&#232;re des c&#339;urs trop connect&#233;s.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les usagers ont beau scroller entre les profils, affiner leurs crit&#232;res et peaufiner leurs bios, ils sont 92 % &#224; savoir que le d&#233;clic amoureux &#233;chappe &#224; la logique, qu'il surgit d'un d&#233;sordre : une odeur, un regard, une intonation, un geste maladroit. Bref, l'amour et l'attirance sexuelle restent obstin&#233;ment irrationnels &#8212; une catastrophe pour les ing&#233;nieurs de la rencontre parfaite.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le c&#233;libat choisi : une revanche sociale ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais cette fatigue n'est pas qu'un d&#233;senchantement, elle marque aussi un tournant. Pr&#232;s de 40 % des c&#233;libataires fran&#231;ais revendiquent aujourd'hui leur ind&#233;pendance et r&#234;vent d'une relation &#8220;sans les contraintes&#8221;. Les femmes, en particulier, ne veulent plus porter seules la charge domestique &#8212; et on les comprend : le mythe du &#8220;couple refuge&#8221; s'est souvent transform&#233; en corv&#233;e &#224; deux vitesses. Comme l'a analys&#233; la sociologue Eva Illouz, la modernit&#233; amoureuse s'est construite sur un paradoxe : &#8220;Les femmes ont gagn&#233; leur libert&#233; &#233;conomique, mais l'amour reste un lieu d'in&#233;galit&#233;s symboliques et pratiques.&#8221;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;D'o&#249; l'&#233;mergence du &#8220;c&#233;li-couple&#8221; : &#234;tre ensemble, oui, mais chacun chez soi. Une id&#233;e que 35 % des c&#233;libataires adoptent volontiers &#8212; un compromis &#233;l&#233;gant entre le besoin de lien et la peur de l'emprise. &#192; c&#244;t&#233; de cela, d'autres explorent des territoires plus flexibles : 19 % s'int&#233;ressent aux &#8220;sex-friends&#8221;, et 7 % au polyamour, preuve qu'au XXIe si&#232;cle, la monogamie obligatoire a cess&#233; d'&#234;tre un horizon ind&#233;passable. Comme le disait d&#233;j&#224; le sociologue Anthony Giddens, la relation moderne repose sur le &#8220;pur rapport&#8221; : une union fond&#233;e sur la communication et le plaisir r&#233;ciproque, non sur la tradition ou la n&#233;cessit&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'amour, version b&#234;ta : les IA au c&#339;ur tendre&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pendant ce temps, outre-Atlantique, un ph&#233;nom&#232;ne fascinant se dessine. Le Global Loneliness and AI Romance Report 2025 r&#233;v&#232;le que 50 % des jeunes Am&#233;ricains envisageraient une relation amoureuse avec une intelligence artificielle. Le film &lt;i&gt;Her &lt;/i&gt; (Spike Jonze, 2013) n'&#233;tait donc pas une fable, mais une proph&#233;tie : des &#234;tres humains s'&#233;prennent d'une voix d&#233;sincarn&#233;e, d'un programme qui les comprend &#8220;mieux que personne&#8221;. &lt;br/&gt;
Le philosophe et sociologue Jean Baudrillard aurait souri : nous sommes pass&#233;s du simulacre de s&#233;duction &#224; la s&#233;duction du simulacre.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais voil&#224; le hic : une IA peut imiter la conversation, simuler le d&#233;sir, g&#233;n&#233;rer la tendresse sur demande &#8212; elle ne pourra jamais &#234;tre impr&#233;visible. M&#234;me dot&#233;e d'un module al&#233;atoire sophistiqu&#233;, son impr&#233;visibilit&#233; restera factice, car elle ob&#233;ira toujours &#224; une logique, &#224; un code, &#224; une intention pr&#233;visible. Or, ce qui nous attire chez l'autre, c'est pr&#233;cis&#233;ment ce qu'il nous &#233;chappe.
Le d&#233;sir na&#238;t du manque, de l'incertitude, de la dissonance. Une IA ne nous confronte pas &#224; notre propre alt&#233;rit&#233;, elle nous refl&#232;te. Et comme le rappelle la psychanalyste Marie Balmary : &#8220;Aimer, c'est &#234;tre d&#233;centr&#233; de soi.&#8221; Rien de plus contraire &#224; l'amour que de ne jamais &#234;tre surpris.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'&#233;loge de l'impr&#233;visible&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Si la fatigue du dating et la tentation technologique nous disent quelque chose, c'est peut-&#234;tre ceci : nous cherchons &#224; neutraliser le risque amoureux. Nous voulons la connexion sans la confusion, la tendresse sans le trouble, la rencontre sans la perte de contr&#244;le. Mais &#224; force de vouloir ma&#238;triser l'impr&#233;visible, nous ass&#233;chons la seule source de plaisir v&#233;ritable : celle de ne pas savoir. &lt;br/&gt;
L'amour, c'est plut&#244;t l'exp&#233;rience d'un chaos ordonn&#233;, d'un d&#233;sordre qui fait sens. Rien n'est plus satisfaisant que ce qui nous &#233;chappe, ce qui d&#233;borde les pr&#233;visions, les profils et les &#8220;matchs&#8221;. L'impr&#233;visible n'est pas une menace : c'est le sens m&#234;me de la vie et de tout ce qui, un jour, pourrait encore nous bouleverser.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Illustration : &#169; film &quot;Her&quot;, de Spike Jonze, 2013.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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